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30 avril, 2007

Le rôle de l’armée face à la laîcité en Turquie .

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Par Michel FRERE le lundi 30 avril 2007, 11:19 -- Lien permanent

Manif Istambul avril 2007 L’armée a pris position hier pour le mainitien de la Laîcité en Turquie. Le débat est ouvert sur les limites du rôle de l’armée dans un état démocratique.

Hier plusieurs centaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues d’Istambul en criant « la Turquie est laïque et le restera ». Ces cris traduisentt la peur de voir le parti islamiste AKP prendre le dernier bastion de l’Etat : la Présidence de la République Turque. L’armée a marqué son opposition très nette à la candidature du ministe des affaires étrangères du gouvernement de Mr. Recep Tayyip Erdogan : Abdullah Gül. Toutefois les manifestants restent très distants vis à vis d’un force armée qui n’en est pas à son premier coup d’état. « ni charia , ni coup d’état » criaient-ils. Au-delà de la situation particulière de la Turquie: gouvernement islamiste arrivé au pourvoir par la voie des urnes, mais ne représentant que 34% des électeurs, une armée sur le point d’intervenir … se posent les questions suivantes: une armée a t-elle le droit de sortir de son rôle strict d’instrument de défense? une armée est-elle au service de la nation ou d’un gouvernement?

En France le rôle des forces armées est ainsi défini : préserver les intérêts de la France contre toutes formes d’agression pour le respect de l’intégrité du territoire national, le maintien de la souveraineté et les moyens de développement de la nation et le respect des libertés des citoyens Si nous transposons ce rôle à la situation turque, une attaque de la laïcité pour imposer un ordre religieux liberticide peut-elle être considérée comme une forme d’attaque contre les libertés des citoyens? Si oui, l’armée devant obéissance à l’état doit-elle désobéir pour intervenir? Le problème ne se pose pas en l’absence d’attaque ou si le gouvernement est vraiment l’émanation du peuple. Mais dans les cas contraires? Par ailleurs n’y a t-il pas danger pour la suite de voir une armée faire un coup d’état? Nous avons tous en tête les cas Pinochet et Videla. Leur intervention se sont faites dans le cadre du maintien des libertés des citoyens… Mais nous avons aussi en mémoire la « Révolution des oeillets » au Portugal qui en est un contre exemple. Alors le débat est lancé: faut-il que dans certaines circonstances l’Armée sorte du cadre fixé par la loi. Pour ma part je pense que ceci est à chaque fois un cas de conscience. Prenons d’abord des exemples faciles. Que l’armée intervienne pour faire cesser les atrocités nazies: oui mille fois oui. Pourtant le gouvernement était légitime. Que l’armée intervienne pour garder l’Algérie française : non car le peuple s’était exprimé sur cette question. Corsons la réflexion : l’armée devait-elle intervenir dans les mouvements de 1968? l’armée doit-elle se rebeller lorsque l’on veut la faire tirer sur une foule de cultivateurs légitimement en colère (gloire au 17°) Il n’y a pas de cas de figure type, et je trouve l’intervenant sur une radio nationale ce matin bien sûr de lui lorsqu’il affirme que l’armée turque n’a pas à intervenir sur le plan de la politque nationale. A suivre….

Je suis passé sur ( TF1 )

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Par Olivier le lundi 30 avril 2007, 15:28 -- Lien permanent

À 20 heures le 22 avril, j’étais au siège du PCF, place du colonel Fabien. Il y avait beaucoup de monde. Beaucoup de militants qui ont chanté l’internationale et qui ont dit leur détermination à poursuivre le combat. Nous avons apprécié la déclaration de Marie-George Buffet et nous l’avons longuement applaudi pour la campagne que nous avons menée avec elle.

Il y avait aussi beaucoup de journalistes. Beaucoup plus que lorsque nous avons été 15000 à Bercy.

La plupart d’entre eux nous ont filmé et interrogé dès l’annonce des résultats. Ils ont pu entendre que nous étions loin d’être abattus. L’une d’elle m’avouait même son étonnement et la différence qu’elle constatait entre cette soirée électorale et celle du 21 avril 2002.

Puis les militants sont allés se nourrir ou se reposer après cette campagne épuisante. Le hall s’est vidé assez rapidement, et nous n’étions plus que quelques uns, à moitié endormis devant la télévision. J’attendais Marine, la fatigue me gagnait, et Ségolène Royal, sur l’écran de télévision, n’était pas particulièrement réjouissante.

21h30. Les journalistes semblaient tous partis. Les derniers rangeaient leur matériel.

C’est alors que l’équipe de TF1 est arrivée.

Ils ont filmé la salle presque vide avec un plaisir manifeste, tout en multipliant les gros plans sur les visages des militants les plus endormis.

Et c’est ainsi que j’ai eu l’honneur d’apparaître quelques secondes dans le « reportage » consacré aux « difficultés » du PCF qui a été diffusé le mardi soir suivant.

Vive la liberté d’informer !

Recyclage nauséabond…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:06

Par gerald briant le lundi 30 avril 2007, 17:21 -- humeur -- Lien permanent

Ce slogan fut employé par les nazis dans les années 1930. C’est le général SS Theodor Eicke qui ordonna l’apposition de la phrase à l’entrée de camps de concentration, notamment Auschwitz et Dachau. Avant cela, cette phrase avait été utilisée par la société allemande IG Farben au-dessus du fronton de ses usines.

En 2007 dans ses clips de campagne, Nicolas Sarkozy recycle la formule qui devient : ‘le travail, c’est la liberté’.

Après, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

Gérard Aschiéri : Une crainte extrêmement forte pour les libertés .

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Par Régis TRILLES le lundi 30 avril 2007, 17:27 -- Actualité -- Luttes -- Lien permanent

A la veille du premier mai, Gérard Aschiéri, secrétaire national de la FSU, a répondu aux 6 questions posées par un journaliste de l’ « Humanité. »

Quel rôle comptez­-vous jouer d’ici au vote du 6 mai?

Gérard Aschiéri : Notre rôle n’est pas de tenir la main des gens pour leur dire comment il faut voter, mais d’éclairer les enjeux. Cela signifie dire ce que l’on veut comme politique, mais aussi ce qu’on ne veut pas. Nous voulons une politique qui donne toute sa place à l’éducation, au ser­vice public, aux droits sociaux, une  politique de l’emploi et des salaires.       Ce qu’on ne veut pas, c’est l’inverse, et aussi une politique qui donne la priorité à la répression sur l’éducation, s’agissant des jeunes; qui,concernant les im­migrés, joue l’opposition immigrés-nationaux et l’ expulsion. On ne veut pas non plus d’une politique susceptible de remettre en cause les droits et les libertés syndicales.

Les menaces pour les libertés qui pour­raient découler du résultat du vote semblent en tête de vos préoccupations…

Gérard Aschiéri : C’est une crainte extrêmement forte. Il suffit de lire les déc1arations et le programme d’un des candidats pour dire qu’on peut avoir cette crainte. Ce n’est pas un procès d’intention. Au-delà de ça, ce que nous disons aux collègues, c’est d’aller voter, et de le faire en relation avec les luttes qu’ils ont me­nées et les valeurs qu’ils défendent. Mais le rôle des syndicats, dans un tel contexte, ce       n’est pas seulement de situer les enjeux: il faut dire aussi que, quel que soit le résul­tat de l’élection, le syndicalisme sera présent. En étant porteur de ce qui fait la spécif­icité d’un syndicat, une certaine approche de la réalité à partir de l’expé­rience professionnelle, des propositions, des revendi­cations, des capacités de lutté et de négocier.

Les craintes, les menaces que vous évoquez portent sur des aspects du programme du can­didat UMP…

Gérard Aschiéri : Bien sûr. Ce qui ne veut pas dire que, sur les autres aspects du pro­gramme, tout nous satisfait… aussi bien chez l’un que chez l’autre. Et cela ne vaut pas blanc­-seing pour l’autre. Et s’il y a risque, à partir d’un programme, on sera là aussi pour éviter qu’il se réalise.

Dans ce contexte, quel sens aura le 1er Mai selon vous?

Gérard Aschiéri : Ce sera un moment d’af­firmation des revendications et du rejet d’un certain nombre d’orientations, et des attentes des salariés. Bien sûr dans la perspective du se­cond tour, mais aussi avec, en tête, l’après: en tout état de cause, il y aura à négocier, à construire des rapports de forces.

Comment percevez-vous le climat dans le monde de l’éducation?

Gérard Aschiéri : On sait que les ensei­gnants ont très majoritairement voté à gauche. Et un sondage paru dans Le Monde de L’édu­cation a montre que ceux qui avaient voté Bay­rou étaient plutôt prêts, pour le second tour, à voter à gauche. En même temps, l’idée qu’il ne faut pas donner de blanc-seing est très forte. Il y a une attente, envers l’un et l’autre des can­didats, d’une rupture avec la politique de Gilles de Robien. Si c’est plus net de la part de l’une, j’observe que l’un et l’autre ont pris leurs dis­tances avec cette politique. J’ai noté que Sar­kozy dit qu’il veut abandonner l’apprentissage à quatorze ans: s’il est président. je lui dis chiche! Les personnels de l’éducation vont être très attentifs à ce que cette prise de distance af­fichée dans la campagne électorale se traduise dans les faits. Notamment sur le fameux décret Robien.

Quels signaux le futur président devrait-il donner, à brève échéance, pour montrer qu’il est à l’écoute du monde de l’éducation?

Gérard Aschiéri : En s’en tenant au champ de l’éducation, il y a d’abord l’abrogation des mesures prises par Gilles de Robien et le réta­blissement de moyens pour la rentrée. Deuxième dossier, les salaires: là. tout est à faire. Y aura-t-il ou pas ouverture de négocia­tions? Troisièmement, nous sommes très sen­sibles, à la FSU, au dossier des enfants et des familles sans papiers: je souhaite qu’au mi­nimum, comme premier geste, on rouvre tous les dossiers qui ont été déboutés, depuis l’application de la circulaire Sarkozy.

NOUS AVONS PEUT-ETRE EVITE LE PIRE…!

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:28

Par Régis TRILLES le lundi 30 avril 2007, 20:06 -- Présidentielle 2è tour -- Lien permanent

Claude Mazauric est l’invité d’honneur de la semaine de l’ « Humanité ». Dans son premier billet, il revient sur les péripéties qui ont précédé le premier tour et son résultat. Ici, pas de non-dits ni de cache misère ; des faits, les mots qu’il faut pour les décrire, une analyse qui pousse à la réflexion. A lire absolument !

Il faut tout entreprendre pour faire mordre la poussière au candidat qui a la faveur du grand capital et du parti américain réunis. C’est, à la fois, une exigence de classe et un pari démocratique.

Avec Sarkozy et sa bande fillonesque, la charité remplacera comme jamais le devoir de so1idarité, 1a précarité généralisée rendra illusoire le bonheur du lendemain, le travail sera plus encore avili sous la loi  du capital.

Retour cependant sur le calamiteux premier tour.

Finalement, nous avons peut-être échappé au pire: le pire aurait été de n’avoir le choix, le 5 mai, qu’entre la droite du centre et le centre droit, l’extrême centre (P. Serna) et l’extrême droite, la droite claironnante et la droite honteuse !

Évidemment, tout au long de l’an 2006, nous espérions mieux, et, avec d’autres, malgré mes doutes croissants depuis le printemps, et mon abyssale méfiance, j’ai voulu jusqu’aux plus extrêmes limites, celles  où la question de la dignité d’être soi-même est en jeu, que puisse se dégager­ une candidature antilibérale unique: cela ne s’est pas produit, et beaucoup qui sortent meurtris de l’épisode, en veulent surtout au Parti communiste, tenu pour comptable de l’échec.           

En réalité, au-delà des contenus programmatiques ou des clivages sociaux, ce sont deux cultures politiques,  comme disent les historiens, qui viennent de loin et qui se sont affrontées: l’une, celle des communistes, la mienne, tient pour nécessaire l’existence de leur parti comme lieu interactif d’élaboration collective de savoirs propres, réceptacle de mémoire réfléchie, patrimoine vivant de valeurs symboliques et d’expériences cumulées, de pratiques éprouvées,école de responsabilité et d’abnégation; l’autre, plus en phase avec le tournant médiatico-publicitaire valorise l’immédiateté des choix, les affects, la spontanéité de l’imaginaire et de l’engagement de soi, exalte la force des procédures spectaculaires, le charisme du porte-parole qui  s’affiche sans vergogne plus que la rigueur des choix collectivement assumés.

Il faudra évidemment plus d’un tour ou deux pour surmonter un tel hiatus !

On objecte naturellement qu’un accord tactique, même boiteux, aurait donné un résultat moins désastreux. Je n’en sais rien, quoique je puisse le supposer; mais je sais, depuis Guibert, Bonaparte, et quelques autres, qu’il arrive qu’un choix tactique facile, par un retournement pervers mette en péril une orientation stratégique de longue durée et compromette au bout du compte l’existence même de l’acteur, du protagoniste.

Au surplus, qui me garantit que la dynamique, ainsi créée à gauche de la gauche n’aurait pas conduit, pour le second tour, à transformer le candidat de centre droit en seule alternative crédible du candidat de la droite étab1ie ?

Les citoyens électeurs sont devenus des supporters et des tacticiens qu’informent les médias (d’où la métaphore sarkoziste de la finale de Coupe que serait le second tour!)

J’y reviens donc: il n’est pas impossible que nous ayons échappé au pire!

 

Claude Mazauric est agrégé d’histoire, docteur ès Lettres, professeur émérite de l’université de Rouen. Il est l’auteur de nombreux travaux consacrés à l’histoire comme à l’historiographie de la Révolution française ou aux origines du communisme contemporain, dont les derniers en date :

  Une biographie d’Albert Soboul : « Un historien en son temps : Albert Soboul (1914-1982) » chez d’Albret (2003)
  Une nouvelle histoire de la Révolution française, avec Pascal DUPUY chez Vuibert (2005).

946 Personnes dont le montant cumulé des fortunes attein 3.500 milliards de dollards .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:02

3.500 milliards de dollars : les milliardaires continuent de prospérer ! Le débat sur « l’argent » prend une drôle de tournure dans cette campagne électorale. On nous invite non pas à nous interroger sur les inégalités , sur ceux qui possèdent et ceux qui n’ont rien. La bulle médiatique , considérant sans doute la richesse comme un phénomène naturel , s’inquiète d’abord de connaître la face cachée des patrimoines des prétendants à l’Elysée , sans d’ailleurs s’interroger sur leur proximité avec celles et ceux qu’ils sont sensés représenter.
3.500 milliards de dollars : les milliardaires continuent de prospérer !A aucun moment on ne pousse le vrai débat sur l’argent -- d’où il vient , où il va, comment il circule ,pour qui, à la faveur de quels choix politiques -- alors que d’une année sur l’autre, le nombre de milliardaires en dollars ne cesse de croître. On atteint désormais un record absolu avec 946 personnes dont le montant cumulé des fortunes atteint 3.500 milliards de dollars (+35% sur l’an passé), presque le double du produit intérieur brut (PIB) de la France, 9e économie mondiale. Dont le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy, le ci-devant seigneur de l’industrie du luxe Bernard Arnault ! Or si ces individus ont ces fortunes, ce n’est pas par miracle, mais bien parce que d’autres vivent dans la misère. Parce que la variable ajustable dans notre système, ce sont les salaires et les emplois des hommes et des femmes qui n’ont que leurs bras et leur tête pour gagner leur vie. L’exemple d’Airbus le montre ! Pour préserver les dividendes des actionnaires , on n’hésite à mettre à la rue de milliers d’hommes et de femmes ! Tout cela n’est ni acceptable ni fatal . C’est une orientation politique qui le permet, il est grand temps d’en instaurer une autre.

Marie-George Buffet,

UN CONSEILLER DU SALARIE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:49

 

J’Y CROIS PAS !

 

35H.JPGJ’étais sollicité hier matin, comme conseiller du salarié, pour assister un ouvrier-affûteur de 41 ans totalisant 19 ans d’ancienneté dans une petite entreprise de 6 salariés dans la vallée de la Saulx (affluent du fleuve Marne !) à une dizaine de kilomètres de chez moi. Il était menacé de licenciement. Parmi les courriers alimentant le contentieux avec son employeur j’ai trouvé avec surprise, en date du 02 avril 2007, la phrase suivante : « … Vous ne respectez pas les horaires qui vous sont imposés. À titre d’exemple, vous avez quitté votre poste samedi 31 mars 2007 à 13H 30 au lieu de 11H 00… » L’entretien a heureusement permis de déboucher sur l’arrêt de la procédure de licenciement. Cependant, je cite ce cas pour montrer que, contrairement à ce qu’affirment les candidats UMP, UDF et autres, il n’est pas absolument nécessaire que les salariés français travaillent plus ! Ah, oui… J’oubliais : dans cette entreprise on pratique aussi les 35 heures !

Jean-Jacques POIGNANT.

Didier Le Reste ( La même politique que Marguaret thacher . )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:25

La réaction du secrétaire général de la CGT des cheminots.

Nicolas Sarkozy s’en est pris de manière très agressive, sur France 2, à la CGT, et en particulier à la fédération des cheminots. Que vous inspirent ces attaques ?

Didier Le Reste. Il est lucide sur l’appréciation que nous portons sur sa politique. La CGT cheminots n’a de cesse de combattre les politiques libérales et ultralibérales conduites aux plans national et européen sous l’impulsion des gouvernements de droite. Le candidat UMP incarne cette droite ultralibérale, déterminée à appliquer le programme du patronat, qui vote à 96 % pour lui.

Comment réagissez-vous face à sa détermination sur le service minimum ?

Didier Le Reste. Il ne s’agit pas, dans la conception de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, d’améliorer les conditions de transports des usagers. Il n’y a pas besoin de mouvements de grève à la SNCF. Au quotidien, des trains sont supprimés, en panne ou en retard du fait de lde moyens financiers, humains et matériels. Le service minimum, un concept patronal, vise, en fait, à remettre en cause le droit de grève. Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy veut s’attaquer à la représentativité syndicale dans les entreprises. Le but : retirer à ceux qui peuvent encore y avoir recours le droit de grève comme possibilité d’expression démocratique. Si Sarkozy indique que c’est là l’une de ses priorités s’il est élu, c’est parce qu’il y voit un moyen d’affaiblir globalement le mouvement social. Pour ouvrir la voie à des réformes régressives. C’est cette politique qu’a conduite Margaret Thatcher dans les années quatre-vingt au Royaume-Uni. Avant de s’attaquer aux dockers, aux mineurs, de privatiser les chemins de fer, elle a d’abord démantelé le droit syndical et le droit de grève. Pour annihiler toute possibilité de résistance des salariés. Nicolas Sarkozy représente un danger non seulement pour le progrès social, mais aussi pour les libertés individuelles et collectives.

Le candidat de l’UMP présente les régimes spéciaux de retraite comme un privilège…

Didier Le Reste. Dire aux petites gens, qui ont des petites retraites, que l’on va revaloriser leurs pensions en alignant les régimes spéciaux sur le régime général relève de l’escroquerie intellectuelle. D’abord parce que les régimes spéciaux concernent moins de 5 % des retraités. À entendre Sarkozy, on croirait que les cheminots retraités paient l’ISF. La vérité, c’est que 62 % d’entre eux touchent moins de 1 500 euros brut par mois. En outre, les prestations attachées au départ en retraite à 50 ou 55 ans sont financées par les cheminots, par le biais de cotisations salariales et patronales de 12 % plus élevées que celles du régime général. Si l’État actionnaire s’acquitte d’une contribution d’équilibre, c’est en compensation du déséquilibre démographique induit par des politiques publiques : 85 000 suppressions d’emplois, 1985 et 1997, 16 000 depuis 2002.

Le candidat de l’UMP a l’air d’estimer qu’une fois élu sa légitimité démocratique le dispenserait de toute écoute à l’égard des syndicats et mouvements sociaux.

Didier Le Reste. La CGT, notamment à la SNCF, est légitime. Nous sommes majoritaires, avec des représentants élus par les salariés. Nous sommes toujours dans un pays démocratique, avec des droits et des devoirs. Lorsqu’une politique économique et sociale va à l’encontre des intérêts des salariés, il est de notre responsabilité d’organisation syndicale de créer les conditions de mobilisation pour s’y opposer. Quel que soit le résultat du second tour, nous continuerons de défendre le service public et les conditions sociales qui s’y attachent.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

Un traitement d’égalité,pas une loi d’exeption .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 5:40

Un traitement d’égalité, pas une loi d’exception

 

SEINE-SAINT-DENIS . Dix-huit mois après les émeutes des banlieues, le département attend toujours que l’État traite la population comme les autres.

Malgré les difficultés, la solidarité qui s’exprime dans le budget 2007 n’est pas un vain mot.

 

Un an après les émeutes de novembre 2005, le sénateur UMP de l’Aisne, Pierre André rendait son rapport sur les politiques conduites depuis quinze ans dans les quartiers en difficulté. Intitulé « Un nouveau pacte de solidarité pour les quartiers », le rapport préconisait une loi spécifique à la Seine-Saint-Denis. « Une action novatrice pourrait être l’élaboration d’une loi consacrée spécifiquement à ce département et qui pourrait, dans certains domaines, déroger au droit commun. Conformément à l’article 37-1 de la Constitution (…), cette loi « Seine-Saint-Denis » pourrait comporter des dispositions expérimentales. » Pierre André y constatait des difficultés « hors normes » qu’il s’agissait de traiter par une « remise à niveau ». La proposition, plus stigmatisante que réparatrice, avait fait un flop en son temps, à part la connivence, qui ne surprendra personne, du député maire du Raincy, Éric Raoult, lequel trouvait l’idée « pertinente ».

Si la Seine-Saint-Denis ne mérite pas une loi spécifique, elle a, en revanche, droit à un traitement particulier. Mais, au contraire d’une loi d’exception, elle demande ni plus ni moins que l’égalité avec les autres. « Ce dont nous avons besoin, c’est de grandes politiques nationales pour l’emploi, le logement, la santé, l’école, avec l’engagement déterminé de permettre à tous l’accès aux droits fondamentaux », répond Hervé Bramy, le président du conseil général à l’Humanité (voit l’interview en page II). Le département a eu droit en 1998 à « un plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis » dans le domaine de l’éducation nationale. Élaboré après plusieurs mois de luttes des enseignants et des parents d’élèves, il avait pour but de réparer une situation alarmante. Le département « le plus maltraité de France », comme l’ont défini les ministres de l’Éducation de l’époque, Claude Allègre et Ségolène Royal, a obtenu une bouffée d’oxygène. Qui n’a soulagé l’école qu’à court terme. « Les effectifs par classe n’ont diminué que d’un ou deux élèves dans les ZEP », relève Hervé Bramy et « ces moyens ont été grignotés au fil des années ».

Clichy,

dix-huit mois après…

À vrai dire, l’idée d’un traitement particulier du 9-3 n’est pas nouvelle. Elle a rebondi au lendemain des émeutes de novembre 2005, symptôme d’un mal qui ronge ce territoire depuis plusieurs années. Si les « événements » de banlieue ont pris naissance à Clichy-sous-Bois, ce n’est pas tout à fait par hasard. Commune enclavée, ghettoïsée au fil du temps, Clichy a concentré tous les maux de la banlieue. Après le drame, les bonnes âmes du gouvernement n’ont pas manqué de franchir, pour la première fois, les bornes de la ville. Dix-huit mois plus tard, la situation a changé. En témoigne la pose de la première pierre, le 13 mars dernier,, d’une des réalisations du programme de rénovation urbaine, la construction de 53 logements et l’inauguration d’un nouvel hôtel d’entreprises. Une avancée que réclamaient depuis des années les élus de Clichy. Claude Dilain, son maire, s’inquiétait d’ailleurs dans l’Humanité, quelques mois avant le drame de novembre 2005, des difficultés qu’il rencontrait pour faire avancer le plus rapidement possible le dossier de l’un des plus importants projets de rénovation urbaine de France. Mais deux des mesures vitales pour l’avenir de la ville restent en suspens : le commissariat promis en 2006 n’est toujours pas construit et la liaison par transports collectifs avec le RER, par le débranchement du tram-train (ligne T4) est inscrite au contrat de projets État-région 2007-2013. Un espace-temps que les habitants de Clichy et Montfermeil risquent de trouver très long.

Un président

à Bobigny

La Seine-Saint-Denis a été le théâtre d’attentions diverses tout au long de l’année 2006. La plus spectaculaire fut la cérémonie des voeux aux fonctionnaires de la préfecture de Bobigny en janvier dernier. Il n’y eut rien de concret. Le président de la République avait pourtant bien lu la lettre que lui avaient adressée au début de l’année 2006 les élus de la majorité de gauche du conseil général et plus de trois cents acteurs sociaux, dans laquelle ils demandaient « égalité, justice, dignité » pour la population du territoire. Le président avait estimé dans sa réponse que la situation du département « justifie certainement un engagement tout particulier des pouvoirs publics ». Là encore, sans guère de résultats notables, autres que des saupoudrages de crédits. Lors du vote du budget 2007 au début du mois de mars, la majorité de gauche précisait que la Seine-Saint-Denis « continue d’exiger une dotation pour l’égalité républicaine. Il s’agit d’obtenir de l’État des moyens pour les acteurs publics, collectivités et services publics, afin de répondre aux enjeux et aux défis à relever… ». Le conseil général estime à 340 millions d’euros le montant des charges transférées par l’État depuis janvier 2004 (RMI, ADPA, personnels TOS, Maison du handicap…) Au 1er janvier 2007, le transfert des routes nationales s’accompagne d’une compensation de trois millions d’euros alors que l’entretien est estimé à 15 millions au minimum. Et pourtant, sans augmentation d’impôts, le département prend en charge 50 % de la carte Imagin’R pour les étudiants, les lycéens et les collégiens, fournit aux élèves de sixième une aide financière pour l’acquisition d’un ordinateur et prend en charge, sous conditions de ressources, une part du coût du permis de conduire pour les jeunes en insertion. Sans compter les aides au logement, les chartes pour l’emploi, les aides sociales (54 % du budget 2007 sont consacrés à la solidarité). Le département tient ses engagements, il les réalise. L’UMP et l’UDF ont voté contre ce budget !

La Seine-Saint-Denis est un département dynamique, où les énergies humaines y sont plus prometteuses qu’ailleurs. Il suffit de les faire éclore.

Jacques Moran

SARKOZY ET LE DUCE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 5:22

Par Bernard LAMIRAND le dimanche 29 avril 2007, 23:15 -- Lien permanent

Bercy, cet aprés midi, n’avait pas le même public que Marie George Buffet. Les privilégiés étaient là. Se cotoyaient: les Johnny Hallyday, Bigeard,Salvador etc. Bref, tous les accrédités et habitués des amis de la droite du show-business. Je propose que l’on boycotte ces gens là et qu’on réduise leur train de vie. Surtout en ce qui concerne le fuyard Hallyday qui ne veut plus payer d’impôts en France. Sarkozy est entré en scène comme le duce qui exaltait les foules romaines. L’ex-sans papier hongrois avait une sorte de haine quand il parlait de ces futures victimes ( tous ceux qui ne savent plus se lever tôt, les syndicalistes, les cheminots,les assurés de la sécurité sociale etc. Le matamore s’adressait aux foules, le visage fermé, la gestuelle des bras levés comme pour prendre la foule dans ses bras, le regard du maître prêt à sévir. Tout du populisme, la pire des choses historiquement avant l’autoritarisme et le goufre. Une sorte de néo-boulangisme. Avec ce genre d’individu, notre république a besoin d’être défendue. Alors, ne confions pas les clés de celle-ci à cet individu. Il ne nous reste qu’à voter Ségolène Royal pour empêcher le pire.

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