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30 septembre, 2007

Liberté d’expression,d’opinion?????

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:13

 

La liberté d’expression et d’opinion est très « défendue » depuis quelques temps respectée ça c’est un autre problème.

Je travaillais dans une entreprise sous traitante,il convient d’en parler au passé,sur le site du CELM ou sont effectués les essais du nouveau missile M51.Donc il faut une autorisation particulliére pour y travailler.

Au mois de juillet 2007,pendant les essais,j’ai eu l’occasion,içi même,de dire ce que je pensais des rodomontades de gens qui prétendaient avoir stoppé les essais,estimant que cela dénaturait la lutte contre la bombe atomique et le M51,surtout venant de minorités agissante et qu’il était préférable d’avoir à ce sujet,des actions de masse.

A ma grande surprise,je fut convoqué par l’officier de sécurité,qui me mis sous les yeux mes deux messages,un içi,un sur le site du PCF.S’ensuivit menaces et intimidations verbales qu’il n’est pas diffiçile de deviner.

Première question :signant d’un pseudo comment ont-ils pu se procurer mon IP et mon adresse mail?comment ont-ils pu se les procurer,étant sur que ni Bellaciao,ni le PCF n’ont transmis ces données.

Le 22 septembre,alors que je suis en congé je participe,devant le CELM,à la manifestation contre le M51 et je fait une déclaration à la radio locale sur les raisons de mon engagement.

Le 25 septembre,je suis convoqué et on me signifie le retrait de mon badge avec effet immédiat et comme le préçise l’officier de gendarmerie,sans recours et sans autre explication.

Il est évident que les raisons,il n’est pas besoin de les chercher.

Alors ceux qui parlent trés fort de liberté d’expression et d’opinions,je pense en particulier au directeur de « charlie hebdo » et à pas mal d’autres,serait bien inspirés de s’adresser à la DGA et au ministre des armées ces piliers en prennent tout à fait à leur aise avec la liberté d’opinion et d’expression des citoyens français.

Jean Claude Goujat

militant PCF.

De : Jean Claude des Landes
samedi 29 septembre 2007

voir cite ( BELLACIAO )

29 septembre, 2007

Deux enfants sans-papiers privés de cantine .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:25

Ihttp://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070928.OBS7078/deux_enfants_sanspapiersprives_de_cantine.html

MMIGRATION Deux enfants sans-papiers privés de cantine NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 | 18:06

Deux enfants se sont vus refuser l’accès à la cantine de leur école, à Digoin en Saône-et-Loire, en raison d’une procédure d’expulsion.

Lors de la Journée mondiale de réfugiés (Sipa) Deux enfants de 5 et 3 ans, sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, se sont vu interdire l’accès à la cantine de leur maternelle. Le maire UMP de Digoin (Saône-et-Loire), Maxime Castagna ne souhaitait pas « se mettre en travers » de la justice, a-t-on appris vendredi 28 septembre auprès de RESF. « La mère des deux enfants, une Congolaise enceinte de 8 mois d’un citoyen français, a reçu une lettre signée par le maire, indiquant que Gracia et Beni ne seraient plus admis à la cantine de leur école à partir du 27 septembre, sans donner de motif », a indiqué un membre de RESF (Réseau éducation sans frontières), Jean-Michel Labonne.

« Decision scandaleuse »

Contactée par l’AFP, la mairie a expliqué « qu’elle ne souhaite pas se mettre en travers d’une procédure préfectorale, cette famille étant sous le coup d’une reconduite à la frontière » depuis le mois juillet, selon le directeur général des services de la ville, Philippe Chicault. Accueillir les enfants à la cantine équivaut à aller « dans le sens inverse d’une décision de justice », a-t-il ajouté, tout en soulignant que la procédure de reconduite à la frontière ne justifie pas à elle seule le refus d’inscrire ces enfants à la cantine. Une quinzaine de personnes ont manifesté vendredi 28 septembre vers midi devant l’école maternelle Centre de Digoin pour protester contre « cette décision scandaleuse, entachée d’irrégularité ». RESF envisage de porter l’affaire devant le tribunal administratif. (Avec AFP)

Contre les franchises et pour l’accés aux soins pour tous .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:42

Place Jean Bart cet après midi 514 pétitions contre les « Franchises médicales »

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Le front anti « franchises médicales » s’élargit. Le collectif local est désormais composé: d’ATTAC Littoral Nord -- La confédération paysanne -- La FSU -- L’UL CGT de Dunkerque -- Le syndicat CGT d’Arcelor Mittal Mardyck -- L’ADVASUD CGT -- L’APDA CGT -- L’UFAL -- L’Union Interprofessionnel « Solidaires » de Dunkerque -- La Ligue des Droits de l’Homme -- La LCR -- Les Sections du Littoral Dunkerquois du PCF -- Le MRC -- Les sections de Dunkerque, de St Pol sur Mer et de Watten du PS -- Les Verts….
514 pétitions ont été signés cet après en l’espace de 2 heures 30. Si l’on rajoute les 92 pétitions receuillies par la section de Coudekerque Branche du PCF lors de la braderie et les 23 pétitions recueillies au collège du Houtland à Wormhout cela porte le nombre de pétitions à 629. On continue partout en la proposant aux voisins, amis, membres de la famille, collègue de travail, etc…
La FSU est chargée de centraliser les pétitions avant de les faire parvenir au collectif national.
Même le temps cet après midi était avec nous puisque la pluie s’est arrêtée juste avant l’initiative du collectif.

BIRMANIE : La timidité européenne en Birmanie s’appelle ( TOTAL )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:34

 

La timidité européenne en Birmanie s’appelle Total

Par Alberto D’Argenzio

Le 28 septembre 2007

Bruxelles.

L ’Europe, tout comme le reste du monde, a redécouvert la répression en Birmanie, vieille de 45 ans. Le problème est que l’Union Européenne, tout comme les Usa, continue à oublier que ses entreprises aussi contournent l’embargo imposé à ce pays.

Hier, à l’unanimité quasiment, le parlement européen a approuvé une résolution qui condamne l’action du gouvernement militaire de Rangoon et soutient avec force celle des manifestants. Strasbourg, lit-on dans le texte, « applaudit la courageuse action des moines birmans et des dizaines de milliers d’autres manifestants pacifiques contre le régime antidémocratique et répressif au pouvoir en Birmanie ».

Le texte, revu peu de temps avant le vote pour y inclure aussi les derniers événements, reprend « l’horreur de tuer des manifestants pacifiques, insiste pour que les forces de sécurité rentrent dans leurs casernes et demande que soit reconnue la légitimité des requêtes qui sont avancées, et qu’on relâche les manifestants emprisonnés et les autres prisonniers politiques ».

La Commission européenne et les 27 (pays membres de l’Ue, NdT) se rangent aussi aux côtés des moines et du peuple birman. Les ambassadeurs des gouvernements européens ont donné mandat hier matin à la présidence portugaise et aux groupes compétents pour étudier comment renforcer le système des sanctions déjà en vigueur depuis des années contre le régime militaire de Rangoon.

Les sanctions sont un point souligné aussi par le Parlement, mais c’est le point faible de l’Europe. Depuis Bruxelles et Strasbourg on souligne les trafics de la Chine et de l’Inde avec le régime, qui ont rendu inefficace l’embargo décennal, mais on oublie les hésitations et les hypocrisies made in Ue, et surtout made in France.

Selon la Fédération internationale des droits de l’homme, le groupe français Total, en coopération avec les étasuniens de Chevron Texaco, est le principal partenaire commercial de la junte militaire. L’entreprise française contribue pour 7% au budget du régime en échange de l’accord pour l’exploitation exclusive du gisement de gaz de Yadana, et du gazoduc qui transporte le gaz jusqu’en Thaïlande. C’est justement pour ce gazoduc que Total et Unocal, ensuite racheté par Chevron, ont fini en procès pour travail forcé : les adjudications étaient gérées par des entreprises de parents des généraux qui obligeaient la population à travailler en recourant à la force. Pour échapper aux accusations Total demanda en 2003 un rapport sur sa filiale birmane à un bureau de conseil au curieux nom de Bk Conseil.

Le travail, payé 25.000 euros, réussit à affirmer de façon claire et forte que les accusations d’esclavage étaient des « fantaisies » *. Fantaisies qui cependant ont un prix, puisqu’en novembre 2005, Total se hâte d’indemniser huit Birmans et de financer une pseudo ONG, le tout en échange du retrait de la plainte. La chose la plus curieuse est que derrière Bk Conseil se cache (pourquoi se cache ? c’est de notoriété publique, NdT) Bernard Kouchner, l’actuel ministre des Affaires Etrangères en France, pays qui préside actuellement le Conseil de sécurité de l’ONU. Et ce n’est ainsi pas un hasard si Paris garde ces jours ci une position pour le moins ambiguë. Mercredi (le Président, NdT) Sarkozy avait lancé un appel aux entreprises françaises, et à Total en particulier, pour qu’elles évitent de nouveaux investissements en Birmanie.

Total refusait tout net : inutile d’en parler. Face à ce refus, c’est le gouvernement qui baissait le ton. Hier le Secrétaire d’état aux droits de l’homme Rama Yade a de fait adouci ce qu’avait dit son Président : « Le fait que Total soit présent en Birmanie n’a jamais empêché l’Ue de proposer et de rendre effectives ses sanctions ». De fait, ces sanctions n’ont jamais fonctionné, si bien qu’à présent les 27 (pays membres de l’Ue, NdT) pensent « les renforcer et les rendre plus efficaces ». Avant lui cependant était déjà intervenu Bernard Kouchner, en assurant que les activités de Total ne sont pas « contraires » aux mesures décrétées par l’Union européenne contre la Birmanie. Et dire que le gaz ne représente pas que la principale ressource pour le régime, mais aussi la base de son pouvoir. Un système d’oppression rodé avec la complicité économique de Total, Chevron Texaco, des Thaïlandais de Pttep, des Malaisiens de Petronas, des Japonais Nippon Oil tandis que la Chine et l’Inde s’intéressent aux réserves inexplorées sur lesquelles lorgnent aussi les Coréens de Daewoo.

Le parcours du pipeline Yadana complété en 1998.

Edition de vendredi 28 septembre 2007 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Qotidiano-archivio/28-Settembre-2007/ar19.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

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De : JOHAN
vendredi 28 septembre 2007

Dérive militariste du pouvoir .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:22

Dérive militariste du pouvoir : l’escalades guerrières

Mis en ligne : 25 septembre

Le nouveau cours de la diplomatie de la France constitue incontestablement une rupture avec la politique suivie, avec plus ou moins de constance, par toutes les équipes qui se sont succédé au pouvoir. Jusqu’à ces derniers mois, un certain consensus hérité du gaullisme transcendait les majorités, depuis que la France a quitté l’OTAN en 1966.

Paris marquait sa volonté de faire entendre sa voix propre dans un monde divisé en deux blocs opposés engagés dans la fuite en avant du surarmement. Si , depuis, le monde est devenu unipolaire, il n’en est pas moins dangereux. Les années 1960 et 1970 saignèrent de la guerre du Vietnam, le début du XXIe siècle est marqué par le désatre irakien.

En 2003, la France exprimait son refus de la catastrophe annoncée, s’opposait à george Bush au Conseil de sécurité de l’ONU. Une position courageuse, soutenue dans le monde entier. La suite des événements a montré de quel côté était la clairvoyance. Aujourd’hui, c’est de Paris que partent les premières salves d’une possible campagne de bombardements contre l’Iran.

Le peuple américain désavoue George Bush, le nouveau premier ministre britannique prend ses distances avec le suivisme de Tony Blair et voilà que le maître finissant de la Maison-Blanche trouve de nouveaux porte-parole ou plutôt de nouveaux porte-flingue en la personne de Sarkozy et celle de Kouchner.

Dans le même mouvement dérivant, la droite se prépare à faire réintégrer la France dans toutes les instances de l’OTAN, à faire de notre pays une nouvelle province de l’Empire.

Pour leur part, les communistes s’associent pleinement à l’appel solennel du Mouvement de la Paix à l’opinion publique pour dire « non » au militarisme. Avec la même force et les mêmes ambitions qu’en 2003.

Déclaration du PCF : le PCF condamne une confirmation dangereuse de la politique atlantiste de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner

Mr COUCHNER ( 2 )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:13

 

TOTAL , Kouchner et les ESCLAVES .

21 MAI 2007

Par Pierre BOUKHALFA le lundi 21 mai 2007, 07:53 -- Campagne Electorale -- Lien permanent

l’article n’est pas tout jeune mais il est temps de rappeler au public qui se cache derriére le masque ” humanitaire ” de Kouchner

Lors de son enquête en Birmanie à la demande de Total, Kouchner n’avait pas vu d’esclaves. Aujourd’hui, le pétrolier indemnise donc des ectoplasmes qui n’ont jamais existé. Retour sur cette affaire et portrait d’un futur candidat aux élections présidentielles. Afin d’éviter un procès, la société Total accepte de verser 10 000 euros à chacun des sept Birmans qui l’accusent d’avoir été contraints de travailler gratuitement pour elle sous la menace de l’armée birmane en 1995. Ces exactions ont eu lieu en 1992-1998 sur le chantier du gazoduc Yadana, construit par Total et une compagnie américaine pour relier un gisement maritime birman à la Thaïlande. Total accepte aussi de consacrer 5,2 millions d’euros à l’indemnisation d’autres personnes qui pourraient justifier d’un emploi comme travailleur forcé et à des « actions humanitaires collectives pour l’habitat, la santé et l’éducation ».

En 2002, Total avait fait appel à Bernard Kouchner pour la cautionner. Dans un rapport payé 25 000 euros, Kouchner avait affirmé que la compagnie pétrolière, contrairement à ce que certains esprits « mal informés » ont pu supputer, avait en réalité lutté contre le travail forcé en Birmanie Cette volte-face du pétrolier ne surprendra pas ceux qui ont lu ce que j’écrivais il y a presque deux ans. Au contraire, ils trouveront que bien des informations sont toujours occultées par la presse et que le rôle de Kouchner est singulièrement édulcoré au moment même où les colonnes dégoulinent de ses dernières déclarations : « Je suis prêt pour les présidentielles de 2007.

Pardon de me citer ci-dessous, mais il importe de rafraîchir les mémoires et de compléter le dossier.

Kouchner et les tyrans sanguinaires.

Bernard Kouchner, défend le droit des peuples, traque l’oppression, partout et sans se tromper. Ami des pauvres, il vit chichement avec son épouse, Christine Ockrent. Le tarif de celle-ci pour animer une demi-journée de réunion est seulement de 18 000 €. Lui (Le Monde du 6 janvier), déclare se contenter de 12 500 € pour une conférence.

Militant de la guerre en Irak et du PS, Kouchner était, le 29 septembre 2003, à la soirée anticubaine organisée par l’officine « Reporters sans frontières » au théâtre des Champs-Elysées.

Quelques mois plus tôt, empochant 25 000 € versés par Total, il avait pondu un rapport affirmant que ce groupe pétrolier ne pouvait aucunement être mis en cause pour son comportement en Birmanie.

Or, la terrible vérité est la suivante si l’on en croit la presse, des témoins directs, d’autres compagnies pétrolières, divers groupes multinationaux, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, l’Organisation Internationale du travail, l’Union Européenne, l’ONU et la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale française. Cette dernière a publié un rapport d’information (N° 1859 du 13 octobre 1999) sur « Le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et son impact social et environnemental ».

La junte birmane, parvenue au pouvoir après un coup d’Etat qui a renversé en 1988 le gouvernement démocratiquement élu, est couramment décrite comme une narco-dictature, La Birmanie est un lieu de non-droit propice à toutes les violences, tortures, arrestations arbitraires, viols, fabrication et commercialisation de drogue, rackets, blanchiment d’argent (Lire F. Christophe « Total entre marée noire et blanchiment » éd. Golias).

En 1990, les généraux se risquent à organiser une consultation électorale. Hélas ! pour eux, elle consacre la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), dirigée par Mme Aung San Suu Kyi. Aux 82% des voix obtenues par l’opposition, la junte militaire répond par un nouveau coup d’Etat, suivi d’une féroce répression avec emprisonnement de milliers de démocrates et assassinats de chefs de l’opposition.

L’opposition birmane demande à la communauté internationale de ne pas aider les généraux putschistes à se maintenir au pouvoir. Comment ? En coupant les pompes à finances. Il faut en effet savoir que l’armée birmane absorbe 40 % du budget du pays. Elle compte 400 000 hommes et ne cesse de se moderniser. Pourquoi une armée si importante, alors que la Birmanie ne se connaît pas d’ennemi extérieur ? Pour mater l’ennemi intérieur, son propre peuple.

Le projet gazier « Yadana », du nom du lieu où se trouve le gisement, rapportera aux militaires plusieurs centaines de millions de dollars par an. Mais ils n’ont pas les moyens financiers et techniques permettant de le mener à bien. La junte cherche un partenaire capable d’épauler la compagnie d’Etat : la Myanmar Oil & Gas Entreprise (la MOGE). Total signe un contrat avec la junte en 1992. Mais l’exploitation du gisement nécessite d’autres capitaux. C’est ainsi, que les militaires vont contacter la compagnie américaine UNOCAL (l’Union Oil of CALifornie corporation). C’est la même compagnie qu’on retrouvera en Afghanistan pour y construire un gazoduc. Ce projet nécessitait un pays pacifié et « tenu » par un pouvoir fort. De là, l’aide accordée à l’époque par les USA aux Talibans pour la conquête du pouvoir. Bon, les compagnies pétrolières ont la puissance financière et technique suffisante pour exploiter le gaz. Reste la question des débouchés. Par bonheur, un pays voisin, la Thaïlande, recherche une source d’énergie pour alimenter une centrale électrique dans la région de Kanchanaburi. Un accord va être passé entre Total, UNOCAL, MOGE et la compagnie thaïlandaise PTT-EP (PeTroleum authority of Thaïland Exploration Production public). Le consortium a désormais pour tâche prioritaire de construire un gazoduc qui traversera la Birmanie d’est en ouest sur soixante kilomètres. Gros travaux. Et gros problème.

En effet, le tracé du gazoduc traverse une zone de guérillas. Sur leur territoire, deux ethnies, les Mons et les Karens sont en rébellion depuis des décennies contre le pouvoir de Rangoon. Le consortium pétrolier exige une « sécurisation » de la zone. Des observateurs affirment que les pétroliers auraient apporté un soutien logistique aux militaires pour le transport des troupes par hélicoptères.

Il semblerait en tout cas qu’un des sous-traitants, la compagnie Héli-Union qui accomplissait ces missions pour Total sur les plates formes pétrolières, a rendu ce service aux militaires birmans. Elle a effectué des vols de transport pour l’armée birmane et pas forcément dans la zone du gazoduc. L’armée birmane n’étant pas solvable, Total aurait réglé les notes d’Héli-Union.

Toujours est-il que le nombre de bataillons en territoire Mon et Karen, à proximité immédiate du gazoduc, est passé de trois à quinze. Le gouvernement en exil dénonce alors une flagrante immixtion politico-militaire du consortium dans les affaires intérieures birmanes.

Mais il y plus grave encore. Tandis que le consortium et les militaires oeuvrent de concert, l’Organisation Internationale du Travail (L’O.I.T) enquête sur place. Les découvertes s’avèrent assez graves pour que la Birmanie soit exclue de l’O.I.T. De quoi s’agit-il ? De violations constantes aux droits de l’homme, du recours au « travail forcé ». L’O.I.T. écrit que cet abus est « massif et systématique ». D’autres organisations de défense des droits de l’homme soutiennent que Total et UNOCAL ont bénéficié du travail forcé des villageois raflés dans leurs villages par l’armée. Est-ce à dire que le consortium a directement utilisé des esclaves ? Il semble tout au moins établi que le portage des armes, la construction et l’entretien des baraquements militaires ont été dévolus aux villageois. Or, à quoi servait cette infrastructure ? Au consortium pétrolier. Mieux, John Imle, qui n’est rien moins que le président UNOCAL, affirme que le partage des tâches, pour être tacite, n’en était pas moins réel. Des témoins affirment que des porteurs utilisés par l’armée étaient payés par Total.

Mieux, une mission parlementaire française est envoyée sur place pour enquêter. Extraits de son rapport : « Il apparaît factice de séparer la construction du Gazoduc, qui nécessitait l’embauche d’une main-d’œuvre qualifiée et des moyens techniques considérables, des mesures prises par le régime birman pour assurer sa sécurité. Or, ce sont ces mesures de sécurité qui ont généré du travail forcé et des déplacements de population dans la zone. Total et UNOCAL n’ont pas volontairement utilisé du travail forcé pour la construction du gazoduc, mais en ont indirectement bénéficié, en raison de la militarisation de la zone ».

En conséquence, la mission parlementaire recommande (en vain) que Total « fige » ses activités en Birmanie. Quant à UNOCAL, elle fait l’objet d’un recours en justice aux Etats-Unis. L’avocat des plaignants remarque que les villageois ont été obligés de travailler et ont été payés par les étrangers. Cela démontre que l’armée birmane était impliquée dans le projet de gazoduc et qu’elle était présente dans les opérations de nettoyage préalable à la construction des infrastructures nécessaires au chantier (routes, héliports).

Les exactions militaires dans une douzaine de villages à l’occasion de ce chantier ont également été dénoncées par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) qui font état de déplacements de populations manu militari et même d’exécutions sommaires. Le scandale est tel que le gouvernement belge a alors décidé de ne pas renouveler un contrat de six cents millions de francs français avec la compagnie Total pour cause de « collusion » avec le régime de Rangoon.

Dans une déclaration au quotidien Le Monde en juillet 1996, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, place Total au premier rang des soutiens dont bénéficie le régime de Rangoon.

Enfin, l’Union Européenne, l’ONU et même les Etats-Unis, ont dû prendre des résolutions à l’encontre de la junte. Plusieurs multinationales, craignant d’être éclaboussées (ce qui nuit au bisness), quittent la Birmanie en invoquant le « manque de démocratie ». Citons : Texaco, Atlantic Richfield, Arco, Pepsi Cola, Levi’s, Interbrew, Carlsberg, Heineken, Reebok, C & A, Hewlett Packard, Eastman Kodak. D’autres, comme Unilever ont cité la Birmanie comme étant un pays où ils ne feraient pas commerce. Il en va de même de Shell et Exxon. Total reste sur place. Et que dit l’ONU ? Une déclaration de son Rapporteur spécial en avril 1999, reprend les mêmes accusations avec des éléments aggravants :

« La situation des droits de l’Homme à l’Est de la « Birmanie » est extrêmement préoccupante. La stratégie d’affrontement poursuivie par les militaires à l’encontre des minorités conduira inexorablement à une véritable catastrophe humanitaire. Un demi million de personnes ont été déplacées et plus de 100 000 personnes se sont réfugiées en Thaïlande. »

Tous les faits rapportés plus haut sont connus et dénoncés depuis des années dans le monde entier. Kouchner, lui, enquête en Birmanie en 2002 aux frais de Total et il nous rassure : aucun esclavagisme. « Je suis sûr à 95 % que les gens de Total ne sont pas capables de faire ça ». Des enfants esclaves ? Que nenni car « les tuyaux des pipe-lines sont trop lourds pour être portés par des enfants » (sic).

Mais voici que Total reconnaît avoir dû protester contre les méthodes de l’armée birmane, que lors d’un débat dans une FNAC à Paris, le pétrolier confesse tardivement avoir indemnisé 400 birmans, forcés au travail par l’armée sur le gazoduc.

Voici qu’un témoin affirme avoir vu l’armée obliger des villageois à déminer le terrain avec leurs pieds et sauter sur des mines.(1) Kouchner ne sait rien de tout cela.

Impitoyable pourfendeur de Cuba où jamais l’armée ne s’est tournée contre son peuple, ni ne pratique la torture, le viol, le racket, où les paysans ne sont pas utilisés comme chair à mines, où les enfants sont à l’école et pas sur des chantiers, où les richesses ne sont pas confisquées par une minorité ou bradée à une autre puissance, où les opposants ne sont pas assassinés aux coins des rues, où l’espérance de vie est la plus longue de tous les pays pauvres, Kouchner, tout seul contre le reste du monde, absout Total au pays des tyrans sanguinaires.

Voici que la Fédération Internationale des Droits de l’Homme regrette son comportement dans cette affaire au moment où le groupe (un des plus riches du monde) « doit enfin rendre des comptes à la justice ».

Peu lui chaut ! L’homme brigue l’Elysée et il n’est pas impossible, si ses compromissions honteuses ne sont pas dénoncées partout, qu’il devienne un jour, pour notre plus grande honte, notre président (au terme d’une campagne électorale dont on se demande bien qui la financera). MV

(1) Le chef de la sécurité du gazoduc, un ancien capitaine de la Légion étrangère, Jean-Claude Knappe, avait révélé au Figaro en décembre 2003 la pratique du « déminage humain » : « L’armée birmane forçait les villageois à marcher dans le corridor du gazoduc truffé de mines antipersonnel ». Par ailleurs, ayant lu mon article, Francis Christophe auteur de l’excellent et courageux « Total entre marée noire et blanchiment » aux éditions Golias) m’a téléphoné et m’a expliqué la raison de cette pratique barbare : l’Armée birmane rafle les animaux et les vend. Pour elle, un animal vaut donc plus qu’un paysan. (Cette note de bas de page est ajoutée ce jour à mon texte initial. MV).

d’autres sources sur la collaboration de kouchner total et la junte fasciste birmane

http://www.birmanie.net/birma/11_presse_birmanie.html

Mr COUCHNER .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:10

21 juin, 2007

OUI , COUCHNER MENTAIT .

 

Le Galopin N°32 d’avril 2005 reprenait aussi un article du journaliste belge Michel Collon. Encore une fois c’est très instructif…

Le co-auteur d’un des plus gros média-mensonges des années 90 vient d’avouer. Instructif pour l’avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes…
Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub frappante et coûteuse. Le photo-montage présente des « prisonniers » d’un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l’image d’un mirador d’Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d’ « exécutions en masse ».
Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre auto-publicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l’époque à Sarajevo), sur son lit de mort :
- Kouchner : C’étaient d’horribles lieux, mais on n’y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L’affirmation était fausse. Il n’y avait pas de camp d’extermination quelle que fût l’horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.
Ce média-mensonge a effectivement fait basculer l’opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l’avait diffusé massivement Mais le récent démenti est passé sous silence. Le public ne peut savoir qu’il a été roulé. Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :
1° Kouchner savait-il bien plus tôt ? Réponse : Oui. Jacques Merlino, journaliste à France 2, révèle la supercherie en 1993 dans un livre au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire » où le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques, très fier, avoue avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d’extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B’nai B’rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l’opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu’il se passait en Yougoslavie, mais d’un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. » En mentant, note Merlino ! Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » Donc Kouchner savait depuis longtemps et ce n’est pas joli -- joli d’à présent mettre toute la faute sur le dos d’un mort.
2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ? Réponse : Oui. Un journaliste allemand Thomas Deichman montre dès 1994 que l’image des barbelés est truquée, que les « prisonniers » ne sont pas enfermés. En fait, elle est tirée d’un reportage ITN où ils déclarent être bien traités, mais la journaliste coupe ces déclarations ! On trouve l’affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et l’exposé des trucages dans le livre Poker menteur (1998). http://www.michelcollon.info/display.php?image=img/tm/tm_yougo34.jpg. Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l’Otan » (1999), sont aussi présentées les images d’une télé locale qui démontrent la tricherie du reportage ITN.
3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ? Réponse : Oui. Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) a contacté Michel Collon sur ce dossier, puis l’a écarté du débat pour ne pas nuire à Kouchner. On n’a pas non plus interrogé ses média-mensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province. Nous disons bien : média-mensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire -- général de l’ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.
4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ? Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :
- Dès 1979, la CIA allemande soutient des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.
- En 1989, le FMI met la pression néo-libérale pour éliminer l’autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.
- En 1991, l’Allemagne arme les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.
- De 1992 à 1995, les USA prolongent délibérément le conflit, comme en atteste l’envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. http://www.michelcollon.info/reponses_tm.phpPour quels intérêts, toutes ces manœuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.
5° S’agit-il de nier tous les crimes commis ? Pas du tout. Mais quand nos gouvernants veulent nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il importe de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d’infos. Par exemple, s’agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l’ONU en a recensé 6 croates, 2 serbes et 1 musulman. Et c’étaient des camps de regroupement en vue d’échanges, non des camps d’extermination. Mais les nationalistes croates et musulmans étant “nos” alliés, ou plutôt “nos” agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis. Il faudra juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l’Otan se placent d’office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu’ils violent la Charte de l’ONU à tour de bras.
6° Y a-t-il eu d’autres média-mensonges « réussis » dans cette guerre ? Oui. Exemple en 1999 : l’Otan commence à bombarder la Yougoslavie en affirmant réagir à ce qu’elle appelle « massacre de 40 civils » par l’armée yougoslave à Racak, village du Kosovo. Mais Belgrade parle d’un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L’ONU commande un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta, qui confirme la thèse de Belgrade. Aucun média n’en a parlé. Le média-mensonge reste intact pour l’opinion. Pourquoi ? Parce que les média-mensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et l’empêcher de s’opposer à une guerre en réalité injuste. L’opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera…

De nouveaux citoyens s’adressent à la police .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:11

Des citoyen.ne.s français.es écrivent aux forces de l’ordre

Mesdames et Messieurs les membres des forces de l’ordre,

Citoyennes et citoyens de France, nous souhaitons vous dire simplement et sans hargne un tout petit peu de notre douleur et de notre fureur, pour avoir été témoins ou eu connaissance d’expulsions d’enfants et de familles vers des pays où la misère et où les risques de mort sont bien connus.

Nous savons que ce n’est pas de gaîté de cœur que certaines et certains d’entre vous accomplissent de telles missions au service d’une politique « forte » qui veut effrayer, croyant (ou feignant de croire ?) que cela aura un effet de dissuasion sur les personnes qui pensent immigrer.

Ce qui est aussi très difficile à accepter, c’est la transformation du rôle de la police et de la gendarmerie. La raison d’être de ces institutions n’est-elle pas en effet de protéger la population et de lui permettre de vivre en sécurité ? Rôle dont nous mesurons pleinement l’importance et la difficulté.

Pourtant, ces personnes qui ont immigré, non seulement ne nous agressent pas, mais sont nos voisin.e.s, nos ami.e.s, nos élèves. Elles n’ont commis d’autre délit que de n’avoir pu obtenir des documents de séjour (parfois même en raison d’erreurs de l’administration, de changement des lois ou de telle politique opportuniste).

Nous nous demandons ce que peuvent ressentir celles et ceux d’entre vous qui, sous la pression des « objectifs chiffrés de résultats », acceptent un ou plusieurs des actes suivants (ou, pour quelques-un.e.s peut-être, choisissent d’aller au delà de ce qui leur est demandé) :

– aller chercher des enfants dans ou près de leur école pour les conduire en centre de rétention ; – convoquer des familles en leur faisant croire qu’elles vont recevoir leurs papiers alors que ce stratagème conduira à leur arrestation ; – enfoncer des portes derrière lesquelles se tiennent des enfants terrorisé.e.s ; – utiliser des gaz lacrymogènes comme le feraient des personnels du GIGN en cas de menace imminente majeure ; – menotter et malmener des parents sous les yeux de leurs enfants ; – étouffer des personnes refusant d’embarquer, au point que certaines en sont mortes ; – accompagner dans l’avion des personnes qui seront violentées ou, pour certaines, tuées à l’arrivée ; – pratiquer le chantage, l’intimidation, brandir les termes « d’outrage » ou de « rébellion », oubliant les droits des administré.e.s ; – menacer les citoyen.ne.s qui protestent contre de telles violences.

Nous ou nos proches avons été témoins de ces situations indignes de notre pays, la France.

Mais il y a aussi d’autres petites victimes de cette politique et, un jour peut-être ce seront vos propres enfants qui vous poseront des questions à la suite de la disparition d’un.e de leur camarade. Nombre d’enseignant.e.s et de parents peuvent déjà témoigner, hélas, des traumatismes qui frappent les enfants de leur école.

Il se peut que la lecture de ce texte suscite comme défense le sentiment de ne faire qu’obéir aux ordres. Nous pouvons le comprendre mais non l’accepter : d’autres ont déjà répondu la même chose à une triste époque pas si lointaine. L’Histoire les a jugés, comme elle a su reconnaître celles et ceux qui ont pris la responsabilité de la désobéissance civile et morale.

Au demeurant, nous voudrions rappeler qu’aucune loi ne dispense de respecter les droits humains fondamentaux, qu’aucun ordre ne peut conduire à humilier, molester des gens sans défense. Même dans l’armée, l’obéissance aux ordres reconnaît une limite : celle de la conscience personnelle.

Nous respectons la police quand elle contribue à l’harmonie de la société mais nous ne voulons pas que, malgré l’honnêteté d’une majorité d’entre vous, cette société ne puisse plus supporter l’image globale qu’en donne une minorité. Loin de condamner cette minorité de vos collègues, nous pensons que vous pouvez les aider à retrouver les chemins qui honorent, en tirant la solidarité vers le haut.

C’est donc à un sursaut collectif que nous vous appelons, seul espoir pour que la nation se réconcilie avec vous, avec les institutions chargées de protéger les personnes. En cela, vous aurez su tirer à temps les leçons de l’Histoire. Si vos organisations professionnelles, vos syndicats portent sur la place publique une parole forte, témoignant de votre refus que votre mission soit dévoyée, alors, avec nous, le pays vous soutiendra.

Des citoyennes et citoyens qui défendent la dignité de toutes les personnes, les sans papiers comme les forces de l’ordre.

le MRAP 06 s’associe à cet appel.

Chacun-e, à titre individuel ou avec son organisation peut reprendre ce texte (ou en faire un autre) et l’envoyer aux organisations et syndicats de policiers, gendarmes, CRS…

De : MRAP Nice
vendredi 28 septembre 2007

ALCATEL LUCENT A LE COUTEAU SOUS LA GORGE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:33

Entreprises & secteurs / Biens d’équipement & BTP & Immobilier La Tribune.fr -- 28/09/07 à 12:07 -- 485 mots

Telecom Alcatel-Lucent sommée d’améliorer ses performances, la Bourse applaudit Après la multiplication des très mauvais résultats financiers du groupe, les administrateurs d’Alcatel-Lucent demandent à la directrice générale Pat Russo de leur présenter fin octobre un « plan d’urgence ». L’action gagne ce vendredi 5,65% à 7,29 euros. De son côté, la Dresdner Bank prône un traitement de choc pour le groupe avec la suppression de 30.000 emplois contre 12.500 initialement prévus.

Patricia Russo, la patronne du groupe franco-américain est sur la selllette. Alcatel-Lucent est à nouveau dans la tourmente et une nouvelle fois les salariés risquent d’être les premiers touchés par les décisions à venir. Selon « Les Echos » de ce vendredi, le conseil d’administration de l’équipementier Alcatel-Lucent aurait demandé à la directrice générale Patricia Russo de lui remettre le 30 octobre -- veille de la publication des résultats trimestriels -- un « plan d’urgence » en raison des mauvais résultats financiers du groupe.

Le groupe franco-américain a aussitôt réagi en ne démentant pas ces informations et en indiquant dans un communiqué que « la direction du groupe prend très sérieusement en compte la nécessité d’améliorer sa performance financière et prend pour ce faire les actions nécessaires. Alcatel-Lucent travaille à l’accélération de ces plans d’intégration. Comme il est d’usage, la société revoit ses plans avec son conseil d’administration ». Du coup, la Bourse applaudit : l’action gagne ce vendredi 5,65% à 7,29 euros.

Ce « plan d’urgence » aurait été décidé lors d’un conseil d’administration extraordinaire qui s’est tenu vendredi dernier. Ce conseil, qui avait pour objectif d’évaluer les performances de la direction, s’est déroulé en partie hors de la présence de la dirigeante. Une mise sous surveillance en quelque sorte pour Pat Russo qui encore récemment déclarait dans une interview que la question de son départ « ne se posait pas ».

Ce plan pourrait se traduire par de nouvelles réductions d’effectifs après les 12.500 déjà annoncés en février dernier, dont 1.468 en France. Une hypothèse qui n’a pas été écartée à la mi-septembre par Pat Russo qui avait déclaré que de nouvelles réductions étaient « possibles ». Mais selon Les Echos, le dossier « est suivi de près par l’Elysée qui ne veut plus de suppressions de postes en France ».

Cependant Pat Russo n’est pas la seule à plaider dans ce sens. Selon les analystes de la Dresdner Bank, il faudrait carrément doubler le plan de réduction d’effectifs afin qu’Alcatel-Lucent règle ses problèmes financiers. Autrement dit, ils estiment que les suppressions de postes devraient toucher 30.000 salariés et non les 12.500 prévus initialement. Dans ces conditions, le groupe afficherait un chiffre d’affaires par employé conforme à celui de ses concurrents.

Le marché réagit positivement à la perspective de mesures radicales de redressement du groupe. L’action gagne 1,15% à 6,98 euros en début de matinée.

http://www.latribune.fr/info/La-pre…

De : ETUAILLON
vendredi 28 septembre 2007

28 septembre, 2007

Attention Danger !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:23

La Flandre tentée par l’Europe des régions ! Attention Danger !

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Dans la crise politique qui perdure, en Belgique, de nombreux nationalistes flamands exaltent la perspective d’une Flandre débarrassée de l’échelon belge et intégrée à une fédération européenne.

Cela va faire 107 jours que les dirigeants des partis politiques belges vainqueurs des élections du 10 juin tentent, en vain, de former un gouvernement de coalition fédéral. Le roi des Belges, Albert II -- à qui la Constitution interdit de faire de la politique -- a tenté de déminer le terrain en nommant successivement des « informateurs », un formateur qui aurait dû devenir premier ministre, Yves Leterme, chef du Parti social-chrétien flamand, et depuis son échec, un « explorateur » du même parti, Herman Van Rompuy, président du Parlement flamand.

Ils se sont tous heurtés à l’incompatibilité quasi-irréductible des conceptions du rôle même des institutions fédérales, de part et d’autre de la frontière linguistique qui sépare depuis 1963 le royaume de Belgique en trois régions : la Flandre, la Wallonie et Bruxelles capitale.

La Flandre, région la plus petite, mais la plus riche et la plus peuplée (60 % des Belges), veut une autonomie plus poussée, allant jusqu’à réclamer la scission de la justice, de la sécurité sociale, de la fiscalité. Elle exige comme préalable à tout accord de gouvernement que soit cassé le dernier arrondissement électoral bilingue du pays, celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Des revendications rejetées en bloc par le camp francophone, qui accuse les Flamands de vouloir vider la Belgique de toute substance et de pousser à l’éclatement du pays.

Une éventualité qui pourrait bien devenir réalité si la crise s’éternise. Car les partis flamands démocratiques, même s’ils ne le souhaitaient pas au départ, risquent de céder à l’exaspération de l’opinion, entretenue par les ultranationalistes du Vlaams Belang et du NVA, qui n’ont jamais caché leur souhait de voir la Flandre voler de ses propres ailes au sein d’une Europe qui ne serait plus celle des nations mais celle des régions.

Le grand rassemblement annuel des nationalistes flamands à la tour de l’Yser, le 26 août, était à cet égard significatif. On y a entonné avec enthousiasme l’hymne européen et exalté la perspective ardemment désirée d’une « Flandre, région d’Europe » qui, débarrassée de l’échelon belge, serait le meilleur élève d’une fédération européenne des régions, rêve de nombre de régionalistes que le caractère hybride des institutions européennes encourage.

Peut-on rendre la construction européenne telle qu’elle s’est faite responsable d’un éventuel éclatement de la Belgique ? Jos Chabert, Belge flamand d’origine française (son ancêtre est le célèbre colonel Chabert, de l’armée impériale), qui présida le Comité des régions d’Europe -- créé en 1994 par le traité de Maastricht pour établir un lien direct entre régions -- le nie : « Le problème belge existait bien avant l’UE elle-même, dit-il. La politique de développement régional de l’Union ne vise pas à faire éclater les États. Sans eux, il n’y aurait plus d’Europe. Nous ne sommes pas un champ de bataille permettant aux régions d’attaquer leur pays. » Il reconnaît pourtant que l’Europe a bien contribué à « vider les États de leur pouvoir en prenant certaines compétences, par exemple la monnaie, et en en attribuant d’autres aux régions ».

Les régions ont largement bénéficié des subsides européens qui leur permettent aujourd’hui de s’affirmer, et, pour certaines parmi les plus riches, de réclamer plus d’autonomie. C’est le cas de la Flandre, de la Catalogne, du Pays basque, de l’Écosse ou de la Padanie. Partout s’y affirme la volonté de ne plus payer pour les régions pauvres des États dont elles font encore partie. Ainsi entend-on en Flandre les séparatistes avancer l’argument selon lequel « chaque Flamand pourrait se payer une voiture par an s’il cessait de payer pour la Wallonie ». Un populisme nationaliste qui peut faire des ravages.

L’Union européenne semble s’en inquiéter, car l’éclatement éventuel de la Belgique pourrait être un déclencheur d’autres phénomènes de ce genre. Or, même si l’UE vise à casser les solidarités étatiques pour donner toujours plus de poids aux institutions communautaires, elle reste pour l’instant une union d’États nation. Et certains de ces États ne sont pas prêts à poser la tête sur le billot régionaliste pour se laisser disloquer.

Entre les deux forces contradictoires -- celle qui pousse à faire une Europe des nations coopérant entre elles et celle qui veut les casser pour faire une fédération des régions -- le bras de fer continue, ce qui explique en partie l’échec de la constitution européenne.

Autre raison pour laquelle l’éclatement de la Belgique est embarrassant : pour les citoyens des 27 États membres de l’UE, Bruxelles, c’est la capitale de l’Europe, la ville où siègent la plupart de ses institutions : la Commission et le Conseil, mais aussi de nombreuses sessions du Parlement européen et, depuis 2005, tous les sommets des chefs d’État. Une des raisons qui font dire à de nombreux Belges que la seule chose qui puisse sauver la Belgique, c’est encore Bruxelles !

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