Rassembler la gauche

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11 novembre, 2007

Cap sur Veolia .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:11

Îles morbihannaises. Cap sur Veolia-Transport

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Coup de tonnerre dans les îles morbihannaises. C’est Veolia-Transport que le département du Morbihan s’apprête à choisir pour assurer le service de liaisons avec les îles morbihannaises de Groix, Belle-Ile et Houat-Hoëdic.

Veolia-Transport, nouvel opérateur de liaisons maritimes entre les îles morbihannaises ? Le changement risque d’être un bouleversement dans la mesure où l’actuel, la Morbihannaise de navigation, dont le contrat de sept ans arrive à échéance le 31 décembre, était en poste depuis 1950 sur Belle-Ile, depuis les années 70 sur Groix et les années 80 sur Houat-Hoedic.

C’est aussi la première fois où une vraie concurrence existait entre opérateurs privés sur ce marché des liaisons maritimes morbihannaises. Le choix des élus, qui se fait dans le cadre d’une délégation de service public de sept ans, n’est pas encore formalisé. Cela sera effectif le 26 novembre, lors d’une session plénière du conseil général. Mais la proposition du président morbihannais, Joseph Kerguéris, transmise hier aux 42 élus, devrait être validée. Proximité

« On s’est évertué à préserver le service aux Iliens et les intérêts du département. On est parti d’un existant, avec certaines exigences et les négociations ont été très serrées que ce soit avec Veolia et la Morbihannaise de navigation », explique, prudent, Jo Brohan, le président de la commission « transports » du conseil général. Quels arguments ont fait pencher la balance en faveur de Veolia ? « La Morbihannaise de navigation aurait dû jouer davantage la carte de la proximité. Ils se sont montrés un peu trop des seigneurs », ose le Bellilois Ronan Juhel, maire de Sauzon et capitaine à bord des navires sur la ligne Quiberon-Belle-Ile.

Le maire de Groix, Éric Régénermel, un médecin, se dit « un peu étonné par ce bouleversement qui va générer un peu d’inquiétude. Ça a dû se jouer sur la qualité de service. On a parfois été surpris par la rigidité de la Morbihannaise, notamment à propos de l’attribution de la carte insulaire », ajoute-t-il. La grogne des Iliens, notamment sur les tarifs insulaires ou le transport du fret sur Belle-Ile, a conduit à des manifestations, ces deux dernières années. Ce qui a pour le moins irrité les élus du département. Dure à avaler pour la SMN

Les syndicats du personnel de la Morbihannaise se montrent circonspects. Les quelque 200 salariés de la compagnie à Lorient, Groix, Quiberon et Belle-Ile ont l’assurance d’être gardés par le nouvel opérateur comme le prévoit la loi. « Il y a de l’inquiétude chez le personnel sédentaire, d’être repris par un grand groupe, notamment au sein du service réservation », estime Claude Huchet, délégué CFDT. S’il se dit « surpris par la nouvelle , Élie Aliguen, délégué CGT des officiers navigants, n’a pas de crainte parce qu’on est protégé par la loi ». Hugues Gros, le P-DG de la Morbihannaise de navigation, a manifestement du mal à voir sa compagnie débarquée après un bail de très longue durée. « SMN prend acte de cette décision, s’il est établi que les critères de sélection ont été respectés et si le candidat retenu a effectivement présenté et négocié une offre supérieure à celle de la SMN. (…)

Le conseil général ne peut davantage apprécier les offres relatives des candidats dans la mesure où aucune négociation effective n’a été engagée par celui-ci avec la SMN ». La Morbihannaise va jusqu’à demander « l’engagement d’une négociation réelle et effective sur son offre ». Pour la SMN, le coup est rude. Elle assure, pour le compte de la Marine, les liaisons à l’intérieur de la rade de Brest et, pour le département de la Manche, les liaisons avec Guernesey. Des services qui sont loin d’avoir l’envergure de son marché « historique » morbihannais.

Michel Le Hébel
http://www.letelegramme.com/gratuit…

De : Morbihan
dimanche 11 novembre 2007

Grève chez PSA / FIAT .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:44


Lundi 12 novembre debutera le quatriéme jour de grève chez sevelnord.

sevelnord est une filiale a 50/50 psa /fiat . L usine se trouve a Hordain et emploie prés de 4000 salariés. Elle réalise l assemblage des vehicules utilitaires legers pour les groupes psa/fiat G9 ainsi que les monospaces du groupe psa et fiat.

Environ 1000 salariés ont deja cessé le travail depuis mercredi sur les 3 équipes (matin apres midi nuit) suite a ce que les salariés considerent comme une provocation de la direction. En effet , aprés avoir obtenue l appelation de « utilitaire de l année » la direction avait deciée de « feter » l « événement en offrant jus d range et croissant a l ensemble du personnel. En gros cela voulait dire dividendes pour les actionnaires et miettes pour les salariés…

Ce mouvement parti spontanement a vite recu le soutient de la CGT de FO et de la CFTC qui se sont groupes en intersyndicale.

L ensemble des salariés grévistes des trois équipes se sont donnés rdv lundi pour

L assemblée générale lundi 12 a partir de 7 heures.

De : yann59
dimanche 11 novembre 2007

19 ème jour de grève à DHL ( 2 )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:17

Bonjour à toutes et a tous,

Nous sommes fières d’avoir obtenu une partie des revendications exprimées. Etant moi même militants CGT et surtout concerné directement par ce mouvement car salarié de DHL solution, Je demande aux salariés de tenir encore sur cette dernière ligne droite qui consiste à obtenir au moins la moitié des jours de grève payés.

Je voulais remercier particulièrement tous les salariés qui par leur détermination ont réussi à mettre à genoux notre direction. Je remercie tous les acteurs de cette mobilisation qui ont permis de près ou de loin l’obtention de ce PSE, filet de sauvetage de tous les salariés, afin de pouvoir continuer le travail avec d’autres perspectives que celle de perdre son emploi.

Je remercie le courage des Hommes qui n’ont pas peur de foncer pour protéger et défendre leurs idées.

Enfin, merci à notre DSC CGT DHL Solutions qui a su mener cette lutte avec un grand

courage.

 

Vidéo

Matinale CANAL+ : L’avis de Josianne

 

Militant CGT DHL Solutions.

19 ème jour de grève à DHL .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:12

La CGT appelle à la poursuite et au renforcement du mouvement de grève.

Grâce au mouvement sans précédent qu’ils poursuivent, les salariés en grève de DHL SOLUTIONS & STOCK EXPRESS obtiennent enfin le respect et la possibilité d’être traité dans l’égalité de tous leurs autres collègues DHL France, en matière de reclassement ou de licenciement économique.

Le Plan Social de Sauvegarde de l’emploi qui sera mis en place, sera infiniment mieux que celui que proposait, la direction à la date du 19 octobre 2007. Il sera retravaillé et amélioré, par toutes les organisations syndicales. 19 jours après, il s’agit là, d’une extraordinaire avancée de la dignité, des grévistes, de tous les syndicats, et de tous les salariés qui travaillent pour DHL !

La direction dit vouloir mettre un terme à ce conflit en s’engageant à réunir les représentants syndicaux locaux de tous les établissements DHL ou des revendications locales ont été exprimées, afin d’examiner attentivement les besoins et préoccupations des salariés. Enfin !

Cependant rien n’est encore officialisé, donc la prudence est de mise face à la direction, d’autant plus qu’il n’est toujours pas question, pour elle d’assumer sa lourde responsabilité dans un conflit qui pouvait et qui aurait du être évité !

Ce bras de fer entre les riches dirigeants et les pauvres salariés sur la question de la dignité et de l’avenir de l’ensemble des salariés, ne peut pas se terminer en faveur d’une des directions les plus dures qui soit !

Désormais le problème réside au niveau du paiement des jours de grève ! Les salariés en grève réclament que 50% des journées perdues soient payées et que les 50% restants, puissent être étalées ou récupérées afin de ne pas être pénalisés par une grève dans laquelle la direction, les a obligé à s’engager ! L’entière responsabilité de cette grève incombe à la direction générale aux motifs que :

1 -- Si les organisations syndicales et les instances représentatives avaient été respectées et entendues, ce conflit n’aurait pas eu lieu, car grâce au dialogue, le PSE auraient été travaillé dans son contenu et amélioré en fonction des compétences et de la complémentarité de chacune des cinq organisations syndicales et du CCE !

2 -- Cette grève qui se poursuit, n’aurait pas durée aussi longtemps si la direction avait compris dès les premiers instants, que l’inquiétude par rapport aux suppressions d’emplois, à l’égalité de traitement, à la dégradation des conditions de travail, aux disparités de salaires, aux pressions et autres vexations endurées, étaient légitimes ! Au lieu de cela, la direction n’a eu de cesse que d’utiliser son énergie et ses moyens pour tenter d’affaiblir la grève, et de discréditer celles et ceux qui y participent ! Aujourd’hui elle entend rejeter la faute sur les syndicats et les salariés en grève ? Trop facile !

La direction continue à accumuler les erreurs et à créer les conditions de la perte de notre entreprise ! Jusqu’à quand pourra-t-elle agir ainsi ? Après 19 jours, notre volonté de protéger les salariés est intacte !

En refusant de régler, ne serait-ce que la moitié des jours de grève, la direction entend bien infliger une punition collective aux salariés en grève ! Elle n’arrivera à rien sinon à nous renforcer plus encore dans l’idée de la combattre jusqu’au bout !

Bravo à toutes et à tous pour votre courage, vous êtes dans votre bon droit, ne lâchez pas ! La lutte pour le respect et la dignité des salariés DHL, continue et se poursuivra avec autant de détermination et plus encore d’intensité !

LA CGT DHL SOLUTIONS

De : CGT DRANCY
dimanche 11 novembre 2007

ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:14

Marie-George BUFFET

Députée de Seine-Saint-Denis

 

Loi de finances pour 2008 – 2ème partie

Budget Sport, Jeunesse, Vie associative

mercredi 07 novembre 2007 – 1ère séance

 

Discussion générale

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le secrétaire d’état, Chers collègues,

Après ces moments forts que le Mondial de rugby nous a fait connaître, à quelques jours du Mondial de handball féminin que la France accueille, à quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin, je veux ici souligner l’enjeu  de la pratique sportive dans nos sociétés.

Soit elle est considérée comme un simple spectacle que l’on doit vendre au meilleur prix, au plus offrant, quitte à exiger toujours trop de ses acteurs et actrices,

Soit elle est considérée comme une activité essentielle au développement de chaque individu, comme aux rapports entre les individus et les peuples.

Si, et je veux l’espérer, vous partagez cette dernière option, cela appelle des actes :

> pour préserver le sport du tout-marchand en maintenant l’implication financière de l’Etat pour une pratique accessible à toutes et à tous quelque soit le niveau ;

> pour porter le sens du sport par l’existence d’une autorité sportive indépendante, le CNOSF, en charge de la vie du mouvement sportif, en charge des règles, des compétitions. Par un mouvement sportif unifiant, dans une démarche solidaire, sport de masse et sport de haut niveau, sport amateur et sport professionnel ;

> Pour conjuguer l’action de l’Etat et du mouvement sportif pour le développement et l’éthique du sport, pour maintenir la reconnaissance de la spécificité sportive au niveau de l’Union européenne ;

> Des actes pour favoriser l’accès de toutes et tous à la pratique sportive à tous les niveaux, cela veut dire moyens et visibilité au handisport et je veux vous féliciter pour l’alignement des primes. Cela veut dire redistribution de l’argent qui rentre dans le sport vers les clubs amateurs qui forment les enfants. Ne faut-il pas d’ailleurs augmenter le prélèvement prévu dans cet objectif sur les droits de retransmission ? Cela veut dire poursuivre l’action pour la pratique féminine de tous les sports et agir pour que toutes les délégations aux JO soient mixtes ;

> Pour aider enfin le mouvement sportif français à porter ce combat pour le sport à l’AMA comme au CIO.

Tous ces objectifs demandent une volonté politique, ils demandent des moyens ! Mais une nouvelle fois, le gouvernement n’est pas au rendez-vous !

Les crédits de la mission « sport, jeunesse et vie associative » sont en diminution et cette année encore, on veut cacher cette carence derrière les fonds du CNDS. Un CNDS dont les ressources risquent d’être fragilisées à court terme par la remise en cause du monopole de la Française des Jeux au nom du dogme de la libre concurrence prônée par l’Union Européenne !

Un CNDS qui voit ses compétences s’élargir pour pallier à la décision de votre gouvernement de diminuer  de près de 50% les crédits pour la promotion du sport pour le plus grand nombre !

Un CNDS qui avait pourtant déjà du mal à accompagner les efforts remarquables des collectivités locales pour le financement des équipements sportifs !

Mais le haut niveau n’est pas mieux servi ! Puisqu’il se voit amputé de 32 millions d’euros au titre des compensations des allègements de charges liées au droit à l’image des sportifs professionnels.

C’est 21% des crédits consacrés au sport de haut niveau ! Une charge que les clubs professionnels, dont dépendent les mille bénéficiaires de cette mesure, devraient assumer.

32 millions, c’est peu de chose, en effet, au regard de certaines transactions, telle que les droits de retransmission de la LFP, environ 600 millions !

A moins de penser que la formation de leurs joueurs ne devrait rien aux clubs amateurs, à leurs bénévoles ?

Deux autres missions du MJS me semblent sous-estimées : la promotion des métiers du sport en diminution de 1,5% alors que c’est une question essentielle pour les clubs et leurs bénévoles, et le déploiement d’une politique de prévention contre les conduites dangereuses et de protection des sportifs, des sportives.

Sur ce dernier plan, permettez-moi d’exprimer une nouvelle inquiétude : les crédits stagnent par rapport à 2007 et il apparaît que la subvention accordée à l’Association française de lutte contre le dopage  est inférieure au budget de fonctionnement prévisionnel.

Pourtant, tout justifie que le combat pour l’intégrité physique et morale des sportifs soit poursuivi et amplifié. Il faut  développer les efforts de prévention, agir sans faiblesse dans la lutte contre le dopage, agir dans l’urgence afin que l’AMA garde une vraie ambition dans ses objectifs.

La France a marqué, par son engagement, cette lutte pour un sport propre, elle se doit aujourd’hui d’être à la hauteur des attentes qu’elle a soulevées.

Enfin, je veux souligner ici le rôle des personnels de Jeunesse et Sport, ils sont les points d’appui des clubs, des collectivités et des associations d’éducation populaires, les DDJS sont les acteurs clés des missions de l’Etat, nous devons leur attribuer les moyens humains dont elles ont besoin.

Chers collègues,

Notre pays compte 11 millions de licenciés, 25 millions de pratiquants, de très nombreux sportifs et sportives de haut niveau, une belle capacité à accueillir des événements internationaux, tout cela repose sur les bénévoles, les licenciés, les élus locaux mais aussi sur un engagement de l’Etat.

 Un engagement porté par un Maurice Herzog comme par une Edwige Avice. Un engagement qui nous a réunis ici, sur la loi contre le dopage, sur des mesures pour les bénévoles ou sur une certaine conception du sport professionnel contre la loi de l’argent.

Alors agissons ensemble pour un budget qui donne acte à toutes ces exigences de la pratique sportive.

Faisons vivre le droit au sport !

Cela passe par plusieurs actions urgentes :

-                                  il faut faire jouer le premier rôle à l’école, en assurant le développement des pratiques sportives avec des enseignants qualifiés, recrutés, formés, rémunérés par le ministère de l’Education nationale ;

-                                  il s’agit d’affirmer la fonction de solidarité de l’Etat avec la restauration des coupons-sport, avec un statut et une couverture sociale assurée pour les sportifs de haut niveau, des subventions pérennes aux associations sportives, un statut du bénévole… ;

-                                  il est nécessaire de combattre l’emprise de l’argent sur le sport en renforçant les règles financières et le contrôle des clubs, en revisitant le droit du travail dans ce secteur, en renforçant les solidarités entre sport amateur et sport professionnel ;

-                                   il faut développer l’intervention des citoyennes et citoyens dans le sport, notamment en appliquant le principe simple « une licence, une voix »…

Madame la ministre, Monsieur le secrétaire d’état, le budget que nous examinons n’est pas un budget annexe, il est au cœur d’une nouvelle conception de l’émancipation humaine où l’être humain ne se définit pas que par son travail mais aussi dans son accès à toutes les voies de l’épanouissement individuel et collectif.

Le budget que nous examinons n’est pas annexe car il rencontre aussi les droits des enfants, des  jeunes à pratiquer une activité éducative, à se connaître et à partager.

D’où notre exigence réaffirmée qu’il soit doté des moyens nécessaires !

Allez-vous répondre à ces attentes pour un nouveau déploiement de la pratique sportive, ou allez-vous suivre les logiques libérales qui veulent faire du sport une marchandise comme les autres ?

Je rêve d’une Assemblée Nationale capable de transformer la OLA des stades en actes politiques. C’est dans cette attente que nous voterons contre le budget qui nous est présenté

ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:58

Pierre GOSNAT

Député du Val-de-Marne

 

Projet loi de finances pour 2008 – 2ème partie

Travail et emploi

mercredi 7 novembre 2007 – 2ème séance

 

Discussion générale

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mes chers collègues,

Les Français estiment que le travail est la seconde condition essentielle à leur bonheur. C’est dire si les politiques publiques en matière d’emploi et de travail sont d’une importance capitale et doivent constituer une priorité nationale. Le président de la République avait, me semble-t-il, axé sa campagne électorale sur la défense de l’emploi et sur le renouveau de la valeur travail. Quelle fut donc ma surprise de constater que la mission interministérielle «Travail et emploi», affichait un budget 2008 en baisse par rapport à l’an passé. Serions-nous encore une fois, mes chers collègues, en présence d’une dichotomie propre à l’actuelle majorité, opposant perpétuellement communication politique et action gouvernementale !

En matière de lutte contre le chômage, le PLF 2008 se limite à accentuer les dispositifs de précarisation du marché de l’emploi et de cadeaux fiscaux aux entreprises. Cela fait des années que le gouvernement concentre son action dans ce sens, sans résultats satisfaisants. Le programme 102 «d’accès et retour à l’Emploi» se fonde en grande partie sur une politique de contrats aidés. Or les statistiques publiées dans le PLF démontrent l’inefficacité de ces dispositions. Les CIE, CAE et autres contrats d’avenir ne permettent nullement un retour durable sur le marché du travail. 80% des chômeurs longue durée ne retrouvent pas un emploi stable après un contrat précaire.  En outre, les divers projets d’exonération fiscale des heures supplémentaires, le retour annoncé sur les lois Aubry, en s’opposant à un partage équitable du temps de travail, ne permettront certainement pas d’atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de chômage.

Un des volets de l’action gouvernementale vise à l’amélioration des conditions de travail. Alors que les exemples dramatiques de suicides sur les lieux de travail se multiplient et que le stress lié aux activités professionnelles est devenu un fléau national, le gouvernement ne semble pas disposé à prendre des mesures efficaces en la matière. Se pliant au diktat de Bruxelles, il annonce vouloir privilégier les négociations de branches au détriment d’une réglementation générale. Or, mes chers collègues, nous n’amélioreront le quotidien professionnel de nos concitoyens sans mettre en oeuvre une politique nationale volontariste en matière de droit du travail. Politique qui permettrait d’inverser les rapports de force intra-entreprises souvent défavorables  aux employés. Nous n’amélioreront pas non plus les conditions de travail des français en multipliant le nombre d’agences nationales pour masquer l’immobilisme ambiant.

Les députés communistes, le PCF dans sa globalité se battent depuis toujours pour une réelle politique de l’emploi en France. En promouvant un système efficace d’emploi et de formation et un service public du travail. Car comme le logement, le travail est un droit !  Les politiques en matière d’emploi passent par un renforcement des syndicats et non, comme c’est le cas actuellement par la criminalisation de l’action syndicale. La justice prudhommale doit avoir les moyens nécessaires pour son fonctionnement, tout comme l’inspection du travail. Je m’associe en ce sens, pleinement à la proposition de loi déposée par Roland Muzeau visant à améliorer la santé au travail des salariés et à prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ainsi qu’à la proposition de résolution de Daniel Paul visant à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les pratiques des entreprises en matière d’accident du travail.

Pour conclure, je tenais à vous dire mes chers collègues, qu’en tant que communiste, je ne peux me résoudre à laisser aux mains des entreprises les politiques en matière d’emploi. En tant que communiste je m’oppose à toutes les formes de précarité qui maintiennent les populations les plus fragilisées dans des situations inacceptables. Mais c’est en tant que membre pragmatique de la représentation nationale, conscient de l’inefficacité des mesures contenues dans ce texte, que je voterai contre cette annexe du PLF 2008.

Contre la loi Pécresse .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:56

Résistance des étudiants contre la loi Pécresse  Vendredi 09 Novembre 2007 -- 19:51

Le Parti Communiste Français soutien le mouvement étudiant contre la loi Pécresse

Résistance des étudiants contre la loi Pécresse

 

Le mouvement étudiant s’amplifie de jour en jour, pour refuser la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).

Par la mise en concurrence des universités comme des étudiants, cette loi n’est pas simlpement mauvaise mais vise à détruire les fondements du système éducatif français.

Le Parti communiste français soutien pleinement cette mobilisation et demande que la loi dite Pécresse, soit abrogée. Il ne s’agit pas bien sur, de défendre un statut quo, mais contrairement à la loi LRU, l’université a besoin d’une réforme ambitieuse.

Il y a urgence à donner de nouveaux moyens à l’université, en recrutant massivement des enseignants chercheurs sur statut de la Fonction publique ainsi que du personnel technique et administratif. Le budget de fonctionnement par étudiant doit être doublé pour permettre aux universités d’assurer leurs missions de formation et d’engager un vaste plan de rénovation, de construction et d’équipement des universités.

L’université doit rester accessible à tous, sans discrimination sociale, c’est pourquoi il faut établir une gratuité véritable des études et supprimer les frais d’inscriptions.

Ce mouvement étudiant montre que la jeunesse ne renonce pas et résiste pour ouvrir d’autres perspectives que les plans de casse systématique de cette droite ultra-libérale.

Parti communiste français


Nicolas Maury

De l’or dans les tuyaux .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:36

Eau . Alors que les multinationales font des profits fabuleux sur le dos des usagers, le débat est relancé sur le mode de gestion de ce service par une enquête sur la vérité des prix et des marges.

C’est un vrai pavé dans l’eau du robinet qu’a jeté l’Union fédérale des consommateurs (UFC)-Que choisir, en publiant, ce mois-ci, la deuxième vague de son enquête exclusive sur le prix de l’eau en France. La première enquête de ce type, parue en janvier 2006, avait déjà suscité de nombreuses réactions des acteurs concernés. L’UFC-Que choisir dit avoir tenu compte des remarques formulées pour, lorsque les éléments apportés l’ont permis, affiner sa méthode d’enquête afin d’évaluer les coûts de distribution et d’assainissement de l’eau potable acheminée aux particuliers, et calculer les marges réalisées par les opérateurs, publics (régies, gestion directe…) ou privés (délégations à des entreprises spécialisées).

Si, à en croire la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FPEE), qui représente notamment les intérêts privés des deux multinationales géantes du secteur que sont Veolia et Suez-Lyonnaise des eaux, la France ferait « figure de bonne élève », avec un prix moyen raisonnable en Europe de 2,92 euros au mètre cube, il ressort de l’enquête UFC-Que choisir une grande disparité des prix pratiqués aux consommateurs, sans que ceux-ci ne puissent, le plus souvent, se faire une idée précise du coût de revient réel de l’eau qu’ils paient et de la justification des charges.

Des résultats à recouper avec d’autres études récentes, comme le rapport Tavernier. Même si la régie publique n’est pas la garantie en soi de tarifs serrés, étant fonction des choix politiques des collectivités, ce rapport fait état d’une différence de 23 % des prix pour les communes et de 44 % pour les communautés d’agglomération, à l’avantage de la gestion publique. Dans les villes ayant choisi le retour à ce type de gestion, comme Grenoble ou Cherbourg, les baisses constatées sont de l’ordre de 30 %… Au coeur du scandale du prix de l’eau, on retrouve donc immanquablement les profits immenses réalisés dans la plus grande opacité sur le dos du consommateur par les multinationales.

Pour l’UFC-Que choisir, ce manque de transparence dans la fixation des prix est l’un des problèmes récurrents auxquels se heurte le consommateur. Placés dans une inégalité de fait faute d’un service public national unifié et d’une péréquation tarifaire garantissant un même prix pour tous, les usagers paient leur mètre cube d’eau courante dans des proportions variant parfois de 1 à 7, selon l’endroit où ils résident ! Les marges réalisées par les opérateurs varient elles aussi beaucoup, sans qu’il soit toujours aisé d’en cerner les causes. L’association regrette ainsi « que la question du coût de revient de l’eau fasse l’objet de peu d’études précises de la part des pouvoirs publics ».

Dans la pratique, les différences des prix recouvrent bien sûr des situations très hétérogènes : différence de mode de gestion, de densité démographique, de qualité de la ressource naturelle, d’équipement sanitaire, d’état et d’étendue du réseau… Mais la mainmise sur le marché de quelques opérateurs privés fausse les règles. Le Conseil de la concurrence a ainsi observé que le délégataire en place « est souvent seul à présenter une offre ». Et « même lorsque les deux plus grands groupes sont en concurrence lors du renouvellement d’une délégation, ce facteur ne suffit pas, en général, à lui seul, à réduire sensiblement les prix ». Au point que le haut-conseil du secteur public n’hésite pas à parler de « monopole de fait »… En d’autres termes, le prix pratiqué (et la marge réalisée) sera dicté par l’entreprise à la collectivité, faute pour celle-ci de pouvoir aller voir ailleurs… Pour l’UFC-Que choisir, c’est donc tout l’intérêt des élus de pouvoir disposer en face « d’un sérieux projet de retour en régie ». C’est-à-dire de faire vivre concrètement l’alternative entre gestion publique et gestion privée.

Sébastien Crépel

l’ Huma du 09 / 11 / 07

La grève majoritaire dans l’opignon .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:03

Mouvement social . Selon un sondage CSA pour l’Humanité, 54 % des Français expriment leur soutien à la mobilisation du 18 octobre. Les diversions du gouvernement sont mises à mal.

Et si la tendance s’inversait… Pour la première fois, une majorité de Français soutient la journée d’action du 18 octobre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. C’est ce qui ressort d’un sondage exclusif de l’Institut CSA pour l’Humanité : 54 % des personnes interrogées disent « soutenir » ou « avoir de la sympathie » pour le mouvement. Et, fait notable, seuls 26 % se disent désormais « opposés » ou « hostiles ». Pourtant, il y a une semaine encore, 53 % d’entre eux jugeaient la grève « pas justifiée », et à la mi-septembre ils étaient 74 % à se déclarer favorables à un alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général.

Ils rejoignent

le secteur public

En première ligne, les employés du secteur public se disent bien sûr fortement solidaires (69 %) du mouvement de jeudi. Mais la sympathie pour le 18 octobre gagne aussi d’autres catégories comme les chômeurs (54 %), les retraités (57 %), les cadres et professions libérales (60 %), ou encore la tranche d’âge des 25-29 ans (55 %). S’il y a des disparités régionales, avec notamment des pics dans le Nord (63 %), l’Ouest et la côte méditerranéenne (59 %), le curseur de sympathie est partout en hausse. Des villes aux communes rurales en passant par les banlieues, les sondés jugent d’un bon oeil la mobilisation du 18 octobre.

Alors peut-on parler d’un revirement de l’opinion publique ? « Ce serait très exagéré », estime Jean-Daniel Lévy, l’auteur de cette enquête pour le CSA. « Ce n’est pas parce que les gens ont répondu favorablement à notre question qu’ils adhèrent complètement à la cause. Aujourd’hui, une grande partie de la population est persuadée que si rien n’est fait, le système actuel va péricliter. Les interrogés sont inquiets quant à l’avenir du système, quant à la capacité du gouvernement de transformer le problème en solution mais cela ne veut pas forcément dire qu’ils

rejettent en bloc les pistes avancées. »

même pourcentage qu’en novembre 1995

54 % d’opinions favorables, selon ce sondage réalisé le 10 octobre… Soit le même pourcentage qu’en novembre 1995, au début du mouvement contre la réforme des régimes spéciaux de retraite voulue par le gouvernement d’Alain Juppé. Une similitude de bon augure ? Pour ce premier rendez-vous de la rue depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, certaines lignes traditionnelles semblent en effet avoir la dent dure. Ainsi, près de 20 points séparent le taux de sympathie dans le secteur public (69 %) de celui dans le secteur privé (49 %). Pour « contraindre le gouvernement à retourner à la table des négociations », selon les mots mêmes de Bernard Thibault hier sur France 2, un des principaux enjeux pour les syndicats sera donc de réduire cet écart.

Christelle Chabaud l’ Huma du 17 / 10 / 07

Générale de santé .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:39

Ça rigole pour la Générale de santé

Santé . Le groupe privé va distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros.

À l’heure où tant d’hôpitaux publics broient du noir, aux prises avec des déficits récurrents et grossissants qui les conduisent à prendre des mesures drastiques pour les personnels et les malades, la nouvelle frise l’indécence : Le groupe de cliniques privées, à but lucratif, Générale de santé, s’apprête à distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros. Une assemblée générale des actionnaires a été convoquée pour le 17 décembre afin de ratifier cette décision. Générale de santé, c’est, depuis quelques années, le groupe privé qui monte, parallèlement au recul constant, pour cause de rationnement budgétaire, de l’hôpital public. Leader du secteur privé hospitalier en France, avec un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros en 2006 et une part de marché de plus de 16 %, présent aussi en Italie, il regroupe 183 établissements et centres de soins et 14 000 lits et places. Son cours de Bourse a augmenté de plus de 300 % depuis 2002.

À l’annonce de cette information, la Fédération hospitalière de France, institution représentative des établissements publics, n’a pas manqué de s’interroger sur « la cohérence d’un système de santé où les déficits sont tels qu’une partie de la dette doit être reportée sur les générations futures, où des efforts supplémentaires de solidarité sont demandés aux malades à travers la mise en place des franchises médicales… et où, dans le même temps, un grand groupe d’établissements de santé commerciaux -- dont les recettes proviennent essentiellement des crédits de la Sécurité sociale -- réalise de très importants profits et octroie à ses actionnaires un dividende exceptionnel- ». Dividende, précise la FHF, « d’un montant égal à la moitié des recettes générées par les nouvelles franchises médicales (850 millions d’euros) ».

Yves Housson           l’ Huma du 09 / 11 / 07