Rassembler la gauche

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19 novembre, 2007

USAGERS / GREVISTES .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:48

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES (CSUG)

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS/GREVISTES

Ras le bol de la campagne mensongère des médias

Depuis une semaine sur les médias télévisés, financés par tous « les citoyens de droite et de gauche » comme les divers journaux aiment à présenter les « antiblocages », nous sommes utilisés en tant qu’usagers comme chair à propagande par le pouvoir et ses hommes des médias, sur un thème unique : « la galère ».

« Galères en prévision » (France 2. « 20 heures ») ; « pluie et vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun » (JP Pernaut. TF1-13heures) ; « galères en perspective » (PPDA. TF1) ; « Quelle galère ! » (A. Pulvar. France 3). Le bouquet allant au toujours très zélé (vis-à-vis du pouvoir) JP Pernaut qui prononce les mots suivants : « Troisième jour de galère pour les usagers qui eux n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, tous les matins ». Les journalistes étendent le terme « usagers » aux « bons » étudiants qui veulent travailler « pour préparer leurs examens proches ». « La police a dû intervenir pour défendre la liberté d’étudier à Nanterre » (France 3). Quelle démocratie originale qui voit la matraque au service de la culture !

« De droite ou de gauche, la majorité des étudiants sont antiblocage » (Toutes les chaînes) et les autres ? « Pas Français ! », comme sous Pétain ?

Nous, usagers sommes invités généreusement à parler au micro, on voit même des envoyés spéciaux devant les gares, toute la journée, pour recueillir les précieux témoignages. On commence par l’usager compréhensif devant les grèves (c’est cela l’objectivité !!!) mais on coupe ses arguments, ensuite « l’usager pétant les plombs », on le voit casser une poubelle sur un quai de métro (France 2), une autre déclarer, sans émoi du présentateur « Il faut fusiller ces gens là ! », après quoi le journaliste pourra conclure doctement « l’énervement devient un peu plus fort chaque jour ! ». On termine par une note « sociale », par « l’usager affolé » « je vais perdre mon boulot si j’arrive en retard ». Une question sous-jacente nous taraude : y aurait-il des patrons incompréhensifs ?

Non, le reste des informations constitue un démenti à cette pensée interdite sous le règne de Sarkozy. Les patrons sont formidables : « Grâce à leur employeur, les salariés ont été autorisés à dormir dans une yourte installée dans la cour (France 2), « largesse d’un patron hôtelier compréhensif qui a donné des chambres à ses employés » (TF 1). Et puis, si vous n’avez pas compris, il y a le ton martial, militant de JP Pernaut : « La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, pour lequel les Français ont voté ! ».

On ne peut s’étonner après de la faiblesse de la syndicalisation dans notre pays, où les médias présentent comme défenseur des inéquités… les organisations syndicales !

Sur quelles ondes accordera-t-on, un temps de parole aux usagers de la télévision privée ou publique, devenue un outil de propagande pour le président et le gouvernement ? Peut-on croire un instant, que spontanément les journalistes, sans directives de l’Elysée, parlent d’une même voix de »galère » ?

Actuellement, les journaux s’intéressent à la liberté d’expression au Liban, espérons que les Libanais s’intéressent aussi à notre propre liberté et droit à l’information !

Qui sont les réels privilégiés ?

Toute l’année, rentabilité financière oblige, nous sommes des clients, lorsque des grèves surgissent, nous devenons subitement, dans les médias, des usagers.

Usagers, nous le sommes, nous pouvons voyager, tôt le matin et tard le soir, le week-end et jours fériés compris, parce que des salariés, qu’on veut nous opposer, remplissent leur mission de service public.

On nous rebat les oreilles, des prétendus « privilégiés » que seraient les cheminots ou les transporteurs publics. C’est un mensonge !

Nous n’acceptons pas comme usagers mais aussi comme travailleurs de nous laisser diviser pour le seul profit du patronat et du pouvoir à son service.

La pension des cheminots se monte en moyenne à 1406 euros mensuels (-13 % par rapport aux autres salariés), certes ils partent en retraite à 55 ans à certaines conditions mais ils cotisent davantage.

L’espérance de vie, un critère ignoré du MEDEF et du pouvoir, pour un ouvrier ou un cheminot s’avère de12 ans inférieure à celle d’un membre des professions libérales ou d’un patron.

Où sont les fiers à bras des médias opposés soi-disant aux privilèges, quand Sarkozy a accordé un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros à tous les membres de l’oligarchie financière, s’est généreusement augmenté de 200 %, quand les membres des conseils d’administration d’EADS gagnent en spéculant contre leur entreprise 1,5 milliard d’euros. Les voilà les véritables privilégiés que nos actions doivent cibler, ceux qui se lèvent tard et vivent des fruits du travail des salariés de plus en plus mal payés !

L’indispensable solidarité avec les grévistes.

Le sommet de l’Union européenne à Lisbonne (2000) a fixé l’objectif aux gouvernements de reculer l’âge du départ en retraite à 65-67 ans. La démographie sert de prétexte à réaliser de substantiels profits car le patronat sait que les salariés, usés par une vie de labeur, préfèreront partir avant 65 ans avec une retraite diminuée ou en ayant recours à des assurances et fonds de pension qui rapportent des milliards boursiers aux capitalistes et spéculateurs.

Les réformes allongeant le temps de travail de 37, 5 annuités à 40 ans( 1993) dans le privé puis en 2003 dans le secteur public, ont été présentées en leur temps, comme moyen de solutionner les déficits des caisses de retraite. En 2007, au nom de « l’équité », Sarkozy s’attaque aux régimes spéciaux qui financent d’autres caisses (agriculteurs, commerçants). La retraite à 55 ans pour les métiers pénibles et à 60 ans pour tous, comme celle de nos aînés (c’est cela aussi l’équité), ne pourra l’être qu’en taxant les revenus du capital et de la bourse.

La grève des cheminots, des agents RATP, des transporteurs urbains, étudiants, celle le 20 novembre des enseignants, agents hospitaliers, électriciens est la nôtre, leur lutte permettrait à chacun de bénéficier de nouveaux droits. Le pouvoir et les médias opposent le privé et le public. Dans les médias, les défenseurs de la « liberté du travail » n’évoquent jamais la violation du droit syndical, la difficulté de se syndiquer dans les PME, jamais le chantage à la perte d’emploi dans les entreprises privées, c’est pourquoi nous saluons les salariés du privé qui participeront à la grève du 20/11.

L’intérêt des usagers, au-delà de la gêne occasionnée par l’entêtement du pouvoir, est de soutenir le mouvement gréviste, l’équité doit se faire par le haut afin que les générations nouvelles ne soient pas pénalisées, que les contrats de travail soient respectés.

Usagers, solidaires des grévistes, faisons nous entendre partout !

COLLECTIF SOLIDARITE USAGERS GREVISTES (CSUG)

Paris le 18 novembre 2007.

De : steredennruz
lundi 19 novembre 2007

Les étudiants dans la rue .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:06

Les étudiants d’Aix-Marseille manifesteront demain  Lundi 19 Novembre 2007 -- 21:19

La Fac de Marseille-Saint Charles rejoint le mouvement de protestation et participera au temps fort du 20 novembre qui s’annonce puissant, les étudiants seront dans la rue à Marseille 10H sur la Canebière

Les étudiants d'Aix-Marseille manifesteront demain

 

Les étudiants de l’Université de Provence (qui compte près de 6 000 inscrits, essentiellement en sciences) se sont réunis en fin de matinée en assemblée générale (AG) pour voter le blocage et l’occupation de la fac Saint Charles. Une cinquantaine de personnes se sont prononcées contre ces mesures qualifiées « d’extrêmes mais nécessaires » par les grévistes, et autant se sont abstenues. Ces mesures seront effectives dès demain matin et jusqu’à la prochaine AG prévue mercredi.

Les étudiants de la fac de lettres d’Aix-en-Provence poursuivent leur mobilisation contre la loi Pécresse. Une délégation a participé à une table-ronde avec le président de la fac mais a claqué la porte des négociations. Un comité antiblocage (composé essentiellement de l’UNI) s’est constitué pour pleurer auprès de Maryse Joissains, maire UMP d’Aix.

« La direction peut nous refouler par la force, et fermer la faculté de lettres, nous reviendrons, prévient un militant de l’UEC. La mobilisation qui s’étend est notre meilleure alliée. La direction n’osera pas aller jusqu’à l’évacuation si le mouvement gagne toute la France. » Parmi les professeurs, nombreux sont ceux qui déplorent la décision de la présidence : « Ca ne va rien changer, au contraire cela va attiser les conflits », considère un enseignant d’ergologie. Néanmoins, du côté du personnel, tout le monde se prononce unanimement contre cette loi.


Nicolas Maury

Ostréiculture .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:16

Ostréiculture :

L’huître d’Arcachon doit être réhabilitée

 

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les ostréiculteurs d’Arcachon ont porté plainte contre l’Etat pour demander une indemnisation pour les préjudices subis suite à l’interdiction de commercialisation du 31 août dernier.

Samedi 11 novembre, les huîtres d’Arcachon étaient (enfin) misent hors de cause dans les deux décès survenus en septembre dernier. Le sous-préfet déclarait avoir eu confirmation par le parquet général que l’enquête était close et que les deux décès de septembre « ne sont pas liés à la consommation des huîtres ». Or, le lendemain, le ministère de l’Agriculture intervenait par communiqué pour préciser que « les conclusions officielles de l’instruction judiciaires ne sont pas encore connues » ( !). Une partie de ping-pong qui irrite à juste titre les ostréiculteurs.

A l’approche des fêtes de fin d’année, la profession estime à 30 % la baisse de ventes au détail et entre 50 et 80 % de chute dans les grandes surfaces. Sur les marchés, en revanche, les clients de la région sont restés fidèles aux huîtres arcachonnaises. Mais cela ne saura suffire, et les 350 entreprises du bassin voient arriver les fêtes de fin d’année avec appréhension. Pour beaucoup, la période représente de 30 à 40 % du chiffre d’affaires de l’année. De plus en plus ici, la profession parle « de complot », estimant totalement anormal que toute une filière soit brimée à ce point pour rien. La veille sanitaire sur le bassin d’Arcachon n’est toujours pas levée (alors qu’elle devait l’être au 31 août), faisant craindre de nouvelles interdictions.

A Paris, le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau, n’envisage pas le versement de dommages et intérêts pour les ostréiculteurs d’Arcachon. Questionné dans par le quotidien Sud-Ouest, Dominique Bussereau a indiqué clairement que « ce sont les contrôles sur les cultures marines et non pas les deux décès qui ont conduit à l’arrêt, le 31 août ». Me Pierre Blazy, l’avocat des ostréiculteurs, a indiqué que deux plaintes allaient être déposées pour le compte de la profession. La première contre X au pénal pour « rechercher les responsables de la diffusion d’une fausse information » ; la deuxième en responsabilité contre l’Etat devant le tribunal administratif pour demander « une indemnisation individuelle car manifestement il y a eu un dysfonctionnement qui a abouti à une catastrophe économique ». En attendant, beaucoup se disent solidaires des ostréiculteurs et Paysans.fr a décidé de s’engager à leurs côtés en livrant les huîtres du bassin au domicile du consommateur en froid constant, et en réhabilitant les huîtres, notamment en proposant une demi-journée en bateau avec un ostréiculteur. Au programme : ramassage d’huîtres et dégustation.

par Nadège Dubessay

Journal LA TERRE

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:51
 
 
 
 

Les sénateurs Communistes Républicains et Citoyens soutiennent la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse

Par le groupe CRC -- 13 Novembre 2007

A l’Université comme dans d’autres domaines, le gouvernent et le Président de la République recherchent l’épreuve de force.

Face au développement du mouvement des étudiants et des enseignants du supérieur exigeant l’abrogation de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU), la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a du concéder, par redéploiement de crédits, quelques mensures en faveur du logement étudiant. Ceci ne suffira pas à désamorcer la colère.

Les raisons de s’opposer à cette loi qui heurte des principes fondamentaux de l’enseignement universitaire français demeurent. Au mois d’août, lors de la discussion de ce texte en urgence, les sénateurs du groupe CRC en avaient combattu les aspects les plus négatifs. En particulier le désengagement de l’Etat et l’instauration d’une logique concurrentielle qui obligera les universités à faire la course aux financements privés, mais aussi la possible remise en cause des statuts des enseignants-chercheurs et du principe de collégialité. L’Université a pourtant besoin d’une réforme ambitieuse.

C’est la raison pour laquelle les sénateurs du groupe CRC soutiennent la mobilisation du mouvement étudiant contre la loi LRU. Lors de la discussion budgétaire qui débute, ils seront ainsi confortés pour exiger du gouvernement de donner enfin à l’université des moyens à la hauteur des besoins, que ce soit en matière de fonctionnement, de recrutement d’enseignants-chercheurs, de personnels techniques et administratifs, mais aussi de construction, de rénovation et d’équipements des universités.

Peut-on se passer de féminisme ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:08

Bulletin de novembre 2007 : Pour changer la société, peut-on se passer de féminisme ?

Par : Commission féminisme -- droits des femmes
Mis en ligne : 19 novembre

Bulletin mensuel de la commission nationale « féminisme -- droits des femmes »

À télécharger

Enfin, la politique de N.Sarkozy est contestée. En pleine semaine sociale, comment ne pas se féliciter de ces mouvements qui s’élargissent et qui attaquent les fondements de la politique de la droite. Non, N.Sarkozy n’est pas “tout puissant”. Oui, le peuple peut faire entendre une autre voix. Que ce soit sur le “traité Sarkozy” sur l’Europe ou sur le pouvoir d’achat, ou encore sur les franchises sur les soins… des femmes et des hommes commencent à élever le ton de la riposte.

La journée internationale – 25 novembre – contre les violences faites aux femmes sera certainement cette année empreinte de toutes ces luttes. L’initiative proposée par le CNDF, auquel participe le PCF, se construit, à Paris, autour d’un rassemblement à l’angle de la place Vendôme et de la rue de la Paix, samedi 24 novembre à partir de 15 heures. Trois pôles ont été choisis pour identifier ces violences : dans le monde, en France pour une loicadre et enfin pour exiger des droits pour les femmes migrantes. Être nombreuses et nombreux lors de ce rendezvous ne doit pas apparaître comme une “corvée supplémentaire” dans un agenda déjà bien serré, mais comme une impérieuse nécessité pour faire grandir l’égalité et le respect entre les femmes et les hommes partout dans le monde.

Contester la politique du gouvernement, c’est aussi réussir à donner un autre contenu à la conférence pour l’égalité prévue pour le 26 novembre. Des propositions, les féministes et les communistes en ont déjà faites. Demander l’application des lois qui existent dans ce domaine et en exiger d’autres, voilà la pression sociale que nous devons aider à développer.

Mais, pour donner force à la résistance et à la riposte, il faut ouvrir une alternative à ce capitalisme qui semble si puissant. C’est la responsabilité de la gauche et, particulièrement, du PCF. C’est le sens de notre débat : Le féminisme est-il un sujet consensuel ou un combat subversif ?, avec la volonté de donner sens à un projet de transformation sociale. Il aura lieu lundi 26 novembre à partir de 19 heures en Seine-et-Marne.

Face aux défis devant lesquels nous sommes toutes et tous quant à notre engagement communiste, nous pouvons considérer le féminisme comme un “supplément d’âme”, ou encore considérer que cela fait bien de se dire féministe aujourd’hui, mais que c’est un combat dépassé. Faut-il en rester-là ? La transformation sociale au XXIème siècle peutelle se passer du féminisme ? Débattons-en !

Cécile Jacquet


Sommaire :

Activité de la commission nationale
- Débat : Le féminisme est-il un sujet consensuel ou un combat subversif ?
Page 2
- Riposte à propos de la conférence gouvernementale sur l’égalité professionnelle homme/femme
Page 3
- Rencontre de El.Femme, préparation du congrès PGE
Page 4
- Appel contre la barbarie que les femmes de Juarez subissent
- Nouveau communiqué concernant les femmes iraniennes
Page 5

Activité unitaire
- Journée internationale contre les violences faites aux femmes
- Rassemblement samedi 24 novembre, rue de la Paix Paris
Page 6

Agenda
Page 7

L’objectif de la droite .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:57

L’objectif de la droite : Détruire le modèle social français

Mis en ligne : 19 novembre

Cette semaine sera-t-elle décisive au moins dans les transports ? Le mouvement actuel exprime avec force le sentiment que les fruits du sarkozysme n’ont pas tenu les promesses des fleurs rhétoriques.

Les sondages les plus récents, s’ils ne cessent de souligner que l’opinion en l’état actuel des choses, n’est pas acquise majoritairement aux grèves de la SNCF et à la RATP, témoignent en revanche qu’une baisse sérieuse de la cote du président et d’une déception, largement majoritaire, en matière de pouvoir d’achat, entre autres. Colère et mobilisation des magistrats, colère et mobilisation dans les universités, colère et mobilisation dans la fonction publique. La grogne, entend-on à longueur d’antenne. Il y aurait des Français génétiquement grognons.

La réalité est autre. Personne, si ce ne sont ceux qui pourraient espérer un pourrissement, n’a intérêt à la dégradation du climat social et à ce que la grève dure. Et pas plus les cheminots que les usagers dont les difficultés sont réelles et sérieuses. Mais il faut tout de même s’entendre sur les raisons du conflit. Le ministre du travail parle volontiers de pédagogie. Il n’a de cesse de témoigner, depuis la semaine passée, de sa bonne volonté. Le gouvernement, assure-t-il, a tout fait pour éviter cela, nous avons répondu favorablement à la demande de négociations tripartites et nous sommes prêts à une petite condition : la reprise du travail. Mais quel cadre pour les discussions ? Quelle volonté de négocier, vraiment et pas sur des bouts de ficelle ? Quels engagements non sur la forme mais sur le fond ?

Cela tient du Maître Pathelin. Mais puisqu’il est question de pédagogie, peut-être convient-il de replacer le conflit dans son cadre général. Depuis 1993 et la réforme Balladur, c’est la quatrième offensive de la droite contre les retraites. A chaque récidive, il s’agit d’allonger la durée de cotisation et chaque fois la droite provoque un conflit social d’envergure. Chaque fois elle met le feu aux poudres en s’en prenant aux acquis sociaux. Et ce serait au nom de l’équité, de la démographie, de l’alignement sur ce qui se fait chez nos voisins européens.

Allons donc ! Voici peu Denis Kessler, qui fut vice président du MEDEF, vendait la mèche. Il faut défaire le modèle social français né au lendemain de la guerre et le gouvernement s’y emploie, déclarait-il, en substance. Fillon en 2002 à l’Assemblée nationale avait mis en cause 1936. C’est bien cela, la rupture Sarkozy : on sert les riches et on s’en prend aux salariés.

L’équité n’est pas autre chose qu’un argument de diversion et de division. Car derrière les régimes spéciaux il y a, dès l’an prochain, l’allongement pour tous de la durée de cotisation, en attendant les années à venir. Cela, l’opinion doit le savoir. Mais l’allongement même, qu’est ce que ça veut dire quand la plupart des salariés entrent de plus en plus tard dans la vie active ? Qui arrivera à 41, 42 ans de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine ? La loi, pour tous ou presque, ce sera la décote, condamnant les plus modestes après toute une vie de travail, à une allocation de misère, dirigeant ceux qui le pourront vers les assurances privées. Ou faudra-t-il travailler jusqu’à 67, 68 ans ou plus ?

Mouvement social .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:37

Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence

Mis en ligne : 19 novembre

Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.

Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrès le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).

L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.

Parti communiste français

Paris, le 18 novembre 2007.