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23 novembre, 2007

Blocage dans les facs et sur les routes .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:35

Au côté des grévistes

Universités. Les étudiants continuent de manifester leur rejet au projet de loi Pécresse. Les lycéens pourraient leur emboîter le pas

Blocage dans les facs et sur les routes

 

Les étudiants de la faculté St Charles rejoint par ceux de Luminy et de St-Jérome et par des enseignants universitaires (venus leur apporter leur soutien) se sont rassemblés symboliquement hier après-midi au pied des escaliers de la gare St-Charles. Bloquant par alternance la circulation, ils entendaient à nouveau manifester leur opposition au projet de réforme de loi Pécresse.
Engagé depuis près de deux semaines, le mouvement qui touche les universités marseillaises est en train de se structurer.

Dans leur assemblée générale les étudiants de la faculté St-Charles qui avaient organisé hier matin un barrage filtrant aux portes de l’université, tentent de ne rien laisser au hasard. S’interrogent sur l’utilité ou pas d’un vote à bulletin secret, d’un défilé avec banderole, ils veulent à tout prix tenir des points d’information destinés à convaincre de l’utilité de leur mouvement. Dans les piquets on ne trouve pas que d’anciens anti-CPE, des étudiants non syndiqués forment le gros des troupes. « Donnez-nous les moyens de fonctionner » lâche un étudiant qui ne comprend pas que l’on paye des profs en heures supplémentaires et que l’on refuse à l’université des moyens de fonctionner. Tout est dit ou presque dans ce mouvement où les étudiants refusent d’être sacrifiés au nom d’une certaine compétitivité. « L’autonomie financière n’est qu’une autonomie de façade qui pousse les universités à recourir à des financements privés ». Pour les étudiants cela veut dire des universités à deux vitesses. Mais aussi un système éducatif mis à mal.

Rien d’étonnant alors que les étudiants de St-Charles soient allés à la rencontre des lycéens. Dans le souci d’informer sur ce qui attend la nouvelle génération, mais aussi parce qu’actuellement ceux qui ne sont pas encore étudiants voient leurs conditions d’enseignement se détériorer. Avec 11.000 profs en moins à la prochaine rentrée, les lycéens s’inquiètent de la mise en place d’établissements à deux vitesses. Dans les lycées la contestation monte d’un cran. Hier Diderot avait organisé ses premiers blocages, tandis que Perrin envisageait de tenir sa première assemblée générale. C’est donc tout le monde de l’éducation qui est en train de bouger avec comme fil conducteur : la défense du service public.

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:05
     
 
 
 
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Franchises médicales : le gouvernement refuse le débat

Par Guy Fischer -- 23 Novembre 2007

C’est sans répondre à la demande formulée par les sénateurs du groupe CRC que le Gouvernement, en la personne de Monsieur Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité a refusé l’examen d’un amendement visant à supprimer l’article 35 du PLFSS 2008 instaurant les franchises médicales.

Ce texte devait être effectivement débattu une dernière fois aujourd’hui avec l’examen des conclusions de la Commission Mixte Paritaire. Conformément à l’article 45 alinéa 3 de notre Constitution, les Députés d’une part et les Sénateurs Communistes d’autre part, ont demandé au gouvernement de les autoriser à déposer un amendement dont l’objet était la suppression des franchises médicales. Le gouvernement, considérant que les parlementaires avaient trop débattu sur ce sujet a refusé de donner suite à cette demande.

Il s’agissait pourtant pour les sénateurs du Groupe CRC d’un débat indispensable, tant les franchises médicales sont néfastes et tant les associations de malades exigent leur retrait. Ce refus est caractéristique de la conception du débat voulu par le Gouvernement et le Président de la République : limité au minimum.

Cela s’est d’ailleurs traduit au Parlement par une importante censure des amendements proposés par le Groupe CRC, sous le seul filtre de la gestion comptable caractérisée par une application stricte de l’article 40.

Cela témoigne de la volonté du gouvernement, imposer envers et contre tous les malades des franchises injustes, inefficaces véritable prélude à la privatisation de notre protection sociale.

Un débat que le gouvernement veut taire, pour minorer le fait que les malades devront débourser 850 millions d’euros, alors que la taxation des stocks-options ne devrait rapporter que 300 millions.