Rassembler la gauche

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25 novembre, 2007

NON à la constitution !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:18

 

NON à la Constitution européenne maquillée : EXIGEONS LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !

Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver les Français du droit élémentaire de décider souverainement de leur avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de référendum sur un texte qui n’était pas encore rédigé! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau rejet. Une fois suffit, considèrent ceux qui accaparent le pouvoir. Ils ont peur d’un nouveau « NON » ! !

La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains du capitalisme financier, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un « mini traité », « simplifié » en plus (le texte compte 256 pages…), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à désintéresser les citoyens et à semer la confusion : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ».

La vérité est autre. Tous les gouvernements fédéralistes et tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux « NON » français et néerlandais de 2005. De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà, demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne. Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne de contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.

Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. La voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français. La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse toute représentativité réelle des Français. Tous ensemble, exigeons un référendum !

A. DE COOMAN

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LOGEMENTS ET INEGALITES SOCIALES EN 2007 .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:58

chiracclaude.jpgLes français sont de plus en plus pessimistes sur l’évolution de la situation du logement et « les jeunes ménages sont les premiers à ressentir la pénurie », selon un sondage TNS- SOFRES, réalisé pour l’observatoire du logement du promoteur Nexity. Ils sont 27% à estimer que la situation du logement va se dégrader dans les années qui viennent. Une majorité de français (78%) « constatent la pénurie de logement », et encore plus nettement chez les personnes de vingt- cinq à trente- quatre ans, où ils sont 83% à avoir la même vision. Une forte majorité (88%) se prononcent en faveur de nouveaux programmes de construction en France.

Depuis 2002, les inégalités se creusent de nouveau : c’est l’un des enseignements, et pas le moins inquiétant, du « Portrait social, édition 2007″ publié par l’INSEE. Le mouvement de réduction des inégalités de niveau de vie et de pauvreté, régulier depuis les années soixante-dix s’éssouffle depuis 2002. Ceux qu’on appelle, pour aller vite, « les riches » sont à la fois de plus en plus riches et de plus en plus nombreux. Mais à l’opposé, le nombre de personnes qui, en France, vivent en dessous du seuil de pauvreté reste considérable: 7, 1 millions de personnes, gagnent moins de 60% du revenu médian, soit moins de 817 euros par mois. Le constat de l’INSEE n’est pas une surprise. D’autant que par ailleurs, les couches moyennes salariées sont, elles, touchées de plein fouet par la flambée de l’immobilier, qui entame largement leur pouvoir d’achat. Les premières mesures prises par Nicolas Sarkozy vont accentuer cette tendance. Le paquet fiscal a donné des avantages énormes aux familles les plus aisées via notamment le bouclier fiscal. Un terme guerrier qui, d’ailleurs montre bien la vision que les puissants ont des inégalités sociales. Il leur faut un « bouclier » pour se protéger des menaces du peuple et d’un Etat jugé un peu trop redistributeur. Le constat est d’autant plus inquiétant que les inégalités ne sont pas que financières. Il y a aussi toutes les inégalités dans le rapport au travail, à la vie, aux loisirs, à la mort, à la santé, à la famille etc … La France « modeste » fait face à un individualisme négatif. C’est à dire qu’elle perd ses lien sociaux, de voisinage, parceque l’argent manque pour aller au théâtre ou au cinéma, parceque la famille est éclatée dans tous les coins de France, phénomène accentué par le nombre de divorces. Du coup, les liens de solidarité disparaissent.

JOUEZ CARTES SUR TABLE ,Mme LA MINISTRE !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:08

 

 

 

 

Au côté des grévistes

 


 

Vendredi 23 Novembre 2007 -- 18:19

 

Alors que les étudiants et les lycéens manifestaient hier dans toute la France contre la Loi Pécresse, la ministre de l’enseignement supérieur semble en complet décalage. Dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse, les étudiants communistes lui proposent un débat public sur les enjeux de la LRU. La ministre sera-t-elle prête à jouer cartes sur table ?

Jouez cartes sur table, Madame la Ministre !

 

 

Lors d’une conférence de presse organisée ce matin les jeunes et étudiants communistes ont interpelé Valérie Pécresse sur sa volonté d’un débat transparent sur le fond de la LRU. Une interpellation matérialisée par une lettre ouverte.

Depuis plusieurs semaines, un mouvement étudiant grandit dans le pays. Ce mouvement porte la revendication d’abrogation de la loi sur les universités. Il témoigne des plus grandes inquiétudes des jeunes pour leur avenir. Mais au-delà de celles-ci, il démontre leur aspiration à vivre mieux, à pouvoir étudier dans de bonnes conditions et à réussir leur parcours scolaire. Nous partageons l’objectif de réformer l’enseignement supérieur pour que ces aspirations se réalisent. Mais nous divergeons clairement sur les transformations à opérer pour parvenir à cet objectif. L’Union des étudiants communistes est la seule organisation politique proprement étudiante et s’est positionnée pour l’abrogation de la loi. Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre analyse de la situation actuelle afin de trouver, tous ensemble, les réponses aux enjeux posés par le mouvement étudiant.

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne fait pas consensus au sein de la communauté universitaire : comment d’ailleurs une loi votée pendant l’été, sans débat dans les universités, pourrait-elle recevoir l’approbation majoritaire ? Vous n’ignorez pas que d’importants syndicats d’enseignants-chercheurs et de personnels se sont opposés dès le début à nombre de dispositions du texte. Dès l’adoption du projet de loi, des réunions de conseils d’administration ou des trois conseils ont, dans plus d’une trentaine d’universités, émis d’importantes réserves. Enfin, des assemblées générales rassemblant des milliers d’étudiants se sont, ces deux dernières semaines, prononcées dans plus de cinquante universités pour l’abrogation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Nombreuses sont les raisons qui mènent les étudiants à revendiquer cette abrogation. J’aimerai ici vous exposer en quoi les dispositions de la loi s’opposent selon nous au développement d’un enseignement supérieur public et démocratisé permettant la réussite de tous. En premier lieu, la possibilité pour les entreprises d’investir directement dans les universités tout en étant représentées au conseil d’administration constitue une subordination explicite des formations aux intérêts des entreprises. Ces dernières ne vont-elles pas obligatoirement demander un retour sur leur investissement ? Ensuite, dans tous les pays de l’Union européenne où ces investissements directs sont autorisés, ceux-ci se sont accompagnés d’un désengagement financier de l’État, poussant les universités à trouver les moyens financiers pour éviter la faillite, notamment à augmenter les frais d’inscriptions. Un tel désengagement de l’État français n’est-il pas confirmé par le dernier budget voté, premier depuis 15 ans à ne prévoir aucune création de poste ? Enfin, la réforme des instances universitaires réalisée par cette loi concentre tous les pouvoirs au sein d’un conseil d’administration restreint, en particulier dans les mains du président, et cela sans aucun contre-pouvoir effectif, notamment des étudiants, des enseignants-chercheurs et des personnels. N’y a-t-il pas ici un risque important de voir les acteurs de l’Université dessaisis des choix qui les concernent en premier lieu ?

Vous avez affirmé votre ouverture au dialogue. Je constate pourtant que vos récentes prises de positions publiques ne pourront contribuer à une issue positive du mouvement étudiant. Vous soutenez la déclaration du Premier Ministre François Fillon affirmant que ce mouvement n’a pas de sens et n’aura pas de suite. En vous positionnant ainsi, en centrant vos propos sur les modes d’actions des étudiants mobilisés plutôt que sur le fond de leurs revendications, en autorisant des fermetures administratives et en ne réagissant pas à l’intervention violente des forces de l’ordre dans certaines universités comme à Paris X -- Nanterre, vous contribuez à la cristallisation des tensions au sein des universités.

Au-delà de nos divergences politiques, je tiens à souligner l’importance d’un véritable débat dans la situation actuelle. Il est urgent de traiter des objectifs de la loi que vous défendez et de l’avenir de l’Université. Ce débat est d’autant plus important que vos rencontres avec les syndicats n’ont pas permis de trouver une issue positive et concertée. Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle, l’enseignement supérieur doit être transformé. Je vous propose que des questions cruciales soient débattues : quelles missions pour l’Université ? Quel type de financement pour sortir l’Université de son rang de parent pauvre du supérieur ? Comment assurer une meilleure reconnaissance des diplômes ? Comment améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants ? Au cœur de ces questions se pose une problématique majeure : comment permettre aujourd’hui le partage des savoirs à l’échelle nationale, européenne et mondiale ?

Déjà dans certaines universités des discussions s’organisent autour de ces questions. Parce que les étudiants communistes souhaitent traiter des enjeux qui sont au cœur du mouvement étudiant, nous vous proposons qu’un débat public soit organisé afin que chaque citoyen puisse se forger une opinion.

Igor Zamichiei Secrétaire national de l’Union des étudiants communistes

Attaque contre la C.G.T

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:34

vendredi 23 novembre 2007 (21h14) :
Le Bureau confédéral de la Cgt s’élève contre les attaques dont la Cgt et son Secrétaire général sont la cible depuis quelques jours

 

Déclaration du Bureau confédéral de la Cgt

France Soir franchit toutes les bornes, aujourd’hui, en titrant sa une « Qui veut la peau de Thibault ? ».

Le Bureau confédéral condamne vigoureusement les attaques diffamatoires visant le Secrétaire général, impliquant sa famille, véhiculant insinuations et mensonges éhontés.

Personne ne peut tolérer le développement d’un tel climat délétère qui est tout à l’opposé d’un véritable droit à l’information et qui sape les principes démocratiques eux-mêmes. Tous les citoyens sont interpellés par ces méthodes !

Ce qui est visé, c’est l’action efficace de la Cgt au service des intérêts des salariés du Privé comme du Public. C’est parce que la Cgt est fidèle à ses engagements historiques, parce qu’elle répond aux aspirations d’un nombre grandissant de salariés qu’elle est la cible d’attaques, tout comme nombre de ses militants, victimes de différentes formes de pression et de répression dans les entreprises.

Certains ne supportent pas le rôle essentiel de la Cgt dans la défense du Pouvoir d’achat et dans l’action pour gagner de nouveaux droits sociaux. C’est incontestablement parce que se jouent l’avenir des retraites et celui du droit du travail et des règles sociales que se développe une telle campagne.

La Bureau confédéral appelle toutes les militantes et tous les militants à s’opposer à cette campagne contre la Cgt et de son Secrétaire général. Il appelle les salariés à adhérer à la Cgt et à marquer ainsi leur rejet de telles pratiques.

Montreuil, le 23 novembre

L’AVEU DE SARKO !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:14

sarkozy_roi-149x160.jpgBruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Télégraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »