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29 novembre, 2007

UD et UL C.G.T de Nantes .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:43

communiqué de l’ud et de l’ul nantes sur la répression policière contre les étudiants et lycéens

UD et UL C.G.T de Nantes . dans Non classé rien

Communiqué de l’union départementale CGT 44 et de l’union locale CGT de Nantes

L’union départementale CGT 44 et l’union locale CGT de Nantes comdamne avec la plus grande fermeté, l’intervention policière et particulièrement de la brigade anti criminalité ( B.A.C.) à l’encontre des étudiants et des lycéens , le 27 novembre 2007 sur le site du Rectorat.

Le nombre de partcipants à cette manifestation et le caractère pacifique de celle-ci rend incompréhensible et innacceptable, la violence de la repression dont ils ont fait l’objet.

Selon nos informations, des jeunes ont été sérieusement blessés.

L’UD CGT 44 et l’UL CGT de Nantes alertent l’opinion sur le caractère gravissime de tels actes.

Elles apportent leur soutien a la lutte des étudiants et des lycéens sur leurs revendications. Elles exigent que le gouvernement apporte des réponses concrètes et renonce à la loi PECRESSE qui conduit à mettre l’université publique sous la main mise du patronat.

Nantes LE 28 NOVEMBRE 2007.

Word - 235.5 ko

De : CGT 44 et CGT de Nantes
jeudi 29 novembre 2007

Réforme de la Justice .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:24

Réforme de la justice : Éloigner les citoyens de leurs droits

Réforme de la Justice . dans Non classé arton2185-34e59

Mis en ligne : 29 novembre

La garde des Sceaux, Rachida dati, est-elle au choix incohérente, autoritaire, brutale ? Ou encore voyage-t-elle trop comme le suggère l’ancien président de la commission d’enquête d’Outreau ? Sacrée personnalité en tout cas car se mettre à dos en moins de six mois la quasi-totalité du monde judiciaire, ce n’est pas donné à tout le monde.

A ce degré, il y a un problème. Toute confortée qu’elle soit par l’évidente estime que lui porte le président, elle doit bien mesurer tout de même que sa réforme ne passe pas et qu’il serait étonnant qu’elle soit seule contre tous à avoir raison.

Il est vrai, de prime abord, qu’il y a incohérence. La réforme dans un premier temps va coûter très cher. Vont être fermés des tribunaux que l’on vient de rénover ou de sécuriser. Et puis on voit mal comment on rapprocherait la justice des citoyens en éloignant les tribunaux. D’autant que les tribunaux d’instance, concernés au premier chef, 176 suppressions sur 473, sont ceux où s’exerce la justice de proximité. Il n’est pas anodin d’en citer certaines compétences. Ils jugent les saisies sur salaires, les affaires de loyers impayés, ils enregistrent les déclarations de nationalité française, ils établissent les certificats de nationalité… Il faudra donc que les justiciables fassent des kilomètres pour se rendre au tribunal ou simplement voir un avocat. Ils ne trouveront aucune structure de proximité qui leur permette de comprendre comment s’applique la loi alors qu’il s’agit dans ce type d’affaires des justiciables les moins rompus aux arcanes juridiques, parfois sans moyens de transport. Même chose pour les prud’hommes quand on sait les difficultés des salariés les plus modestes à se faire entendre. Combien de tous ceux là ne répondront pas aux convocations, renonceront à se défendre ou se retrouveront comme un personnage de Kafka perdus dans des couloirs dont les portes ne s’ouvrent pas.

Il est vrai que la Garde des Sceaux est un brin autoritaire. La réforme a été décidée sans concertation. Quelques ajustements ont semblé relever de l’arbitraire le plus total. Où est la démocratie quand on déclare réformer pour le bien de tous, quand tous s’y opposent ? C’est pour rendre une meilleure justice dit dame Dati. Faut-il comprendre alors que, comme les cheminots accrochés à leurs « privilèges », les acteurs du monde judiciaire sont tellement jaloux de leurs situations acquises qu’ils préfèrent une mauvaise justice à une bonne ?

La réforme de la justice n’est pas un jouet de Rachida Dati. C’est une réforme profonde, ambitieuse et dans la logique libérale. Elle va de pair avec un président qui entend commander aux magistrats. Avec la mise en place des peines planchers et leur application mécanique. Avec le ballon d’essai de la garde des Sceaux pour la suppression des franchises pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle. Avec la dépénalisation des affaires concernant les chefs d’entreprise. Il s’agit d’une réforme éloignant les citoyens de leurs droits, d’une justice fonctionnant pour les plus modestes, comme une machine dont les rouages tournent sans état d’âme.

La réforme du contrat de travail .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:51

La réforme du contrat de travail : précarisation ou sécurisation

La réforme du contrat de travail . dans Non classé arton2188-ac82f

Mis en ligne : 29 novembre

 

Dossier : « Modernisation du marché du travail » – Economie&Politique septembre/octobre 2007

Après l’échec du contrat première embauche (CPE) et face à la mise en cause très sérieuse du contrat nouvelle embauche (CNE) (notamment au plan juridique), Nicolas Sarkozy a fait de la « modernisation du marché du travail », une « condition impérative pour atteindre le plein emploi ».

Il a défendu l’idée d’aller vers la création d’un « contrat unique » fusionnant tous les contrats existants dans le but affiché de lutter contre la segmentation du marché du travail.

 

 

Sommaire

Ce « contrat unique » devait être un contrat à durée indéterminée (CDI) assorti de droits progressifs avec l’ancienneté (c’est-à-dire en réalité très faibles au début) et de procédures de rupture très allégées. Bref, cela revenait à généraliser le principe du Contrat nouvelle embauche (CNE). N. Sarkozy reprenait ainsi une idée mise en avant par Cahuc et Kramarz en 2004 dans leur rapport intitulé : « De la précarité à la mobilité : vers une sécurité sociale professionnelle ». Ce rapport tendait à donner un contenu social-libéral au mot d’ordre de « sécurité sociale professionnelle » de la CGT dont on sait qu’il est aussi influencé par l’idée de sécurité d’emploi ou de formation née dans les rangs du PCF.

Cependant, le projet de « contrat unique » a soulevé de nombreuses protestations, largement dans les rangs syndicaux, mais aussi dans les rangs patronaux où l’on ne tient pas à voir disparaître brutalement la palette si variée des contrats précaires jusqu’au CNE.

Habilement, Sarkozy n’a pas repris cette idée le 18 septembre devant l’Association des journalistes de la formation (AJIS), mais il a, par contre, beaucoup insisté sur l’idée de « rupture négociée », chère à Laurence Parisot. Il n’a pas hésité à faire part de son accord avec le principe de réexaminer la période d’essai à propos de la réforme du contrat.

Du côté du patronat – MEDEF, CGPME, et UPA rassemblés – on se sent donc très fort pour avancer des propositions précises censées tout à la fois « répondre aux besoins des entreprises » et faciliter l’entrée dans l’emploi.

Cela recouvre trois propositions :

1) L’allongement de la période d’essai avec un « CDI aménagé » :

Actuellement le CDI est assorti d’une période d’essai de 1 à 6 mois. Le patronat propose de la porter de 3 à 6 mois. Elle serait, de plus suivie d’une « période de validation économique répondant à l’incertitude des entreprises ». Cette seconde période pourrait durer jusqu’à 18 mois, selon la CGPME, et permettrait à l’employeur de faire valoir des perspectives d’activité incertaines pour se séparer d’un salarié.

Au total, la période probatoire imposée au salarié, avant de pouvoir bénéficier du droit commun, pourrait aller jusqu’à deux ans. On sait que c’est là la caractéristique du CNE, aujourd’hui réservé aux entreprises de moins de 20 salariés et très contesté jusqu’à l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui l’a déclaré, en quelque sorte, « hors la loi » eu égard aux règles du droit international. Seule différence : pendant les deux ans de mise à l’essai du CNE, le patron peut licencier le salarié dont il veut se séparer sans avoir à invoquer de motifs.

2) La mise en place d’un CDI « conclu pour la réalisation d’un projet précis » :

Laurence Parisot dans son livre « Besoin d’air » l’avait déjà annoncé en parlant d’un « CDI de mission à rupture précausée ». Ce CDI « comporterait une clause prévoyant l’expiration du contrat lors de la survenance d’un événement précisément défini (réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu) ». Ce contrat serait donc automatiquement rompu à la fin du projet ou de la mission, sans que cette issue soit datée à l’avance, le motif étant préalablement défini dans le contrat de travail, par accord des parties.

Cette proposition vise à systématiser les dispositions aujourd’hui réservées au « contrat emploi export » prétendant « favoriser le développement des missions à l’exportation ». C’est un CDI d’au moins six mois soustrayant l’employeur aux règles du licenciement économique quand il doit licencier un de ses titulaires.

C’est le cas aussi du contrat dit « de chantier » par lequel un employeur peut engager un salarié en lui indiquant, dès l’embauche, que le louage de services est exclusivement lié à la réalisation d’un ouvrage ou de travaux précis mais dont la durée ne peut être préalablement définie avec certitude. Le licenciement du titulaire d’un tel contrat est, dans tous les cas, un « licenciement pour motif personnel, et non économique ». La proposition de généralisation d’un tel CDI permettrait une flexibilité maximum pour l’employeur et le licenciement deviendrait beaucoup plus difficilement contestable devant un juge.

3) Le MEDEF propose enfin – sans le préciser – de simplifier les clauses obligatoires à faire figurer dans les CDD, lesquelles, comme on le sait, sont soumises à une réglementation rigoureuse. Notamment, ils ne peuvent être conclus que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire et doivent comporter des mentions obligatoires spécifiques dont l’omission donne droit à la requalification en CDI.

Ces propositions du MEDEF, largement appuyées par l’Élysée, visent à placer les syndicats sur la défensive.

La CGT a dénoncé dans un communiqué daté du 5 octobre le fait que le MEDEF « ne tient aucun compte des désaccords exprimés par les organisations syndicales sur la création d’un « CDI aménagé » et d’un « CDI conclu pour un objet précis ». Elle réaffirme le principe que la norme doit être le CDI et que le CNE doit être abrogé.

Si on ne trouve aucune réaction précise de FO sur son site à propos de la question précise, la CFE-CGC, elle, condamne « les modalités de rupture du « CDI aménagé » et rappelle « sa profonde réserve à l’égard de cette proposition de modèle de contrat de travail dans la mesure où le modèle repose sur une notion qu’il est impossible de définir avec objectivité et de manière générique : l’étape de validation répondant aux incertitudes économiques de l’entreprise ». Et elle conclut sur le fait qu’il n’est pas question de « remettre en cause le pouvoir d’appréciation du juge prud’homal en plafonnant le montant des indemnités allouées ».

La CGC dans ce communiqué n’aborde pas la question de la durée de la période d’essai ou celle du contrat de projet. Enfin, si la CFDT rappelle la nécessité d’abroger le CNE, elle se dit prête à « redéfinir la période d’essai » qui, dit-elle, doit être d’une « durée maximale raisonnable », non sans avoir précisé que cette période « n’a pas vocation à gérer l’incertitude économique des entreprises ».

Mais elle ne se prononce pas de façon explicite sur la proposition du MEDEF de rajouter à la période d’essai rallongée une période de validation économique. Elle se prononce aussi pour « la rationalisation du nombre de contrats pour répondre aux besoins des entreprises » et demande qu’elle permette « de les rendre compréhensibles par les salariés ».

Le gouvernement a donc été, en quelque sorte, obligé de reculer sur l’idée de « contrat unique » défendu par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Il cherche à contourner les oppositions en avançant de nouvelles propositions de précarisation du contrat de travail au nom, prétendt- il, des impératifs de la concurrence dans une économie de moins en moins prévisible.

Cependant, avec le Medef, il se heurte à une convergence entre les syndicats pour refuser de nouvelles précarisations. Ceux-ci affirment ensemble, au contraire, l’exigence de principe de sécurisation et confirment leur attachement au CDI.

Car c’est bien, pour l’heure, le besoin de sécurisation des salariés, enfermés dans une relation si asymétrique avec les patrons « donneurs d’emploi » qui semble constituer le principal ciment de ces convergences face aux tentatives d’intégration et de division. C’est ce ciment qu’il faut absolument aider à consolider en tentant d’apporter un appui politique à cette résistance syndicale face à la ligue des intérêts patronaux et de l’État qui prétendent qu’aucune alternative à leurs propositions n’est envisageable, alors même que le statu quo n’est plus tenable. Pour aider à relever ce défi, la maquette pour une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation (Économie et Politique numéro 630 – 631) avance quatre pistes de contre-propositions :

Sommaire Première piste : convertir les contrats précaires en CDI

Le CDI est d’autant plus menacé qu’il est cerné par la multiplication de formules de plus en plus précaires. Comment se solidariser dans les luttes pour l’emploi pour faire refluer ces formules précaires ? On mesure ici l’importance particulière d’aider à une véritable mobilisation publique pour l’abrogation du CNE et du « contrat senior ». Au-delà, c’est bien l’exigence d’une transformation graduelle en CDI de tous les autres contrats de travail qui devrait être avancée en écho à la critique par Sarkozy, lui-même, de la trop grande segmentation du marché du travail.

Comment arriver à faire prendre en main l’idée de pourcentages de conversion obligatoire, selon les branches, tous les ans ou encore celle de pénalisation, par accroissement des prélèvements d’indemnisation chômage et du prélèvement formation continue pour les contrats précaires et atypiques ? Des jonctions nouvelles sont à chercher avec le mouvement syndical sur ces questions.

Lors de la réunion au cours de laquelle le patronat a présenté ses options sur le contrat de travail, les syndicats auraient proposé :
- l’abrogation du CNE (mais pas du « contrat senior »)
- l’instauration d’un bonus – malus sur les allégements de cotisations sociales consentis aux entreprises en fonction de leurs pratiques plus ou moins vertueuses en matière de la précarité.

Sommaire Deuxième piste : le CDI, lui-même, doit être renforcé

Le moment est opportun et l’espace existe pour faire grandir l’exigence d’une extension considérable des protections qui entourent le CDI, en particulier celles concernant les licenciements, et cela dès les premières années.

Dans quelle mesure la question de la période d’essai ne devrait-elle pas être traitée en relation étroite avec la nécessité d’insérer le CDI dans un processus de sécurisation comme l’avance la maquette pour une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation ?

Cela concerne plus particulièrement :
- l’affiliation automatique de chaque résident, après l’âge de fin d’obligation scolaire, à un service public et social de sécurisation de l’emploi et de la formation.
- le soutien par ce service d’un statut de sécurisation et de promotion des travailleurs.

Sommaire Troisième piste : la sous-traitance, les discriminations à l’emploi

La colère face au traitement scandaleux des salariés de la soustraitance, comme à propos du plan Power 8 avec Airbus, de la construction navale, ou encore de l’industrie automobile, comme la protestation grandissante contre les discriminations à l’emploi (de genre, de génération, d’origine ethnique ou géographique) constitueraient aussi des points d’appui pour la bataille de réforme du contrat.

Sommaire Quatrième piste : l’hypothèse de « contrats de pluri-activité »

Le contexte actuel pourrait être propice à l’avancée de l’idée d’expérimenter un nouveau contrat de pluriactivité et de sécurisation emploi-formation avec l’appel à de nouveaux types de groupements d’employeurs. De tels contrats, qui seraient maintenus avec le passage des travailleurs concernés d’une entreprise à une autre, d’une entreprise à une institution de formation continue jusqu’à un retour à un nouvel emploi, ne seraient-ils pas la bonne riposte à l’expérimentation en cours des contrats de transition professionnelle (CTP) ? Ceux-ci sont conçus pour ouvrir la voie aux principes de séparabilité avancés par le patronat, moyennant une sécurisation misérable et ne conduisant pas nécessairement à l’emploi et à l’essor des qualifications, mais ouvrent grande la voie au déclassement et à la dévalorisation salariale.

Yves Dimicoli
- Membre du Comité Exécutif National

 

Projet de fusion UNEDIC / ANPE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:37

Projet de fusion UNEDIC – ANPE : Agence pour l’Emploi ou Réservoir de chômeurs ?

Projet de fusion UNEDIC / ANPE . dans Non classé arton2187-a6ae5

Mis en ligne : 29 novembre

A plusieurs reprises, les élus du groupe communiste Rhône-Alpes ont signifié leur opposition au projet de fusion UNEDIC / ANPE annoncé pour la fin 2007. La grève nationale des agents et personnels des ASSEDIC et de l’ANPE ce mardi 27 novembre est là pour prouver que ce projet inquiète et se fait sans concertation de la part du gouvernement. Ils souhaitent aujourd’hui souligner l’impact qu’une telle fusion aurait sur les actions régionales et les dispositifs territorialisés de la Région : volet économique des CDRA et plans d’actions des Contrats Territoriaux Emploi Formation, qui eux veulent agir vraiment, au plus près des bassins d’emplois et de vie.

L’ANPE et les salariés privés d’emploi subissent depuis 20 ans les effets de réformes des conventions ANPE/ETAT/UNEDIC qui visent à détruire le Service public de l’emploi en réduisant son efficacité d’action dans le placement des salariés. Depuis 20 ans, l’ANPE s’est vue retirer ses missions premières qui consistaient à accompagner le retour à l’emploi. Elle est aujourd’hui considérée comme un guichet voué à placer une main d’œuvre bon marché, de plus en plus fréquemment sous contrats précaires et contre son gré – pour faire baisser plus vite le taux de chômage – auprès d’employeurs eux-mêmes soumis aux donneurs d’ordres, aux besoins immédiats, aux lois du marché et à une concurrence acharnée.

La fusion annoncée va entraîner la disparition de plusieurs milliers d’emplois au sein des agences ANPE, la remise en cause des garanties statutaires avec des dégradations des conditions de travail aux conséquences humaines graves pour les salariés. Inévitablement cette fusion aura un impact sur le fonctionnement des ASSEDIC et le risque d’une « rationalisation » (entendez suppression !) des effectifs est bien réel.

Les élus régionaux communistes ne peuvent que souhaiter une meilleure coordination entre l’ANPE et les ASSEDIC. Cette articulation n’a pas besoin d’une fusion. L’objectif premier de Sarkozy /Medef / Bertrand / Parisot est d’aider le patronat (qui fait déjà la loi dans l’organisme paritaire UNEDIC) à mettre la main sur le service public ANPE et par là, de mettre la main sur le « placement » des personnes en recherche d’emploi et les chômeurs.

On sait qu’à terme sera demandé aux conseillers – orienteurs – prescripteurs de proposer 2 offres d’emploi sur les seuls métiers dits « en tension », et que si vous refusez ces 2 offres qui ne tiendront compte ni de vos aspirations, ni de vos qualifications, l’ANPE ne vous suivra plus et les ASSEDIC vous radieront !

Voilà le véritable projet du patronat : disposer d’une main d’œuvre corvéable, serviable et jetable à merci !

Pour les usagers, cette fusion signifiera la mise en place de « guichets uniques », c’est-à-dire de locaux communs ANPE/ASSEDIC conditionnés à l’inscription au chômage. La fermeture des agences locales ne permettra plus de mettre à disposition de tous les citoyens, comme l’exige le principe d’égalité, un service public de l’emploi de proximité.

A cela s’ajoute le fait que les cotisations directes et indirectes des salariés gérées par l’UNEDIC sont détournées de leur destination qui consiste à assurer aux chômeurs un revenu de remplacement leur permettant de vivre dignement et leur donnant les moyens de chercher un travail – il s’avère que seulement moins de la moitié des chômeurs sont indemnisés par l’assurance chômage !!!!

Concernant l’immensité des besoins de formations professionnelles et continues, les conseillers régionaux communistes dénoncent le désengagement de l’Etat et des entreprises. En Rhône-Alpes, dans la majorité des 27 Contrats Territoriaux Emploi formation qui maillent les 8 départements, ces instances partenariales de terrain sont la plupart du temps boycottées par le patronat, les chambres consulaires, les ASSEDIC. Dans un tel contexte, les ANPE qui sont aujourd’hui des interlocuteurs importants des CTEF seront incitées à réduire leur implication aux seins de ces structures territoriales.

Il est à relever l’actuelle tendance des ASSEDIC à financer des formations sur les métiers en tension. Ces désengagements successifs aboutiraient à laisser SEULE la Région Rhône-Alpes et au delà, les 22 régions françaises, assumer les besoins de formation des publics éloignés de l’emploi ou sans diplômes dans un contexte budgétaire extrêmement difficile dû aux diminutions drastiques des dotations budgétaires de l’Etat.

Parallèlement, on peut relever l’extrême faiblesse des plans de formation au sein des entreprises, les difficultés rencontrées par les salariés pour activer le DIF (Droit Individuel à la Formation) et les montants considérables non utilisés chaque année des crédits du FONGECIF, censés financer les besoins de formation des salariés.

Les élus communistes du Conseil Régional Rhône-Alpes exigent le retrait du projet de fusion ainsi que le maintien des agences de l’ANPE dans les 8 départements. Ils rappellent que l’ANPE est un établissement public à caractère administratif, un Service public de l’emploi sans monopole, au service de tous les citoyens, qui ne peut donc pas être mis en concurrence et qu’il n’a pas pour vocation de devenir ni une entreprise privée, ni un cabinet de recrutement concurrentiel.

Assurer à chacune et chacun un bon emploi ou une bonne formation pour un meilleur emploi, avec une garantie de droits et de revenus élevés ne pourra se faire qu’en s’appuyant sur un service public national de l’emploi, de la formation dont l’ANPE, les Missions locales, les ASSEDIC, le SPE (DDEFP), l’AFPA, les GRETA, les CNAM, les CUEFA, en partenariat avec les régions qui activent des politiques économie – emploi – formation – insertion.

Jean-Michel BOCHATON

- Président du Groupe Communiste de la Région Rhône-Alpes
- Conseiller Régional de la Drôme

Réduire les inégalités selon l’ UMP .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 5:15

Réduire les inégalités selon l' UMP . dans Non classé Invisible La France n’est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros. L’Observatoire des inégalités publie les estimations de l’Assemblée nationale. 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau « bouclier fiscal ».

Réduire les inégalités selon l'UMP

 

L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé. (suite de l’article http://www.inegalites.fr/spip.php?article721&id_mot=30)

Redevance télé: guerre aux pauvres

En 2008, 850 000 personnes vont payer la redevance télé dont ils étaient exonérés, . Il s’agit de personnes âgés de plus de 65 ans et non imposables ou de personnes de plus de 60 ans avec un revenu fiscal en dessous de 9437 E.

En effet, en 2004, lorsque les pouvoirs publics ont décidé de coupler la redevance audiovisuelle avec la taxe d’habitation, afin de permettre à l’administration fiscale de faire des économies, des centaines de milliers de personnes ayant de très faibles revenus sont devenues redevables de la taxe télé alors qu’elles ne l’étaient pas avant. Alors, l’Assemblée Nationale avait maintenu cette exonération pour les années 2005, 2006 et 2007.

Récemment, les députés ont voté un amendement maintenant l’exonération de cette redevance pour les personnes handicapées (soit 28000 personnes), et donc taxé les autres, soit environ 850 000 personnes, de 116 euros dès l’automne prochain.

Il faut bien que le pouvoir trouve de l’argent pour éponger les cadeaux faits aux riches et au patronat.

PCF Cap Corse

28 novembre, 2007

Répréssion .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:10

Communiqué des parents de Pierre Douillard, lycéen blessé au visage par un flashball en manifestation devant le Rectorat de Nantes

Alors que le pronostic médical sur l’oeil de notre fils reste très réservé en cet après-midi, nous, ses parents, voulons savoir quel a été l’enchaînement des faits qui peut conduire la police à viser au visage, avec un flashball, un lycéen désarmé qui n’a même pas 17 ans, alors que son groupe de manifestants s’était retiré du Rectorat et se trouvait sur la voie publique hier soir.

Nous réclamons au Recteur d’Académie (que nous rencontrerons ce soir à 19 heures), au Préfet, au Procureur de la République, une enquête sérieuse sur les faits d’hier soir, non seulement pour Pierre, mais pour défendre l’intégrité physique et les droits de tous les jeunes lycéens et étudiants à manifester pacifiquement.

Par ailleurs, nous demandons à tous les témoins des faits de bien vouloir prendre contact avec nous.

Nous demandons aux professeurs d’accompagner les jeunes lorsqu’ils manifestent sur la voie publique, afin de ne pas les laisser démunis face à l’arbitraire.

A tous les jeunes, nous demandons ne pas céder à la provocation, car c’est justement ce que souhaite ce gouvernement. Unis dans la non-violence active, nous serons plus efficaces.

Luc Douillard, Emmanuelle Lefevre

Europe et délocalisations .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:12

Europe et délocalisations : Mandelson, mieux que Bolkestein

Europe et délocalisations . dans Non classé arton2181-bf6e4

Mis en ligne : 28 novembre

Le patronyme Mandelson va-t-il ravir la vedette à Bolkestein en matière de notoriété, sur les banderoles des manifestations notamment ?

L’actuel commissaire européen au commerce – ex notable travailliste anglais- concocte, fort discrètement, un projet qui mérite la palme d’or de la destruction d’emploi et de la démolition de l’industrie, au même titre que la directive services préparée par l’ancien commissaire était une véritable torpille contre le droit du travail.

C’est l’euro-député communiste français Francis Wurtz qui a lancé ce pavé dans la mare. C’est en octobre que le collège des commissaires a débattu de la proposition Mandelson, extrêmement lourde de conséquences. Celle-ci consisterait à exempter les entreprises européennes, qui ont délocalisé leur production dans des pays tiers à bas coût, des droits antidumping applicables aux produits exportés vers l’Union à des tarifs inférieurs à ceux normalement pratiqués en Europe. L’affaire était restée cachée avant qu’un journal de Bruxelles, Européan Voice, ne s’en fasse l’écho. Le papier indique que Mandelson a reçu le soutien de ses collègues de la Commission.

Les conditions fixées par le commissaire aux sociétés pour bénéficier des largesses promises sont extrêmement floues. Il leur serait simplement demandé de « démontrer qu’elles ont des liens forts avec l’Union européenne, à travers des ventes, des volumes de production et par d’autres critères ». Selon un document interne mentionné par ce journal, le changement de la règle est justifié par les besoins de la mondialisation. Le journal informe d’une première réaction de plusieurs Etats membres à bas salaires qui redoutent la concurrence des pays à bas coûts hors UE. Comme quoi la mise en concurrence des salariés tire toujours vers le bas. D’autres pays seraient également défavorables au projet Mandelson.

Aussi afin d’éviter d’avoir à affronter un vote à la majorité qualifiée, Mandelson envisagerait de recourir à une manoeuvre de contournement en optant pour la forme de « lignes directrices ». Décision attendue début décembre. Le député Francis Wurtz a donc vivement reproché à la Commission et à son président Barroso de n’avoir pas fait mention dans son discours de ce projet, absent de toute référence également dans la communication de la Commission sur son programme législatif pour 2008. Il s’agit pourtant « d’un projet qui renvoie à des enjeux politiques majeurs, tels que la promotion de l’emploi dans l’Union, la politique industrielle et plus généralement la conception de l’intérêt communautaire à l’heure de la mondialisation ».

La concurrence libre et non faussée reste bien la norme à la Commission européenne. Il faut cependant s’attendre à de fortes turbulences. Comme disait l’eurodéputé, « si vous avec aimé la mobilisation contre la directive Bolkestein, vous pourriez adorer la levée de boucliers contre la règlement Mandelson ! ».

Meeting de Japy sur l’Europe .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:11

Meeting de Japy sur l’Europe – Intervention de Marie-George Buffet

Meeting de Japy sur l'Europe . dans Non classé arton2180-efda9

Mis en ligne : 28 novembre

Chers amis, chers camarades, Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler d’Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution européenne commençait à prendre de l’ampleur. Nous étions déjà tous là et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la première fois nous avions senti qu’une mobilisation se levait et qu’un immense vent d’espoir était entrain de naître dans notre peuple.

Eh bien c’est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.

C’est avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum. Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique, la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable système de gouvernement.

C’est ce même mélange d’autoritarisme et de mensonge qu’ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels concernés. C’est ce même cocktail de suffisance et de fables qu’ils ont voulu nous resservir sur l’université, l’emploi dans la fonction publique et demain sur le pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, en demandant un référendum, c’est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.

La démocratie, ce n’est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.

Aussi, c’est aussi au mouvement social, aux revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire oui.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les salaires, je veux redire qu’en modulant l’assiette des cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.

Avec une telle réforme, il sera possible d’assurer une bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue, une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais bien le moment d’une nouvelle vie.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes nécessaires dans la fonction publique. Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux s’occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la justice de chaque plaignant ! En disant oui à ces revendications, je veux dire qu’avec un peu de volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d’achat. Nicolas Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il chercherait à augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. D’autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours…

Aussi, je ferais plus appel aujourd’hui à la volonté qu’à la magie ! Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total, 12 milliards d’euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le prix de l’essence. Avec un peu de volonté on peut bloquer l’augmentation des loyers.

Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l’emploi.

Et avec un peu de volonté toujours, l’Etat peut augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L’augmentation des salaires, les profits des entreprises le permettent, c’est un impératif, c’est incontournable, ce doit être tout de suite !

Et devant toutes ces attentes que le gouvernement n’entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui : exigeons un référendum !

Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.

Il faut un référendum parce que lorsqu’on se prétend démocrate, on ne décide pas de ce que sera l’avenir commun des peuples en conclave ou en congrès. A les entendre, l’urgence serait de relancer l’Europe, et pour cela d’adopter ce traité dont l’objectif serait de permettre à l’Europe de repartir.

Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements pour faciliter le fonctionnement de l’Union. Ce serait un simple règlement intérieur.

Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous nos problèmes selon les autres. En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des politiques libérales. Leur but n’est pas de débloquer l’Europe. Il n’y a donc aucune urgence à adopter ce traité qui n’est que le petit frère de la constitution européenne. La preuve, Giscard ne cesse d’en réclamer la paternité !

L’urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur Europe est en panne et pourquoi, aujourd’hui, cette grande idée ne fait plus rêver personne.

Comment cett idéal de paix entre les Nations s’est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.

Directive après directive, l’Europe s’est construite pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c’est partout en Europe, d’Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre les peuples.

L’urgence est de regarder pourquoi les peuples n’ont plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s’y décide.

Comment s’en étonner quand on compare leurs discours sur la démocratie et les droits de l’homme et la réalité d’un pouvoir renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés individuelles.

L’urgence est de regarder pourquoi la promesse d’une Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine s’est muée jusqu’à faire de l’Union le premier de la classe, un peu fayot, de l’atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.

Alors que l’Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !

Devant ce triste bilan, il ne peut être question de repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet attelage, cette Europe là, c’est bien entendu celle du traité Sarkozy !

Cette Europe-là, notre peuple n’en veut pas. Et beaucoup de peuples d’Europe n’en veulent pas.

Ils ne veulent pas de l’Europe de la concurrence libre et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l’instar de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les salaires, l’investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir. Cette Europe là, notre peuple l’a rejeté. Il l’a fait démocratiquement au terme d’un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait de même. Le non l’a emporté avec plus de 54% en France, 60% au Pays-Bas. Alors ils n’ont pas le droit de l’imposer au forceps ou de nous forcer la main avec ce traité Sarkozy. Ils n’ont pas droit d’imposer au peuple ce qu’il a lui même rejeté.

Et partout en Europe, toutes les études d’opinion le démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs gouvernements le droit de parler en leur nom.

Ils nous disent que c’est le meilleur compromis possible.

Mais un compromis où les chefs d’Etat et de gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon pour eux n’est pas un compromis. C’est une atteinte aux droits des peuples.

Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des politiques économiques et sociales de l’Union, pas le moindre bougé de ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n’est pas un compromis. C’est une impardonnable fuite en avant !

Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.

La gauche ne peut pas laisser construire l’Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.

Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons un référendum ! Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le moyen de bousculer tous ceux qui aujourd’hui font l’Europe leur chasse gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.

Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d’entraide entre les peuples, mais bien le terrain d’une concurrence sauvage tout entière au bénéfice des plus forts.

Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les jette au chômage. Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu’ils prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples n’interviendront pas directement dans les affaires européennes.

Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons l’opportunité de favoriser l’intrusion, enfin, des aspirations populaires au coeur de l’Union européenne. Nous avons l’occasion, en laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement, l’exigence d’une autre Europe. Et c’est en avançant sur l’idée qu’une Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que nous pourrons la rendre possible !

Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons un référendum accompagné, comme en 2005, d’un immense et large débat populaire ! Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays membres de l’Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance d’imposer d’autres priorités à l’Europe telle que la rêve Nicolas Sarkozy !

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe de s’engager plus pour la paix au Proche-Orient que pour le laisser-faire à l’OMC. Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de la laisser continuer à soumettre l’énergie, le ferroviaire et l’agriculture aux logiques du tout marchand.

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’harmoniser enfin les droits humains et sociaux par le haut plutôt que d’encourager toujours le moins disant social et démocratique.

Et comme nous l’avons fait en 2005, les communistes seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme en 2005, nous allons informer sur la réalité d’un traité dont les Françaises et les Français ne savent rien d’autre que les mensonges qu’en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.

Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu’ils décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de droit et de progrès social, nous démontrerons qu’avec un peu de volonté politique, l’Europe pourrait rapidement changer de visage !

L’Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la question de l’argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques, cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !

Et le rapport de force populaire pourra nous permettre de mettre l’argent au service des salaires, de la recherche, de la formation, de l’emploi, plutôt qu’au service des marchés financiers.

L’Europe pourrait mettre au coeur de son projet la coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de modernisation de l’industrie et des services, et ce notamment pour la gestion de ce qui est notre bien commun.

L’intervention populaire dans le débat pourra faire avancer notre exigence de services publics pour l’énergie, les transports, l’eau, les communications, le logement…

Seule l’intervention populaire pourra garantir leur accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution positive à la protection de l’environnement, leur caractère décisif pour assurer l’épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en Europe !

L’Europe pourrait enfin, à l’instar de la bataille engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l’Européenne la plus favorisée, s’engager vraiment dans le progrès de notre civilisation.

Il s’agirait de prendre dans le droit de chaque Etat membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés, aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à atteindre rapidement par les Etats !

Oui ce ne peut être que par l’intervention populaire que l’Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !

Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !

Et nous allons mener campagne ensemble pour l’obtenir !

En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous ensemble faire grandir l’exigence d’une autre Europe, d’une politique en France, et pour cela d’un autre ordre mondial afin, tout simplement que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être et à la réussite.

RIEN DE NOUVEAU .

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Négociations avec Valérie Pécresse : rien de nouveau

Mercredi 28 Novembre 2007 – 01:28

Pour l’Union des étudiants communistes (UEC), rien de nouveau ne ressort de la négociation du jour avec Valérie Pécresse (UMP)

Négociations avec Valérie Pécresse : rien de nouveau

 

L’augmentation de la dépense publique par étudiant avait déjà été annoncée de longue date et confirmée hier. Mais, pour Nicolas Sarkozy, les moyens devront être répartis aux résultats : mettez de l’essence dans un moteur inégalitaire et vous obtiendrez toujours plus d’inégalités !

Quant aux autres annonces – diplômes reconnus nationalement, pas sélection à l’entrée de l’université, pas d’augmentation des frais d’inscription, réussite en licence – ce ne sont que des promesses réitérées sans élément concret face à une loi qui elle est bien réelle et qui va mener à un enseignement supérieur à deux vitesses.

Pour toutes ces raisons, l’Union des étudiants communistes appelle à amplifier la mobilisation pour l’abrogation de la LRU et à participer en ce sens à la journée de manifestation du jeudi 29 novembre.

Paris, le 27 novembre 2007

Igor Zamichiei, Secrétaire national de l’UEC.

Rien de nouveau .

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