Rassembler la gauche

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1 décembre, 2007

SNCF , les syndicats mécontents .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:00

Les fédérations, qui accusent la direction de ne pas respecter ses engagements, appellent à des rassemblements le 6 décembre.

À l’issue de la première table ronde de négociation tripartite (État, direction de l’entreprise et organisations syndicales) qui s’est déroulée hier au siège de la SNCF, les fédérations de cheminots ont affiché quasi unanimement leur mécontentement. À l’exception de la FGAAC, qui a relevé « quelques petites avancées », les syndicats ont estimé, à l’instar de la CGT, que « le compte n’y est pas ». Ils reprochent à la direction de « n’avoir pas mis sur la table de mesures concrètes », en particulier en matière de revalorisation salariale. Pire, ils l’accusent d’être revenue sur des engagements pris par la présidente Anne-Marie Idrac dans son courrier adressé à l’ensemble des agents et réaffirmés lors de la première séance de négociation le 21 novembre dernier. Philippe Francin, conseiller national de la CFE-CGC, affirme ainsi que « l’engagement de déblocage de la grille salariale n’est pas respecté ».

L’attitude de la direction a provoqué la colère des organisations syndicales. Le secrétaire général de FO, Éric Falempin, a jugé « catastrophique » le bilan de cette première table ronde. « L’entreprise ne respecte pas ses engagements. C’est toute la pratique contractuelle qui est remise en cause, les cheminots vont être déçus », a-t-il insisté. La CFDT et la CFE-CGC qui avaient engagé, avant la suspension de la grève, des négociations avec la direction, ne se montrent pas plus tendres. Visiblement agacé, le secrétaire général de la CFDT, Arnaud Morvan, a fait part de sa « stupéfaction » devant « une direction qui renie ses engagements ». « Si cela continue comme ça, je me demande si ça ne va pas éclater bien avant le 20 décembre (date du préavis de grève déposé par la fédération cédétiste -- NDLR) », a-t-il prévenu. « La direction semble ignorer que la grève n’est que suspendue et qu’elle peut reprendre à tout instant », a confié André Provensal, secrétaire national de la CFE-CGC. SUD rail a exigé, pour sa part, que « la SNCF fasse rapidement de vraies propositions ». Le secrétaire fédéral de la CGT, Laurent Russeil, qui a précisé que sa fédération « allait rendre compte aux cheminots de la table ronde », a invité la direction à changer d’attitude d’ici le 4 décembre, date de la prochaine séance de négociation. En attendant, il a prévenu que « les rassemblements du 4 décembre (à l’initiative de la CGT, l’UNSA, la CFE-CGC, la CFDT, FO et la CFTC) sont plus que jamais à l’ordre du jour ».

Pierre-Henri Lab

l’ Huma du 30 / 11 / 07

NON à la criminalisation de l’action syndicale .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:47

EDF-GDF : un syndicaliste au commissariat :

La direction d’EDF-GDF vient de porter plainte contre le secrétaire général de la CGT Energie à Paris.


28 novembre 2007

Florian Alma, secrétaire du syndicat CGT mine-énergie de Paris, était ce matin convoqué au commissariat du 9ème arrondissement. La direction d’EDF-GDF vient de porter plainte contre lui pour des faits intervenus lors du mouvement social suivi par 70% des agents de l’entreprise. Elle lui reproche des dégradations liées aux coupures de gaz intervenues lors de la grève des personnels. Elle lui reproche également de s’être emparé « par la force » de véhicules appartenant à l’entreprise.

En réalité, la direction d’EDF-GDF dramatise à outrance des actions syndicales qui n’ont rien de choquant : lors de la grève, les salariés mobilisés n’ont procédé qu’à quelques coupures de gaz ciblées Place Vendôme, Avenue de l’Opéra et rue du Faubourg Saint-Honoré. Par ailleurs, ils ont utilisé un petit nombre de camionnettes de l’entreprise pour défiler lors de la manifestation des fonctionnaires mardi 20 novembre. Il s’agit d’une tradition qui a toujours existé lors des mobilisations dans l’entreprise.

Si ces accusations ne prêtaient pas à conséquence, elles seraient risibles. La direction d’EDF-GDF cherche à criminaliser l’action syndicale pour prendre sa revanche sur les salariés qui l’ont obligé à s’asseoir à la table des négociations. Au nom des communistes parisiens, je veux exprimer ma solidarité pleine et entière à Florian Alma et à l’ensemble des salariés visés par cette accusation. La direction d’EDF-GDF doit renoncer immédiatement à la plainte qu’elle vient de déposer.

Ian Brossat, porte-parole du PCF-Paris aux élections municipales

POUR UNE GESTION PUBLIQUE A 100 %

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:54

Interview de Pierre Mansat :

« Pour une gestion publique à 100 % »

une interview dans l’Humanité

Les élus communistes de Paris se battent depuis des années pour une gestion municipale de l’eau dans la capitale. Pour Pierre Mansat, adjoint au maire, l’eau doit échapper au profit.


12 novembre 2007

En 1984, les élus communistes de la capitale s’étaient déjà engagés contre la délégation au privé de la gestion de l’eau. Ils préparent dès maintenant la fin des contrats de délégation, qui arriveront à leur terme en 2009.

Faut-il remunicipaliser le service de l’eau à Paris et ailleurs ?

Pierre Mansat. Remunicipaliser n’est pas le terne qui me convient. Ça fait un quart de siècle que la distribution de l’eau à Paris est privatisée, il n’est pas question de revenir à ce qui existait auparavant. Pour aboutir de la meilleure façon à une gestion publique à 100 %, il nous faut inventer une nouvelle forme de service public qui intègre la question environnementale. C’est un défi important et complexe qui nous amène à réfléchir au contrôle social sur ce service public. Celui-ci doit poser de manière différente les questions des coûts, de l’économie de la ressource, de son état sanitaire … dans l’esprit d’une coresponsabilité. La force des grandes sociétés privées est d’avoir mutualisé l’eau en France, nous devons nous réapproprier des techniques, des méthodes, de la gestion …

Qu’est-ce qui fonde votre démarche ?

Pierre Mansat. L’eau n’appartient pas à la Ville de Paris, ni aux individus,elle appartient à une collectivité humaine et citoyenne, nationale et internationale. C’est un bien commun, vital, plutôt rare et extrêmement fragile. Il ne peut pas être géré par le privé pour dégager des profits. Il doit être géré de façon économe, respectueuse et de la manière la plus collective et démocratique possible. C’est pour ça que l’eau doit revenir dans un système totalement public.

Est-ce que la question du prix tient une place importante dans votre réflexion ?

Pierre Mansat. Oui, mais ce critère ne peut être le seul, ni même être dominant. Ainsi, même à Paris, nous avons du mal à savoir réellement la part, assez conséquente sans doute, des profits réalisés par les sociétés privées. Les mécanismes sont extrêmement pervers l’eau a augmenté ICI alors que la consommation a baissé. Il est indispensable de faire naître de la mobilisation citoyenne sur ces questions, donc d’agir sur la prise de conscience de ce que représente l’eau pour l’avenir, pour la vie en collectivité, en société. Cela étant, il y a des économies considérables à faire : il y a un système de production et de distribution qui est propre à Paris, la première couronne en a un autre … On pourrait envisager de mutualiser. Ne pas rester chacun chez soi et porter des réflexions citoyennes à cette échelle. Et, pourquoi pas, jusqu’à celle de la planète … Entretien réalisé par Dany Stive

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:21
 
 
 
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Pouvoir d’achat : le gouvernement et sa majorité UMP refusent une baisse de la TVA

Par le groupe CRC -- 28 Novembre 2007

Lors du débat budgétaire portant sur la loi de finances 2008, le groupe des Sénateurs Communistes républicains et citoyens a proposé, par voie d’amendement, une prise en compte de la préoccupation majoritaire des Françaises et des Français : le pouvoir d’achat.

Certes, le premier vecteur de l’augmentation du pouvoir d’achat c’est l’augmentation des salaires. Mais parmi les causes qui pèsent sur le pouvoir d’achat, la TVA en est une. Impôt dit neutre et invisible, mais qui figure en bas des tickets de caisse.

Alors que la majorité et le Gouvernement continuaient de voter cadeaux fiscaux pour les riches et allégement des impôts pour les plus grandes entreprises, les sénateurs et sénatrices CRC ont proposé de réduire le taux normal de la TVA en le ramenant à 17 % Cette mesure est en situation de rendre plus de 12 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux salariés, aux retraités et à leurs familles, soit moins, faut il le souligner, que les cadeaux fiscaux accordés cet été au titre du paquet fiscal par le Gouvernement Sarkozy -- Fillon !

Nous pouvons donc rendre du pouvoir d’achat, dans les limites offertes par la fiscalité, en réduisant de manière sensible le taux de la TVA. Elle répond aux attentes des Français qui, dans un sondage publié cette semaine, présentent ( à 85 % ! ) la baisse de la TVA comme un moyen de garantir le pouvoir d’achat.

Cette proposition de bon sens et d’audace, rompant avec les pratiques en vigueur depuis de trop longues années, n’a pas été acceptée par le Gouvernement. Les sénateurs et sénatrices CRC entendent cependant porter cette proposition et la faire largement partager.

La crise du subprime rattrape les Britanniques .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:54


La crise du subprime rattrape les Britanniques

De notre correspondant à Londres Rémi Godeau 30/11/2007 .

Des expropriations, suivies par des ventes bradées, pourraient déstabiliser le marché immobilier du pays.

Plus de 5,5 millions de ménages vont avoir du mal à rembourser leur crédit immobilier.

« J’ai 70 ans et je pense au suicide : je ne veux pas laisser mes enfants grevés de dettes. Si je meurs, ma famille est-elle responsable de mes dettes ? » De telles questions, Myvesta en reçoit par dizaines. « J’ai répondu à deux appels du même genre la semaine dernière », assure le président de cette association d’aide aux surendettés. Poussé en 1990 à la faillite, Steve Rhode n’ignore rien de cette détresse : « Noël est toujours une période difficile, l’achat de cadeaux précipite l’insolvabilité. Cette année s’y ajoute la crise du crédit… » Parti des États-Unis, le crédit « crunch » pourrait jeter dans l’enfer du surendettement un tiers des souscripteurs de prêt immobilier. Soit 5,5 millions de Britanniques?!

Cabinet d’étude des comportements de consommation, Mintel a fait le calcul. Sur 16,5 millions de détenteurs d’emprunts, 1,5 million fait partie de la désormais célèbre catégorie « subprime », c’est-à-dire à très haut risque pour les créanciers. Mais il s’agit de la partie émergée de l’iceberg, s’alerte Toby Clark, analyste de Mintel : « Avec des prêteurs devenant de plus en plus prudents, beaucoup d’emprunteurs se verront proposer des conditions moins avantageuses au moment de renégocier leur prêt. »

Divorcés, veufs ou travailleurs indépendants endettés à taux variables, ces victimes indirectes seront incapables d’affronter une hausse de leurs traites. Ils sont 4 millions. PriceWaterhouseCooper estime qu’un quart d’entre eux devrait payer 195 euros de plus par mois en moyenne. Quand facture énergétique, impôts locaux et frais de scolarité augmentent de conserve, ce surplus peut faire basculer un destin. Dans un premier temps, les surendettés sollicitent leurs cartes de crédit – certaines permettent de ne rembourser en fin de mois que 2 % des sommes empruntées… avec des intérêts de 15 %. Mais après??

45000 saisies

Ces derniers mois, les statistiques traduisaient pourtant une amélioration. Au troisième trimestre, le nombre de maisons saisies a diminué de 1% (à 23800). Même tassement pour les cas d’insolvabilité ou de faillites personnelles. Mais il ne s’agissait que d’un répit tant les spécialistes s’attendent au pire pour 2008. Signe avant-coureur, le site uSwitch estime que 12 % des emprunteurs ont été confrontés à au moins un défaut de paiement ces six derniers mois. Or, ce manquement suffit à classer une situation financière comme « non conventionnelle », un qualificatif synonyme de conditions de crédit plus dures.

Au quatrième trimestre 2008, le Council of Mortgage Lenders s’attend à 45 000 saisies. Ces expropriations, suivies par des ventes bradées, pourraient déstabiliser le marché immobilier. Sans parler des banques : les crédits à risque représenteraient 173 milliards d’euros, 15 milliards de plus qu’en 2006. La Banque d’Angleterre a signalé hier que, sur un an, le nombre de nouveaux crédits accordés s’était rétracté de 31%. Un recul qui, selon le gouverneur Mervyn King, laisse présager un ralentissement de la croissance.

http://www.lefigaro.fr/economie/2007/11/30/04001-20071130ARTFIG00396-la-crise-du-subprime-rattrape-les-britanniques.php

De : Rémi Godeau
samedi 1er décembre 2007