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2 décembre, 2007

Agriculteurs en difficulté .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:50

Agriculteurs en difficulté :

La préretraite agricole

 

Un nouveau régime de préretraite vient d’être mis en place pour les agriculteurs âgés de 57 à 60 ans en difficulté économique ou de santé. Voici tout ce qu’il faut savoir pour en bénéficier, les possibilités de cumul avec une activité et conserver une parcelle de subsistance.

Les bénéficiaires Les agriculteurs en difficulté économique ou ayant des problèmes de santé les empêchant de continuer à exploiter, âgés de 57 ans au moins à la date de cessation d’activité et de 60 ans au plus, peuvent demander la préretraite agricole. Outre les conditions d’âge (57 -- 60 ans), l’agriculteur(rice) intéressé(e) doit :
-  avoir exercé l’activité de chef d’exploitation à titre principal, sans interruption, pendant les dix années précédant la cessation d’activité en vue de la préretraite. Ce nombre d’années requis est réduit à 3 si le conjoint a repris l’exploitation suite au départ à la retraite du chef d’exploitation ou son décès ou encore un divorce. Mais attention, le conjoint repreneur doit avoir participé pendant au moins 10 ans aux travaux sur l’exploitation ;
-  avoir bénéficié pendant cette période de dix ans (ou 3 ans) des prestations de l’AMEXA ou des ASA (Assurances Sociales Agricoles) ou alors avoir consacré à l’activité d’exploitation agricole plus de 50% de son temps de travail et en avoir retiré plus de 50% de ses revenus ;
-  être en difficultés économiques, c’est-à-dire : cessation de paiement, structure non redressable après examen de la section « agriculteurs en difficulté » de la commission départementale d’orientation agricole, impossibilité de s’adapter aux contraintes environnementales, ou bien avoir des problèmes de santé ou un handicap reconnus par la cassie de la MSA ;
-  cesser définitivement toute activité de production agricole à des fins commerciales (voir cumul et parcelles de subsistance). ► Attention : ne sont pas pris en compte dans la durée de 10 ans, les années d’activité exercées en qualité de chef d’exploitation à titre secondaire, de salarié agricole ou de cotisant de solidarité.

La situation de l’exploitation Les conditions indiquées au chapitre précédent remplies, la préretraite ne pourra être acquise que si la superficie de l’exploitation est égale à la moitié de la SMI (surface minimum d’installation) du département, au 1er janvier de l’année du dépôt de la demande de préretraite. De plus cette superficie ou la référence de production ne doit pas avoir :
-  été réduite de plus de 15% au cours des douze derniers mois, sauf cessation totale ou partielle de la production laitière, ou inadaptation aux contraintes environnementales, ou saisie immobilière ;
-  été scindée en deux ou plusieurs fonds ;
-  changé de statut.

La destination de l’exploitation Se pose la question du devenir de l’exploitation. Voici ce qu’il convient de faire :
-  les bâtiments doivent être cédés en priorité par bail au repreneur avec les terres, sauf si le repreneur n’est pas intéressé ou que le préfet dispense le préretraité de céder ses bâtiments parce qu’ils sont attenants à son habitation ;
-  les bâtiments hors-sol doivent être cédés par bail au repreneur ou désaffectés dans les conditions définies par le préfet (voir avec la DDAF) ;
-  les terres doivent être cédées au repreneur (en aucun cas au conjoint, ni au concubin, ni au partenaire d’un PACS) à des fins agricoles (possibilité de boisement ou de couvert végétal si usage agricole impossible) ;
-  le cheptel doit être cédé avant de toucher l’allocation de préretraite. Mais il est possible de garder des animaux sur la parcelle de subsistance (voir encadré) ;
-  les DPU doivent être cédés avec l’exploitation. A propos de la cession des terres, elle peut faire l’objet d’une donation-partage, d’un bail à long terme (18 an) ou d’un bail à ferme (9 ans), d’un apport à un GFA, d’une convention de mise à disposition avec la SAFER, d’une convention pluriannuelle d’exploitation et de pâturage pour 5 ans au moins, d’une vente sous réserve de faire intervenir la SAFER (sauf procédure judiciaire ou saisie immobilière).

La qualité du repreneur L’exploitation ne peut être cédée, dans cet ordre de priorité, qu’à :
-  un agriculteur qui procède à une première installation à titre principal ou (c’est nouveau) à titre secondaire, ou encore qui se réinstalle, et s’engage à exploiter le fonds pendant au moins 5 ans ;
-  un ou plusieurs agriculteurs à titre principal ou (c’est nouveau) à titre secondaire, âgés de moins de 50 ans, qui agrandissent leur exploitation avec l’agrément du contrôle des structures et s’engagent à exploiter les terres pendant cinq ans.

Démarche et montant de l’allocation La demande de préretraite se fait sur un imprimé spécial disponible à la MSA ou à la DDAF ou à la DDEA dès l’âge de 56 ans et 9 mois et jusqu’à 60 ans. Le dispositif court dès maintenant jusqu’au 31 décembre 2012. L’allocation de préretraite se monte à 7 000 euros par an et est versé pendant 5 ans maximum. S’y ajoutent :
-  100 euros/ha arraché et cédé de cultures pérennes dans la limite de 10 hectares ;
-  140 euros/ha dans la limite de 10 hectares pour les surfaces viticoles intégrées dans un programme de restructuration foncière géré par la SAFER. A noter que la préretraite est réversible au conjoint survivant à condition qu’il soit âgé de 50 à 55 ans à la date du décès du titulaire de la préretraite et qu’il n’exerce pas une activité lui procurant un revenu supérieur au tiers du SMIC brut calculé sur la base de 455,01 heures par trimestre.

Cumul préretraite/activités Possibilité d’exercer les activités suivantes en préretraite :
-  activité salariée de faible importance, c’est-à-dire n’excédant pas la moitié du SMIC brut par trimestre calculé sur la base de 455,01 heures par trimestre ;
-  activité touristique d’hébergement (location de gîtes ruraux, chambres d’hôtes, meublés saisonniers, camping etc.) sans condition de revenu ;
-  activité de restauration (table d’hôtes, restauration à la ferme etc.) mais celle-ci ne doit pas procurer un revenu supérieur à 50% du SMIC brut calculé sur la base de 455,01 heures par trimestre ;
-  activité d’entretien et de gardiennage de propriété ou de salarié d’une société de prestations de services agricoles ou non agricoles sous réserve que cette activité ne procure pas plus de 50% du SMIC brut calculé sur la base de 455,01 heures par trimestre. Donc, il n’est pas possible de cumuler avec une activité non salariée agricole puisque la condition pour percevoir la préretraite est de cesser toute activité agricole à des fins commerciales.

Références : décret n° 2007-1516 du 22 octobre 2007 -- circulaire du ministère de l’agriculture DGFAR/SDEA/C2007-5061 du 24 octobre 2007.

La parcelle de subsistance

Le préretraité peut conserver une parcelle de subsistance de 50 ares qu’il conservera à la retraite dans ces proportions. Sur cette parcelle de subsistance, il est possible de conserver du cheptel dans la limite fixée par la DDAF et le nourrir avec. Mais il n’est pas question d’en faire un usage commercial, le préretraité s’étant en effet engagé à cesser toutes activités agricoles à des fins commerciales. Enfin, cette parcelle de subsistance ne permet pas ou plus de bénéficier de primes (DPU, droits à produire, paiements compensatoires etc.) ni d’aides à la cessation d’activité.

par Daniel Roucous -- droucous@wanadoo.fr

journal la Terre .

ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:23

Régimes spéciaux de retraite :Question au gouvernement d’André Gérin

André GERIN Député communiste et républicain Département du Rhône Groupe de la Gauche démocrate et républicaine

21 novembre 2007

Question au gouvernement mercredi 21 novembre 2007 Les grévistes ont raison de se battre pour défendre les régimes spéciaux.

Et si on parlait des régimes spéciaux de l’armée, du clergé, des députés, des sénateurs et surtout des dirigeants des grandes entreprises ? 16 grands dirigeants touchent comme régimes spéciaux de retraite chaque mois, de 40 000 euros à 175 000 euros (journal du net, rubrique économique).

Que fait-on pour ces retraites en or massif ?

Est-cela l’équité prônée par le président ?

Quand vous parlez équité, les français entendent austérité.

Oui les français sont exaspérés car vous leur volez leur pouvoir d’achat. Le niveau de vie baisse, les salaires, les pensions les retraites. Nous entrons dans une impasse.

Je propose avec les députés communistes pour les carburants, une baisse de 10 % des prix. C’est possible à l’exemple du paquet fiscal de 15 milliards en juillet.

En 2006, ce sont 19 milliards d’euros de racket fiscal par l’État.

TOTAL réalise un milliard de bénéfices mensuels. Réduisez les taxes de huit centimes, Taxez les super profits pétroliers de cinq centimes,

C’est tout de suite une baisse du prix des carburants à la pompe de 10 %.

Voilà une mesure pour relever le pouvoir d’achat qui concerne tous les français, des marins-pêcheurs, aux routiers, aux ambulanciers, aux taxis.

Il est temps de prendre des mesures contre la vie chère. Vous le savez, la crise sociale peut déboucher sur une crise politique. N’oubliez pas le résultat du référendum du 29 mai 2005. Les Français en ont marre d’être des cochons-payants.

Au côté des étudiants .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:09

Infos Istres, Fos sur Mer, SAN/Ouest Provence

Les élèves des établissements professionnels au côté des étudiants

Le lycée Latécoère à Istres est en grève, les lycéens et parents rejettent la réforme du bac pro

Les élèves des établissements professionnels au côté des étudiants

 

Les banderoles demandant l’abandon de la réforme du Bac pro ont fait leur apparition la semaine dernière dans les manifestations des étudiants ou des lycéens. Dans l’Académie Aix-Marseille, des lycées professionnels ont été bloqués ou perturbés (La Calade, Blaise Pascal, Ampère à Marseille , Eiffel à Aubagne, Latécoère à Istres etc…) Les lycéens ont l’intention de recommencer cette semaine.

Les études courtes professionnalisantes, à l’issue du collège, conduisent à préparer un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou un Brevet d’études professionnelles (BEP) dans 48 groupes de spécialités, en Production (exemple Moteurs et mécanique auto) ou en Services (exemple, Commerce, Vente). 75% (des 518000 élèves concernés) suivent cette filière dans un lycée professionnel public. Après deux ans de BEP, deux ans supplémentaires étaient possibles, conduisant au Bac pro. Xavier Darcos propose que la durée de ce cursus soit globalisée en un Bac pro de 3 ans (au lieu de quatre).

Pour Laurent Tramoni (SNES-FSU Aix-Marseille), cette réduction « sert à faire des économies de postes ». Selon Daphnée (Lycée Blaise Pascal, Marseille). « Comment peut-on penser que l’on va pouvoir assimiler le programme en trois ans ? »

Les Jeunes Communistes d’Istres soutiennent ces revendications et appellent a amplifier les luttes et les rendre convergeantes avec les étudiants pour exiger la fin de la casse de l’Education Nationale.

De quoi s’agit-il ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:39

De quoi s’agit-il ?
Deux jeunes de banlieue qui fuient devant un véhicule de police !
Est ce qu’on peut rapprocher ce fait d’un autre concernant un jeune ?
PARIS (Reuters) -- Jean Sarkozy, fils du président de la République, est poursuivi en correctionnelle par un homme qui l’accuse d’avoir pris la fuite après avoir endommagé sa voiture lors d’un accident en octobre 2005 et de lui avoir adressé « un geste offensant », confirme-t-on de source judiciaire.
Que ce serait-il dit et passé si une voiture de police avait par malchance eu un accident avec le fuyard ?
Y a t-il dans ce pays, une police à géométrie variable ? On sait que la jeunesse est la période des « conneries », qu’elles sont bien souvent formatrices et que c’est la responsabilité des adultes que l’intégrité physique des jeunes ne soit pas menacée.
Pourquoi des mini-motos interdites sur la voie publique sont en vente ?
Pourquoi des voitures roulant à 200 km/h sont en vente aujourd’hui ?
Pourquoi des boissons alcoolisées sont en vente en grandes et petites surfaces, du coup sont accessibles aux jeunes ?
Les problèmes ne sont-ils pas plus faciles à résoudre à la source ? On jurerait que dans cette société, on peut tout acheter (ultra libéralisme), mais on a pas le droit de s’en servir, où est la logique là dedans !
Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l’ont déjà fait !
Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/index.php//
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d’idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! A couver l’eau bouillante ça explose !
philippe tixier

MOBILISER L’ELECTORAT DE GAUCHE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:06

lognoncabanne-400x292.jpgCantonale partielle : L’Allier bascule à gauche, l’élection du communiste Alain Lognon au Conseil Général inverse la majorité départementale en faveur de la gauche. Le communiste Alain Lognon l’a emporté à Chevagnes, confirmant sa progression spectaculaire du premier tour en arrachant à la droite ce canton où elle était ancrée de longue date. 60,60% sur le canton, 78% sur la commune de Beaulon dont il est maire, le score est sans appel. Sa progression tient essentiellement à vingt ans de travail sur le terrain, du travail de proximité et des rapports de franchise avec les électeurs. Alain Lognon pense aussi que « des électeurs socialistes désapprouvent l’orientation du PS »

L’élection d’Alain Lognon fait donc basculer à gauche l’assemblée départementale avec 17 conseillers de droite et 18 de gauche (9 communistes, 6 socialistes et 3 radicaux de gauche) Depuis septembre, d’autres élections cantonales partielles avaient vu une progression importante de candidats communistes. A Yseure, dans l’Allier également, le candidat communiste, est passé au premier tour de 13,41% en 2004 à 28,29%. En Meurthe et Moselle, à Tomblaire, le candidat communiste gaganait près de 9% des voix sur 2004, passant de 8% à 17%. En Haute- Saône, à Héricourt, il passait de 7% à 27%. Dans tous ces endroits, il s’agit d’élections où les situations locales prévalent, où les candidats communistes sont reconnus dans la population. Et des élections où compte tenu du nombre important d’abstentionistes, tirer des enseignements plus généraux serait une imprudence. Travail de proximité -- Orientation actuelle du PS -- Reconnu dans la population.

Droits de l’ Homme ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:18

La patrie des Droits de l’Homme, selon Sarkozy et Hortefeux !

Les inexpulsables seront-ils expulsées ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:14

 

 

Brice Hortefeux a évoqué sa volonté de renvoyer dans leur pays d’origine les déboutés du droit d’asile. RESF dénonce une xénophobie.,

C’était la fin de l’émission Capital, dimanche sur M6. Le journaliste, Guy Lapache, insistait pour avoir une réponse à une question simple: y aura t’il toujours des sans-papiers sur le territoire français? Réponse de Brice Hortefeux: «Si vous rêvez d’une société idéale dans la­quelle il n’y aurait que des ci­toyens honnêtes, propres et, s’agissant des immigrés, que ce soit exclusivement des im­migrés légaux avec des papiers…La vérité. c’est que c’est un combat permanent. Mais c’est un des défis de notre société.»

 

Nouvelle question:«Ceux qui ne repartiront jamais, on fait quoi pour eux?» ! Réponse: «Mais d’abord, qui vous dit qu’ils ne repartiront jamais [...] ? On arrivera à ce qu’ils repartent. La politique que l’on mène, c’est cela.»

À RESF, à entendre parler de citoyens « honnêtes, propres» opposés aux immigrés illégaux, le sang des mili­tants n’a fait qu’un tour. Bri­gitte Wiesel a rapproché la for­mule de celle de Chirac sur « l’odeur», dénonçant une xénophobie qui s’affiche avec de moins en moins de retenue.

Mais la guerre que déclare le ministre aux personnes non-expulsables, celles qui n’ont pas obtenu le droit d’asile mais que la situation de leur pays d’origine ne permet pas de ren­voyer, les apatrides, les parents d’enfant français (sous cer­taines conditions), est un fait nouveau.

Qu’il va falloir intégrer à la politique européenne sur l’immigration que la France va se faire un honneur de défendre lors de sa présidence, l’an prochain.

Depuis son fait d’arme télévisé, le ministre français est parti au Mali, hier, au Bénin, aujourd’hui. Il va, sous cou­vert du codéveloppement, s’occuper de sa préoccupation majeure: juguler les flux migratoires et impliquer les gou­vernements dans sa politique répressive.

L’ Association ma­lienne des expulsés s’inquiète: son pays va-t-il signer un accord de « réadmission » jusque-là refusé?

Une mani­festation avait lieu, hier après-­midi, au marché de Bamako.

Un moratoire pour les hôpitaux !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:00

Exigence d’un moratoire pour les hôpitaux de proximité

Santé . Reprenant la revendication des comités de défense de ces structures, 80 parlementaires demandent à Mme Bachelot de stopper les fermetures de services.

S’ils ne sont pas au bout de leurs peines, les défenseurs des hôpitaux de proximité ne cachent pas leur satisfaction : après des années de résistance, menée essentiellement à l’échelon local, dans l’ignorance et le mépris du pouvoir politique, leur combat est en passe de devenir cause nationale. En a témoigné l’événement organisé mardi à l’Assemblée nationale : sur l’invitation du député (PS) Christian Paul, une table ronde a réuni des parlementaires de l’opposition et de la majorité, des militants des comités de défense, des professionnels de santé et des experts. Thème des échanges : comment endiguer les « déserts médicaux » dans l’Hexagone. Et, premier résultat : dans une lettre à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, 80 députés et sénateurs demandent un moratoire sur la fermeture de services hospitaliers. Une mesure réclamée de longue date par la Coordination nationale des comités de défense de ces structures, aujourd’hui plus justifiée que jamais. Alors que, selon un décompte officiel, 78 services de chirurgie et maternités ont mis la clé sous la porte entre 1997 et 2004, le mouvement s’accélère. À Saint-Affrique (Aveyron), Lannemezan (Hautes-Pyrénées), Ivry (Val-de-Marne), Clamecy (Nièvre), entre autres, des établissements sont confrontés à des décisions dramatiques, semant à cha- que fois colère et révolte. Décisions prises toujours dans « l’opacité et la brutalité », souligne Christian Paul, « au mépris des besoins réels, des réalités géographiques », renchérit Michel Antony, président de la Coordination, évoquant la véritable « souffrance » engendrée dans les populations touchées. Car il ne s’agit pas seulement, dans cette affaire, de santé, mais aussi d’aménagement du territoire, d’égalité (dans l’accès aux soins partout). Avec ces fermetures, « on est dans une rupture sociale, au détriment des plus défavorisés ».

intransigeance

du gouvernement

Cette table ronde a permis aux militants de la santé de proximité de faire un sort aux caricatures dont leur action fait souvent l’objet. S’ils récusent une « pensée unique hospitalière » ne jurant que par « l’hyperconcentration des moyens », ils ne plaident pas pour autant pour le statu quo. Plusieurs témoignages ont mis en exergue les efforts, la créativité déployés dans les mobilisations locales, afin de préserver des structures, dans un contexte de pénurie de toubibs. Dans le Haut-Nivernais et à Valréas (Vaucluse), par exemple, la mise en place de réseaux sur la natalité associant équipes de la maternité, PMI, médecins généralistes libé-

raux a permis de sécuriser des établissements. Des services de chirurgie de « petits » hôpitaux peuvent être préservés grâce à des accords de coopération avec de « gros » CHU. C’est ce que, à Saint-Affrique et à Pertuis (Vaucluse), élus locaux, usagers, professionnels de santé avaient réussi à démontrer. Avant de se heurter à l’intransigeance du gouvernement et de ses bras exécuteurs, les agences régionales d’hospitalisation, qui ont rejeté leur projet. Les meilleures des volontés sont en réalité ruinées par un budget de la santé trop étriqué et, maintenant, par la réforme de la tarification des hôpitaux (T2A), qui, en donnant une prime au volume d’activité, pénalise tout spécialement les petites structures.

Ces raisons de fond de la crise de l’offre de soins sont encore souvent maquillées par un discours invoquant les évolutions techniques pour condamner les hôpitaux de proximité. Un représentant du Conseil national de la chirurgie (CNC, à l’origine d’un rapport, en 2005, prônant la fermeture de quelque 200 blocs chirurgicaux) a ainsi mis en avant la spécialisation accrue de la discipline, le besoin de plateaux techniques « très lourds »… Mais plusieurs intervenants ont affirmé, à l’inverse, expérience à l’appui, qu’il n’est « pas besoin d’un plateau technique développé pour faire de la chirurgie spécialisée ». Et que, moyennant une coopération avec d’autres structures, des établissements peuvent maintenir l’essentiel de leur activité de chirurgie courante. La sécurité serait-elle moins bien assurée dans ces hôpitaux ? Relayant cet argument souvent propagé, le délégué du CNC s’est largement discrédité en reprenant l’accusation, lancée cet été, selon laquelle à Saint-Affrique, on enregistrerait « 50 % de mortalité dans la chirurgie du côlon ». Une pure calomnie, démontée, depuis, par les défenseurs de l’hôpital aveyronnais, qui, selon les mots du maire de Saint-Affrique, Alain Fauconnier, illustre les « mé- tho- des de voyous » des adversaires de la santé de proximité. En vérité, et les témoignages en ce sens ne manquent pas, les fermetures de services ont souvent pour effet d’augmenter les risques pour les patients éloignés des centres de soins. « La santé est affaire trop sérieuse pour être confiée aux seuls experts », commentait Michel Antony. Pour la Coordination des comités de défense, la « reconstruction » du système de soins appelle une véritable « démocratie sanitaire », donnant voix au chapitre aux élus, aux per- sonnels, aux usagers et aux experts. Les « états généraux de l’of- fre de soins », annoncés par Mme Ba- chelot pour début 2008, passeront-ils aux travaux pratiques ?

Yves Housson

l’ Huma du 30 / 11 / 07

Alcan et Rio Tinto ont ( dynamité ) l’ex-Pechiney .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:25


Métallurgie . Réactions et analyse du délégué syndical CGT après la cession annoncée par Rio Tinto des branches « produits usinés » et « emballages ».

Correspondant régional.

Au lendemain de l’annonce par le groupe minier anglo-australien Rio Tinto de la cession de plus des deux tiers du potentiel humain et productif de l’ancien groupe Pechiney, fleuron de l’aluminium (lire l’Humanité du 28 novembre), s’est tenue toute la journée de mardi une réunion du comité de groupe européen. Les dirigeants de Rio Tinto et d’Alcan ont répondu négativement aux demandes de garanties sur l’avenir des usines et de l’emploi. Trente sites sur 39 répartis sur seize régions françaises, ainsi que 11 000 em- -plois sont concernés. Ques- tions au délégué syndical central CGT, Claude Verdier.

Vous dénoncez très sévèrement ce que vous qualifiez de véritable dépeçage de votre entreprise. Qu’en est-il ?

Claude Verdier. Les dégâts sont considérables au regard de la cohérence que portait l’ancien groupe Pechiney. Avant d’être successivement vendu, il regroupait toute la filière aluminium : de la production d’alumine à celle de l’aluminium, à la transformation et l’emballage. L’annonce de la vente de la branche des « produits usinés » fait suite à celle annoncée pour 2008 des « emballages ». En l’espace de trois mois, les deux tiers des activités européennes du groupe sont mises à la vente. En quatre ans, depuis l’achat par le groupe Alcan puis en octobre par Rio Tinto, l’ancien groupe Pechiney a été véritablement dynamité. Alcan et Rio Tinto ont fait exploser notre groupe après avoir pillé ce qui les intéressait : les technologies de l’aluminium, les brevets… Tout cela avec l’assentiment des autorités de Bruxelles et de Paris. Pour simplifier, j’explique qu’ils se sont procurés de par le monde les meilleurs outils, les bonnes pièces, ils sont allés chercher du minerai et de l’énergie dans des pays à moindre coût, pour vendre ensuite les produits d’aluminium aux cours mondial maximum fixé par la Bourse. Ils visent à seulement réaliser les plus gros profits, tout en dégradant, depuis le rachat par Alcan, les conditions de travail et en fragilisant l’emploi.

Qu’en est-il des garanties que vous demandiez sur la pérennité des sites et de l’emploi ?

Claude Verdier. Lors de cette réunion du comité européen, ils nous ont affirmé qu’ils ne garantissaient rien dans ce sens. Ou alors, ont-ils répondu, « la seule garantie, c’est la compétitivité du groupe ». Ils nous ont également indiqué qu’Alcan avait autorisé en octobre le gouvernement français à communiquer sur les « engagements » reçus par lui lors de la cession.

Comment réagissez-vous aux propos de la ministre de l’Économie et des Finances affirmant suivre le dossier avec « une extrême vigilance » ?

Claude Verdier. Cela prê- terait à sourire s’il ne s’agissait pas de sujets aussi graves. La réponse de la ministre est d’autant plus surprenante que, jusqu’à maintenant, le ministère a refusé de nous informer sur ces « engagements » d’Alcan et sur les conditions de la cession. Nous allons reposer la question et exiger une réponse le 7 décembre prochain lors d’une entrevue au ministère.

Entretien réalisé par Alain Raynal

l’ Huma du 30 / 11 / 07