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6 décembre, 2007

Les nouveaux vandales du 8 ème arrondissement ( PARIS )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:23


Les nouveaux vandales du 8ème arrondissement Les quartiers les plus huppés de Paris seraient-ils menacés par une criminalité rampante? Oui, si l’on en croit un récent article du « Figaro », qui évoque le risque d’une « pigallisation » du 8ème arrondissement.

Les incivilités commises par les habitants de ce lieu aisé sont en tout cas préoccupantes. Ainsi ai-je assisté avec effarement au massacre, dimanche, d’une petite voiture qui bloquait l’entrée du parking d’un immeuble très chic de la rue Daru.

Non seulement les quatre pneus de la petite Peugeot ont été dégonflés, mais un voisin énervé s’est acharné sur la carrosserie, zébrant le capot à coup de clés. La police a fini par évacuer le véhicule.

Il y a quelques mois, au même endroit, une habitante avait qualifié un livreur mal garé de « sale nègre ». Tout près de là, j’ai assisté à la poursuite d’un ivrogne qui avait vomi sur un pas de porte par un habitant armé d’une batte de base-ball. C’est chaud, le 8ème arrondissement.

blog paris, sylvain besson, le temps quot suisse

De : marie75
jeudi 6 décembre 2007

Un commentaire

STOP AUX COUPURES !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:51

Après Coudekerque-Branche, Stop aux coupures d’eau, de gaz et d’électricité à Wasquehal

Sur proposition et argumentaire du Conseiller Municipal Communiste d’opposition, Francis Provost, le Maire de Wasquehal a pris un arrêté interdisant les coupures d’eau, de gaz et d’électricité sur le territoire de la commune pour les personnes en difficultés sociales.


3 décembre 2007

Intervention faite par Francis Provost lors du Conseil Municipal du 28 novembre 2007 :

Proposition de prise d’un arrêté par M. le Maire interdisant les coupures d’eau, de gaz et d’électricité pour les familles en difficulté économique et sociale sur le territoire de la commune de Wasquehal.

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les Adjoints et Conseillers Municipaux, je ne vais pas redévelopper tout l’argumentaire que j’ai fait parvenir à tous les membres du Conseil Municipal, je ne reprendrais que quelques éléments clés de ma proposition.

La pauvreté se développe dans notre Pays, dans notre Région et aussi bien évidemment dans notre agglomération. Notre commune est touchée aussi par ce fléau qui est généré par :

-  Des salaires faibles,

-  Des emplois instables,

-  Une précarité en augmentation importante,

-  Une hausse forte des dépenses incompressibles des ménages telles que l’alimentaire, les transports, la protection sociale, les loyers et bien sûr l’eau et l’énergie.

Sans vouloir déclencher une polémique stérile, le constat est bien là :

« Nous vivons dans une société à deux vitesses et ceux qui restent sur le bord de la route entrent très vite dans l’engrenage de la misère qui broie les familles de façon, bien souvent irrémédiable. »

Les coupures de fourniture d’éléments vitaux pour la vie : l’eau, le gaz et l’électricité, sont les signes qui annoncent la chute vertigineuse et la désocialisation de certaines familles fragilisées.

Bien sûr, les Pouvoirs Publics se sont penchés sur ces questions, des lois, des dispositions ont été prises pour freiner les dégradations de situation. Mais dans le concret, sans mettre en cause qui que ce soit, des familles sont privées de l’usage indispensable de ces produits de base.

Les services sociaux font leur travail, ils le font bien, en grande responsabilité, mais ils ne disposent que de moyens très limités pour la prise en compte des cas, renseignements, aiguillage, sollicitation de services compétents. Mais, avec tout le professionnalisme et la bonne volonté qui sont les leurs, ils ne peuvent éviter que certaines familles chutent.

Certains, après s’être apitoyé quelques instants sur ces situations difficiles, considèrent que c’est dommage mais que ce n’est pas à EDF, GDF ou la société des eaux à en supporter les conséquences financières. Nous avons, d’ailleurs, pu lire dans la presse locale un article conséquent, très intéressant sur cette question et un gros titre : « EDF : On ne peut pas se substituer aux services sociaux ! ».

Dans l’exercice des missions de service public, chacun à une responsabilité à assumer, EDF, GDF et les sociétés de distribution de l’eau aussi. Au lieu de faire jouer la solidarité nationale, les problèmes sont renvoyés sur les populations locales. La mission de service public ne peut se traduire par la gestion des clients « bon payeur » par les entreprises travaillant d’abord pour leurs actionnaires, et la gestion des problèmes par les collectivités locales.

Face à cette gangrène, j’ai donc saisi Monsieur le Maire sur cette question et j’ai proposé, comme cela a été fait dans certaines communes, de prendre des dispositions locales interdisant de priver des familles en difficulté de l’usage des produits élémentaires que sont l’eau, le gaz et l’électricité.

Je ne suis pas naïf. Je sais très bien que de la prise de décision de cette nature à sa mise en œuvre, le chemin est long et parsemé d’embûches.

Mais si nous pouvons, dans notre Commune, contribuer à sensibiliser les Populations en général et les décideurs politiques sur cette question vitale, nous aurons fait avancer le dossier et la lutte contre la misère. Alors, comme le stipulait l’affiche d’Emmaûs : « Déclarons la guerre à la misère » en prenant, en toute responsabilité collective, les décisions qui s’imposent aujourd’hui.

Merci pour votre écoute et votre attention.

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La Cour des comptes veut un contrôle des fonds publics .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:19

La France n’est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Dans un rapport publié la semaine dernière, l’institution présidée par Philippe Séguin (qui n’est pas de gauche) pointe les dérives d’un système qui sert aussi à faire tourner les chambres consulaires, tenues par le patronat

La Cour des comptes veut un contrôle des fonds publics

 

Dans un rapport rendu public le 28 novembre dernier, à Poitiers (Vienne), la Cour des comptes s’en prend vigoureusement à l’opacité et à l’inefficacité des aides publiques versées par les collectivités territoriales au titre du « développement économique », aux entreprises mais aussi aux chambres consulaires (chambres du commerce et de l’industrie, chambres des métiers, sur lesquelles les chefs d’entreprise ont la mainmise), à des associations émanant d’organisations professionnelles, ou encore à des fonds de capital- investissement. Selon ce document, établi avec le concours des chambres régionales des comptes, ces subventions atteignent le montant de 6 milliards d’euros par an ; en bout de course, ce chiffre, déjà considérable, est même porté par la Cour des comptes à 8 milliards d’euros par an, après avoir intégré les « coûts de gestion et de structure » qui représentent, selon elle, le tiers des aides effectivement versées… Or, pour les auteurs du rapport, « le bilan de l’action économique des collectivités territoriales est dans l’ensemble bien décevant au regard de l’ampleur des moyens financiers mis en oeuvre ». L’institution préconise « la redéfinition profonde d’une compétence frappée d’inefficacité et de réelle obsolescence ».

« Dispositifs éclatés », « pratiques peu respectueuses des règles nationales et européennes », « coordination insuffisante des dispositifs d’aide », « faible corrélation entre les aides versées et le développement économique des territoires », etc. Le sommaire du rapport sonne comme un réquisitoire. Premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin en justifie le caractère « volontairement anonyme » car, dit-il, « le but n’est pas de pointer telle ou telle collectivité mais de demander aux législateurs, au gouvernement, de changer le système ». Dans son détail, le texte est très explicite sur les mécanismes en place. Par exemple, quand la Cour des comptes pointe des « aides en faveur de l’exportation qui ont été autant destinées aux entreprises porteuses de projet qu’aux chambres consulaires pour leur frais de gestion ». Ou encore, dans un domaine plus éloigné de l’industrie, quand elle observe que « l’analyse des aides à la sécheresse versées par une région à vocation agricole révélait que chaque aide attribuée donnait lieu à paiement à la chambre d’agriculture de 70 euros d’expertise et de 6,70 euros par dossier instruit, pour une aide qui était en moyenne de 300 euros mais qui, dans certains cas, n’atteignait que 17 euros ».

Dans son rapport, la Cour des comptes fustige, au-delà de l’inefficacité économique globale, « une évaluation et un suivi insuffisants des aides ». Les auteurs du document regrettent que, « ni quantifiés ni planifiés dans le temps », les objectifs fixés à chacune des actions économiques à conduire apparaissent « peu précis, voire inexistants ». « Quelle que soit l’importance des moyens disponibles et bien que les fonds publics investis soient substantiels, les collectivités territoriales prennent rarement la peine de procéder à des études d’impact ou d’efficacité des aides allouées, déplore la Cour des comptes. Si ces insuffisances paraissent compréhensibles quand elles mettent en jeu des collectivités de petite taille, une telle faiblesse semble plus étonnante pour les collectivités de plus grande importance. Il arrive qu’un département ou une région ne soit pas en mesure, malgré les moyens dont il ou elle dispose, de s’assurer du nombre d’emplois créés, alors que ce critère a conditionné l’octroi de l’aide considérée. » Le rapport dénonce vertement les carences du système de contrôle des aides publiques : « Le plus souvent, le contrôle des services spécialisés se limite à une simple vérification formelle des conditions réglementaires et ne va que très rarement jusqu’à la vérification des conditions économiques de l’aide. »

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Préavis de grève C.G.T-RATP pour mercredi 12 décembre 2007

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:03

Insatisfaite de l’avancée des négociations sur le régime spécial de retraite, elle appelle à la grève au lendemain de la dernière séance de discussions.

Cette réunion avec la direction et les représentants de l’Etat « pourrait permettre que l’appel à la grève soit suspendu », précise la CGT.

« Les négociations avancent, le compte n’y est toujours pas, agissons ! ». La CGT-RATP, insatisfaite de l’avancée des négociations sur le régime spécial de retraite des agents, a annoncé jeudi déposer un préavis de grève pour le mercredi 12 décembre, lendemain de la dernière séance de discussions prévue avec la direction et des représentants de l’Etat. Le premier syndicat de la Régie dit « rester disponible pour oeuvrer encore à l’unité » avec les autres syndicats, à qui il propose aussi cette date de mobilisation.

« Nous avons pris nos responsabilités et sommes entrés dans les négociations. Mais les salariés sont mécontents du niveau de réponse de la direction et de l’Etat », a expliqué la CGT-RATP. Le syndicat espère encore des avancées mardi 11 décembre, date d’une réunion de négociations présentée comme conclusive, ce qui « pourrait permettre que l’appel à la grève soit suspendu ».

Mercredi, une troisième et avant-dernière réunion de négociations depuis la grève avait permis « quelques avancées, bien qu’insuffisantes » sur les mesures salariales, de grille et de carrière, selon la CGT. Mais l’Unsa, 2e force syndicale, avait quitté les discussions, insatisfaite du calendrier de mise en oeuvre de la réforme. La RATP a connu en novembre 10 jours de grève contre la réforme des régimes spéciaux, soit le plus long mouvement depuis 1995 dans l’entreprise de transports d’Ile-de-France.

Une autre grève, chez Air France cette fois, est prévue le 20 décembre. Elle concerne Orly, Roissy et des aéroports de province.

http://tf1.lci.fr/infos/economie/so…

De : Paris
jeudi 6 décembre 2007

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Le patronat vanpirise l’argent public .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:53

Révélations . Représentativité quasi nulle, utilisation détournée de fonds publics, inefficacité économique… Une cadre raconte son travail au quotidien dans une fédération patronale.

« Caisse noire » de l’UIMM abondée à l’origine pour casser les grèves et désormais utilisée en bonne partie, semble-t-il, pour arrondir les fins de mois de ses dirigeants et de leurs amis, détournement des moyens de la médecine du travail ou encore de la formation professionnelle au bénéfice des certaines instances patronales…

Englués dans les révélations sur leurs petits arrangements entre amis, le MEDEF, ses fédérations professionnelles et leurs organisations territoriales connaissent une saison difficile… Malgré la lenteur de l’institution judiciaire qui a paru hésiter, deux mois durant, avant d’ouvrir hier, enfin, une information judiciaire sur les retraits suspects à l’UIMM. Et en dépit de la « bonne volonté » bienséante de nombreux médias alléchés, au début, à l’idée de pister les « syndicalistes corrompus » par les fonds secrets du patronat, mais un brin dépités après avoir fait chou blanc…

Après la publication, la semaine dernière, d’un très sévère rapport de la Cour des comptes fustigeant l’inefficacité et l’absence de contrôle des aides des collectivités territoriales versées aux entreprises et aux chambres de commerce (lire page 4), l’Humanité livre aujourd’hui une nouvelle pièce accablante au débat public : comment, dans le patronat, les hérauts du libéralisme le plus échevelé utilisent-ils, sous couvert de « développement économique », des fonds publics pour financer leur fonctionnement et nourrir en fait leurs nébuleuses d’organisations. Dans un monde où la loi du silence règne plus que jamais, nous avons recueilli un témoignage qui vient de l’intérieur. Une ex-cadre d’une fédération professionnelle raconte quelques années de travail dans les méandres du patronat : indifférence face à l’absence totale de représentativité, utilisation abusive de fonds publics, déficit absolu de contrôle démocratique, inefficacité économique, etc. « On m’a laissé courir dans le seul but d’obtenir non pas des résultats, mais des subventions », constate-t-elle. Révélations sur un système opaque, mais au fonctionnement si ordinaire.

T. L.

Quand elle découvre, lors d’un énième entretien d’embauche, que son interlocuteur, « vêtu comme une gravure de mode, soixantaine élégante, manières courtoises » et jusque-là protégé par le flou artistique des annonces, représente en fait une fédération patronale, la jeune sociologue, multidiplômée mais au chômage, tombe de sa chaise : non, tout mais pas ça, jamais elle ne travaillera pour les fumeurs de cigares au volant des grosses cylindrées, debout les damnés de la Terre… Elle reste quand même, provoque un brin et prend le parti d’en rire. Au bout du compte, malgré ses piques, même réitérées au deuxième entretien, et « pour je ne sais quelles obscures raisons », insiste-t-elle, elle sera embauchée. À l’automne 1996, Héloïse (1) devient déléguée régionale d’une fédération patronale représentant une cinquantaine de syndicats professionnels et qui compte dans l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), au Groupe des fédérations industrielles (GFI) et au MEDEF.

Bien sûr, elle a du mal, au début : à l’occasion d’une réunion de l’Association des moyennes entreprises patrimoniales (ASMEP), fondée et présidée par Yvon Gattaz, l’exaltation frénétique des vertus, par exemple, du « licencier sans entrave » la révolte… Mais petit à petit elle apprend à construire, comme elle dit, l’équation « moi + représentants patronaux = nous », avec la conviction sincère de la nécessité d’une « alliance des producteurs, incluant les forces vives du salariat et du patronat en vue d’une modernisation démocratique de l’économie et de la société française ».

les PME intéressent peu les organisations patronales

Dans la grande région dont elle a la charge, Héloïse est censée représenter la fédération, les syndicats adhérents et les chefs d’entreprises auprès des collectivités territoriales, notamment afin d’obtenir des subventions publiques pour financer des actions de développement économique. Dans un premier temps, après avoir constaté que 6 % seulement des 2 000 entreprises du secteur implantées dans sa région sont affiliées à la fédération, elle part à la rencontre des industriels, histoire de « connaître ses mandants » et, le cas échéant, de les faire adhérer. « Je voulais mieux connaître le tissu industriel de la région, raconte-t-elle aujourd’hui. Cela me paraissait une priorité : il fallait aller dans les entreprises pour savoir au nom de qui j’allais parler. C’est comme ça, me semblait-il, qu’on pouvait construire notre propre représentativité. Un représentant qui ne connaît pas ses mandants n’est pas représentant. Malgré quelques adhésions prometteuses, on m’a vite expliqué, à la fédération, que les cotisations étaient perçues par les syndicats et non par la fédération, et que, par conséquent, je devais arrêter. » Héloïse élargit le propos. « On parle souvent de l’absence de représentativité des syndicats de salariés, mais jamais de l’absence de représentativité des syndicats de patrons. Or, elle est aussi faible. Elle est calculée par rapport au chiffre d’affaires d’un secteur. Dans ces conditions, les organisations patronales ne sont pas intéressées par les petites et moyennes entreprises. Elles disent : “Nous ne sommes pas un service public, notre mode de financement ne nous permet pas de travailler pour tout le monde !” Les organisations patronales sont des ploutocraties qui paient un bon repas aux chefs d’entreprise histoire de leur faire croire qu’ils sont importants, mais les renvoient bien vite jouer dans leurs boîtes. Les choses sérieuses se passent sans eux. »

brutale mise sur la touche après un congé maternité

Dans le même temps, Héloïse découvre la nébuleuse patronale : fédération et syndicats, mais aussi centre d’études techniques, filiale d’investissement, organismes de formation, structure commerciale de promotion des industries du secteur ou encore « associations de projet », comme celle qui gère une manne de 6 millions d’euros décrochée pour servir à la reconversion des industries liées à l’armement dans sa région et dont Héloïse sera écartée après un congé maternité. « Je n’allais pas me laisser pot-de-fleuriser », lance-t-elle. Elle profite de cette brutale mise sur la touche pour se concentrer sur un projet de site Internet pour les entreprises ressortissant de la fédération, financé par des fonds émanant du ministère de -- l’Économie et des Finances. « Il s’agissait de stabiliser et fédérer les multiples structures de ce secteur industriel qui entretenaient entre elles des relations souvent conflictuelles, se souvient-t-elle, en rassemblant dans un portail mutualisé un annuaire des entreprises et de leurs offres, des actualités sur le secteur, une “bourse aux affaires” qui devait permettre aux industriels, souvent âgés, de céder ou transmettre leurs entreprises dans de meilleures conditions, et d’autres services encore destinés à accroître l’attractivité de nos industries. À la fin des années 1990, ce projet très innovant avait été cité par le président de la fédération sur LCI et était considéré au ministère de l’Industrie comme une préfiguration de “l’organisation professionnelle de demain”. Après une centaine de réunions, j’avais réussi à convaincre les syndicats professionnels de laisser un peu de côté leur sacro-sainte souveraineté pour mutualiser les informations sur leurs adhérents et les développements informatiques. Les perspectives s’annonçaient prometteuses. »

après le harcèlement, licenciement « pour faute grave » en 2001

Sous l’impulsion décisive d’Héloïse, la fédération patronale reçoit de l’État une première subvention de 430 000 euros pour financer le portail. Deux ans plus tard, le ministère en ajoute une deuxième de 280 000 euros pour financer, sur la base des développements réalisés, le système d’information et d’aide à la décision permettant à la fédération d’optimiser ses processus métiers, de piloter son activité et d’offrir d’autres services destinés à améliorer la productivité des entreprises du secteur. « La contrepartie de ces subventions publiques était que les développements soient pérennes et l’association gérant le projet soit viable économiquement, complète la jeune femme. Mais au long du projet, tout a été fait pour saboter le processus décisionnel, il fallait que l’association ne rapporte jamais d’argent. J’ai dû me battre pour que les fonds publics soient uniquement destinés aux investissements et non aux frais de fonctionnement, lorsque j’ai découvert par hasard que la fédération appliquait ses tarifs les plus élevés pour la location du matériel ou la reprographie. Les organisations professionnelles sont peuplées de grands libéraux qui ne financent leurs projets que sur fonds publics et qui s’empressent de les utiliser pour payer les frais de fonctionnement. Si prompts à réclamer toujours plus d’exonérations, ils se comportent comme des rapaces dès qu’ils sont en situation de taxer… Le secrétaire général m’a dit un jour que, si les syndicats disparaissaient, ça ne le dérangerait pas, car cela lui permettrait de louer les bureaux au prix du marché et de gagner plus d’argent. C’est dire le haut sens de l’intérêt général des entreprises et des syndicats qui règne dans cette fédération -- patronale… »

Après une série de péripéties plus malheureuses les unes que les autres, qu’elle qualifie de « cas d’école de harcèlement », Héloïse est licenciée « pour faute grave » en 2001 : exaspérée de voir son patient travail piétiné une fois de plus, elle n’a pas pu s’empêcher d’envoyer une « lettre de licenciement » à son supérieur hiérarchique. Dès lors, c’était elle ou lui, et ce fut elle. Aujourd’hui, le portail vivote sous une forme largement réduite et le système d’information et d’aide à la décision de la fédération n’a manifestement pas vu le jour. « Au lieu de développer des outils facilitant la constitution d’offres globales permettant à plusieurs entreprises de concourir aux appels d’offres auxquels elles ne peuvent répondre seules, au lieu de permettre à cette fédération d’améliorer son positionnement stratégique et sa productivité, l’argent public a été utilisé pour financer deux fois la même chose avec un périmètre des plus restreints », regrette Héloïse.

l’histoire relatée dans un manuscrit, Aujourd’hui en quête d’éditeur

Mais ça n’est pas tout : en 2004, la jeune femme, qui a retrouvé du travail, tombe sur l’appel d’offres d’une chambre de commerce et de l’industrie proposant de développer pour le même secteur industriel en région parisienne ce qui l’avait déjà été pour la fédération… « Les cofinanceurs du projet n’ont même pas vérifié si le ministère de l’Industrie dont ils dépendent avait déjà subventionné un projet analogue. L’absence totale de contrôle des fonds publics attribués aux organisations professionnelles favorise le parasitisme. Profitant des failles de la décentralisation, les organisations patronales multiplient les structures bidons pour capter des fonds publics qui ne reviennent pas forcément aux entreprises. Les corps de contrôle de l’État ne font pas leur travail, déplore-t-elle. Ils n’en ont pas la volonté, ou ils ont peur : « Ne mentionnez pas mon nom », m’a lancé un jour un agent de la répression des fraudes. Le ministre de l’Économie était alors Francis Mer, l’ancien vice-président du MEDEF. « Vous pensez bien qu’il ne fera rien contre une fédération patronale, m’avait-il dit. Je risque pour ma part de gros ennuis si l’on apprend la teneur de nos échanges. » Quand un policier commet une bavure, n’importe quel citoyen peut saisir directement l’IGPN. Par contre, dès qu’il s’agit de l’argent public, le citoyen est dépossédé de tout pouvoir de contrôle. On est dans une culture de la défaillance du politique. Depuis des décennies, les entreprises françaises sont pénalisées par leur positionnement intermédiaire et la faiblesse de leurs exportations, nous répète-t-on toujours. Pourtant, des milliards sont consacrés chaque année pour y remédier. Qui gère cet argent et pour quel résultat ? Combien gèrent les chambres consulaires présidées par les chefs d’entreprise, les organisations patronales et leur myriade d’associations de promotion et de développement ? Je parle aujourd’hui parce que ce déficit démocratique et ces carences de l’État de droit se traduisent par une grande inefficacité économique. Combien cette gabegie coûte-t-elle de points de croissance ? »

Aujourd’hui, pour combattre ses illusions perdues sur les « forces vives » du patronat, Héloïse a choisi de relater son histoire dans un manuscrit en quête d’éditeur. Le titre claque : Des vampires chez les patrons. « Ce que je veux à présent ? Une réforme des organisations patronales, auxquelles il faut imposer la transparence de leurs comptes et une obligation de résultats, une refonte de l’action publique notamment en matière de développement économique, et un renforcement du contrôle démocratique de l’utilisation des fonds publics. » Héloïse observe les atermoiements judiciaires dans l’affaire UIMM non sans inquiétude, mais avec la volonté de se battre pour une société plus transparente, plus juste et plus efficace.

(1) Le prénom a été changé.

l’ Huma  du 05 / 12 / 07

Thomas Lemahieu

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SNESUP-METZ .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:47

SNESUP-METZ : pourquoi nous demandons l’abrogation de la LRU ?

Veuillez trouver ci-dessous un texte d’information du SNESUP-METZ à destination des étudiants et du personnel de l’Université de Metz.

Pour le bureau, Fabrice Montebello, U. de Metz.

Ce texte d’information est une adresse aux étudiants et au personnel de l’Université de Metz, à leur famille, et au-delà au grand public. Il exprime le point de vue des enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférences) adhérents de la section locale du SNESUP-FSU de l’Université Paul Verlaine de Metz.

Depuis le vote de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU) en plein été, sans discussion préalable, ni concertation – et donc en contradiction flagrante avec les méthodes de gouvernement prônées par le Président Nicolas Sarkozy lui-même – de nombreuses voix se sont élevées pour protester, non pas contre le principe d’une réforme de l’enseignement supérieur mais contre le contenu et les modalités de cette dernière.

Les étudiants messins qui manifestent avec d’autres en France contre la LRU depuis le début de l’année universitaire ont des raisons objectives d’être inquiets. Contrairement à ceux qui, à la tête de l’État ou de l’Université de Metz, réduisent le mouvement anti-LRU à l’agitation d’une poignée d’activistes politisés, nous soutenons avec conscience les revendications de ces étudiants et, pour la majorité d’entre eux, leur attitude calme et réfléchie. Leur action est une manière de sensibiliser les adultes responsables que nous sommes aux menaces qui pèsent désormais sur le service public d’enseignement supérieur et de recherche.

L’annonce d’une augmentation conséquente du financement des universités aurait dû soulager un personnel confronté depuis des années à une économie de la pénurie si cette dernière ne s’était réduite précisément à un effet d’annonce. En ajoutant parmi les nouvelles missions de l’université « l’orientation et l’insertion professionnelle » (article 1) -- une compétence et un objectif spécifiques qui nécessitent un investissement considérable – la LRU annule l’effort qu’elle prétend privilégier.

En invitant les universités, au nom de l’autonomie, à la recherche de financements propres, cette loi met en concurrence l’ensemble des établissements au risque d’institutionnaliser les différences qui existent déjà entre les plus dotés et les moins dotés et de soumettre les critères de validité et d’excellence des diplômes et de la recherche, aux modes d’évaluation qui caractérisent l’espace du marché.

En généralisant le recours à l’emploi précaire dans toutes les catégories de personnel (Biatoss, enseignants-chercheurs et chercheurs), la LRU attaque frontalement le principe de la pérennité des emplois publics qui -- contrairement à ce que laissent entendre ses détracteurs -- ne relève pas d’un égoïsme corporatif du personnel en place, mais est le garant de la continuité du service public et de l’indépendance du fonctionnaire à l’égard de tous les pouvoirs politiques (qu’ils soient de droite ou de gauche).

En consacrant l’omnipotence du président et en supprimant les moyens du contrôle de son action par l’ensemble de la communauté universitaire, la LRU met fin au principe de la collégialité et ouvre la porte à l’arbitraire et au clientélisme. Elle réduit ainsi le concours républicain – dont la neutralité est le garant de l’égalité de tous les citoyens face à la possibilité d’accéder à la fonction publique – à la portion congrue, selon les mots d’ordre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy : « moins de fonctionnaires, mais mieux payés » que l’on doit traduire ainsi : « plus de haut fonctionnaires et moins de petits fonctionnaires ».

La LRU s’inscrit logiquement dans cette attaque en règle contre la fonction publique nationale qui demeure encore aujourd’hui le débouché privilégié des étudiants formés au sein de l’université française, notamment des plus modestes d’entre eux. Cette loi sanctionne le règne de « l’équité » comme institutionnalisation des inégalités de fait et compétition sauvage entre les individus où finissent par triompher non pas les « meilleurs », les plus « compétents » ou les plus « méritants », mais ceux qui sauront se faire valoir auprès des réseaux de pouvoir, qu’ils y soient déjà inscrits par le miracle social de la reproduction des élites, ou qu’ils contribuent à créer, par opportunisme, les raisons de leurs succès.

La LRU achève aussi le travestissement des valeurs républicaines opéré par le pouvoir en place : l’individualisme et l’esprit de cour contre « la liberté », « l’équité » au détriment de « l’égalité », la stigmatisation des jeunes et la logique verticale de la préservation des élites sociales, à la place de la solidarité et de la « fraternité ».

Plus généralement, la concentration actuelle des pouvoirs au sein des équipes dirigeantes en place, le musellement de l’information et la gestion clanique du personnel dans un espace relativement contrôlé par les collèges augurent mal de la nature transparente et démocratique de la gestion future des universités dans le cadre de la LRU où le verrou du contrôle collectif a définitivement sauté.

Ce fonctionnement pose d’ores et déjà des problèmes d’opacité (les enseignants sont mal informés) d’autocratie (ils sont de moins en moins consultés par le président et les directeurs d’UFR) et de bureaucratie (des élus se comportent de plus en plus comme des supérieurs hiérarchiques) et donc doit nous alerter sur un remède qui risque d’aggraver les dysfonctionnements actuels.

La section SNESUP de l’université de Metz appelle l’ensemble du personnel de l’université et les étudiants à réfléchir au contenu de la loi LRU et à lutter contre les menaces évidentes qu’elle fait peser sur le service public d’enseignement supérieur et de recherche dont le principe central – l’autonomie intellectuelle – a pourtant fait sa réputation dans le monde.

De : SNESUP-METZ
jeudi 6 décembre 2007

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Incidents lors d’un  » débat  » sur la loi LRU avec Valérie Pécresse .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:27

Mercredi 5 décembre était prévu par le Club Junior-Entreprises un débat intitulé « L’enseignement supérieur : la grande débâcle ? », sponsorisé par Microsoft, Altran, BNP Paribas, KPMG. Y étaient invités le directeur de l’IEP de Paris, Richard Descoings, le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Patrick Fauconnier, et la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Des enseignants de l’Université et des étudiants ont trouvé étrange que ce « débat » se déroule sans aucun contradicteur réel, dans un contexte de contestation de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités, dite LRU.

Des étudiants mobilisés ont voulu participer au « débat ».

Le seul qui ait réussi à rentrer et à prendre la parole a été immédiatement ceinturé et expulsé.

Les autres avaient été d’emblée refoulés par des vigiles munis de lacrymogènes et de matraques.

Ils sont partis dans un café.

En sortant, plus d’une demi-heure après les faits, les forces de l’ordre les ont interpellés.

Voilà le genre de « débat » proposé par le gouvernement à une communauté universitaire qui juge contestable la loi LRU !

De : Paris
jeudi 6 décembre 2007

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SOLIDARITE ! ( C.G.T Paul )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:54

Demande de solidarité

 

NON A LA REPRESSION SYNDICALE DANS LES BOULANGERIES PAUL :

La chaîne des magasins Paul, du point de vu des conditions de travail, c’est un peu le Mac Do de la boulangerie : petits salaires, cadences infernales, pauses supprimées, heures sup non payées, journées de repos éparpillées de façon aléatoires dans la semaine, turn-over très importants… Face à cette situation un syndicat CGT c’est créé le 23 septembre 2007. Un syndicat combatif, revendicatif et de terrain, que la direction des Boulangeries Paul (quasiment 3 000 salariés) veut faire taire.

Solidarité avec notre camarade : Voilà trois semaines que le Délégué du Personnel CGT du magasin Odéon (Paris 6°), est mis à pied (sans salaires) et qu’une procédure de licenciement est lancé contre lui. Qu’a-t-il fait : d’après la direction, il aurait insulté sa responsable. Sauf que sa mise à pied intervient juste après une réunion où le camarade à pointé du doigt les pratiques honteuses de la direction, et le harcèlement de cette fameuse responsable. Habitué aux syndicats d’accompagnement (cfdt et fo) notre patron veut détruire la CGT, syndicat de lutte dans les Paul. L’inspection du travail à demandé la réintégration du délégué, mais Pascal Laffon (DRH) et ses sbires se prennent pour des petits rois aux pouvoirs absolus.

Nous enchainons les actions depuis trois semaines : alerté l’opinion public (média, pétition), investissement de magasins, grève, occupation du Comité d’Entreprise…

Un soutient est indispensable :
Aidez nous en faisant connaître cette affaire autour de vous.
Aidez nous en envoyant des courriers de protestation à Pascal Laffon DRH Boulangerie Paul, 344 Avenue de la Marne 59700 Marcq en Baroeul
Aidez financièrement notre camarade, afin ce qu’il puisse subvenir à ses besoins et offrir un Noël correcte à ses 5 enfants, (chèque à l’ordre de l’URSAF CGT, en précisant au dos : solidarité Francius. URSAF CGT, Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, 75 010 Paris).

LA LUTTE CONTINUE

QUE CETTE CHAINE DE SOLIDARITE, SOIT PLUS FORTE QUE CELLES DU PATRONAT !

Paris le 05/12/07 Contact : solidaritecgtpaul@yahoo.fr

De : CGT Paul
jeudi 6 décembre 2007

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On a déjà donné,on connaît…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:19

Par Régis TRILLES le mercredi 5 décembre 2007, 22:15 -- Présidentielle 2è tour -- Lien permanent

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Les caisses sont vides !?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:17

Cession de 2,5 à 3,7 % du capital d’EDF pour le financement du plan Pécresse : quand les caisses sont vides, on tape dans le public.

Mis en ligne : 3 décembre

Le premier ministre ne cesse de le répéter : les caisses sont vides, et les investissements nécessaires pour la relance de l’économie et la modernisation du pays ne pourront grever un déficit qui doit être réduit.

Pour l’université, si la loi Pécresse faisait déjà la part belle aux investisseurs privés, véritables « mécènes de l’éducation », l’annonce de cette opération financière pour les 5 milliards que demande « le plan d’investissement » relève tout simplement du pillage d’entreprise nationale.

Les rumeurs vont bon train à la bourse : ces dernières semaines on parle de plus de 10% d’actifs d’EDF cédés dans les mois à venir. Toute la « presse économique » ne cesse de nous rappeler que l’Etat est bien au-dessus du minimum légal de 70% dans la « capitalisation » de l’entreprise (actuellement 87,3% et 83,6% après cession), comme s’il s’agissait d’un objectif. Et cette cession se fait dans un cadre complètement opaque, faisant la part belle aux « investisseurs institutionnels », sans calendrier défini.

Dans ce cadre, les syndicats et salariés d’EDF dénoncent de façon unanime cette opération qui revient à faire de l’entreprise « la vache à lait » de l’Etat. Cette dénonciation se fait avec d’autant plus de force, que les discussions sont d’ores et déjà engagée avec la direction pour le financement des retraites et l’augmentation des salaires : sachant que l’ouverture de la participation est une des propositions pour relancer le pouvoir d’achat, on comprend la sensibilité des salariés !

De ce point de vue le gouvernement fait coup double : il accélère l’ouverture du capital d’EDF sous prétexte de financer l’éducation (sans visibilité, ni garantie avant la cession) et clot le débat sur les moyens du plan d’investissement des universités. De plus, il garde en corollaire une pression accrue sur les salariés de l’entreprise publique dans les négociations sociales, vers toujours plus de financiarisation des revenus.

« Les caisses sont vides ! » : C’est une certitude lorsque cela s’organise d’une aussi belle façon. Le cadeau fiscal de cet été n’arrangeant rien. « Les caisses sont vides ! » : Alors mettons à contribution ceux qui le peuvent. Dans le cas présent les fleurons de l’économie française et les grandes entreprises publiques feront « l’affaire » !

« Les caisses sont vides ! », ne parlons surtout pas de nouveaux modes de financement et de mise à contribution des entreprises et des revenus de la finance.

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