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7 décembre, 2007

Mouvement étudiant : la forme change mais le fond reste !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:33

Au côté des grévistes

Vendredi 07 Décembre 2007 -- 14:20

La journée nationale de mobilisation d’hier a été marquée par une forte implication des enseignants chercheurs et personnels qui appelaient à une manifestation à Paris aux côtés des étudiants et des lycéens. 5 000 personnes y ont participé et 3000 à Marseille. Communiqué des Étudiants Communistes (UEC)

Mouvement étudiant : la forme change mais le fond reste!

 

L’Union des étudiants communistes (UEC) partage l’ambition de l’intersyndicale du supérieur qui appelle à défendre « une conception de la production et de la transmission du savoir qui ne peut être réduite à la vision étroite et utilitariste imposée par le gouvernement. »

L’UEC constate encore une forte participation aux assemblées générales. De nombreuses initiatives sont prises pour travailler à une alternative progressiste pour l’Université. Pour nous, la levée des piquets de grève dans nombre d’universités ne signifie pas la fin du mouvement pour l’abrogation de la LRU.

L’UEC appelle les étudiants mobilisés à organiser des assemblées générales, avec l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire, pour opposer au gouvernement un projet qui permette tant la réussite de tous les étudiants que le progrès humain. Permettre la production de savoirs nouveaux et leur partage à l’échelle nationale, européenne et mondiale est un défi de notre temps.

La manif à Marseille sur le journal La Marseillaise: Les étudiants sont encore là !

Nouvelle flambée du prix du gaz .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:08

La France n’est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Le gouvernement s’apprête à donner un coup de canif supplémentaire au pouvoir d’achat des Français: GDF sera probablement autorisé par le gouvernement à augmenter ses tarifs

Nouvelle flambée du prix du gaz

 

Le gouvernement s’apprête à donner un coup de canif supplémentaire au pouvoir d’achat des Français. Interrogé sur les révélations des Échos selon lesquelles la direction de Gaz de France devrait demander dans les heures qui viennent une augmentation des tarifs réglementés tant pour les particuliers que pour les entreprises, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé « probable qu’il y ait une hausse parce que l’explosion du prix du gaz conduit GDF à ne pas rentrer dans une situation où l’entreprise ne serait plus à l’équilibre ».

Pour justifier une hausse qui devrait se situer entre 5 et 6 % pour les particuliers et 10 % pour les professionnels, GDF met en avant le surenchérissement de ses coûts d’approvisionnement généré par l’évolution des prix du pétrole qui représenterait un manque à gagner de 950 millions d’euros selon les Échos. « Simpliste ! », rétorque la CGT-énergie qui fait valoir que « seule la variation des coûts réels d’approvisionnement à long terme doit être répercutée à la hausse comme à la baisse » et que « les coûts d’importations de Gaz de France ont baissé de 10 % entre 2006 et 2007 (sur les neufs premiers mois de l’année) ». Pour le syndicat majoritaire chez les gaziers, l’augmentation souhaitée tient plus à « l’impact sur le cours du titre d’un maintien des tarifs actuels ».

En d’autres termes, le gouvernement craint une dévalorisation de l’action Gaz de France car celle-ci pourrait conduire soit à une remise en cause de la fusion avec Suez soit ouvrir la porte à de nouvelles exigences des actionnaires du groupe présidé par Gérard Mestrallet. En tout cas, une chose est sûre : GDF est une entreprise en très bonne santé financière. Comme le rappelle la CGT « ses résultats sont en forte croissance. Ils sont passés de 1,15 milliard d’euros en 2004, à 1,75 milliard en 2005 et à 2,6 milliards en 2006 ». Les bénéfices versés aux actionnaires vont également croissant, passant de 420 millions d’euros en 2004 à 1,1 milliard en 2006. La CGT qui rappelle que GDF a annoncé, le 15 octobre dernier, dans un communiqué commun avec Suez, leur augmentation de 50 % sur trois ans, soutient que la hausse des tarifs est « le seul moyen de tenir les promesses faites aux actionnaires ».

Le porte-parole des députés communistes, Alain Bocquet, a écrit au premier ministre, François Fillon, afin de « plaider en faveur du refus de toute hausse de tarif du gaz au 1er janvier 2008 ». Le parlementaire du Nord fait valoir qu’un « relèvement des tarifs de distribution du gaz aux particuliers, en renforçant leurs difficultés, ne constituerait en effet qu’un témoignage supplémentaire de l’indifférence marquée des pouvoirs publics à leurs attentes » et témoignerait de « la volonté de rassurer les milieux boursiers à l’heure où se précisent les rumeurs d’une accélération de la fusion de Gaz de France et de Suez ».

Appel pour une autre réforme ( Pétition ) contre la loi LRU .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:21

 

Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

La loi LRU veut détruire nos universités et la recherche publique, faisons reculer le gouvernement !
Cette loi, comme les autres du gouvernement Sarkozy, démolit le service publique. L’éducation de nos enfants ne doit jamais être bradée à des intérêts privés et économiques. Ensemble, mobilisons nous, pour les universités comme pour le reste !

« L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale », ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.

L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce. Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.

L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.

Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.

Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons : Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société). Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.

Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche.

Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).

L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalent à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.

Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.

Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.

Source et PETITION : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?page=article&id_article=1772

La réforme des retraites,une fatalité démographique ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:56

Par : RAPSE
Mis en ligne : 7 décembre

On nous présente une réforme des retraites comme inéluctable du fait des évolutions démographiques. Tels ces médecins de Molière mono-maniaques, disant quelle que soit la maladie  : « c’est le poumon vous dis-je », il avancent toujours la même rengaine « purger, saigner », l’emploi et les dépenses sociales et/ou salariales.

Lettre n° 36 -- 6 décembre 2007

Or, la réalité est bien différente.

On voit que la durée de vie et la part des + de 60 ans se sont évidemment accrues de façon considérable. Mais on voit aussi que la production de richesses a augmenté encore beaucoup plus vite (en volume, c’est à dire en euros constants). C’est grâce à la productivité du travail total.

Ainsi, le tableau ci-dessous, montre-t-il que l’effet démographique sur l’augmentation du besoin de financement (colonne a+b) peut être grossièrement estimé à +104% (un doublement) de 1960 à 2006, mais que les richesses produites — le PIB qui est la somme des valeurs ajoutées – ont quadruplé (+328%) dans le même temps !

C’est pourquoi on a pu financer les retraites, et même au-delà.

Mais avec le temps, une part de plus en plus considérable de ces richesses sort de la base de calcul de la cotisation (les salaires) en alimentant les revenus financiers des entreprises qui ont augmenté du taux ahurissant de 7.413% durant la période (sans même parler des banques..). En outre, la base salaires correspond aux travailleurs et à leurs qualifications, c’est à dire qu’elle est aussi la base de production des richesses. Or elle s’étiole pour deux raisons : l’accaparement d’une part croissante du revenu produit par le capital, mais aussi parce que ces revenus du capital sont de plus en plus utilisés contre l’emploi pour les délocalisations et les opérations spéculatives.

Il faut par ailleurs prendre en compte, dans l’évolution du besoin de financement, au moins trois autres paramètres : le passage de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans, en 1982 ; la revalorisation des pensions ; les exigences d’une retraite véritable moment d’activité hors emploi et de vie épanouie alimentant le besoin d’un revenu accru.

On comprend alors que d’une part le système ait fonctionné durant une longue période. Mais on comprend aussi qu’il rencontre des tensions fortes, voire des difficultés de financement. En effet, si on observe bien le tableau, jusque dans les années 1970, la croissance du PIB dépassait largement l’effet démographique. Mais plus on prend la période récente, et notamment à partir des années 1980, l’effet démographique sur le besoin de financement est à peu près couvert par la croissance du Pib. Mais pas plus. D’où les tensions de plus en plus considérables sur le partage de la valeur ajoutée et sur l’utilisation des revenus ainsi partagés. De plus en plus frontalement, monte ainsi un conflit très aigu entre prélèvements pour le capital, notamment financier, et financement des dépenses publiques et sociales.

Donc, contrairement aux discours alarmistes, il est loin d’y avoir le feu dans la maison. Mais contrairement aux discours vagues chez certains à gauche, il est faux de prétendre qu’il suffit de conserver le système. Il est en crise et les tensions évoluent dans le mauvais sens. Il n’est pas adapté pour contrecarrer, avec le ralentissement de productivité de la crise d’efficacité, cette nouvelle donne de la finance et de la globalisation.

On voit bien qu’il y a besoin d’une réforme de progrès. Pas d’une réforme qui rende solidaire le seul monde du travail monde du travail avec luimême. Mais d’une réforme qui implique le capital et qui change la dynamique d’évolution.

Pour ce qui concerne les propositions de financement, on voit que c’est la base salaire (et donc aussi emplois et qualifications) qui ne croit pas assez. On voit aussi que les richesses continuent cependant à augmenter à un rythme qui n’est pas catastrophique pour le financement. A condition, et c’est le point clé pour la dynamique, que cette façon de croître n’aille pas encore accélérer le recul relatif de la base salaire et entamer encore plus la croissance et ses conditions.

Il s’agit donc d’une part, dans le court terme, de faire contribuer les revenus financiers des entreprises. Il s’agit d’autre part d’amorcer une dynamique de développement de l’emploi, en quantité et en qualité. Ceci à la fois par une modulation et par une autre politique de l’emploi et du crédit.

La contribution des revenus financiers des entreprises (183 Mds) et des banques (60,7 Mds) au même taux que les salaires (environ 10%) rapporterait autour de 25 Mds d’euros. Cette contribution constituerait une cotisation sociale additionnelle au régime de sécurité sociale (branche vieillesse), s’ajoutant aux cotisations existantes.

Mais il ne s’agit pas d’un « trésor ». Car cette taxation inciterait à les faire reculer et nous voulons qu’ils (re)deviennent négligeables. Le deuxième volet de propositions alternatives, difficile à chiffrer à l’heure actuelle, est d’instaurer une modulation des cotisations sociales employeurs pour les augmenter et favoriser la création d’emploi, les salaires et les qualifications. Une entreprise qui diminuerait l’emploi ou ses dépenses salariales et de formation se verrait appliquer un taux accru. Tandis qu’une entreprise qui engagerait des dépenses salariales, de formation, accrues (y compris des créations d’emploi) se verrait appliquer un taux moindre sur cette base accrue.

Ainsi sa contribution augmenterait, mais pas autant que dans le système actuel.

A côté de ces deux propositions, la taxation des stock options réclamée par Ph. Séguin, et acceptée par Fillon, ne fait pas le poids. Elle est prétendue rapporter au plus 3 Mds d’euros. Et elle est en outre le prétexte à faire contribuer les indemnités de licenciements des travailleurs. Au prétexte que les deux constituent des revenus d’activité. Pour la droite et le patronat, il faut effectivement passer sous silence les revenus financiers.… A ce compte, et avec un débat parlementaire « recadrant » par petites touches l’assiette « stocks options » pour la diminuer,on va arriver à 0,3 Mds par les stocks options et peut-être 3 à 6 Mds par les indemnités de licenciements. UN comble, alors qu’il faudrait bien plutôt supprimer les stocks options.

Enfin, troisième levier, la question de la politique de crédit comme levier décisif de la politique d’emploi, doit être abordée. Elle doit l’être au services de projets d’activités, industrielle et de services, utiles et modernes. Les cheminots l’abordent de cette façon lorsqu’ils exigent et obtiennent l’ouverture de négociations sur le développement du fret ferroviaire, en ces temps de Grenelle de l’environnement….

Effectivement, un fonds qui bonifierait les emprunts pour financer les investissements (infrastructure, matériel roulants, machines et équipements) d’autant plus qu’ils créent des emplois, jusqu’à des taux zéro, peut être mis en place filière par filière, et globalement. Il y faudrait une place importante des salariés et des élus, avec de vrais pouvoirs. La SNCF, pour ne parler que d’elle, y aurait largement intérêt, y compris financièrement, elle qui débourse aujourd’hui, directement ou indirectement (RFF ou SAAD), plus de 2 Mds d’euros pour ses charges d’intérêt, l’équivalent de 14% de ses charges d’exploitation. Cela met en cause, bien entendu, la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne, le rôle qu’elle y joue et ses pouvoirs exorbitants.

POUVOIR D’ACHAT-SALAIRES ( voir cite P.C.F )10 pistes de propositions .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:32

Pouvoir d’achat -- Salaires : 10 pistes de propositions, donnez votre avis !

Par : Commission économie-social-finances
Mis en ligne : 7 décembre

 

Dans le même temps où l’Insee annonce un relèvement du pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages de 2,6 % en 2006 à 3,2 % en 2007, deux Français sur trois disent avoir constaté une baisse de leur pouvoir d’achat depuis un an. Qui croire ?

En fait, cette contradiction traduit les inégalités fondamentales entre la minorité dont le pouvoir d’achat continue de s’accroître toujours plus et ceux dont la situation s’aggrave.

 

 

Sommaire

Le nombre des salariés à faibles revenus s’élargit. Leur situation se dégrade :

Les gels ou les freinage des salaires imposés avec la RTT et l’incitation à la réduction des salaires encouragée par le système des exonérations de cotisations sociales patronales (plus le salaire est proche du SMIC et plus les exonérations sont fortes) ont conduit à la massification des salariés rémunérés à un niveau proche du SMIC. Ainsi près de 20 % des salariés, dont 80 % sont des femmes, sont payés au SMIC. La France est le pays où la proportion de salariés payés au salaire minimum est la plus élevée de toute l’Union européenne. 10% gagnent mois de 1000 €, 50% moins de 1484 €.

Par contre, l’accroissement du pouvoir d’achat moyen constaté par les statistiques est lié à l’augmentation des revenus non salariaux comme ceux du patrimoine. Cette tendance à été renforcée encore par les mesures fiscales pour les plus riches adoptées ces dernières années et renforcées cet été ( Ainsi dans les 9 premiers mois de l’année le fisc a renvoyé un chèque de 37 300 € en moyenne à 3500 contribuables au nom du bouclier fiscal limitant les contributions des plus fortunés). Entre 1996 et 2005, l’écart entre les 10% les plus pauvres et les 5% les plus riches s’est accru de 4700 € par an (hors revenus financiers) et aujourd’hui 7,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Des hausses de prix qui frappent les ménages modestes et moyens

Si le recul du chômage a redonné un peu de pouvoir d’achat à quelques uns, la grande majorité des salariés, eux, ont vu leur salaire stagner d’autant plus que Nicolas Sarkozy s’est refusé à tout coup de pouce du SMIC le 1er juillet dernier.

À ces pressions et blocages sur les salaires se sont ajoutées des hausses de prix et des restrictions de crédit qui, elles aussi, ont frappé différemment les catégories sociales.

Ainsi les prix des dépenses dites « contraintes et fréquentes » et qui constituent l’essentiel des dépenses des familles modestes et moyennes explosent (loyer, énergie, produits alimentaires, santé).

Par contre, les prix des produits et services culturels ou informationnels ont tendance, eux, à baisser. Mais ceux-ci concernent plutôt les catégories disposant de revenus supérieurs.

D’où le nouveau décalage entre le vécu de la majorité des salariés et l’évolution des indices des prix à la consommation qui sous-évaluent les dépenses obligatoires réalisées par la grande majorité des salariés, des retraités ou des personnes sans emploi.

Enfin, la consommation est également freinée par la remontée des taux de crédit à la consommation, mais aussi par l’anticipation de l’impact de mesures gouvernementales qui vont très vite grèver les budgets des ménages : — franchises médicales, — paiement de la redevance TV pour les personnes âgées qui en étaient exonérées, …

Le grand écart entre les promesses et les réalités

Alors que N. Sarkozy avait fait de la question du pouvoir d’achat sa priorité pour relancer la croissance et l’emploi, que la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) était censée redonner un nouvel élan de confiance favorisant la relance des affaires, dès le mois d’octobre, la consommation des produits manufacturés a connu une chute de plus de 1 %.

Ainsi le pari de Sarkozy de regagner un point de croissance est loin d’être gagné. Si le premier moteur de la croissance, celui de la consommation des ménages commence à flancher, il est à noter que celui de l’investissement des entreprises ne va pas mieux.

Là aussi les hausses des taux de crédit pour les investissements ont fait reculer de 25 % les prévisions sur l’investissement des entreprises en 2007. Quant au moteur de l’exportation, la flambée de l’euro par rapport au dollar l’a grippé.

Effets d’annonces ou mesures efficaces pour le pouvoir d’achat Dans ces conditions, les mesures de « relance du pouvoir d’achat » ne sont guère de nature à répondre aux attentes de la société, ni aux difficultés fondamentales qui grèvent le pouvoir d’achat de l’immense majorité des salariés. Mais pas question pour Nicolas Sarkozy d’adopter des mesures comme celles que plébiscitent la majorité des français, selon le sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, comme la baisse de la TVA (85 %), de la TIPP (83 %), ainsi que l’augmentation du SMIC (72 %), car ce serait affronter les interdits de la BCE.

Une cascade de mesurettes est jetée en pature :
- Favoriser le travail du dimanche ;
- Rachat des heures de RTT et comptes épargne temps ;
- Déblocage de la participation et la mise en place d’une prime de 1.000 euros (que pourront verser) les entreprises de moins de 50 salariés qui n’ont pas vocation à mettre en oeuvre le système de la participation ;
- Déblocage des fonds de participation dans les six prochains mois là où ils existent ;
- Payer les stocks d’heures déjà travaillées mais devant être prises en RTT dans les hôpitaux et les administrations sont les autres pistes avancées par le président de la République pour faire rentrer quelques subsides dans la poche des salariés. Ce sera loin d’être le cas pour tous ;
- Supprimer dès le début de 2008 les cautions et réduire à un mois les dépôts de garantie ;
- S’agissant des prix, le freinage de l’augmentation des loyers via l’alignement sur l’indice des prix INSEE et les promesses de baisses de certains produits en magasin seront tout juste de nature à atténuer la détérioration du pouvoir d’achat.

Toutes ces mesures ont en commun un même refus de toucher aux profits et aux prélèvements financiers massifs surles entreprises, de responsabiliser les banques pour financer l’emploi et la croissance réelle et de maintenir le cap de la restriction des dépenses publiques et sociales.

Pour relance du pouvoir d’achat : 10 pistes de propositions

 

MUNICIPALES EN BREF :

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:29

laguiller.jpgLO : POUR « DES LISTES UNITAIRES DE GAUCHE ». Lutte ouvrière a approuvé ce week-end une strtégie inédite d’alliance aux municipales avec des partis de gauche lors de son cogrès à huit clos a annoncé hier Arlette Laguiller. Le but étant de parvenir à « des listes unitaires de la gauche pour résister à la droite, voire pour gagner des municipalités sur elle », a-t-elle précisé. Par ailleurs le congrès a rejeté la proposition d’Olivier Besancenot (LCR) d’un nouveau parti anticapitaliste. VERTS SUSPENDUS : Le collège exécutif des verts a suspendu les militants du parti écologiste qui figurent

sur la liste emmenée par le candidat de droite (Modem), Xavier de Perretti, pour les élections municipales de mars prochain à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) LE POUVOIR D’ACHAT selon celui qui aurait pû être le premier ministre de la candidate à l’élection présidentielle, du Parti socialiste : « Je trouve convenables les propositions de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d’achat. Je n’ai rien contre. », a déclaré François Bayrou. Nouvelle théorie: les 35heures, qui ont donné l’habitude de la modération salariale, sont la cause de « la frustration » des salariés « qui ne peuvent acheter d’écrans plats »

INCIDENTS .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:28

« incidents » lycéens à Mulhouse ? Non, violence incroyable de la police !

Hier, jeudi 6 décembre, entre 400 et 600 lycéens des lycées professionels de Mulhouse ont défilé dans les rues de la ville derrière une banderole dont le message était le suivant :

« Touche pas à mon BEP »
Abrogation de toutes les lois anti-sociales
Lycéens et étudiants solidaires

La manifestation était disciplinée, je veux dire réellement calme pour cette partie de la jeunesse ouvrière, parmi la plus défavorisée, surtout face aux policiers qui n’ont cessé de les provoquer par des insultes.

Faisant le tour des lycées, la manifestation grossissait jusqu’au moment où, atteignant le lycée professionnel du Rebberg, les flics ont chargé. Matraques et bouclier pour les CRS, poings nus pour la BAC, ils sont entrés en force dans le cortège lycéen en frappant, cherchant à atteindre la sono et les animateurs groupés autour de celle-ci.

Il y a eu des blessés, des dents cassées pour une jeune fille, un nez en sang pour un garçon, etc…

Dans la soirée d’hier, voilà comment les journalistes présentaient la chose :

« Une manifestation de lycéens dégénère à Mulhouse »
« MULHOUSE, Haut-Rhin (Reuters) -- Environ 300 lycéens des filières professionnelles ont manifesté à Mulhouse contre un projet de réforme des BEP et des Bac pro en lançant des pierres contre des vitres et sur les forces de l’ordre qui ont réagi par des tirs de gaz lacrymogène, constate-t-on sur place.

Cinq adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue, a rapporté la police. Quatre garçons devraient être poursuivis pour jets de pierre, une jeune fille devrait l’être pour outrage, a-t-on précisé de même source. »

La provocation venaient bien des flics ! contrairement à ce que la presse en dit aujourd’hui.

De : Mulhousien
vendredi 7 décembre 2007

Val de Marne ( Cantonales et municipales )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:03

APPEL POUR MARSEILLE :

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:29

A la veille des élections municipales, Marseille est à un tournant de son histoire

- Ou nous poursuivons dans la voie empruntée par J.C. Gaudin et R. Muselier et nous assisterons, impuissants, à l’aggravation de la fracture urbaine et sociale, à l’expulsion des catégories populaires des quartiers centraux, à la poursuite de la spéculation immobilière laissant dans l’attente d’un logement décent 30000 familles, à la privatisation du port et des principaux services publics, à la mise en cause du tissu culturel et à la gestion déplorable des déchets et de la propreté.

- Ou nous prenons, Marseillaises et Marseillais, notre destin en mains et nous nous rassemblons pour construire un autre avenir à notre ville, conforme à son histoire originale.

NON, Marseille n’est PAS à VENDRE !

Signez l’appel et faites signer l’appel


6 novembre 2007

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Marseille est encore une grande ville populaire dont nous sommes fiers. Nous voulons qu’elle se développe pour et avec ses habitants. Notre force c’est de vivre ensemble dans nos quartiers et nos cités avec nos différences qui sont autant de richesses. Nous voulons une ville où l’activité économique, la démocratie, le lien social et la culture se développent. Un développement qui ne soit pas au service de quelques uns mais pour répondre aux besoins de tous ses habitants en terme d’emplois, de logements, de santé, de transports, d’équipement et d’aménagement urbain, d’éducation et de citoyenneté.

Afin d’élaborer ensemble un tel projet et de porter l’ambition d’arracher notre ville à la droite, il faut impérativement le rassemblement le plus large de toutes les forces vives de Marseille, comme cela existe déjà dans les trois secteurs municipaux des quartiers nord : les forces de gauche en premier lieu, socialistes, communistes, radicaux et républicains, antilibéraux et écologistes, mais aussi les forces issues du monde syndical, associatif et citoyens.

La division actuelle n’est pas une fatalité. Nous pouvons, nous devons faire entendre la voix de la raison, de la sagesse et de l’efficacité face à une droite triomphante et arrogante dans le pays et dans notre ville.

Nous devons rassembler toutes les énergies dans le respect mutuel et dans la volonté commune de gagner. C’est ici et maintenant que chacune et chacun peut et doit prendre ses responsabilités et appeler à l’union pour Marseille.