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8 décembre, 2007

LE LIVRET A ( Et les prêts à long terme pour le logement social ? )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:35

Le Figaro/La Tribune

Le Livret devient une marque et la CDC ne centralisera plus sa collecte

vendredi 7 décembre 2007

 

Est-il nécessaire de rapporter ici une information dont tous les lecteurs ont déjà connaissance et dont ils pourront vérifier eux-mêmes la source ? Selon Les Echos, qui donne libre accès à l’information sur son site, le taux de rémunération du Livret A devrait augmenter d’un demi point, voire plus, en passant de 3% à 3,5% voire même à 3,75%. Si Le Figaro rapporte lui aussi l’information, le quotidien insiste sur les changements que pourrait connaître le Livret A.

Dans le cadre de la banalisation de sa distribution, la marque « Livret A », qui a été déposée par l’Ecureuil, pourrait n’être utilisée que par les Caisses d’épargne et la Banque postale. Que les banques concurrentes ne « pensent même pas » à distribuer un produit bancaire sous cette marque, avertit l’Ecureuil (Le Figaro). Mais, selon La Tribune, le rapport Camedessus proposerait aux banques de conserver une partie de la collecte du Livret A à condition qu’elles participent au financement du logement social…. Cela signifie que la Caisse des dépôts ne centraliserait plus toute la collecte du Livret A. Du coup, elle ne pourra plus financer comme aujourd’hui les prêts à long terme pour le logement social.

elunet.org

L’Etat gagne 1M d’euros .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:03

Les Echos

L’Etat gagne 1 Md€ de trésorerie sur le dos des collectivités

vendredi 7 décembre 2007

On peut lire le rapport d’information de la commission des finances du Sénat sur le site des Echos. Selon son auteur, Michel Mercier (UDF), l’Etat gagne chaque année 1 Md€ sur le dos des collectivités locales.

L’Etat évalue à 4,5 Md€ les frais de recouvrement des impôts locaux, mais il lui en coûte en réalité 1 Md€. Par ailleurs la prise en charge des dégrèvements d’impôts locaux lui fait perdre 2,5 Md€ par an. Il reste donc un bénéfice net de 1 Md€. Le problème a déjà été soulevé à plusieurs reprises, c’est celui du compte d’avances, dont l’Etat a toujours affirmé qu’il devait être en déficit structurel. L’excédent, selon le rapport sénatorial, proviendrait pour une grande part d’un stock fictif de créances anciennes.

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:37
 
 
 
 
 

loi de finances pour 2008 : enseignement scolaire

Par Brigitte Gonthier-Maurin -- 05 Décembre 2007

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le devenir de l’école constitue un enjeu de société qui concerne l’avenir de la jeunesse de notre pays.

Le projet de budget pour 2008 affiche comme ambition de « rénover l’école » et d’assurer la réussite de tous les élèves.

Pour y parvenir, votre préoccupation devrait être de mettre l’école en état de s’attaquer aux racines de l’échec scolaire. Ce n’est pas ce qui s’engage.

Une telle ambition nécessiterait, en effet, une véritable expertise des sources de l’échec, en concertation avec tous les acteurs de l’école -- enseignants, parents, jeunes, chercheurs -- et, plus largement, avec tous ceux qui aspirent à une école de l’égalité, de la justice et de la réussite pour tous.

Ce budget nous est présenté sous les auspices de « l’amélioration qualitative » et du « pragmatisme ». Un examen attentif montre qu’il est marqué en réalité par l’obsession récurrente de la réduction des dépenses et de l’emploi publics, et par de nouveaux transferts de responsabilités de l’État vers les collectivités territoriales et le privé.

Ce budget de transition prépare une nouvelle étape du démantèlement du système éducatif français, qui remet en cause l’objectif fondamental d’un service public laïc de l’éducation, dont l’ambition est l’égalité d’accès pour tous, sur l’ensemble du territoire, à un haut niveau de culture générale, un service public relevant le défi de l’émancipation de chacun et de chacune.

À la lecture de vos propositions, il est clair que nous ne partageons pas tous cet objectif.

Pour vous, il s’agit d’imposer « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », selon la formule consacrée par le texte dit de « la stratégie de Lisbonne ». Tout un programme, celui du MEDEF !

Comment ne pas faire le rapprochement entre cet objectif et les objectifs développés dans le rapport de Jean-Pierre Jouyet et Maurice Lévy, intitulé L’économie de l’immatériel, la croissance de demain, qui présente la création, les patrimoines artistique et culturel comme un moyen d’engendrer « des profits supplémentaires » ? À cette vision utilitaire de l’éducation et d’employabilité immédiate pour l’économie, nous opposons celle d’une école destinée à transmettre, à fabriquer des savoirs et de la recherche, afin de s’approprier les nouvelles possibilités de l’immatériel.

Ce budget, vous l’aurez compris, ne recueille pas, loin de là, l’assentiment de mon groupe.

M. Jacques Valade, président de la commission des affaires culturelles. Dommage !

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. J’observe d’ailleurs que, le 20 novembre dernier, un enseignant sur deux s’est mobilisé contre ce projet de budget.

M. Jacques Valade, président de la commission des affaires culturelles. Ce n’est pas vrai !

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Vous nous parlez de « qualitatif ». Je vois surtout, pour ma part, du quantitatif. Et encore, en baisse !

Selon vous, les 11 200 suppressions de postes ne seraient qu’une goutte d’eau au regard des 1 200 000 enseignants ; on pourrait faire mieux en donnant moins, et le problème se limiterait à une « rationalisation de l’offre pédagogique ».

Je rappelle que, depuis 2003, 35 000 postes ont été supprimés dans l’éducation nationale, et tous les éducateurs soulignent le manque d’encadrement par des adultes.

Avec ce projet de budget pour 2008, les collèges et les lycées paient un lourd tribut, puisqu’ils connaissent une diminution de 6 700 emplois. Quant à l’annonce d’une augmentation de 700 postes dans le premier degré, elle ne correspond en fait, si l’on y regarde de plus près, qu’à un solde de 310 emplois, compte tenu de la baisse de 670 postes proposés au concours.

En réalité, nous nous trouvons dans une situation de sous-recrutement, qui a posé des difficultés à la rentrée de 2007, à tel point que le recours aux listes complémentaires a été quatre fois plus important qu’en 2006. L’académie d’Amiens a même dû convoquer à nouveau le jury, la liste complémentaire étant épuisée.

Les personnels administratifs ne sont pas mieux lotis puisqu’ils connaissent une baisse de 1 000 emplois, chiffre qui s’additionne aux 2 000 emplois déjà supprimés au cours des cinq dernières années.

À toutes ces mesures, il faut ajouter les effets négatifs liés à la notion de plafond d’emplois qui, articulée au principe de la fongibilité asymétrique, conduit à ne pas recourir forcément à l’intégralité des effectifs budgétés et joue, au final, le rôle négatif de compresseur d’effectifs.

La même logique du « moins » est en jeu pour tous les crédits pédagogiques. On peut même parler de chute libre en préélémentaire. Après le recul net de la scolarisation dès l’âge de deux ans, c’est maintenant l’école maternelle qui est sur la sellette : l’absence d’indicateur de performance sur le sujet en dit long sur vos priorités.

Il serait grave de considérer la maternelle comme une variable d’ajustement budgétaire. Ces premières années sont en effet importantes pour la socialisation et pour l’acquisition du langage et des codes, gages d’insertion et de réussite en primaire.

La même logique s’applique également aux dépenses de formation, qui diminuent dans le premier et le second degré.

Quelle contradiction avec la nécessité de construire une école qui s’attaque aux sources de l’échec !

Cette école-là a besoin de personnels disposant d’acquis disciplinaires et de compétences professionnelles remises à jour pour tenir compte des acquis de la recherche pédagogique.

Aux enseignants qui demandent à travailler mieux et autrement, vous répondez par la généralisation des heures supplémentaires ! Or l’engagement, particulièrement remarquable, du corps enseignant ne s’arrête pas à la salle de classe. Il se traduit aussi par le déploiement bénévole de conseils et d’actions auprès des élèves. C’est ce qui caractérise la culture du service public de l’éducation, culture que le dispositif des heures supplémentaires, institutionnalisées comme un mode de gestion, risque de briser.

En ne répondant pas au défi fondamental d’acquisition et d’élévation des connaissances et des qualifications pour tous, ce budget ne permet ni de préparer l’avenir ni de s’attaquer aux inégalités.

Les nouvelles mesures que vous présentez -- quinze jours de stage de remise à niveau et deux heures de soutien après la classe -- se situent dans la même logique que les dispositifs précédents. Il s’agit d’externaliser les causes et le traitement de l’échec pour colmater les brèches plutôt que de s’attaquer vraiment au problème.

La gravité de la situation, le gâchis engendré et les menaces qui pèsent sur l’avenir ne doivent pas nous échapper. Chaque année, près de 150 000 jeunes quittent le système éducatif sans aucune formation.

L’explosion des savoirs et la révolution de l’information ouvrent des perspectives radicalement nouvelles pour le développement des aptitudes humaines et la progression de l’humanité. Les métiers s’intellectualisent et requièrent toujours plus de qualifications.

La séparation des tâches d’exécution et de conception tend à se dissoudre.

M. Jean-Luc Mélenchon. Exact !

Mme Brigitte Gonthier-Maurin. Tous ces bouleversements appellent un système de formation tout au long de la vie, qui ne peut être viable sans une formation initiale générale et professionnelle de haut niveau.

C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’une école de l’égalité, de la justice et de la réussite pour tous doit répondre à un triple enjeu.

Il s’agit, tout d’abord, d’un enjeu de justice sociale, qui suppose une action résolue contre les inégalités et la rupture avec le rôle ségrégatif de l’accès aux savoirs. Comment peut-on penser que la suppression de la carte scolaire permettra de remédier à ce problème ? C’est le contraire !

Je réitère donc la demande de mon groupe, formulée en 2005 dans une proposition de loi sur l’école, tendant à la création d’un observatoire des scolarités. Celui-ci permettrait d’analyser en profondeur les sources de l’échec scolaire, afin de construire les réponses que doit apporter le système éducatif. Cet observatoire prendrait tout son sens dans les zones d’éducation prioritaires, rebaptisées zones « ambition réussite », où se concentrent les difficultés sociales et l’échec scolaire.

Il s’agit, ensuite, d’un enjeu de culture, fondé sur un haut niveau de formation et de culture scolaire commune.

Face à cet enjeu, vous venez de décider, monsieur le ministre, d’apporter des modifications à trois heures d’enseignement par semaine en primaire -- la suppression des deux heures du samedi et l’ajout d’une heure de sport -, et ce en l’absence de réflexion et de discussion préalables sur les contenus et leurs articulations. Derrière ces mesures se cache une vraie rupture et une réelle ambition, celle de diminuer les savoirs enseignés.

Le dernier enjeu concerne les moyens que la nation consacre à l’école.

Le choix de changer l’orientation et le volume des dépenses publiques, et d’organiser des transferts vers les collectivités territoriales et le privé, accentuera les inégalités en renforçant les disparités entre territoires. Je pense aux moyens financiers, aux équipements des collectivités et à l’inégalité de traitement entre le public et le privé, engendrée par l’application de l’article 89 de la loi du 13 août 2004. Cet article doit être abrogé.

Une véritable réforme devrait inviter à réfléchir au rôle nouveau de l’éducation nationale et à sa transformation en outil d’égalité, de gratuité et de cohérence d’organisation, en coopération avec les collectivités territoriales, et ce sur l’ensemble du territoire. Nous proposons ainsi, comme objectif d’une législature, de faire passer de 4 % à 7 % du produit intérieur brut la part que l’État consacre à l’école.

Je conclurai mon intervention en formant le voeu que s’engage le vaste débat public de réflexion, de conceptualisation et de définition de l’école dont nous avons besoin.

Descente de police dans la rue (via Libération )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:12

samedi 8 décembre 2007 (16h25) :

 

 

Quelques milliers d’officiers ont commencé à manifester samedi à Paris, à l’appel du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire), afin de protester contre les conditions de leur passage au statut de cadre.

Le Snop avait appelé les 12.000 officiers à défiler, entre Châtelet et Notre-Dame de Paris, au coeur de la capitale face au palais de Justice et à la préfecture de police, estimant qu’il « n’y a pas eu d’avancée significative » dans ce dossier.

Ils contestent les conditions de leur passage au statut de cadre, à partir du 1er janvier 2008, craignant de nouvelles contraintes et horaires sans compensations. Les officiers sont en civil et pour beaucoup revêtus d’un gilet pare-balles où l’on peut lire : « ne protège pas des coups venant (du ministère) de l’Intérieur ».

Synergie, le second syndicat d’officiers, n’a pas appelé à cette manifestation. Il s’estime satisfait des « avancées » formulées par le ministère de l’Intérieur, et qu’il a signées cette semaine. Les deux syndicats avaient ensemble convié, le 6 novembre, les officiers à manifester leur mécontentement sur ce dossier par différentes actions qui allaient du rassemblement au dépôt de leurs téléphones ou armes de service.

Source

Si maintenant les policiers manifestent, je me pose 2 questions :

Qui va réprimer leur mouvement? Les gendarmes?
Vont-ils souhaiter la convergence de leur mouvement avec ceux des étudiants, des cheminots, des fonctionnaires etc…?

Oui, je sais : je suis parfois naïf. )
De : G.B.
samedi 8 décembre 2007

Photos de la manifestation des chomeurs .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:41

samedi 8 décembre 2007 (17h52) :

 

Sur le site de la photothèque du mouvement social vous pouvez trouvez des photos dont les photos de la manifestation des chômeurs de ce samedi 8 décembre 2007 : http://www.phototheque.org/598.html

Par ailleurs, un nouveau site c’est créer pour aider au developpement de l’action des saisonniers pour leurs droits : http://www.petitionsaisonniers.org/ une pétition est en ligne.

http://www.patrice-leclerc.org/

De : patrice leclerc
samedi 8 décembre 2007

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:46
 
 
 

Industrie aéronautique : la BCE pousse aux délocalisations

Par Michelle Demessine -- 04 Décembre 2007

Dans le cadre de la discussion du budget de la Défense pour 2008, Michelle Demessine a notamment évoqué la difficile situation de nos industries de défense, celle de l’aéronautique en particulier.

A l’heure où les dirigeants de EADS ou de Dassault prennent prétexte de la faiblesse du dollar par rapport à l’Euro pour annoncer des délocalisations de production, elle a démontré que d’autres solutions étaient possibles. Il faudrait notamment que la France intervienne vigoureusement auprès de la Commission de Bruxelles pour que celle-ci défende devant l’OMC le système des « avances remboursables ».

Mais plus largement, cet aspect des choses nous renvoie directement au rôle que devrait jouer la Banque centrale européenne que le Traité dit « simplifié » ne prévoit pas de modifier, ainsi que le peuple français l’avait pourtant largement souhaité en repoussant la Constitution en 2005.

Si la Banque centrale européenne était davantage tournée vers le soutien à l’emploi et à la croissance et qu’elle puisse agir sur la parité de notre monnaie en faveur du développement industriel, nous ne serions pas dans cet état d’impuissance aux conséquences catastrophiques.

Une raison de plus pour que la ratification de ce traité fasse l’objet d’un grand débat populaire, c’est-à-dire qu’il soit soumis à référendum.

Contrat de travail : l’embarras du MEDEF .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:31


Emploi . Séance décisive ce matin pour la négociation sur la modernisation du marché du travail. Le MEDEF doit faire des concessions s’il veut parvenir à un accord.

Le MEDEF doit obtenir au moins trois signatures syndicales sur cinq s’il ne veut pas s’exposer au risque d’un « droit d’opposition » levé par la majorité des organisations en désaccord. Officiellement, il lui reste trois semaines puisque le gouvernement répète que, sans accord d’ici à la fin de l’année 2007, il va légiférer sur le contrat de travail. Officieusement, les partenaires sociaux ont, semble-t-il, gagné le droit de mordre sur le mois de janvier pour tenter de faire aboutir la négociation sur la modernisation du marché du travail.Faire reculer l’insécurité sociale .
Le chantier est vaste et complexe. Tous le reconnaissent. Les partenaires sociaux discutent de l’évolution du droit social pour les quatre temps de la vie active, l’entrée dans l’emploi, l’évolution de carrière, le licenciement et le retour à l’emploi. Le patronat veut gagner le droit de licencier « sans reproche » et faire naître un nouveau contrat de travail, le contrat de projet, sorte de super CDD attaché à une mission de travail. Les syndicats se sont jurés de parvenir à faire reculer l’insécurité liée à la précarité du travail. Ils veulent donc créer des protections sociales bien plus importantes que celles qui existent aujourd’hui, pour donner aux salariés des droits qu’ils peuvent faire valoir même s’ils changent d’employeurs, pour qu’ils ne se retrouvent plus seuls et démunis en cas de perte d’emploi, pour que la mobilité ne soit plus vécue comme une source d’angoisse mais comme une chance de rebondir. Las de se rendre compte que, texte après texte, le MEDEF mettait plus d’ardeur à développer ses propres propositions que les leurs, les syndicats ont exigé une réunion spécifique pour exposer leurs revendications. La séance de ce matin est importante car elle va dire si le patronat les a enfin entendues.Le MEDEF est très embarrassée .

Mercredi, Laurence Parisot, s’est agacée de « certaines déclarations du gouvernement qui s’apparentent à des quasi-menaces si nous ne parvenons pas à un accord ». La présidente du MEDEF a estimé être « actuellement dans un moment très important de la négociation », reconnaissant « des points de blocages », mais espérant « parvenir à un accord ». Les syndicats le souhaitent aussi, mais la copie patronale doit sérieusement évoluer pour y parvenir. Tous répètent être « engagés de manière responsable » dans cette négociation. En septembre, la CGT était isolée (elle n’avait été qu’observatrice de la phase précédente sur l’état de lieux). La CFDT débordait d’enthousiasme et le MEDEF, alors mené par Denis Gautier-Sauvagnac, tonitruait sur les impératifs patronaux. Séance après séance, le rapport de forces a évolué, au point que la revendication montante s’incarne aujourd’hui dans l’exigence de tous les syndicats d’avancer sur la transférabilité des droits. Le MEDEF est très embarrassé car faire un petit pas dans cette direction signifie accepter que certains droits sociaux (formation professionnelle, complémentaire santé ou encore ancienneté) échappent au contrôle des employeurs.

* Des jeunes contre l’enterrement du contrat de travail

À l’occasion de la clôture de la séance de négociations syndicats -- patronat sur le contrat de travail, le Mouvement jeunes communistes appelle à un rassemblement à 18 heures aujourd’hui devant le siège du MEDEF. Cette initiative verra un moment symbolique avec pose d’une plaque commémorative : « Ici on a essayé d’assassiner le CDI », en présence d’élus dont Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice communiste. (75, avenue Bosquet Paris 7e, métro : École-Militaire).

Paule Masson

l’ Huma du 07 / 12 / 07

SENAT : groupe communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:18
 
 
 
 

Sarkozy finance les universités en bradant EDF !

Par Nicole Borvo Cohen-Seat -- 03 Décembre 2007

La Ministre de l’Economie Christine Lagarde a confirmé que l’Etat engage aujourd’hui la cession de 2.5% du capital d’EDF, cession d’actifs réservée aux investisseurs institutionnels. Le Président de la République a prétendu jeudi soir que « les caisses de l’Etat sont vides » et que cette mesure était la seule solution pour financer la modernisation des universités. Pourtant, cet été la majorité a su trouver 540 millions d’euros pour alléger l’ISF, 4 milliards pour exonérer les entreprises sur les heures supplémentaires, 600 millions pour le bouclier fiscal et 2 milliards pour les grosses successions.

Cette décision montre l’absence de volonté du Gouvernement de mener une politique d’investissements à long terme dans le domaine énergétique seule à même de garantir l’indépendance énergétique de la France et le maintien des tarifs réglementés. L’avenir du service public de l’Université exige une loi de programmation budgétaire pluriannuelle fondée sur une nouvelle politique fiscale plus juste et non pas sur le bradage aux intérêts privés des autres services publics.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen dénoncent cette politique destructrice de l’outil public au détriment de la satisfaction de l’intérêt général, menée par le Gouvernement et sa majorité.