Rassembler la gauche

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12 décembre, 2007

Un PS à géométrie variable complique

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 23:38


De gauche à droite, Jacques Michon, Éric Corbeaux et Alain Bruneel.

Élections municipales..
Un PS à géométrie variable complique
l’union à gauche

La volonté hégémonique d’un PS qui regarde de plus en plus
vers la droite,
comme à Roubaix, bloque le processus
de rassemblement à gauche dans le Nord.
Les communistes estiment au contraire qu’il y a urgence à s’unir face à la droite.

Le Parti socialiste souhaite-t-il vraiment le rassemblement des forces de gauche lors des élections municipales de mars prochain ? L’attitude de plusieurs de ses représentants locaux, ainsi que les ambiguïtés cultivées par ses responsables départementaux, dont le secrétaire fédéral, Gilles Pargniaux, inquiètent leurs homologues du Parti communiste. En plusieurs endroits, le PS ne cache pas son intention de ravir la place de maire quand celle-ci est occupée par un communiste ou de minorer (voire ignorer comme à Marcq-en-Barœul) la présence du PCF sur les listes de gauche quand, dans d’autres, il ne lorgne pas carrément sur la droite en privilégiant l’alliance avec le MODEM de François Bayrou. « Face à une droite arrogante et dangereuse, nous pensons qu’il faut lui opposer des digues locales. Il faut donc élire et réélire des maires et des élus de gauche porteurs de projets ambitieux et solidaires » affirme Éric Corbeaux, secrétaire de la fédération communiste du Nord.

Le PCF reste la 3e force politique
du département

Or, au PS, on ne semble pas vraiment sur la même longueur d’ondes. Ou du moins, il y a un hiatus entre un discours volontiers rassembleur et des faits qui le sont nettement moins, traduisant à la fois « une volonté hégémonique » et une dérive social-libérale que des dirigeants socialistes aimeraient bien voir validée par les électeurs en mars prochain. « Le PS a une stratégie à géométrie variable. Quand ça l’arrange, il choisit l’alliance avec les communistes, quand ça ne l’arrange pas, il provoque des primaires ou s’allie avec le centre » regrette Jacques Michon, maire de Waziers et président du groupe communiste au Conseil général du Nord. Éric Corbeaux estime que la ligne de conduite à gauche doit-être la même partout : renouvellement des accords de 2001 et rassemblement derrière le maire sortant. Or, par exemple à Raismes, à Denain ou Haveluy, des élus et responsables locaux s’apprêtent à organiser des primaires. À Raismes, l’adjoint socialiste à la Culture Léo La Cancerella pourrait accueillir sur sa liste un sympathisant du MODEM, ce qui, dans cette cité ouvrière du Valenciennois, est une curieuse manière d’afficher une identité de gauche. À Fourmies, Sin-le-Noble, Hérin, Prouvy, Valenciennes ou Wasquehal, le PS pousse à la division, en revendiquant un chef de file issu de ses rangs. Argument utilisé : le PCF serait en perdition électorale. Ce que contestent les responsables communistes du Nord, en rappelant que lors des dernières élections législatives, le PCF a progressé en voix et en pourcentage et demeure la troisième force politique du département

Le MODEM, c’est la droite

« À ce compte-là, nous pourrions revendiquer la tête de liste dans toutes les communes de la 16e circonscription » (où a été élu Jean-Jacques Candelier, NDLR) fait remarquer Jacques Michon. L’autre motif d’inquiétude réside dans le choix du PS déjà affiché à Roubaix de s’allier avec le MODEM. L’entente entre le maire socialiste et le centriste Arnaud Verspieren laisse craindre le pire à Eric Corbeaux. « Il faut que les électeurs sachent pour qui et pour quoi ils votent. Bayrou et le MODEM, c’est la droite. François Bayrou est d’ailleurs à la tête d’une liste opposée à celle du rassemblement de la gauche. Le PS fait une grave erreur en portant son regard sur la droite. Nous sommes dans le Nord, où la gauche a des racines profondes. Alors que la fédération du Nord du PS est longtemps apparue comme étant plus à gauche que le reste du parti, elle est aujourd’hui la pointe avancée des rapprochements avec la droite ».
« Le PS trompe ses électeurs » renchérit Alain Bruneel, maire de Lewarde et responsable de l’association des élus communistes et républicains du Nord. « Il aurait mieux à faire que de s’attaquer aux maires de gauche, à ceux qui résistent déjà à la droite ». Cette attitude a pour conséquence de bloquer le processus d’accords à gauche, « alors que nous devrions être déjà en ordre de bataille » estime Eric Corbeaux. Des rencontres entre responsables départementaux socialistes et communistes devaient se tenir ces jours-ci.
Bruno CADEZ

Des indics débarquent à Arras ( 62 ) !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:59

 

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Idée lancée à Douai en 2003 par Jacky Maréchal, commissaire divisionnaire , la police nationale en partenariat avec la communauté urbaine, recrute désormais des « citoyens -relais ».

Concrétement, les Arrageois sont cordialement invités par la police à endosser, s’ils le souhaitent, ce nouveau statut. Leur mission ? Signaler bénévolement aux autorités, en décrochant leur téléphone, les délits, les incivilités ou même les situations suspectes qui se déroulent dans leur quartier. Un moyen de  » promouvoir l’esprit civique des citoyens « , pour Jacky Maréchal. Plus clairement, un appel à la délation, pur et simple !

Cette dérive fait froid dans le dos et rappelle une période très noire…

Quatre de ces indics patrouillent déjà les rues d’Arras at cherchent à se faire connaître des commerçants. Malgré leurs allures de « Tontons Flingueurs », il paraît qu’il se sont déjà fait sèchement accueillir !

htttp ://pcfarras.over-blog.com

De : PCF Arras
mercredi 12 décembre 2007

Affaire des auxiliaires de session du Parlement européen à Stasbourg.

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:54

Déclaration de Jacky Hénin

Jacky Hénin
Député au Parlement européen
Maire de Calais


11 décembre 2007

Le jeudi 6 décembre le Conseil de Prud’hommes de Strasbourg a rendu justice aux auxiliaires de session du Parlement européen en déclarant illicite leurs contrats d’intérims. C’est une première victoire du droit des salariés contre l’arbitraire patronal du Parlement européen.

Il faut maintenant que la Direction générale du Parlement européen admette que nous vivons dans un Etat de droit. Il faut qu’elle entende raison, et qu’elle crée les conditions de la requalification des contrats des auxiliaires de session en CDI.

Car cette pitoyable affaire, qui n’est vraiment pas à l’honneur du Parlement européen, a profondément abîmé l’image sociale de l’Union européenne auprès de tous les citoyens des Etats membres.

Comment avoir la prétention d’incarner un modèle social européen positif, lorsqu’on laisse la Direction générale du Parlement piétiner en toute connaissance de cause le Code du travail, et employer les pires méthodes d’intimidations et de harcèlements ?

Il faut que cela cesse et qu’enfin tous les salariés travaillant pour le Parlement européen bénéficient d’un statut conforme au droit du travail. Le Parlement ne doit plus être assimilé à un repaire de « négriers » des temps modernes.

Les auxiliaires de session de Strasbourg peuvent compter sur ma solidarité active et vigilante.

Jacky Hénin

Préparation du Conseil européen .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:44

Déclaration de Francis Würtz

Francis Würtz
Président du groupe GUE/NGL


12 décembre 2007

PE -- Strasbourg 12/12/2007

Le prochain Conseil européen se tiendra dans la foulée de la signature d’un nouveau traité, au lendemain d’un sommet Union européenne -- Afrique particulièrement marquant ; et aussi, ne l’oublions pas trop vite, dans la première phase de mise en œuvre du processus d’Annapolis.

Sur le traité, je pense l’Union commettrait une lourde erreur de diagnostic si elle considérait que cet accord au sommet marque le dépassement de la crise de confiance entre des pans entiers de nos sociétés et les actuelles orientations économiques et sociales de l’Union. Ce problème reste entier. Mieux vaudrait le reconnaitre et se préparer à y répondre.

Un même sursaut de lucidité me semble nécessaire concernant nos relations avec l’Afrique. Le Président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Konaré, a appelé l’Europe à rompre avec le paternalisme. Il a souligné que l’Afrique « ne saurait être ni une chasse gardée ni un nouveau territoire à conquérir ». Il a fustigé la logique des « Accords de partenariat économique » « aux coûts dramatiques pour les populations africaines ». Significativement, c’est pratiquement le même jour que sept pays d’Amérique latine créaient la « Banque du Sud » pour s’émanciper du FMI et « réduire les inégalités dans la région ». Cette exigence générale, montante, d’un partenariat plus juste et plus digne, il faut que l’Union en prenne la mesure, y compris dans sa façon de traiter les migrants.

Enfin, le Proche Orient, apparemment absent de l’ordre du jour du Conseil. Comment l’Union a-t-elle pu accepter, à Annapolis, d’être complètement évincée de la structure chargée de suivre l’application de la Feuille de route ? Va-t-elle assister passivement aux violations de l’accord -- comme ce fut le cas, la semaine dernière, avec l’affaire de la colonie de Jérusalem-Est ?

D’une façon générale, quelle ambition avons-nous réellement pour l’Europe et quels moyens nous donnons-nous pour la faire vivre : voilà un thème de prédilection pour le prochain Conseil européen.

POUR UN REFERENDUM !!

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:00

Pour un référendum sur le traité Sarkozy

 

Jean-Paul LECOQ, député de Seine-Maritime, mardi 11 décembre 2007 – 2ème séance

Débat préalable sur le Conseil de l’Europe

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mes Chers Collègues,

C’est donc ce jeudi 13 décembre que les Chefs d’Etat et de gouvernement doivent signer le  traité dit de Lisbonne.

Ce “traité” n’a de nouveau que les apparences: en réalité c’est un clone difforme de feu le Traité constitutionnel Européen. En fin connaisseur, Valéry Giscard d’Estaing l’a admis sans état d’âme: “ dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes ”.

Le Président de la République a décidé que le traité serait ratifié par le Parlement. Quelle justification à ce contournement du vote populaire ? Parce qu’enfin, s’il y a nouveau traité, c’est bien parce que les peuples français et néerlandais ont rejet majoritairement le traité constitutionnel. Le refus de référendum et cette précipitation dans la ratification annoncée ont quelque chose de suspect. Qu’y a-t-il donc d’inavouable? Qui a peur du débat et du verdict populaire ?

Vous allez dire : le candidat l’avait annoncé durant la campagne des présidentielles. Le président le fera. Depuis le mois de juin c’est toujours votre réponse.

A vous entendre :

- l’électeur de Nicolas Sarkozy aurait voté pour les cadeaux faramineux faits aux riches, pour les atteintes au droit de grève, pour l’allongement de l’âge à la  retraite, pour les licenciements, les délocalisations, pour la livraison des universités aux multinationales, pour le recul du droit d’asile,

- l’électeur de Nicolas Sarkozy aurait voulu aussi les franchises médicales cette taxe sur les malades mais aussi la future taxe sur les victimes, il voulait aussi la redevance télé pour les plus pauvres et en plus… le traité ratifié par le Parlement…

Faut-il alors rappeler que plus d’un français sur deux souhaite être consulté par référendum?

Le Président de la République est légitime dans sa fonction. Il n’est ni propriétaire de la République, ni de la France, ni de son peuple.

L’article 3 de la constitution nous rappelle que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Le président de la République ne peut se substituer au peuple !

Nous-mêmes qui sommes la représentation nationale, en avons-nous le droit ? Assurément non ! Pour exemple : dans la législature précédente, alors que le Parlement avait voté à plus de 80% l’adoption du Traité de Constitution Européenne, le peuple, lui, s’est prononcé contre.

Nous connaissons toutes et tous ici, dans cet hémicycle, les raisons qui poussent le Président de la République à vouloir ratifier le traité simplifié par le seul parlement.

Outre le déni de démocratie, il s’agit ni plus ni moins que de poursuivre dans la voie qui nous a conduit aux impasses et à la crise actuelle.

Au-delà des arrangements cosmétiques, on retrouve l’ensemble des ingrédients libéraux du Traité constitutionnel :

- la fameuse “ concurrence libre et non faussée ”, et qui n’épargne pas les services publics et qui pousse à la mise en compétition des peuples sur la base du moins disant social et fiscal, retraites, droit du travail…

- la toute puissance de la Commission européenne,

- le statut intouchable de la Banque Centrale Européenne. A ce propos, que sont devenus, mes chers collègues, les grandes envolées indignées contre cette institution, et jusque sur les bancs du gouvernement ?

Parlons démocratie. Revendiquer partout dans le monde la démocratie, c’est juste ! Devons-nous renoncer à la faire vivre ici en France, et en Europe ? La peur des peuples est bien mauvaise conseillère.  En quoi un référendum  mettrait l’Europe en danger. Au contraire !

Les non français et néerlandais au traité constitutionnel en 2005 ne sont pas la cause de la crise, mais son expression. Nous ne sommes pas seuls à le penser et à le dire. Encore faut-il en tirer les conséquences. Sinon le risque est là d’aggraver plus encore le fossé entre les opinions et l’Europe.

Nous, nous voulons nous attaquer à la crise de confiance et de légitimité qui touche le projet européen. Il faut entendre ce que disent les peuples, leurs inquiétudes, leurs attentes. Il faut prendre en compte la nouveauté et le sérieux des problèmes posés à une Europe qui change de nature avec l’élargissement, en passant d’une dizaine de membres à 27 et peut-être plus demain. 

Il faut prendre en compte les défis soulevés par les immenses besoins d’un développement fondé sur la promotion des êtres humains, et la protection de la planète. Il faut prendre en compte qu’ils et elle ne peuvent être soumis qu’aux impératifs des marchés financiers et aux diktats de la banque centrale.

De quelle Europe unie avons-nous besoin dans la mondialisation? pour quoi faire, au profit de qui ? Voilà les vraies questions auxquelles il est urgent de répondre.

Ce “ traité simplifié ” n’y répond pas. Pire, il légitime, au nom de la “ concurrence libre et non faussée ” la poursuite des politiques qui ont été rejetées par le référendum.

Le temps est venu de rompre avec ces logiques désastreuses et de travailler à un nouveau modèle européen de développement, social, écologique, solidaire et de paix.

- une Europe de l’harmonisation sociale par le haut s’opposant à la mise en concurrence des femmes, des hommes, des jeunes, des retraités, face aux délocalisations, en développement toutes les coopérations, en défendant notre potentiel industriel et agricole.

- une Europe qui propose une nouvelle ère de progrès social, la promotion et le développement des services publics au service d’une dynamique de protection de la planète.

- une Europe du développement des connaissances et de la recherche.

- une Europe qui pose la primauté des choix politiques face à la puissance des marchés financiers.

- une Europe des droits humains, ouverte et accueillante et non pas une forteresse. 

- une Europe émancipée de la tutelle américaine, qui assure sa sécurité par une politique active de co-développement et de paix avec tous les continents.

Alors, je l’affirme, la bataille pour ouvrir une nouvelle perspective en Europe, pour changer ses politiques n’est pas close. Au contraire, nous entrons dans une période d’intense débat sur l’avenir de l’Europe, avec la présidence française en 2008 et le renouvellement du parlement européen en 2009.

Toute perspective de changement en Europe pose la question de l’implication populaire. C’est le sens de l’exigence d’une consultation démocratique et que nous proposons, avec d’autres forces sociales et politiques progressistes,  pour tous les pays de l’Union européenne.

En janvier 2008, en Congrès, le président de la République va nous soumettre, à nous députés et aux sénateurs, une modification constitutionnelle qui précédera l’adoption du traité.

Mes Chers Collègues, je le déclare solennellement devant notre Assemblée :

NOUS, élus du peuple, avons la responsabilité de faire prévaloir le droit du peuple à être consulté par voie référendaire sur le contenu, la portée et les conséquences d’un texte qui va déterminer la vie de millions de citoyens européens !

NOUS, élus du peuple, avons l’obligation morale et politique que le texte soit approuvé ou rejeté par le peuple lui-même.

NOUS, élus du peuple, avons la responsabilité de faire respecter le droit des citoyens français et l’une des valeurs républicaines constitutionnelles des plus fondamentales : celle que “ la souveraineté nationale appartient au peuple ”.

En ce qui nous concerne nous, députés communistes, nous refusons d’être les complices du libéralisme qui détruit la vie des citoyens ? Nous refusons d’être les complices de la construction d’une Europe contre les peuples ?

La démocratie doit être un but et le moyen de construire l’Europe.

“Qui d’autre, dans une démocratie, peut s’arroger le droit de remettre en cause le choix du peuple, si ce n’est le peuple lui-même ? ”.

Les parlementaires attachés à la démocratie où qu’ils soient assis dans cet hémicycle sauront s’unir pour faire respecter la souveraineté du peuple français.

Taxation surprise !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:39

Taxation surprise des hébergeurs internet après le rapport Olivennes : taxe ou chantage ?

Taxation surprise des hébergeurs internet après le rapport Olivennes : taxe ou chantage ?

mp3 | 12 décembre 2007 |

Le 23 novembre était signé à l’Elysée un accord entre représentants des industries culturelles (cinéma, musique, télévision) et des télécommunications. En présence du Chef de l’Etat : ici

Cet accord prévoyait que les plates-formes d’hébergement et de partage de contenus (comme DailyMotion ou GoogleYouTube généralisent “à court terme les techniques efficaces de reconnaissance de contenus et de filtrage”.

Problème : les principaux concernés, DailyMotion et GoogleYouTube n’ont signé cet accord.

On vient d’apprendre qu’un amendement-surprise au projet de loi de finances 2008 déposé et voté, à la sauvette, institue une taxer de 2% sur les revenus publicitaires générés par les vidéos diffusées sur le Web : ici

Difficile de ne pas voir un lien entre l’amendement-surprise et le refus des plates-formes de signer l’accord du 23 novembre.

Si cette hypothèse devait se vérifier, cela signifie que la législation fiscale est détournée de ses fins pour devenir un instrument de chantage et faire rentrer dans le rang des entreprises récalcitrantes…

Le 23 novembre, Nicolas Sarkozy n’avait pas caché son impatience de voir l’accord concocté par Denis Olivennes mis en œuvre. Avant six mois. « Je vous propose que l’on se retrouve dans six mois, au même endroit [au palais de l’Elysée], pour tirer le bilan de six mois d’application de ces nouvelles normes. En prenant un engagement devant vous : si cela marche, on continue comme cela, si cela ne marche pas suffisamment bien, on prendra les mesures pour obtenir des résultats. ». Coûte que coûte ?

Décidément, le libéralisme autoritaire de Nicolas Sarlozy est de moins en moins libéral et de plus en plus autoritaire.

Via Maurice Ronai : ici

- http://www.betapolitique.fr/Taxatio…

De : lolita
mercredi 12 décembre 2007

Les méfaits du dogme de la ( modération salariale )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:10

Commission européenne . Après le président de la Banque centrale européenne, c’est Bruxelles qui exhorte les salariés à mettre en veilleuse leurs revendications salariales.

La « stabilité des prix », pierre angulaire de la politique économique et monétaire européenne, inscrite dans le traité européen de Lisbonne comme l’un des objectifs de l’Union (article 3-3 du traité sur l’Union européenne), a un coût très concret pour les travailleurs : la « modération salariale ». Au nom de ce principe, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a mis en garde hier, lors d’une conférence de presse à Madrid, contre toute hausse des rémunérations, source potentielle, selon lui, d’inflation, de ralentissement de la croissance et de hausse du chômage. Augmenter les salaires pour maintenir le pouvoir d’achat dans un contexte d’inflation lié à la hausse des prix des matières premières, au premier rang desquelles le pétrole, entraînerait, selon le commissaire européen, des « effets de second tour », c’est-à-dire une nouvelle hausse des prix. Alors que l’inflation atteint, dans la zone euro, son niveau le plus haut depuis six ans et demi, avec une hausse de 3 % en novembre, la Commission européenne table sur un taux de 2,1 % en 2008. La Banque centrale européenne, elle, estime que ce taux pourrait atteindre l’an prochain 2,5 %. Des estimations qui restent tributaires de « l’impact des chocs externes » comme le prix du baril et celui des aliments, a précisé le commissaire européen. Si les employeurs devaient lâcher du lest sur les salaires, a-t-il prévenu, cela pourrait se traduire par « une situation de stagflation », avec un ralentissement de la croissance doublé d’une accélération de l’inflation. Une démonstration supposée contenir la montée des revendications salariales dans toute l’Europe, qui fait écho à celle de Jean-Claude Trichet la semaine dernière. S’inquiétant, jeudi dernier, lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion du conseil de politique monétaire, des « risques inflationnistes » qui guettent selon lui la zone euro, le président de la BCE a jugé « absolument décisif » que les syndicats mettent en veilleuse leurs revendications salariales.

Gardienne de la seule

« stabilité des prix », au détriment de la croissance et de l’empl

oi, la BCE a décidé, le même jour, de maintenir son principal taux directeur à 4 %, après avoir relevé ses taux à huit reprises depuis décembre 2005. Des décisions préjudiciables à l’économie de la zone euro, confrontée au bas niveau du dollar. Transfert par les États-Unis d’une partie des effets de la crise des subprimes sur l’Europe, exportations plombées, menaces de délocalisations en zone dollar : plus que les revendications salariales, c’est bien le dogmatisme de la politique monétaire définie à Francfort qui fait aujourd’hui de l’Europe l’une des lanternes rouges de la croissance mondiale.

Rosa Moussaoui

l’ Huma du 11 / 12 / 07

Olmert renie sa propre parole .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:06

Proche-Orient . La décision d’Israël de construire de nouveaux logements pour les colons juifs à Jérusalem-Est remet en cause les obligations de la conférence d’Annapolis.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les déclarations optimistes faites au lendemain de la conférence d’Annapolis ne soient rayées d’un trait de plume par Israël. Tel-Aviv vient d’annoncer le lancement d’un appel d’offres pour la construction de 300 nouveaux logements et d’autres unités dans un quartier de Jérusalem-Est, connu sous le nom de Har Homa chez les Juifs et d’Abou Ghnaïm chez les Palestiniens.

les pressions américaines

Comme tout le monde l’avait compris en novembre aux États-Unis, Israéliens et Palestiniens s’engageaient à respecter les obligations faites par la feuille de route. Ce qui, pour Israël, signifie le gel de toute construction dans les colonies. C’est d’autant plus nécessaire qu’on ne voit pas comment les deux parties pourraient négocier un statut final si les conditions sur le terrain sont régulièrement remises en cause par l’occupant. Le président américain, George W. Bush, avait mis tout son poids dans la balance, annonçant que le nouveau processus se faisait sous son contrôle direct. Une façon de faire savoir à l’Union européenne, à la Russie et à l’ONU, elles aussi normalement garantes de l’application de la feuille de route, qu’elles comptaient pour quantité négligeable, tout du moins pour la dimension politique du dossier (Paris accueillera le 17 décembre une conférence de donateurs en vue d’alléger les difficultés économiques des Palestiniens, difficultés dues… à l’occupation).

La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a bien reproché vendredi à Israël de projeter la construction de ces nouveaux logements à Jérusalem-Est, initiative que les Palestiniens jugent de nature à torpiller les pourparlers de paix lancés à Annapolis. « Il ne devrait rien y avoir qui puisse préjuger des négociations sur le statut définitif » des territoires, a-t-elle dit. « C’est d’autant plus important maintenant que nous sommes à la veille de l’ouverture des négociations. […] Nous en sommes à un moment où l’objectif est de renforcer au maximum la confiance avec les parties en présence et cela n’y contribue pas. » Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré pour sa part : « Cet appel d’offres, si peu de temps après la conférence d’Annapolis sur la paix au Proche-Orient, n’est pas constructif. » D’autant moins constructif que le statut de Jérusalem est particulièrement important et controversé. La partie ouest a été prise par Israël dès sa création, alors que même le plan de partage de l’ONU prévoyait un statut particulier. Quant à la partie est, elle a été occupée à l’issue de la guerre des Six-Jours, en 1967 et, depuis, annexée à Israël qui en a fait sa capitale. Un état de fait qu’aucun pays ne reconnaît, pas même les États-Unis. Pour preuve, les ambassades se trouvent à Tel-Aviv et non pas à Jérusalem.

6 500 logements à Jérusalem-Est .
Il en faut plus pour déstabiliser Israël. En 1997, déjà, au lendemain de l’accord passé à Hébron (sud de la Cisjordanie) et des efforts entrepris pour relancer le processus de paix, les Israéliens avaient annoncé la construction de 6 500 logements dans la partie sud de Jérusalem-Est. Ce qui était vécu comme la volonté de couper Jérusalem du reste de la Cisjordanie. À l’époque, le maire était un certain Ehud Olmert. Comme le rappelle un éditorialiste du quotidien israélien Haaretz, les protestations n’avaient rien donné jusqu’à ce que tout le monde oublie l’affaire et que les logements soient construits ! Ce qui n’a fait que renforcer le Hamas, côté palestinien.

Le porte-parole du premier ministre israélien a souligné que l’appel d’offres pour les constructions de Har Homa s’inscrivait dans le cadre d’un programme étalé sur sept ans. Il a même réaffirmé que le secteur ne relevait pas de la feuille de route parce qu’Israël avait annexé ces terrains, conquis et occupés avec le reste des territoires palestiniens en 1967 ! Pour semer un peu plus la confusion, le vice-premier ministre israélien Haim Ramon, très proche d’Ehoud Olmert, a déclaré qu’Israël conserverait tous les quartiers juifs de Jérusalem, tout en abandonnant le contrôle des zones peuplées d’Arabes à l’Autorité palestinienne. Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad Malki, a dénoncé ces propos, accusant Israël de faire preuve de mauvaise foi avant même le début des discussions sur ce sujet très sensible. Nabil Abou Rdainah, proche collaborateur d’Abbas, estime que « les implantations font obstacle aux négociations et au processus de paix. Elles affaiblissent la confiance entre Israéliens et Palestiniens ». À Annapolis, interrogé par l’Humanité pour savoir quand Israël allait appliquer les résolutions de l’ONU, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a répondu que cela allait faire partie des discussions. En réalité la question est désormais : comment forcer Israël à se conforter au droit international et à ses propres engagements. Rama Yade a peut-être une solution, elle qu’on a peu entendu alors qu’hier se trouvait à Paris un ancien chef d’état-major israélien, Moshe Yaalon, nommé par Sharon, et qui a sévi dans les territoires palestiniens de 2002 à 2005, avec tout le respect des droits de l’homme dont est capable une armée d’occupation.

Pierre Barbancey

l’ Huma du 11 / 12 / 07

La croisade ultralibérale du FMI .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:36

Économie . Les conclusions sur la France de la mission du Fonds monétaire international (FMI), aujourd’hui dirigé par Dominique Strauss-Kahn, sont un panégyrique de la politique de Sarkozy.

Le FMI, qui a aujourd’hui à sa tête le socialiste Dominique Strauss-Kahn, se félicite, dans les conclusions de son rapport de mission sur la France, parues vendredi, de « l’élection d’un nouveau président et la nomination d’un gouvernement ouvertement réformateur offrant à la France l’occasion historique de renouer avec une croissance soutenue ». Les vingt points abordés dans le texte égrènent stoïquement les recettes libérales défendues par l’institution, avec l’assurance que ne saurait pourtant lui conférer un système économique pas encore remis du séisme qu’a provoqué, sur le marché mondial, la crise des « subprimes » survenue l’été dernier.

Jugeant « les priorités et la méthode du gouvernement, en matière de réformes, appropriées », le rapport salue au passage « la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 » et suggère « qu’elle soit pérennisée ». À cet égard le FMI voudrait la création d’une « commission indépendante » capable de « sensibiliser à l’impact d’un salaire minimum élevé sur le chômage et les finances publiques ».

L’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn s’interroge aussi sur les négociations en cours concernant le Code du travail, considérant qu’« une véritable rupture avec le passé et une amélioration réelle du fonctionnement du marché du travail nécessitent d’amender les dispositions juridiques régissant actuellement le licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de main-d’oeuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement individuel ».

Tout pour « libérer » le marché

Le texte se fait ensuite un panégyrique de la politique de Nicolas Sarkozy, « louant » l’assouplissement des 35 heures « car il permet aux entreprises de bénéficier d’une plus grande souplesse et de réduire leurs coûts salariaux indirects », « appréciant (…) à sa juste valeur le message que le paquet fiscal entend transmettre », ou, concernant la fusion ANPE-ASSEDIC, « se félicitant (…) que les autorités aient à nouveau placé le retour à l’emploi des chômeurs au coeur de leurs priorités, en proposant aux demandeurs d’emploi un accompagnement plus personnalisé assuré par une structure unique ».

Les obsessions de la vieille institution ne changent guère : accroissement de la concurrence, dérégulation et réduction drastique des dépenses de l’État, le tout pour « libérer » le marché. Favorable, dans le cadre de la réforme des retraites de 2008, à l’allongement de la durée de cotisation, le FMI précise même que « le degré de fermeté dont fait preuve le gouvernement sur l’allongement similaire de la durée de cotisation des régimes spéciaux s’avérera déterminant ».

S’il prône, en matière de santé et de protection sociale, une extension du recours aux franchises, le Fonds monétaire s’oppose à la création d’une cinquième branche « dépendance », jugeant que « les mécanismes d’assurance individuelle privée devraient jouer ici le premier rôle ».

300 LICENCIEMENTS PREVUS AU FMI .
Système financier, politique économique, droit du travail, finances publiques, politique budgétaire et protection sociale, tous les sujets sont abordés avec pour seul fil conducteur la capacité à « accroître la concurrence et le bien-être des consommateurs ». Sans se soucier des conséquences sociales de ses préconisations, dont le respect est, pour certains pays, le passage obligé pour obtenir les fonds nécessaires à leur survie, le FMI continue de relayer sans sourciller les intérêts des puissances financières.

Il reste que les 300 prochaines victimes du plan de licenciement prévu par Dominique Strauss Khan, au sein du FMI, pourront démentir l’idée selon laquelle l’arrivée d’un

socialiste à la tête de l’institution ne changerait rien…

l’ Huma du 11 / 12 / 07

Frédéric Durand

C.G.T CHEMINOTS : Lettre à Jean Louis Borloo .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:50
 
lettre à Jean Louis BORLOO -- lignes ferroviaires LAPEYROUSSE VOLVIC MONTLUCON EYGURANCE (11/12/2007)
 
Monsieur Le Ministre d’Etat,

Par ce courrier, je tiens à vous assurer de l’intérêt et de toute l’attention que porte la Fédération CGT des cheminots sur l’avenir des lignes ferroviaires LAPEYROUSE -VOLVIC ET MONTLUÇON- EYGURANDE.


Vos services ne sont pas sans savoir, que les Directions de RFF et de la SNCF, ont décidé de suspendre l’exploitation de ces lignes tant fret que voyageurs à compter du changement de service de décembre 2007 soit le 9 décembre 2007.

Cette décision va entraîner la suppression de nombreuses circulations voyageurs, situation qui va détériorer considérablement les conditions de transport des usagers TER puisqu’il est prévu de remplacer des trains par plus de services routiers de substitution.

De même pour le fret, le chargeur Aubert& Duval sur la ligne VOLVIC – LAPEYROUSE va se trouver dans une situation difficile pour régler ses contraintes et besoins de transport.

Alors que lors du Grenelle de l’Environnement, vous avez décidé, en lien avec les exigences du Président de la République, de considérer comme objectif prioritaire une nouvelle politique de transports, tant fret que voyageurs, favorisant les solutions écologiques, vous conviendrez, avec moi, qu’une telle suspension tourne le dos à cet objectif et ne peut être en aucun cas définitive.

Si cette décision de suspendre les circulations sur ces lignes est explicitée aujourd’hui pour des questions de sécurité, j’affirme que cette situation trouve sa genèse dans le désengagement de l’Etat et de RFF de ces dernières années et je ne peux admettre qu’aucun engagement de régénération rapide de ces lignes n’est d’ores et déjà été pris.

Je vous demande donc, par l’intermédiaire de ce courrier, d’organiser dans les meilleurs délais la tenue d’une Table Ronde Etat, SNCF, RFF, Conseils Régionaux, Organisations Syndicales et Associations d’Usagers pour acter des engagements concrets sur ces lignes afin que rapidement les trafics ferroviaires puissent reprendre.

En attendant de vous lire, veuillez agréer, Monsieur Le Ministre d’ Etat, l’expression de mes sentiments respectueux.