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13 décembre, 2007

Montpellier : répression ( disproportionnée ) à la fac .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:22

Universités . À Montpellier, suite à l’intervention de la police contre les étudiants bloqueurs, les syndicats demandent la démission du président de la fac.

Après l’intervention musclée des forces de police, lundi, à la fac de lettres Paul-Valéry, de Montpellier, à la demande du président de l’université Montpellier-III, Jean-François Miossec -- qui a aussi décidé la fermeture administrative du campus -, un rassemblement et diverses actions étaient organisés hier à l’initiative notamment du SNESup, de SUD enseignants et de la CGT. Vers 11 heures sur le parvis de la fac, 350 enseignants et étudiants s’étaient regroupés pour organiser la riposte.

Lundi, le président avait fait appel aux forces de police afin de débloquer l’accès de la fac suite à quelques incidents qui s’étaient produits entre bloqueurs et anti-bloqueurs. Une intervention des forces policières jugée « disproportionnée » par le SNESup. Deux étudiants ont été interpellés et placés en garde à vue et deux autres ont été touchés par des grenades assourdissantes, l’un d’eux aurait perdu 30 % d’audition à une oreille. Le SNESup dénonce cette intervention policière et réclame la démission du président de l’université.

« Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre la loi LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la stratégie de tension de la présidence de Montpellier-III a débouché sur ce qui était prévisible. (…) Seules la maturité et la responsabilité des 200 à 300 étudiants, alors présents, ont pu éviter que des incidents graves se produisent. Depuis un mois et demi, le président fait la preuve de son incapacité à mener le dialogue social et à laisser le débat démocratique se dérouler, à gérer la crise universitaire, à assurer la continuité du service public, et, maintenant, il hypothèque gravement l’avenir de l’offre de formation de l’université et donc l’existence de celle-ci. Il doit en tirer les conséquences et démissionner ! »

Le syndicat en appelle donc au recteur, chancelier des universités, pour assurer la continuité des missions de l’université. Il appelle les autres syndicats, soucieux du service public, à s’associer à la demande d’audience que le SNESup, la CGT et SUD ont déposée auprès du recteur. Le SNESup, critiquant la décision de fermer l’université, demande la tenue, en urgence, d’un CA extraordinaire. Jacques Choukroun, pour le SNESup de Paul-Valéry, intervenant devant les personnels et étudiants rassemblés hier, dénonçait la provocation : « On veut nous détourner de la lutte sur la loi LRU, nous allons (SNESup, SUD, CGT -- NDLR) demander une entrevue au recteur pour qu’il prenne ses responsabilités sur les violences commises à l’initiative de la présidence de l’université. (…) Il faut rouvrir l’université, on ne peut pas accepter cette stratégie. »

À l’issue du rassemblement devant la fac, diverses actions ont été décidées, notamment une rencontre avec les lycéens de Joffre à Montpellier, victimes eux aussi de violences policières, et une manifestation devant le rectorat pour réclamer la démission du président de l’université Paul-Valéry.

Éloi Martinez

l’ Huma du 12 / 12 / 07

Contre labanalisation du livret A .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:55

Pour le financement du logement social, contre la banalisation du livret A

Michel CAMDESSUS, missionné par le gouvernement pour « définir les modalités d’une réforme de la distribution du Livret A », remet aujourd’hui ses propositions. Celles-ci confortent la position des dirigeants des banques françaises qui ont saisi la Communauté européenne. Michel CAMDESSUS préconise la banalisation du Livret A, même s’il l’assortit d’un certain nombre de considérations.
Le gouvernement français cède donc à l’injonction de Bruxelles malgré le recours qu’il a déposé le 23 juillet dernier devant la Cour européenne de justice.

Les conséquences seront importantes.

Avec la banalisation de la distribution du Livret A, il est évident que le patronat bancaire, exempté de toute mission de service public, va s’en servir comme produit d’appel pour promouvoir ses propres produits financiers. Cela affectera immédiatement le financement du logement social, qui repose quasi exclusivement sur les fonds collectés par la Caisse des Dépôts et Consignations provenant des Livrets A et Bleu ; la lutte contre l’exclusion bancaire, le Livret A constituant souvent, pour les plus démunis, l’un des derniers accès aux moyens de paiement ; les missions de service public et d’intérêt général de la Cdc et de la Poste.

Mais cela touchera aussi à terme le maintien du droit à une épargne réglementée et défiscalisée accessible à tous.

La Cgt estime que le système actuel de distribution du Livret A et du Livret Bleu (Banque Postale, Caisses d’Épargne, Crédit Mutuel) doit être maintenu. La centralisation sécurisée des fonds collectés à la Cdc constitue un service public et doit être maintenue.

La Cgt avec ses fédérations CGT Banque-Assurance (Fspba), des Finances et des Agents des Postes et Télécommunications (Fapt) appellent à un rassemblement unitaire et interprofessionnel au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 56 rue de Lille, 75007 Paris. Métro d’Orsay JEUDI 13 DECEMBRE 2007 à 11 heures

De : La CGT
jeudi 13 décembre 2007

EUROPE : Il faut un référendum !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:09

Mis en ligne : 13 décembre

Devant le Parlement européen, Giscard d’Estaing, père du défunt projet de constitution européenne, a retrouvé le moral après avoir lu le mini-traité ou traité de Lisbonne. « En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées. Elles ont juste été présentées de façon différente… Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler » s’est-il exclamé.

On ne peut exprimer plus clairement la morgue revancharde et méprisante des élites vis à vis des peuples.

On ne peut dire plus clairement à quel point M. Sarkozy tente de tromper le peuple en prétendant qu’il aurait fait la synthèse entre partisans et adversaires du projet de constitution européenne, rejeté fortement par les peuples français et néerlandais.

En vérité, le mini traité renforce tous les caractères négatifs de la constitution rejetée : caractère ultralibéral de la construction européenne avec le principe de concurrence accentué ; caractère antidémocratique avec les pleins pouvoirs donnés à la Commission et à la Banque centrale européenne ; caractère militarisé et inséré dans l’OTAN ; caractère antisolidaire avec la mise en cause des services publics, des systèmes de protection sociale et de retraite.

Exactement les orientations que le peuple a déjà rejetées. Pour vérifier s’il maintient son opinion, il faut donc le reconsulter aujourd’hui. Et le divorce qu’il ressent de plus en plus entre les paroles sarkozystes et la réalité de la vie quotidienne ne le conduirait sans doute pas à changer d’opinion. Que valent les imprécations du monarque élyséen contre l’euro fort puisque la monnaie européenne a augmenté de 10 centimes par rapport au dollar depuis qu’il a été élu ?

A-t-il menti ou est-il impuissant à modifier quoi que ce soit ? En attendant ce sont les travailleurs qui trinquent. La gestion de la monnaie unique par la Banque centrale joue contre la croissance et contre l’emploi. Dassault aviation et EADS envisagent de délocaliser des activités dans des zones dollar à cause de cet euro fort. L’austérité qui s’applique avec le refus d’augmenter les salaires, avec les attaques contre les systèmes de protection sociale et de retraite, contre les services publics ou la carte des tribunaux n’est elle pas le fruit de l’application zélée des directives européennes édictées par la Banque centrale et ce fameux pacte dit de stabilité ? D’ailleurs, si Sarkozy était si sûr de ses arguments, il organiserait le débat public et convoquerait un référendum.

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS .

L’ex-maire de Neuilly ( rêve ) d’une France de propriétaires .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:56

Logement . Le président de la République a annoncé hier la mise en place d’une série de mesures, notamment sur le logement social.

Vandoeuvre-lès-Nancy, envoyé spécial.

Pour prononcer son discours sur le logement, Nicolas Sarkozy a choisi de se déplacer à Vandoeuvre-lès-Nancy, présenté comme « un laboratoire du logement ». Accueilli par André Rossinot, maire (UMP) de Nancy et président de la communauté urbaine, le chef de l’État a, à nouveau, fait la promotion de la « France de propriétaires » dont il « rêve ». Les mesures annoncées par le président de la République ne sont pas nouvelles et sont quasiment toutes issues d’une convention de l’UMP qui s’est tenue en septembre 2006, alors qu’il préparait son accession à l’Élysée.

le retard est criant

« L’augmentation des besoins n’a pas été anticipée », déplore, dans un accès de lucidité, Nicolas Sarkozy. En matière de logement social, notamment, le retard est criant. Mais pour le combler, Nicolas Sarkozy développe des méthodes particulières. Jusqu’ici, pour leur financement, les HLM étaient assurées de pouvoir disposer de prêts bonifiés à long terme fabriqués par la Caisse des dépôts et consignation (CDC) à partir des dépôts du livret A. Une procédure a été engagée au niveau européen par les réseaux bancaires privés qui ne distribuaient pas ce livret pour mettre fin au monopole dont jouissaient la Banque postale et les Caisses d’épargne. Si cette procédure aboutit, elle pourrait avoir comme conséquence l’assèchement de la ressource (le livret A) et donc, à terme, la fin d’un circuit de financement du logement social que nous envient nombre de pays européens. Au lieu d’attendre l’issue de cette procédure, le président de la République l’anticipe et, sous couvert de « moderniser les circuits de financement » du logement social, se déclare favorable à ce que « la distribution du livret A soit élargie ».

L’ancien maire de Neuilly -- dont la commune connaît un taux de 3 % de logements sociaux seulement, contre 20 % exigé par la loi SRU -- entend aussi favoriser l’accès aux HLM des ménages ayant « les plus faibles revenus » en libérant des logements « occupés par des ménages dépassant le plafond de ressources ». Sa solution ? « La situation de chaque ménage devra être réexaminée tous les trois ans pour envisager soit un maintien dans le logement (avec une hausse de loyer si le locataire dépasse les conditions de ressources -- NDLR), soit un relogement dans un logement plus adapté au sein du parc social, soit un parcours d’accession à la propriété ».

La politique du logement de Nicolas Sarkozy passe forcément par « le parc privé », qui doit « être en mesure de développer une offre sociale ». Pour lui, ce n’est pas « la nature publique ou privée du bailleur » qui fait qu’un logement est social. Dans ce cas, autant privilégier le privé, en donnant des gages aux propriétaires. La « garantie des risques locatifs », par exemple, annoncée pour les rassurer contre les impayés. Et dans le même temps, l’annonce qu’en matière d’expulsions locatives, « les décisions de justice doivent être exécutées ».

solution miracle

Dernière solution miracle du président de la République, à destination des locataires : indexer les loyers « sur l’évolution des prix à la consommation ». Selon lui, les loyers ne progresseraient ainsi « pas de plus de 1,8 % contre 2,8 % avec l’indice actuel » (basé sur l’évolution du coût de la construction de nouveaux logements). Pourtant, cet indice aussi est soumis à de fortes hausses. Pourquoi dans ce cas ne pas indexer les loyers sur l’évolution des salaires ? La proposition aurait été plus cohérente pour « le président du pouvoir d’achat ».

Grégory Marin

l’ Huma du 12 / 12 / 07