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15 décembre, 2007

Désinformation .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:46

par Christine Texier :


2 décembre 2007

Pour Sarkozy et le gouvernement, un seul objectif : en finir avec l’exceptionalité, l’originalité, l’insolence françaises issues de la Révolution, de la Commune, des guerres, de la Résistance, de Mai 68, du « non » cinglant du 29 mai 2005.

Complaisamment relayé par les grands médias, le pouvoir mène sa campagne de désinformation massive.

La vérité, c’est qu’on s’est attaqué en 2003 au régime général, maintenant aux régimes spéciaux au motif « d’équité », et qu’ensuite on fera baisser toutes les retraites en passant à 41, voire 42 annuités pour tout le monde.

22 800 emplois publics en moins en 2008, pouvoir d’achat en baisse constante : c’est une volonté délibérée de mettre à mal la fonction publique, pour ensuite proclamer son inefficacité et la liquider en vantant la privatisation. Or il n’y a pas de République sans services publics, donc sans fonction publique, ni de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires correctement rémunérés. « Travailler plus pour gagner plus » : le slogan a fait long feu.

La vérité, c’est la baisse du pouvoir d’achat pour tous, dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr les privilégiés, les vrais, ceux qui ont bénéficié des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux de juillet. Et c’est la poursuite des délocalisations et des fermetures d’entreprises qui augmentent le nombre de celles et ceux qui voudraient tout simplement travailler et vivre normalement.

Votée au coeur de l’été, la loi Pécresse sur l’Université est une parodie de démocratie.

Quand tant d ’é tu diant s

vivent mal, étudient dans de mauvaises conditions, l’enseignement supérieur a certes besoin de réforme mais pour aller de l’avant, pas pour reculer. Or cette loi place l’Université au service du marché, des besoins à court terme des entreprises.

A la clé, la disparition massive de filières et d’enseignements, la création de quelques centres élitistes et la pénurie pour le plus grand nombre. Dans tous les pays qui ont déjà fait cette réforme, les conséquences sont là : les inégalités entre les facs et entre les étudiants se développent et on se dirige vers un enseignement supérieur à deux vitesses.

N. Sarkozy veut faire rentrer par la fenêtre le traité européen que le peuple a mis à la porte en votant. Et croyez-en Giscard d’Estaing, c’est bien le même traité : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte », dit-il. Bref tout ce à quoi le peuple français a dit « non ». Or, seul le peuple peut par référendum valider ou invalider ce qu’il a lui-même décidé ainsi. Le PCF fait signer une pétition en faveur d’un référendum. L’Humanité publie un dossier spécial « Traité européen » qui recompose le puzzle du soi-disant nouveau traité. Pièces identiques en ordre dispersé. Des organisations s’insurgent et alertent. Des rencontres publiques, des meetings s’organisent. Les citoyens commencent à dresser l’oreille.

Ensemble, il est possible de gagner un tel référendum.

Sinistre état des lieux de l’économie européenne .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:17

Un rapport du Sénat épingle l’incoordination des politiques économiques et souligne les effets désastreux de la concurrence fiscale.

Un processus « d’hypercompétition » entre les États, la menace d’une « guerre économique » qui pourrait conduire à une « dislocation » de la construction européenne : le rapport d’information des sénateurs Joël Bourdin (UMP) et Yvon Collin (RDSE) sur « la coordination des politiques économiques en Europe » brosse un diagnostic pour le moins alarmiste de la situation de l’UE. Un état de fait qu’ils mettent sur le compte d’une « incoordination » des politiques économiques des États membres et même d’antagonismes qui, préviennent-ils, iront, sans intervention politique, en s’aggravant.

L’Europe, constatent les rapporteurs, « sangle » les politiques budgétaires, seul instrument « immédiatement maniable » pour les États, redouble, au détriment de la croissance, les « politiques de compétitivité sociale et fiscale », tout en abandonnant à la seule Banque centrale européenne, gardienne de la seule stabilité des prix, la définition de la politique monétaire. Prenant acte de « l’échec » de la stratégie de Lisbonne qui visait, par un programme de réformes libérales, à faire de l’UE l’économie la plus compétitive du monde, ils soulignent également les effets néfastes, pour la croissance, des politiques de désinflation compétitive qui, par une baisse drastique des coûts salariaux, plombent la demande intérieure et attisent une concurrence sociale. « En réduisant les gains salariaux, insistent-ils, ces politiques altèrent une des incitations essentielles au travail. >>
 

Le résultat : des performances économiques bien pâles au regard de celles d’autres grands ensembles, comme les États-Unis et la Chine, et, selon les termes des rapporteurs, « des pertes importantes de bien-être redoublées par l’incapacité des États à réagir à des chocs négatifs du fait du carcan imposé aux politiques économiques ».

« Le passif l’emporte, et de très loin, déplore le rapport en conclusion. Les enjeux d’un redressement sont considérables. Il s’agit rien moins que de la survie de l’Union européenne. » Au chapitre des réponses, les rapporteurs promettent de formuler à l’avenir « des propositions concrètes » et invitent la France à mettre à profit la présidence de l’Union, qu’elle exercera à partir du 1er juillet 2008, pour « formuler des propositions propres à sortir l’Europe de la concurrence des politiques économiques à laquelle elle se livre sans profit pour elle et au détriment de ses projets ». Problème : le carcan imposé aux politiques économiques critiqué ici est entériné par le traité de Lisbonne. Un texte que les sénateurs Bourdin et Collin se gardent de mettre en cause.

R. M.

l’ Huma du 14 / 12 / 07

Bruxelle : 20 OOO personnes manifeste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:16

samedi 15 décembre 2007 (18h56) :
20.000 personnes ont manifesté samedi a Bruxelles pour protester contre la baisse du pouvir d’achat

« Plus de pouvoir d’achat » samedi 15 décembre 2007, 18:21

Quelque 20.000 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Bruxelles pour protester contre la baisse du pouvoir d’achat. Les syndicats ont eu des mots durs à l’égard des négociateurs politiques.

Les négociateurs politiques doivent s’occuper des problèmes des gens, ont scandé à l’unisson les marcheurs venus réclamer des mesures pour augmenter le pouvoir d’achat, une sécurité sociale fédérale forte et une fiscalité plus équitable.

La manifestation nationale, placée sous le slogan « sauvons le pouvoir d’achat et la solidarité » à l’appel du front commun syndical CSC, FGTB et CGSLB, a atteint la mobilisation espérée par les syndicats qui tablaient sur un chiffre allant de 15.000 à 25.000 manifestants.

Une telle participation aurait pu être hypothéquée par la grève menée dans les chemins de fer à l’appel du syndicat indépendant des cheminots (SIC). Malgré cela, bon nombre de manifestants se sont rendus à Bruxelles en train, ce qui a entraîné des arrivées au compte-gouttes.

Au final, les organisations syndicales ont recensé 25.000 participants, alors que la police parle de 18.000 manifestants. Cette dernière n’a signalé aucun incident.

Le cortège comptait principalement des militants syndicaux, dont certains étaient venus en famille. Des politiciens comme Elio Di Rupo ont également pris part à la marche pour la solidarité et le pouvoir d’achat.

Les dirigeants syndicaux n’ont pas mâché leurs mots à l’égard des mondes politique et patronal lors des discours de fin de manifestation. Un message est revenu plusieurs fois : le monde politique doit s’occuper des vrais problèmes des gens, à savoir la hausse des prix de l’alimentation, de l’essence, du mazout et des loyers.

« Appelez-le ’gouvernement d’urgence’, ’gouvernement d’intérim’. Peu importe, du moment qu’une politique urgente soit prise pour faire face aux vrais problèmes des gens », a indiqué le président du syndicat chrétien (CSC), Luc Cortebeeck. « Occupez-vous des vrais problèmes des gens ».

« D’un côté, nous voyons un monde politique incapable de s’entendre pour former un gouvernement et presque totalement obnubilé par le seul enjeu institutionnel. D’un autre côté, il y a notre vie d’allocataire social ou de salarié qui se décline avec des fins de mois de plus en plus difficiles », a indiqué pour sa part Claude Rolin, le secrétaire général de la CSC. « Ce que nous attendons des responsables politiques, c’est que rapidement ils se recentrent sur les priorités socio-économiques et mettent en place une véritable politique sociale soucieuse du développement de l’emploi et de la qualité de la vie des salariés et des allocataires sociaux », a-t-il poursuivi.

La secrétaire générale du syndicat socialiste (FGTB), Anne Demelenne, a pour sa part déploré que « cela fait 6 mois que nous avons voté et toujours pas de gouvernement. Six mois que les prix des carburants, des denrées alimentaires, flambent. Cette crise n’entame pas que notre patience. Elle coûte très cher à la collectivité ». La secrétaire générale chiffre le coût pour les caisses de l’État à 2,5 milliards d’euros. Elle a conclu son allocution en indiquant qu’« il faut rétablir la confiance entre tous les citoyens, du Nord, du Sud ou de Bruxelles ».

Le président de la FGTB estime que la manifestation est un signal envoyé aux politiciens : « Occupez-vous des vrais problèmes des gens ». Il pense aussi que la modération salariale prônée par le patronat est inacceptable.

Le président du syndicat libéral (CGSLB), Jan Vercamst, pense que le monde politique ne doit plus s’occuper des querelles communautaires, mais prendre ses responsabilités pour arrêter la misère.

Les trois syndicats ont promis une mobilisation plus importante si rien ne change. (D’après Belga)

- http://www.lesoir.be/actualite/belg…


il faudrais en faire autant chez nous en France Bravo les Belges

belle exemple a suivre , il est grand temps dit aller

lolita

De : lolita
samedi 15 décembre 2007

IL faut augmenter le pouvoir d’achat !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:53

A l’occasion de de la fête des solidarités qui se tient le 15 décembre dans tout le département, les communistes appellent à la mobilisation pour l’augmentation du pourvoir d’achat.
Cette journée de partage, de convivialité à l’initiative du Conseil général, avec 31 communes et des centaines d’associations et de bénévoles est une belle preuve de solidarité à l’heure où pleuvent les mauvais coups de la droite UMP et du Président Sarkozy.
« Je serais le Président du Pouvoir d’achat » avait-il promis. Mais comme sur tous les sujets, le Président de la Droite, du Medef et du patronat privilégie les plus riches, les grands patrons, la haute finance au détriment de la classe populaire.
Dès son arrivée au pouvoir, il a fait 15 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches, c’est ça la vérité !


13 décembre 2007

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Chaque jour nous le constatons, faire ses courses, payer son loyer, sa facture d’électricité est devenu de plus en plus difficile. Le pouvoir d’achat est en baisse constante.

La vérité, c’est la baisse du pouvoir d’achat pour tous, dans le public et dans le privé ; sauf bien sûr pour les privilégiés, ceux qui ont bénéficié des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux de juillet.

La vérité, c’est que le bouclier fiscal voté par la Droite en juillet dernier concerne 16.000 contribuables très fortunés. Certains ont reçu 45 000 euros de chèques des impôts ! Qui va payer ? Les petites retraites à qui ont va extorquer le paiement de la redevance télé ?

La vérité, c’est que le paiement de la redevance télé pour tous va frapper celles et ceux pour qui 114 euros en moins est une catastrophe, particulièrement les petites retraites, les salariés pauvres, etc. La Droite val-de-marnaise s’est encore illustré en en ne votant pas un vœu au CG demandant le maintien de l’exonération de la redevance audiovisuelle aux personnes âgées.

La vérité, c’est que pendant que les profits explosent, les prix ne cessent d’augmenter : +5,1% pour les produits frais. Les prix des produits alimentaires, des produits de première nécessité se sont véritablement envolés, c’est particulièrement vrai pour le lait et tous ses dérivés comme le beurre, les yaourts, etc. +8,2 % pour les carburants : passer à la pompe, faire le plein d’essence est devenu un véritable calvaire pour nos porte monnaies. Quant aux loyers ils ont augmenté en moyenne de +3,5% en un an !

Comment redonner du pouvoir d’achat ?

Pas de petites mesurettes, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve. Et de l’argent il y en a ! il faut une solution qui ait un effet immédiat sur le pouvoir d’achat.

La TVA est l’impôt le plus injuste. Elle pèse lourd dans le budget de toutes les familles populaires. Pour l’essence, les taxes représentent 80% du prix à la pompe. Les réductions massives des cotisations sociales patronales favorisent les profits. Il faut en finir avec les baisses de « charges sociales, elles nous coûtent cher et cela favorise les placements sur les marchés financiers, ce qui est un manque à gagner pour l’état et défavorise l’emploi. C’est tout le contraire qu’il faut faire. Il faut baisser la TVA et taxer les revenus financiers.

Baisser la TVA, serait une politique juste. L’effet immédiat serait une augmentation du pouvoir d’achat et donc un retour à la consommation. La consommation des ménages favorise le retour de l’emploi et l’augmentation des salaires.

Où prendre l’argent d’une baisse de la TVA ? Une autre politique est possible :

1. Mobiliser l’argent public consacré aux exonérations de cotisations sociales patronales en le basculant dans un Fonds national servant à baisser le taux d’intérêt du crédit bancaire favorable à l’emploi, aux salaires et à l’activité des entreprises. Plus d’emplois et de meilleures formations augmentent la consommation. 2. Face à la finance et à la spéculation, il faut taxer les profits qui, à ce jour, ne participent pas à la solidarité nationale.

Les communistes proposent des solutions alternatives et crédibles. Elles n’ont jamais été essayées. Chacun peut constater, qu’à l’échelle d’une ville ou du département, la gestion solidaire des communistes et les majorité de gauche sont efficace.

Mesure d’expulsion de ressortissants Kurdes .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:46

Mesure d’expulsion de ressortissants kurdes :

Intervention de Joël Dutto auprès du Préfet

Joël Dutto
Conseiller général des Bouches du Rhône
Président du groupe communiste


6 décembre 2007

Marseille, le 6 décembre 2007

M. le Préfet de la Région PACA
Préfet des Bouches du Rhône
Place Félix Baret
13006 MARSEILLE

Monsieur le Préfet,

Je viens d’apprendre par les militants du réseau Education sans Frontières de la Ligue des Droits de l’Homme et autres organisations de défense des droits de l’homme, que serait prévue l’expulsion collective de plus d’une dizaine de Kurdes dont Monsieur TASTAN, père de famille, qui comme les autres ressortissants d’origine kurde, risque en Turquie des peines de prison au regard de leur sympathie supposée avec le PKK.

Je vous demande avec insistance de suspendre la procédure d’expulsion.

En effet, pour en avoir été témoin à l’occasion de différentes missions en Turquie et notamment dans la région d’Anatolie du Sud-Est, je peux témoigner qu’aujourd’hui encore et plus que jamais, dans un climat de nationalisme exacerbé, les Kurdes font l’objet d’une répression impitoyable.

Tous, sans exception, du simple citoyen à l’intellectuel, l’homme d’affaire ou l’élu, sont poursuivis pour séparatisme chaque fois qu’ils revendiquent leur identité kurde.

Les bombardements journaliers de l’armée turque dans le Nord de l’Irak témoigne de cet acharnement à ne pas vouloir régler politiquement et pacifiquement la question kurde.

Monsieur le Préfet, avec le respect que je dois à un représentant de la République, je ne peux néanmoins ne pas vous dire que vous seriez complice d’un acte assimilé à non assistance à personne en danger si vous mainteniez l’expulsion des personnes concernées.

Je vous renouvelle avec force la demande de suspension de la procédure d’expulsion.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

Joël DUTTO



 

Kléber peut vivre .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:28

Pneumatique . Un rapport économique démontre la viabilité de l’usine Kléber, à Toul, dont Michelin s’apprête à transférer la production dans des pays à bas coûts.

Meurthe et Moselle,

correspondance particulière.

Hier, plus d’une centaine de salariés de l’usine Kléber de Toul ( Meurthe-et-Moselle) ont manifesté, avec d’autres ouvriers du groupe, devant le siège social de Michelin, à Clermont-Ferrand. Pour eux, un seul mot d’ordre : « Kléber Toul peut vivre ». Ce slogan, largement utilisé par les 800 salariés lors de l’annonce de la fermeture du site, en octobre dernier, est aujourd’hui étayé par le rapport du cabinet Sécafi-Alfa, missionné par l’intersyndicale CGT-FO. Les premiers éléments démontrent, en effet, que Michelin a volontairement créé une sous-activité sur son site de Toul, en transférant massivement des productions vers des usines d’Europe de l’Est ou d’Allemagne et, plus manichéen, le bibendum a provisionné, depuis les années quatre-vingt, les 130 millions d’euros pour fermer le site toulois. Selon les experts de Sécafi-Alfa, l’usine est viable à peu de frais : « Il suffit de remettre une seule chaîne de production sur le site. Cela coûterait environ 64 millions, soit la moitié environ de la somme que Michelin s’apprête à dépenser pour fermer le site et indemniser les salariés. » Ce surcroît de production, selon les mêmes experts, nécessiterait en plus l’embauche d’une centaine de salariés pour produire environ 4,5 millions de pneus annuellement.

sous-investissement délibéré

Pierre Kovalski, délégué central CGT, n’est pas surpris par ces conclusions : « L’usine Kléber de Toul fait l’objet d’un sous-investissement délibéré depuis 2002. Nous sommes sacrifiés pour des profits à court terme, alors que les experts prouvent que l’usine peut tourner avec des volumes appropriés. » Ces volumes, Michelin les possède. Le groupe vient, en effet, d’annoncer qu’il allait augmenter sa production de 20 millions de pneumatiques supplémentaires dans les prochaines années. Alors pourquoi pas à Toul ? Pour l’intersyndicale CGT-FO, les pays à bas coûts sociaux seraient aujourd’hui privilégiés par le groupe, et en particulier une usine en Pologne, qui nécessitera vraisemblablement des investissements conséquents pour être mise aux normes Michelin mais qui s’inscrit clairement déjà comme la remplaçante de Kléber Toul. « Malgré nos modestes salaires, nous possédons déjà la meilleure grille des salaires de Michelin France, et donc loin devant les Polonais. Faire disparaître Kléber Toul, c’est aussi retirer la possibilité d’une refonte salariale pour des milliers d’ouvriers », insiste le cégétiste. La manifestation européenne, hier à Clermont-Ferrand, portait justement sur les conditions de travail dans les usines Michelin, où le groupe envisage déjà de faire travailler ses salariés sept jours sur sept, afin d’obtenir des gains de productivité au détriment, une nouvelle fois, de la masse salariale. Le « travailler plus en gagnant moins et avec un minimum de salariés » devient une règle chez Michelin. Une analyse que bon nombre de salariés de Toul ont faite en refusant une mobilité interne dans le cadre de la fermeture envisagée de l’usine lorraine : « Ils sont peut-être une centaine aujourd’hui à avoir effectivement demandé leur mutation dans le groupe, mais la plupart veulent rester à Toul. Pour une raison évidente, Michelin n’affiche pas franchement sa stratégie industrielle vis-à-vis de certains sites.

Les échaudés de Michelin

Alors déménager pour se retrouver ailleurs dans la même situation dans deux ou trois ans, plus personne n’entend prendre le risque. Les échaudés de Michelin commencent malheureusement

à être nombreux », précise Pierre Kovalski. Le rapport Sécafi-Alfa va certainement les conforter dans leur choix. Kléber Toul est viable.

Alain Cwiklinski

l’ Huma du 14 / 12 / 07

Déloger Pierre pour loger Paul .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:01

Editorial par Dany Stive

Déshabiller Pierre pour habiller Paul, version brique et béton : voilà la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy pour mettre fin à la crise du logement en France. De dangereux spéculateurs se cacheraient aujourd’hui dans les étages de nos HLM de banlieues. Des gens qui, par exemple, au soir d’une vie de labeur, auraient accumulé un magot tel qu’ils exploseraient les plafonds de ressources donnant droit à un logement social et l’occuperaient donc indûment. Des gens sans scrupule qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines d’années, pour un modeste appartement dans un quartier où ils ont tissé leur réseau de relations… Leur vie est là. Mais l’ancien maire de Neuilly est vigilant : ces locataires occupent des logements qui devraient revenir à plus pauvres qu’eux. Tous les trois ans, la situation des habitants des tours et barres sera passée au crible pour débusquer les abus. Après le travail précaire, le logis précaire.

Fidèle à sa tactique de toujours, Nicolas Sarkozy oppose entre eux les moins bien lotis : mal-logés et personnes en attente, interminable, de logement contre locataires de HLM. « Hypocrisie », ont dit les communistes. « Légèreté », ont lâché les socialistes. Duplicité, en tout cas. Les statistiques du mouvement HLM sont nettes : la proportion des ménages à l’aise financièrement dans le logement social ne cesse de baisser ; la paupérisation de la population dans les cités progresse à grands pas. Les quelques abus montés en épingle régulièrement pour légitimer cette politique ne représentent qu’une goutte d’eau alors que les offices sont noyés sous les dossiers de 1,3 million de demandeurs de logement.

La volonté présidentielle de provoquer le départ de leur HLM des « nantis » ne fera qu’accélérer a ghettoïsation de certaines cités. Une perspective qui inquiète les bailleurs sociaux : leur souci de préserver la mixité sociale dans les quartiers est battu en brèche par cette initiative. Et une fois dehors, poussés par des surloyers dissuasifs, les ex-locataires « trop riches » auront-ils alors les moyens de se loger quand les prix de l’immobilier ont atteint des sommets ?

Les statistiques, là encore, sont formelles : la part du budget des ménages consacrée au logement grandit de manière exponentielle. Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre, prédisait hier dans nos colonnes que dans « beaucoup de zones, il sera impossible pour ces ménages d’accéder à un logement autre que social ».

Bien sûr, Nicolas Sarkozy, en toute démagogie, assure que, ainsi, des familles vivant aujourd’hui dans des conditions effroyables accéderont à un logement. Mais il dessine surtout une France où les plus pauvres seront concentrés dans des villes empêtrées dans les difficultés, quand les villes bourgeoises multiplieront les opérations immobilières, aidées en cela par la fiscalité prônée par ce gouvernement.

Le scandale ne se niche évidemment pas dans les immeubles HLM. Il réside dans le manque de volonté du pouvoir de s’attaquer résolument au problème. Les destructions reconstructions n’ont prouvé qu’une chose : on reconstruit moins de social qu’on en détruit. Le mouvement HLM a résisté comme il a pu au projet gouvernemental de vendre 40 000 logements chaque année. Le Livret A servira bientôt à autre chose qu’à construire du social. De la mairie de Neuilly-sur-Seine à l’Élysée, la logique de Nicolas Sarkozy est restée la même : chacun chez soi.

l’ Huma du 14 / 12 / 07

Cinquiéme jour de grève àl’IGR de Villejuif .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:39

Santé . Un mois après l’ouverture de nouveaux blocs opératoires, les personnels soignants témoignent de leur épuisement et réclament des embauches.

Un vent de colère souffle sur l’Institut Gustave-Roussy, le très renommé établissement de lutte contre le cancer, à Villejuif (Val-de-Marne). Depuis lundi, les personnels soignants des blocs opératoires et des services d’hospitalisation sont en grève, à l’appel des syndicats CGT et FO, rejoints par SUD. Les salariés ayant été assignés, le service pour les patients n’a pas été interrompu. La direction ne peut pour autant se faire d’illusion sur l’état d’esprit des blouses blanches de l’IGR. « Ras-le-bol », « épuisement », « salariés qui craquent », les mêmes mots reviennent dans la bouche des responsables syndicaux. Effectifs, surtout, mais aussi salaires sont au coeur d’un mouvement déclenché un mois après l’achèvement, le 22 octobre, d’une vaste opération de restructuration architecturale, qui s’est soldée notamment par le regroupement sur un même plateau de tous les blocs opératoires, et par l’ouverture de quatre nouveaux blocs. Une ouverture qui s’est faite « sans personnel supplémentaire », et alors que les soignants en place donnaient déjà de sérieux signes de fatigue. « Un mois après, ça craquait de tous les côtés, les gens étaient en pleurs », rapporte Josiane Delbos, secrétaire du syndicat CGT. L’idée de faire grève s’est alors imposée, et les revendications n’ont pas mis longtemps à se préciser.

« La difficulté de travailler sereinement conduit de plus en plus le personnel à un stress important, pouvant remettre en cause la qualité des soins et la sécurité que l’on doit à nos malades. Les professionnelles que nous sommes n’acceptent plus de travailler dans ces conditions », lit-on dans le préavis de grève reconductible adressé au directeur. Principale doléance avancée : « l’embauche immédiate de personnels soignants ». Quelque 80 membres de l’effectif manquent à l’appel : infirmières, de jour et de nuit, aides-soignants, manipulateurs radio, kinésithérapeutes… À l’heure actuelle, « beaucoup de services sont fermés, faute de personnel. Dans les blocs, 40 % des infirmières panseuses sont intérimaires. L’IGR envoie des patients se faire traiter à l’extérieur par manque d’infirmières de nuit, notamment », indique la CGT. Pour Josiane Delbos, sont en cause à la fois un budget de la santé trop étriqué et « un directeur qui n’entend rien ». Illustration en a été donnée hier par le directeur des ressources humaines qui, au quatrième jour de grève, avait accepté de recevoir des délégations de grévistes. Mais, face à des soignants exposant très concrètement les conditions de travail qu’ils ne veulent plus supporter, invoquant leur conscience professionnelle et le souci des malades, le DRH a « répondu à côté. Rien sur les revendications. Les gens ont le sentiment qu’on se fout d’eux », rapporte Josiane Delbos. Hier soir, la grève était reconduite.

Y. H.

l’ Huma du 14 / 12 / 07

Sarkozy veut la peau des HLM .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:11

Logement . En acceptant la fin de son système de financement, en confiant au secteur privé la construction de logements sociaux, le chef de l’État impose sa vision libérale au monde HLM.

Le chef de l’État n’a jamais aimé les HLM. Le pourcentage ridicule de logements sociaux de Neuilly (autour de 3 %), ville dont il a été maire de 1983 à 2002, en témoigne amplement. De même que la caricature qu’il a longtemps donnée de la loi SRU (qui exige 20 % de logements sociaux dans plus de 700 communes) lorsqu’il déclarait qu’il refusait de couvrir la France de HLM, ce que personne n’avait jamais demandé ni même envisagé. Mais c’est comme ça. Nicolas Sarkozy a toujours besoin de ternir la réalité pour infliger aux Français ses remèdes libéraux.

vers la fin d’un système efficace de financement .
 

Cette aversion pour le logement social vient de franchir une nouvelle étape. Mardi, le président de la République a annoncé qu’il voulait « moderniser les circuits de financement du logement social ». Comme souvent dans le verbiage libéral, moderniser signifie en réalité ouvrir au marché. C’est ce qui va se passer avec ce que les spécialistes appellent la « banalisation » du Livret A.

Jusqu’ici réservée à trois réseaux bancaires (Banque postale, Caisses d’épargne et Crédit mutuel), la distribution du Livret A devrait être étendue à l’ensemble des banques qui en feront la demande. Or le risque est grand que celles-ci ne captent cette épargne pour la rediriger vers des placements plus rémunérateurs. La conséquence serait alors désastreuse pour les organismes HLM puisque la Caisse des dépôts (CDC), qui centralise ces dépôts, pourrait alors être privée de la ressource qui lui sert depuis plus d’un siècle à fabriquer des prêts bonifiés et à très longs termes, ce que quasiment aucune banque, hors conjoncture très particulière, n’est aujourd’hui en mesure de faire. Les propos de Michel Camdessus, ex-président du FMI, en charge d’un rapport sur la question, apparaissent inquiétants. Mercredi, il a confirmé que la CDC pourrait ne plus recevoir l’intégralité des Livret A. L’Union sociale pour l’habitat, qui rassemble l’ensemble des familles HLM, redoute que la décision du chef de l’État ne déstabilise « un système qui a fait la preuve de son efficacité et de sa solidité ».

Le privé peut s’emparer du logement social

Jusqu’à présent, deux types d’opérateurs se partagent la production de logements sociaux. Les associations d’insertion, dont la production est très majoritairement orientée vers des logements très sociaux (PLA-I, qui sont les moins chers), et les organismes HLM, qui produisent des HLM classiques (PLUS) et des logements intermédiaires (PLS, les plus chers). Les promoteurs privés peuvent aussi construire du logement social mais il est ensuite revendu aux organismes et devient une HLM à part entière. Autrement dit, un logement est aujourd’hui considéré comme social par la qualité du bailleur et du prêt qui a servi à son financement, par le niveau de loyer, et par le niveau de ressources du ménage lorsqu’il en prend possession.

Tout cela va changer, a annoncé Nicolas Sarkozy. « Le parc privé doit être en mesure de développer une offre très sociale », affirme le chef de l’État. Et d’estimer que ce n’est pas « par la nature publique ou privé d’un bailleur » qu’un logement doit être considéré comme social ou pas, mais par le niveau du loyer pratiqué et les revenus de son locataire. Début 2008, un nouveau dispositif va donc être proposé aux investisseurs privés. En échange d’avantages fiscaux conséquents, les investisseurs pourront faire construire des logements dont les niveaux de loyers et de ressources des locataires seront déterminés pour une certaine durée.

Ce dispositif, qui a été mis en place en Allemagne, n’est pas nouveau en France, fait remarquer Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Il a déjà été employé avec l’investissement locatif appelé « Borloo populaire » et auparavant par le « Besson ». Ce qui est nouveau en revanche, c’est que ces logements seront confiés en gestion pendant la durée de leur conventionnement aux organismes HLM. Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), estime qu’une durée de quinze ans serait intéressante. Pour lui, « ce système a l’avantage de ne pas coûter d’argent à l’État, de se faire par un financement classique, et vient doper la production de logements sociaux. C’est du gagnant-gagnant ».

Il y a quand même un bémol, et de taille. Qu’adviendra-t-il lorsque le conventionnement de quinze ans arrivera à terme ? C’est simple : le locataire sera obligé de payer un loyer au prix du marché. De quoi relativiser l’intérêt du dispositif…

Avec la paupérisation du parc social qui s’annonce (lire page 3), le démantèlement de son système de financement, et la création de logements sociaux éphémères, le risque est réel de détruire un modèle de production singulier qui a fait ses preuves depuis plusieurs dizaines d’années. Lâcher la proie pour l’ombre, est-ce vraiment ça la modernité ?

Cyrille Poy

l’ Huma du 14 / 12 / 07

Les Enfants de Don Quichotte tentent d’installer un campement prés de Notre-Dame .

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samedi 15 décembre 2007 (12h15) :

Les Enfants de Don Quichotte tentent d’installer un campement près de Notre-Dame NOUVELOBS.COM | 15.12.2007 | 12:09

L’association a commencé, en fin de matinée, à installer des dizaines de tentes près de la cathédrale. Des policiers tentent de les en empêcher. Christine Boutin avait averti, vendredi, que les nouveaux campements seraient « évacués par les forces de police ».

Christine Boutin PHOTO

L’Association des Enfants de Don Quichotte tentaient, samedi 15 décembre en fin de matinée, d’installer des dizaines de tentes pour loger des sans-abri près de Notre-Dame de Paris. Des policiers s’efforçaient, de leur côté, de les en empêcher. Selon Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, 250 tentes ont été montées sur le bord de la Seine et sur le parvis de Notre-Dame. Deux canots pneumatiques semi-rigides et une barge de la police fluviale se trouvaient sur place. Vendredi, le gouvernement avait mis en garde contre toute nouvelle action de ce type lors de la signature d’un accord pour mettre fin au campement des familles mal logées rue de la Banque (IIe).

« Promesses non tenues »

La veille, Augustin Legrand avait dénoncé « les promesses non tenues » du gouvernement qui font que « cette année encore, plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs », en particulier à Paris. L’an dernier, à la même époque, un campement de SDF le long du canal Saint-Martin avait rassemblé au plus fort du mouvement plus de 300 tentes. Augustin Legrand avait souligné jeudi que « sur les 27.000 places promises » en janvier dernier, « 14.000 seulement (étaient) disponibles ». Annoncé en janvier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, le plan d’action gouvernemental pour l’hébergement des SDF (Parsa) prévoyait de créer ou de pérenniser 27.100 places d’hébergement stable pour les sans-abri.

Un hébergement « stable »

Les SDF du canal Saint-Martin avaient alors demandé un hébergement « stable » et non pas une mise à l’abri pour la nuit avant d’être remis à la rue le lendemain matin. De fait, beaucoup de places d’hébergement d’urgence ont été transformées en places d’hébergement stable mais le système est bloqué, le nombre de maisons-relais permettant la transition vers le logement social n’étant pas suffisant.

- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

De : lolita
samedi 15 décembre 2007

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