Rassembler la gauche

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18 décembre, 2007

NON à l’Europe libérale !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:23

 

Respectez le NON à l’Europe libérale!

Les communistes se mobilisent pour dénoncer ce coup de force orchestré par M. Sarkozy à Lisbonne.

IMG-0021.jpg Alors que nous avons voté très majoritairement contre le traité constitutionnel le 29 mai 2005, les chefs d’Etat et de gouvernement européens vont signer, dans le dos des peuples , un traité qu’ils appellent simplifié pour tromper le monde, mais qui n’est qu’une reproduction complexifiée de la Constitution de Valery Giscard d’Estaing.

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, l’a dit lui-même , la seule différence notable réside dans le fait que cela ne s’appelle pas « Constitution européenne », mais le contenu est identique en tout point avec, cependant, une circonstance aggravante, la charte des droits fondamentaux n’est plus incluse dans le texte.

Ce coup de force est inadmissible. Ce que le peuple a décidé ne peut être confirmé ou contredit que par le peuple lui-même.

Ce traité est inacceptable. Il encourage la disparition des services publics au profit du tout-marchand, il soumet les choix politiques aux impératifs des marchés financiers et il tire vers le bas l’ensemble des droits sociaux plutôt que de promouvoir un progrès social européen.

Comme chaque samedi, nous vous denons redez-vous demain matin sur le marché d’Arras. A la fois pour la vente hebdomadaire de L’Humanité Dimanche et pour y distribuer des tracts ainsi qu’un numéro spéciale de Liberté 62 sur le sujet. Nous ferons également signer notre pétition pour exiger un référendum.

BLOG  PCF  ARRAS

LA GRANDE REUSSITE DE ( L’ UMP ) A MARSEILLE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:50

mardi 18 décembre 2007 (15h57) :
La grande réussite de l’UMP à Marseille : les caisses sont vides !

Les caisses de la communauté urbaine de Marseille (CUM-MPM) sont à sec, l’UMP ne peux plus cacher son incompétence et son échec à Marseille

Une « politique de guichet » pour une communauté urbaine largement endettée… L’heure était au bilan, hier matin, lors de la séance de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Un bilan largement décevant pour les élus de gauche face à une majorité qui bétonne, à quelques mois des élections municipales. Pour 2008 le budget sera sous le signe de l’austérité. Le Président de la CUM (Jean-Claude Gaudin Sénateur-Maire de Marseille n°2 de l’UMP) ne peux pas cacher un bilan catastrophique. « Notre intercommunalité est en panne », a ajouté le communiste Patrick Magro

Les caisses de la communauté urbaine de Marseille sont vides
L’investissement est centré que sur Marseille et non répartie équitablement sur les 17 communes de la communauté : notamment sur le Tramway qui a reçu 300 millions et qui ne sera pas touché par l’austérité économique
Pour rembourser ses dettes, la CUM regarde vers la CAOEB et Ouest Provence et ses richesses industrielles

13 ans de gestion de la droite et plus un radis dans les caisses, la droite ose encore se prétendre bonne gestionnaire avec un tel bilan ! La MPM est au bord de la cessation de paiement. C’est la France d’après promise par Sarkozy !!!

http://www.editoweb.eu/nicolas_maur…

De : Nicolas Maury PCF Istres
mardi 18 décembre 2007

Pétition : pour une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:49

Par : Commission féminisme -- droits des femmes
Mis en ligne : 18 décembre

A l’initiative du Collectif National Droits des Femmes ( CNDF ), comprenant plus de 130 organisations dont le Parti communiste français, signez la pétition pour une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Bulletin de la commissions « Droits des femmes -- féminisme » -- décembre 2007

Texte de la pétition :

« France, 2008, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.Tout le monde se désole. Mais disposons-nous vraiment de toutes les mesures nécessaires pour combattre les violences faites aux femmes ? Toutes les violences faites aux femmes.

Pourquoi la loi ne prend-t-elle pas en compte la prévention des violences faites aux femmes et laisse chacun-e se débrouiller dans son coin ?

Pourquoi les violences psychologiques sont-elles reconnues au travail sous le nom de harcèlement moral et non pas dans le couple ?

Pourquoi la solidarité nationale ne se décline-t-elle pas financièrement auprès des victimes les plus démunies ?

Pourquoi une femme qui se sent menacée ne peut-elle bénéficier d’une protection urgente ?

Pourquoi sont-elles si peu à porter plainte (8 % des femmes de 20 à 59 ans victimes de viol, chiffres ENVEFF) ?

Il est temps que la France adopte un ensemble de mesures intégrées et globales pour combattre ce fléau social, comme l’ont fait l’Espagne et la Suède.

Le Collectif national pour les Droits des Femmes, soutenu par d’autres associations féministes, a rédigé une proposition de loi-cadre pour combattre ces violences, qui a été déposée sur le bureau de l’Assemblée par le Groupe de la gauche démocratique et républicaine.

Je signe pour que la discussion de cette proposition de loi soit inscrite à l’ordre du Jour de l’Assemblée nationale et du Sénat.« 

voir cite du PCF

Projet de loi sur le pouvoir d’achat .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:24

Projet de loi sur le pouvoir d’achat : derrière les tours de passe-passe se cache la destruction des principes des entreprises publiques

Mis en ligne : 18 décembre

Mascarades de discussion avec les syndicats, débat rapide et liminaire à l’Assemblée, le président veut comme à son habitude aller vite pour éviter tout débat de fond sur les réformes en cours.

La première étude un peu sérieuse (Natixis) ne donne que 0,15% point de PIB pour la croissance donné par les cadeaux fiscaux de 15 milliard d’euros de cet été. Or on voudrait amener le débat sur le déblocage des jours de RTT non pris en compléments de salaires, et sur la part réelle de salariés du public qui ont vu leur pouvoir d’achat reculer.

L’intérêt évident de ce débat est double : d’abord on justifie des mesures d’urgence qui ne coûtent rien à l’Etat et qui en soi ne relèvent que des sommes dues aux employés dans le cadre de leur activité, ensuite on casse complètement les discussions sur la revalorisation générale du point d’indice qui sert à calculer les traitements.

Objectif affiché : individualiser dans les entreprises publiques la discussion sur les salaires, éluder les objectifs chiffrés d’une revalorisation salariale générale.

Une fois de plus, dans l’attente d’un plan d’austérité qui sera mis en place après les municipales, le gouvernement ne donne la possibilité que de toucher l’argent qui est du aux salariés en accordant de nouvelles exonérations aux entreprises. Il continue à opposer, diviser les salariés en les individualisant toujours plus dans les négociations et les traitements. Il se garde bien d’engager toute discussion sur une politique volontariste pour l’emploi et les salaires. Et tout cela il le fait parce qu’il reste dans ses logiques de restriction publique et de favorisation des grandes fortunes du capitalisme français.

Ces logiques sont vouées à l’échec et le Parti communiste français s’engage dans des propositions qui visent une tout autre efficacité.

Pour augmenter les salaires,regardons ce que le capital nous coûte .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:53

Mis en ligne : 18 décembre

S’il innove dans la forme, en proposant aux salariés de « se payer » eux-mêmes leurs augmentations en puisant dans leurs épargnes, Sarkozy reste sur le fond fidèle au dogme avec lequel gouvernements successifs et patronat justifient depuis des décennies le refus de revaloriser les rémunérations : impossible d’augmenter le « coût du travail » sous peine de mettre en péril la compétitivité.

Un discours sans cesse ressassé qui ignore systématiquement un autre coût, assumé par les entreprises : dividendes versés aux actionnaires, pactoles jetés dans des opérations de fusion-acquisition, de rachat d’actions, prix du crédit élevé ( imposé par la BCE et sa politique d’euro fort)… Une montagne de prélèvements sur les richesses produites, de ressources brûlées sur l’autel des marchés financiers, au détriment, faut-il le prèciser, des salaires et de l’investissement. De 1993 à 2006, alors que la richesse nationale créée (PIB) s’est accrue de 33%, les revenus financiers des entreprises ont gonflé de 162% (de 58 milliards d’euros à 183 milliards en euros constants).

Comment inverser la tendance ?

En luttant à l’échelle européenne pour changer les priorités de la BCE, mais aussi en France pour donner aux salariés pouvoir d’intervenir dans les choix de gestion de leur entreprise afin de mener la « chasse aux coûts du capital ». Et à l’inverse de valoriser le travail. Nombre d’études le soulignent : la qualification du travail, atout majeur pour l’efficacité des entreprises, n’est pas reconnue dans les grilles de salaires. Une vaste opération de mise à jour s’impose en la matière. Ce pourrait être l’objet d’une conférence tripartite ( syndicats, patronat, gouvernement) sur les rémunérations dont la gauche unie réclame la convocation.

Impulser une dynamique favorable aux salaires implique aussi de remettre en question les politiques publiques qui ont dégradé la situation. A commencer par la précarisation de l’emploi dont une étude de l’INSEE vient de montrer qu’elle est la raison essentielle de la stagnation depuis trente ans du revenu salarial annuel. A l’opposé des nouvelles déréglementations recherchées par le MEDEF dans l’actuelle négociation sur le marché du travail, il s’agirait donc de mettre à l’ordre du jour une sécurisation de l’emploi. Dans un premier temps, la taxation du recours aux emplois précaires, au temps partiel contraint, irait en ce sens. Deuxième levier entre les mains des pouvoirs publics : les exonérations de cotisations sociales ( plus de 26 milliards d’euros par an) sur les bas salaires, largement responsables du phénomène de smicardisation de la France, et sans efficacité prouvée pour l’emploi.

Cette critique étant de plus en plus difficile à esquiver, Sarkozy dit vouloir conditionner l’octroi des exonérations à l’ouverture de négociations salariales. Cela ne suffit pas à donner aux salariés l’assurance d’un résultat sur la fiche de paie. De ce point de vue, un moyen plus efficace serait de moduler le niveau des cotisations selon la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires.

 

SENAT : groupe communiste (Dépendance : au bonheur des assureurs .)

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:08
 
 
 
 

Dépendance : au bonheur des assureurs

Par Guy Fischer -- 14 Décembre 2007

Dans le cadre du Projet de Loi de Finance pour 2008, la majorité sénatoriale a adopté l’amendement déposé par Messieurs Philippe MARINI, rapporteur général, et Jean ARTHUIS, Président de la Commission des Finances du Sénat, instaurant un mécanisme de récupération sur la succession des bénéficiaires de l’APA.

Cela démontre une nouvelle fois la conception qu’a la droite de la solidarité et du dialogue. Alors que la mission commune d’information sur la prise en charge de la dépendance -- à laquelle j’appartiens -, mise en place le 12 décembre 2007, livrera ses conclusions en juin 2008, alors même que les discussions avec les différents partenaires n’ont pas débuté, la majorité sénatoriale impose un amendement dénoncé par toutes les associations et directeurs d’établissements.

Cette mesure hypothèquera le patrimoine des bénéficiaires de l’APA dès lors qu’il atteint 100 000 euros. Cela est de mauvais augure pour les familles les plus modestes qui n’auront au final qu’un choix : refuser l’APA ou l’accepter et, mécaniquement, réduire le modeste patrimoine issu d’une vie de travail et d’épargne qu’ils aspirent à transmettre à leurs enfants. Curieuse proposition que celle-ci, qui vient contredire les déclarations de Nicolas SARKOZY sur le droit à la transmission. Injuste amendement quand on le compare au mécanisme de la loi TEPA qui exonère des droits de successions les plus riches. Encore une fois, le gouvernement fait le choix de faire payer les plus modestes en épargnant les plus aisés. Cela a un arrière goût de déjà vu et rappelle la taxation des préretraites à 7,5% comparée à celle des stocks-options à 2,5% ou encore l’instauration des franchises médicales.

Mais cet amendement a pour le moins le mérite de nous éclairer sur la nature du 5ème risque voulu par le Président de la République : faire financer leur future dépendance par les intéressés en recourant au système assurantiel. C’est le règne annoncé de l’inégalité devant la dépendance et de la toute puissance des assurances privées.

Naturellement, le groupe CRC, attaché à la valeur de solidarité entre les générations, attaché à la création d’une 5ème branche, s’est prononcé contre cet amendement, et entend bien faire valoir son opposition à la conception mercantile de ce nouveau risque lors du débat parlementaire annoncé pour le premier semestre 2008.

Mr LE SENATEUR FAIT LA MORALE AUX TRAVAILLEURS !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:22

 

Lundi 17 décembre 2007

publié dans : Vie locale«  Nul n’a le droit d’entasser des monceaux de blé à côté de son voisin qui meurt de faim ».

 

Maximilien Robespierre, citoyen arrageois, 1789.Robespierre.jpg
« 

pcfarras@yahoo.fr


 

 

 

Nylstar.jpg
Si vous avez pu lire dans la presse locale de ce samedi le sermon qu’a tenu JM Vanlerenberghe aux salariés de l’usine Nylstar, conservez le précieusement. En littérature on appelle ça un morceau d’anthologie. Plus prosaïquement c’est un modèle du genre, l’exemple même du langage lénifiant que peut tenir un politicien paternaliste à des travailleurs dont l’emploi ne tient plus qu’à un fil.

Comme un maître à ses petits élèves, il les félicite d’avoir été bien sages et de n’avoir pas exercé une « pression désordonnée » ni de s’être livrés à « des manifestations brutales et pétaradantes ». Grâce à quoi M. le sénateur prétend avoir pu « manœuvrer » discrètement auprès d’un collaborateur de Fillon.

Et le miracle se serait produit : le gouvernement aurait décoté, non pas un industriel, mais une vague banque américaine qui a déjà des intérêts dans le groupe Nylstar et cherche, avant de revendre l’usine, à ne pas tout perdre.

Donc tout cela est provisoire et enveloppé de tas de conditions la principale étant, dit le sénateur, que « les salariés fassent la démonstration que c’est vivable et profitable ».

En clair ça signifie : « Si par exemple vous acceptez des réductions des effectifs, une accélération des cadences, une modération des salaires, qui permettent à la banque de récupérer ses billes avant de tout liquider, comme dans la plupart des cas connus de LBO, les rescapés d’entre vous ne seront condamnés qu’avec sursis ».

Oser dire à 320 salariés que leur sort dépend de leur docilité et des tractations d’un sénateur bien en cour auprès du premier ministre, c’est tricher et faire peu de cas de la dignité des travailleurs .

Le sénateur Vanlerenberghe laisserait-il entendre que c’est parce qu’ils ont lutté becs et ongles contre la liquidation de leurs machines que les salariés de STOR ENZO l’ont empêché, lui et les autres élus, de sauver leur emploi ?

Toutes les luttes ne sont pas victorieuses, mais si les salariés capitulaient sans combattre devant les plans de licenciements, les patrons s’en donneraient à coeur joie et à moindre coût.

Et alors, bonjour les délocalisations !

N.B. Il paraît qu’un ex-révolutionnaire, défenseur patenté du prolétariat, s’apprêterait à faire équipe avec M. le sénateur. Pour écrire ses discours ou l’accompagner à Matignon ?

BLOG DE LA SECTION DU PCF D’ARRAS

Les socialistes font leur marché .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:04

Parti socialiste . Le second forum de la rénovation, sur le thème du marché, comme un premier pas sur la voie d’une difficile clarification idéologique.

Les socialistes et le marché ? Le deuxième forum national de la rénovation était, samedi matin à Paris, consacré à un débat sur ce thème. Pas de décision. Mais une réflexion à mettre dans le pot du futur congrès qui devrait être réuni dans le courant de l’année prochaine. Des divergences, mais aussi pas mal de convergences. Et un point d’orgue commun exprimé par Anne Hidalgo : les socialistes « veulent civiliser le marché ». L’essentiel étant de sortir d’un piège paradoxal pointé par François Hollande : les socialistes ont toujours agi en économie de marché et ils l’ont bien gérée lorsqu’ils ont eu la responsabilité du pouvoir. Mais aussitôt revenus dans l’opposition, ils font mine d’être ni pour ni contre. « Ce serait donc la synthèse ? », a lancé le premier secrétaire du PS. Et de répondre aussi sec : « il faut la refuser », dire que le PS « est pour l’économie de marché », qu’il veut « agir dans l’économie de marché ».

L’ambiguïté du PS .
 

Foin des tergiversations, que d’aucuns ont replacé dans le contexte d’une concurrence idéologique avec le PCF, le PS semble désormais assumer à la quasi-unanimité l’abandon de « l’’économie administrée », « la -- supériorité du plan sur le marché », « la supériorité de la propriété publique et de la production d’État ». Quand, à l’inverse, l’Union soviétique en faisait l’alpha et l’oméga de sa doctrine économique. Reste que si l’histoire paraît lui donner raison, se posent aussitôt toute une foule de questions quant au rapport au capitalisme lui-même. Et cela, au moment où, comme l’a rappelé Harlem Désir, les Français sont encore le peuple qui rejette à plus de 50 % l’idée selon laquelle « le système de libre entreprise et de libre marché serait le meilleur pour fonder le futur du monde ». L’ambiguïté de la réponse du PS est sans aucun doute au coeur de la crise idéologique et électorale qui le secoue. Aussi a-t-on pris grand soin samedi à faire un distinguo en insistant, comme tentera de le faire François Hollande, sur la nécessité de lever une confusion entre économie de marché, capitalisme et libéralisme par « une approche » se revendiquant du « pragmatisme ». Car « une société conduite par les seuls marchés serait irresponsable et ne serait tout simplement pas une société ».

chaque sensibilité se réjouit

Trois convergences de principes ont été constatées entre les participants. D’abord l’idée que « le capitalisme ne permet pas d’atteindre l’optimum économique, social et écologique ». Avec pour corollaire le constat selon lequel il y aurait « un domaine propre au marché », « un domaine propre de la puissance publique », et « le domaine de la régulation, de l’intervention, de la redistribution ». Ensuite, le recours à la croissance. Enfin, le parti pris du « progrès ». Le bât blesse pour aller plus loin. D’où un débat lancé sur la question qui demeure intacte, mais qui, selon le mot de Charles Fiterman, conditionne toute idée de « modernité » : où mettre le curseur de l’intervention publique ? Avec, là encore, des questions subsidiaires non définitivement résolues : qu’est-ce qui relève du rôle de l’État, de l’Europe ? Quel espace entre libre-échange et protectionnisme ? Réponse provisoire : « La place du marché et celle de la maîtrise publique doivent pouvoir aller, selon les cas et les objectifs poursuivis, de 0 % à 100 %. » Réponse non satisfaisante mais qui, dans le contexte de ce deuxième forum, permet à chaque sensibilité de se réjouir. Michel Rocard tirant la conclusion, selon lui « réjouissante », que le PS ne veut plus « rompre avec le capitalisme mais le réguler » tout au mieux. Pour Henri Weber (fabiusien), « il faut prendre les mérites du marché et contraindre ses défauts ». Gérard Filoche (aile gauche) proposant d’adopter une mission : celle de substituer « aux mains invisibles du marché », « les mains visibles de la démocratie ». Au PS, ce débat en appelle décidément bien d’autres.

Dominique Bègles

l’ Huma du 17 / 12 / 07

L’IVG tout juste tolérée en île-de-France .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:46

À partir de janvier 2008, les 1 100 centres de planification et d’éducation familiale pourront pratiquer les IVG médicamenteuses. Une bonne nouvelle sachant que la région Île-de-France à perdu 50 sites réalisant des IVG entre 1999 et 2005, passant de 176 à 126 et que la majorité de ces actes (58 %) sont assurés par le secteur privé.

l’ Huma du 17 / 12 / 07

Après les promesses,la matraque .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:21

SANS-abri . Réunies autour des Enfants de Don Quichotte, qui ont tenté samedi d’installer un nouveau campement, les associations dénoncent le manque de moyens et de volonté politique.

Les Enfants de Don Quichotte sont amers, déçus et choqués. Un an après le campement du canal Saint-Martin, ils ont tenté, samedi, avec l’aide logistique de plusieurs associations (Croix-Rouge, Emmaüs, Fondation Abbé-Pierre) de dresser plusieurs dizaines de tentes le long de la Seine près de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Leur but : dénoncer les promesses non tenues et établir un campement dans lequel les sans-abri auraient pu bénéficier d’un suivi social. En retour, ils n’ont reçu des pouvoirs publics que coups de trique et gaz lacrymogènes.

Seule promesse tenue : l’évacuation

Il est « absolument insupportable de voir des gens non violents qui crient leur souffrance se voir matraqués. L’un est tombé à la Seine. Je suis profondément attristé par cette unique réponse, aujourd’hui répressive, d’intimidation, d’interdiction », a réagi le député (UMP) du Rhône, Georges Fenech. François Hollande a accusé de son côté Nicolas Sarkozy de ne « pas respecter sa promesse » d’un droit opposable au logement et « d’envoyer les forces de police punir, chasser, expulser ». Présents sur place, les élus communistes de Paris Jacques Daguenet et Catherine Gegout se déclarent « indignés ». Quant aux Don Quichotte, ils trouvent simplement cette « attitude lamentable et irresponsable. C’est par peur (de la réalité) que le pouvoir politique a utilisé la force face à des citoyens non violents ».

Car si le gouvernement de François Fillon a oublié de tenir les promesses du plan d’action renforcé pour les sans-abri (PARSA) lancé par Jean-Louis Borloo et Catherine Vautrin en janvier 2007, l’actuelle ministre du Logement, Christine Boutin, n’a pas trahi sa parole concernant l’évacuation systématique des campements de mal-logés. Vendredi, alors qu’un accord était intervenu avec les mal-logés de la rue de la Banque (lire page 3), la ministre prévenait : « On n’acceptera pas d’avoir des tentes, donc elles seront évacuées par les forces de police. » C’est chose faite.

Mais cette brutalité envers ceux qui, en début d’année, avait, par leur mobilisation, sensibilisé l’opinion publique et politique jusqu’à obtenir le vote d’une loi sur le droit au logement opposable, se double d’un déni de réalité flagrant. À écouter le ministère du Logement, « les promesses ont été tenues ». Et tant pis si, comme l’affirment l’ensemble des associations présentes samedi sur le parvis de Notre-Dame, moins de 14 000 places, sur les 27 100 promises en janvier dernier, ont été créées. Christine Boutin n’en démord pas, ajoutant même, hier : « La meilleure preuve, c’est que personne ne peut contester qu’il y a encore des places libres à Paris. » « Pendant la nuit, et aujourd’hui, je n’ai aucun retour de province me disant que des personnes qui souhaitaient être hébergées sont restées dehors. »

En réalité, s’il y avait bien des places encore disponibles dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, c’est uniquement parce que le déclenchement du niveau 2 du plan grand froid a provoqué l’ouverture de gymnases et de salles municipales qui ne constituent qu’un abri d’urgence dans une situation d’urgence. Dès que les températures remonteront, ces places seront fermées et le problème restera entier. Jusqu’en début de semaine, précise le 115 parisien, plus d’une centaine de dossiers étaient refusés en moyenne quotidiennement rien que dans la capitale. Sans compter ceux qui ne prennent même plus la peine d’appeler… Et la situation en province est aussi dramatique. « Non, tout ne va pas bien, il faut continuer à travailler », affirme Éric Delhaye, président du SAMU social de Lille, en notant qu’« au quotidien plus de 120 personnes, 70 enfants et 50 adultes (…) sont dehors ou dans la rue » dans l’agglomération lilloise.

Les gymnases,un bond en arrière .

Mais au-delà des mensonges, ce sont aussi les réponses apportées aux sans-abri qui sont vivement critiquées. « Rouvrir des gymnases pour accroître les capacités d’accueil, c’est un bon en arrière de vingt ou trente ans », a estimé samedi Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique, qui s’est dit « atterré que Mme Boutin dise qu’il n’y a pas de problème d’hébergement. Nous gérons des centres, ils sont remplis à plus de 100 %. Il n’y a pas de places disponibles ».

« Il n’y a aucune fatalité à cette situation, qui n’est que la conséquence d’une insuffisante mobilisation par l’État des moyens techniques et financiers nécessaires », rappelaient hier les Don Quichotte.

Cyrille Poy

l’ Huma du 17 / 12 / 07