Rassembler la gauche

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21 décembre, 2007

Ensemble,faire échec à la droite .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:35

Appel des Conseillers généraux de gauche :

Au moment où dans tous les communes de notre département se préparent les prochaines échéances électorales ,municipales et cantonales le Président du Conseil général et l’ensemble des Conseillers généraux de la majorité de gauche du Val-de-Marne expriment clairement une seule et même volonté de continuer ensemble à développer un Val-de-Marne pour tous, innovant et solidaire et faire échec à la droite.

Ils appelent les Val-de-Marnais et les Val-de-Marnaises à reconduire, renforcer et élargir les majorités qui animent le Conseil général et les communes de gauche.

Dans les autres cantons et les autres communes, l’heure est au changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.


19 décembre 2007

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A l’occasion des prochaines élections municipales et cantonales, nous voulons, dans notre diversité et dans le rassemblement des énergies qui nous animent, souligner combien l’action menée par le Conseil général et les communes de gauche ces sept dernières années a contribué à conforter et à améliorer la vie des habitants et des salariés dans un contexte économique et social particulièrement difficile. Chaque jour, dans toutes nos actions, nous nous attachons à donner corps aux valeurs de solidarité, d’égalité des droits, de justice sociale et de cohésion territoriale qui motivent notre engagement à gauche aux côtés de nos concitoyens.

Droit à un logement social de qualité partout et pour tous, développement de transports collectifs modernes, collèges rénovés, attention permanente aux personnes fragilisées par l’âge, le handicap, la maladie ou le chômage, soutien à la petite enfance, à la jeunesse, lutte contre toutes les discriminations, attachement à l’environnement et au développement durable, , promotion du développement économique et de l’emploi, de la vie associative, de la culture, du sport et des loisirs, dans tous ces domaines, ces actions concrètes facilitent chaque jour la vie de tous nos concitoyens.

Ces actions nous les menons ensemble, au travers des partenariats que nous nouons avec d’autres collectivités et tout particulièrement les 47 communes val-de-marnaises et la Région Ile-de-France.

Nous nous félicitons tous de l’esprit dynamique, constructif et rassembleur dans lequel nous travaillons en équipe pour faire avancer le Val-de-Marne, ses territoires, au service de l’intérêt général et du bien commun.

En Val-de-marne comme ailleurs, la droite ne cache pas ses ambitions : mener à l’échelle du Département et des communes la politique de reculs sociaux, de cadeaux aux plus fortunés, de remise en cause du service public qu’elle déploie aujourd’hui au plan national. Ensemble nous entendons faire obstacle à ces dangers. Nous appelons donc les val-de-marnais et les val-de-marnaises à reconduire, renforcer et élargir les majorités qui animent le Conseil général et les communes de gauche. Dans d’autres cantons, d’autres communes, l’heure est au changement. La droite est divisée. La gauche peut gagner.

Ainsi, forts de notre capacité à nous mobiliser dans l’union au service des habitants, convaincus que ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous différencie, nous entendons continuer à agir ensemble pour développer un Val-de-Marne pour tous, solidaire, créatif et équilibré, sur la base des engagements pris devant les citoyens et que nous avons tenus et des projets nouveaux que nous élaborons avec les populations.

Fonctionnaires : le ton monte .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:10

Fonction publique . Six syndicats appellent à la grève le 24 janvier pour une revalorisation générale des salaires.

Gros succès pour le gouvernement de la réunion de négociation lundi sur les salaires des fonctionnaires : réunis mardi soir au siège de l’UNSA, six syndicats ont décidé d’appeler de nouveau les agents à se mobiliser le 24 janvier. À peine un mois après la dernière grève dans la fonction publique (le 20 novembre), la FSU, la CGT, l’UNSA, Solidaires, FO et la CFTC exigent « l’ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat ». Et rejettent en bloc les propositions du gouvernement, qui avait imaginé un dispositif de « garantie individuelle du pouvoir d’achat », alors que les fédérations attendaient une augmentation générale des traitements des quelque 5 millions de fonctionnaires français.

La CFDT fonction publique, elle, se réserve « la possibilité de rejoindre » les six syndicats qui ont appelé à la grève le 24 janvier. Elle attend pour l’instant des « réponses rapides et concrètes » du gouvernement, tout en rappelant « sa déception » après les propositions lundi du ministre de la Fonction publique, Éric Woerth. La CFE-CGC a annoncé de son côté qu’elle ne s’associait pas « dans l’immédiat » à la mobilisation, désirant « mener le cycle des négociations sur le pouvoir d’achat à son terme ».

Pour les six syndicats qui appellent à la grève, les propositions du ministre « ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond ». « Ces pseudo-négociations ne peuvent […] nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la fonction publique, pour les remplacer par une individualisation des rémunérations », ajoute leur communiqué.

« On est dans une situation où, pour pouvoir négocier convenablement, il faut créer un rapport de force », a estimé Gérard Aschieri (FSU), en expliquant que « le personnel n’aurait pas -- compris qu’on attende ». Même analyse pour Jean-Marc Canon, qui a expliqué que « la seule façon de faire bouger les choses, c’est de proposer une mobilisation forte aux personnels ». Pour Gérard Noguès (FO), « il faut une augmentation du point d’indice par rapport à l’inflation, soit 1,6 % pour 2008, si possible au 1er janvier ». « Nous espérons que le gouvernement va enfin comprendre que le dialogue social, c’est ouvrir de véritables négociations et non faire semblant de dialoguer », a ajouté Jean-Michel Nathanson (Solidaires). « Nos revendications sont restées lettre morte. Le gouvernement persiste à nous répondre à côté », a déploré Élisabeth David (UNSA), tandis que Bernard Sagez (CFTC) a estimé que le -- ministre « baladait » les syndicats.

Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Éric Woerth, a dénoncé hier « l’âge de pierre des relations sociales » dans le secteur public, estimant qu’il avait fait « des propositions très précises pour qu’aucun fonctionnaire ne puisse perdre du pouvoir d’achat ». Il n’empêche, ses services risquent de se trouver bien seuls cette semaine : les six fédérations syndicales ont décidé de ne pas participer à une séance plénière hier sur les valeurs et missions de la fonction publique organisée par le gouvernement, ni à la réunion vendredi sur le paiement des heures supplémentaires.

Lucy Bateman

l’ Huma du 20 /12 / 07

SENAT : groupe communiste ( Travail du dimanche:l’UMP aggrave la précarité )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:15
 
 
 

Travail du dimanche : l’UMP aggrave la précarité

Par le groupe CRC -- 14 Décembre 2007

Dans la nuit, les sénateurs ont adopté un amendement du groupe UMP afin de permettre aux commerces de détails d’ameublement d’ouvrir le dimanche. Il est hypocrite de faire croire que le travail dominical permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.

Au contraire, cela risque de renforcer la précarité du travail dans un secteur où les salaires sont particulièrement faibles et où un grand nombre de travailleurs ne bénéficient pas de contrat à temps plein. Il s’agit en réalité d’un cadeau indécent fait aux entreprises remettant en cause des acquis sociaux datant d’un siècle. Le principe selon lequel le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche, est par ailleurs déjà largement remis en cause, notamment pour les zones dites touristiques.

Nicolas Sarkozy qui impulse cette mesure organise un recul de civilisation. L’alternative, le choix de l’épanouissement humain, c’est l’augmentation des salaires et le droit au repos des salariés. L’alternative, c’est la mise en commun des richesses produites pour que chacun, et pas seulement le patronat et les actionnaires, vive dans la dignité.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen dénoncent avec force cette mesure rétrograde, économiquement inefficace qui, en cherchant à opposer travailleurs et consommateurs, en fait constitue une remise en cause inacceptable des dispositions protectrices du code du travail des salariés.

Charte européenne ( une escroquerie )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:00

Charte européenne des droits fondamentaux : une escroquerie ultra-libérale

La « Charte européenne des droits fondamentaux » : pas même un alibi social mais bien une escroquerie « ultra-libérale » !

http://pcf-paris15.over-blog.com/ar…

Voir aussi notre position sur le traité européen : -- http://pcf-paris15.over-blog.com/ar…

Elle sent le réchauffé. Voilà maintenant 7 ans et le sommet européen de Nice que les eurocrates ne trouvent que leur « Charte des droits fondamentaux » pour parer de bons sentiments de leur UE de l’argent. Ils viennent, une nouvelle fois, de la proclamer solennellement au Parlement européen le 12 décembre à l’occasion d’une séance mouvementée. Des dizaines de députés, dont une bonne partie des députés des partis communistes européens, ont refusé de se plier au jeu. Ils ont demandé avec bruit la tenue de référendums sur le nouveau traité européen.

Il y a deux ans, les grands pontifes de l’UE du patronat avaient essayé d’adjoindre la Charte au projet de constitution de Giscard. Peine perdue. Les peuples français puis néerlandais ont rejeté l’ensemble.

Les eurocrates tentent une nouvelle tactique aujourd’hui. Ils savent que le traité de Lisbonne ne rencontrera d’adhésion populaire dans aucun pays. Ils escomptent le faire passer en force, contre les peuples, sans référendum, avec la complicité des gouvernements et parlementaires nationaux. Utile pour écraser les acquis sociaux et démocratique de chaque peuple, le Traité de Lisbonne manquera complètement de légitimité. Ils en sont bien conscients. L’ensemble de l’UE du capital est dénuée de légitimité. Aussi les eurocrates ressortent-ils la « Charte des droits fondamentaux » pour essayer de lui donner bonne figure. Cette fois-ci, ils prennent soin de la dissocier du nouveau Traité qui lui conférera pourtant, s’il est ratifié, la même validité juridique que feue la « constitution ».

Mais il y a de surcroît tromperie sur la marchandise. La « Charte » n’est pas qu’un texte humaniste vague, rappelant quelques généralités. Les progressistes français et notamment les communistes, qui ont décortiqué le texte de la « constitution » en 2005 le savent bien. La « Charte » n’a rien à voir avec, par exemple, les textes et l’esprit de l’Organisation internationale du travail, dépendant de l’ONU.

Les « droits fondamentaux » qu’elle prétend contenir représentent, dans le meilleur des cas, le plus petit dénominateur commun des droits existants dans les pays de l’UE qu’ils s’agissent des droits politiques ou sociaux. La « Charte » est en fait un outil, qui se veut de surcroît moral, d’harmonisation par le bas des législations nationales dans le cadre du processus d’intégration dans l’UE du capital. Notre pays l’a déjà expérimenté notamment avec l’extension du travail de nuit des femmes dans l’industrie en 2001, prétextée par les principes d’égalité entre les sexes de la « Charte ».

Le Président polonais et le gouvernement britannique ont obtenu cette année des dérogations parce que sur certaines dispositions, leurs législations sont encore en dessous de la « charte » : ce sont les exceptions qui confirment la règle.

La « Charte » est complètement imprégnée de l’idéologie de « l’ultra-libéralisme » (le mot toujours entre guillemets tellement il est éloigné de la « liberté » qu’il évoque). Elle porte par exemple la remise en cause de la laïcité telle que la conçoit la République française (l’article 10 s’occupe des conversions ( !) et défend le « droit de manifester sa religion en public ». L’article 14 défend les écoles confessionnelles). Sur un autre registre non moins grave, la « Charte » remplace le droit au travail contenu dans la plupart des constitutions nationales dont la nôtre par « la liberté de chercher un emploi », autant dire d’être chômeur selon le bon vouloir des possédants. On pourrait multiplier les exemples comme nous l’avions fait en 2005.

Aussi, on ne nous fera pas plus prendre des vessies pour des lanternes en 2008 qu’en 2005. La « Charte » des droits fondamentaux, conçue sur mesure pour légitimer l’intégration dans l’UE du capital, la résignation aux droits démocratiques et sociaux nationaux, souvent durement acquis, est tout autant à rejeter que l’ensemble des textes du Traité de Lisbonne. Ce n’est pas la base « perfectible » d’un progrès international mais c’est un instrument d’une régression supranationale.

NON toujours NON à l’UE du capital. Faisons respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 !

De : PCF Paris 15
vendredi 21 décembre 2007

SENAT : groupe communiste ( GDF privatisée un cadeau de Noel aux financiers ! )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:33
 
 
 

GDF privatisée : un cadeau de Noël aux financiers !

Par le groupe CRC -- 20 Décembre 2007

Le gouvernement a publié le décret de privatisation de Gaz de France, préalable nécessaire à la fusion avec Suez au premier semestre 2008. L’Etat, qui détient actuellement 80% des parts de l’entreprise publique, voit ainsi sa participation tombée à 35%.

Cette décision confirme la libéralisation accrue du secteur de l’énergie qui, notamment depuis l’ouverture à la concurrence pour les particuliers, laisse craindre de nouvelles augmentations.

D’ailleurs, la semaine dernière Gaz de France a transmis sa demande à la Commission de régulation de l’énergie et demande d’ores et déjà à l’Etat une hausse moyenne de 6.1% de ses tarifs. Pour les particuliers cette augmentation des tarifs serait de l’ordre de 5.8%.

Alors que la priorité du gouvernement serait de lutter pour le pouvoir d’achat des consommateurs, et que les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont déposé des amendements dans le texte « développement de la concurrence en faveur des consommateurs » visant à geler les prix du gaz et de l’électricité, le gouvernement met tout en œuvre pour accélérer une mainmise plus importante du secteur privé.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen dénoncent cette politique destructrice de l’outil public au détriment de la satisfaction de l’intérêt général, menée par le Gouvernement et sa majorité.

Sécession aux USA .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:57

Sécession aux USA: LES SIOUX LAKOTAS déclarent leur indépendance

Vendredi 21 Décembre 2007 -- 16:32

Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis

Territoire des Sioux Lakota

Territoire des Sioux Lakota

Cette décision est unilatérale mais légale. Elle a été prise en raison du non-respect d’accords signés avec le gouvernement des États Unis il y a 150 ans. La nation Lakota (Sioux) est répartie dans les états du Dakota -- principalement, du Nebraska, du Montana et du Wyoming.

« Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d’Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre ». Les traités signés il y a plus de 150 ans représentent « des mots sans valeur sur du papier sans valeur » et ont été « violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes », ont indiqué des responsables de la communauté.

Les représentants de ce nouveau pays ont l’intention d’avoir leur propre administration, avec leurs propres passeports. Ils établissent des liens diplomatiques avec la Bolivie, le Chili, l’Afrique du Sud et le Venezuela.

Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une défaite à l’armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.

Nicolas Maury

Augmentation du timbre poste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:39

55 centimes au lieu de 54 …. un centime d’euro n’est pas un centime de franc et hop … vive notre pouvoir d’achat ! calculez le pourcentage d’augmentation !

De : marie 75
vendredi 21 décembre 2007

Aux céréaliers le Jackpot,aux éleveurs la facture .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:35

Revenu agricole . Les pauvres ont payé pour les riches en 2007.

La publication du revenu agricole moyen pour 2007 constitue une illustration des conséquences issues de l’aberrante réforme de la politique agricole commune (PAC) en 2003. En moyenne, le revenu des paysans français aurait augmenté de 12 % durant l’année 2007. Mais celui des céréaliers également producteurs d’oléagineux a progressé de… 98 %. Ils ont bénéficié en 2007 de la spéculation mondiale, tandis que les droits à paiement unique issus de la réforme de 2003 accordent les plus grosses primes aux plus gros céréaliers installés sur les terres les plus fertiles.

La situation est inversée pour les autres paysans. Le revenu des éleveurs laitiers recule de 4 %, la hausse du prix du lait n’étant intervenue qu’en octobre. Celui des éleveurs de bovins à viande baisse de 23 %, celui des bergers de 28 %. Le revenu des producteurs de fruits baisse de 35 % en raison d’un été maussade et de la pression de la grande distribution sur les prix. Les maraîchers voient leurs revenus baisser de 55 %, victimes des aléas climatiques et du comportement prédateur des distributeurs. Les producteurs de viande en hors-sol voient leur revenu baisser de 59 % en 2007. Ils paient la facture céréalière au prix fort sans pouvoir répercuter leurs coûts de production auprès des abatteurs, eux-mêmes sous la pression des distributeurs. Enfin, les revenus de la viticulture sont en hausse de 21 % pour les vins en AOC et de 12 % pour les autres vins. Mais ces hausses interviennent après trois années de baisse.

Gérard Le Puill

l’ Huma du 20 / 12 / 07

Réforme des bacs pros : halte à la casse !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:04

 

 

Sans aucune concertation, sans aucune préparation, sans prendre en compte les conclusions du rapport expérimental mitigé, le ministre Xavier Darcos entend généraliser la durée de formation pour les baccalauréats professionnels à 3 ans. D’ici 2010 cela concernera plus de 45 000 élèves. Une première étape à la rentrée 2008 consisterait à remplacer 25% des secondes professionnel BEP par une 1ère année de Bac pro

 

Réfome des bacs pros : halte à la casse !

 

 

 

 

Cette transformation des filières BEP (2ans) + Bac pro (2ans) en une filière directe Bac pro 3ans n’est pas sans conséquences !!!Alors même que les filières professionnelles souffrent du manque d’enseignement général, la réforme prévoit une baisse conséquente des heures de Français, histoire géo (102h supprimées), de langue vivante (168h supprimées), de maths sciences physiques (136h qui sautent).L’enseignement professionnel est une composante importante de l’Éducation Nationale !!! Alors pourquoi priver ces élèves d’un enseignement général de qualité ? C’est une question d’égalité entre les formations et une question de citoyenneté. L’enseignement professionnel ne doit pas être exclu de ces enseignements sous prétexte de réduction des coûts de notre éducation !

En plus d’une baisse conséquente du nombre d’heure des filières générales, la réforme du bac pro aura pour conséquences :· Baisse du niveau de la formation dans la spécialité choisit (Et oui !!! C’est pas si simple que ça de faire tenir une formation de 4ans en 3 ans sans baisse de la qualité) et donc la galère pour trouver un emploi stable· Augmentation des effectifs par classe en 2eme année pour intégrer les élèves issus l’enseignement général qui souhaitent se réorienter, ainsi que des CAP.

Mais ceci n’est pas tout pour compléter sa reforme Darcos précise « il faudra mieux identifier les établissements scolaires autour d’un ou deux champs professionnel » c’est-à-dire réduction du nombre de formations existantes, de spécialités,… et si t’es pas content il reste le CFA et la galère pour trouver un patron !

 

Depuis des années, la mise en place de lycées des métiers avaient permis de mieux organiser la formation dans un certain nombre de domaine. Mais à l’évidence, le regroupement des domaines professionnels par lycée pose la question du lien entre formation,bassin d’emploi et projets de vie des jeunes. C’est à chaque jeune de choisir sa formation en fonction de ses envies et non pas en fonction de la demande du marché du travail. A ce rythme, ce sont de véritables ghettos éducatifs qui seront créés. Tu veux devenir menuisier dans une région où il n’y pas ce type d’industrie ou d’artisanat ? Déménage !!!(Si tu en as les moyens bien sûr…)

 

Nous ne sommes pas plus bêtes que les autres : choisissons l’école que nous voulons !!!

Évidemment, cette réforme a pour but de réduire les coûts de l’enseignement professionnel tout en permettant au marché de bénéficier d’une main d’œuvre toute faite. Nous voulons rester maître de notre avenir, nous voulons des filières professionnelles de qualité tant sur le plan de l’enseignement professionnel (diversité desfilières et des lieux d’enseignement) que sur celui des enseignements généraux nécessaires à la vie en société et à l’égalité des connaissances et des savoir !

Les jeunes de ce pays, quels que soient leurs choix de formation, ont droit à mieux que cela. Ils ont droit de bénéficier du partage des connaissances, le droit de revendiquer un enseignement professionnel de qualité et diversifié.

 

Dans ce sens, nous proposons de mettre en place un système de formation obligatoire de 2 à 18 ans durant lesquelles on pourrait alterner période de formation générale et période de formation professionnelle. Il est nécessaire dans une société des nouvelles technologies et des savoir de favoriser l’émergence d’une école de la compréhension du monde et de ses problématiques, une école de l’intervention citoyenne. Cela ne signifie pas la fin de l’enseignement professionnel, cela signifie au contraire son renforcement au sein d’un cursus scolaire plus long avec la mise en place de suivis individuels pour pallier aux décrochages scolaires, des systèmes de bourse permettant à tous de suivre une formation au moins jusqu’à 18 ans (et plus encore pour ceux qui le souhaitent).

Ses propositions peuvent être mises en place, l’argent est là partout dans la société. Nous devons prendre en main notre avenir, exiger une meilleure répartition des profits !

Nicolas Maury