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22 décembre, 2007

Coup de théâtre pour l’entreprise Polimeri .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 23:18

Chimie . Bruxelles vient de condamner l’entreprise pour entente illicite. Les salariés pourraient engager des recours face au préjudice subi suite à la fermeture.

Grenoble (Isère),

correspondance particulière.

Il est des luttes qui ont valeur d’exemple et de modèle. Celle menée par les salariés de l’entreprise Polimeri, filiale chimique du géant pétrolier italien ENI, située à Champagnier (Isère), en est le symbole. Après deux années de lutte, ils viennent d’obtenir de la Commission de Bruxelles la condamnation du cartel mondial du caoutchouc à 243 millions d’euros d’amende.

Retour sur ce conflit emblématique. Depuis septembre 2005, date à laquelle la direction annonçait la fermeture du site, au sud de Grenoble, les 250 salariés ont pris leur avenir en mains, et ont su montrer un courage et une réussite inégalés.

Tout était pourtant écrit à l’avance, par une direction qui, suite à une défaillance technique (une chaudière en panne), informait sans coup férir de la fermeture du site. La lutte s’était alors organisée, menée par l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC et accompagnée par la sénatrice communiste Annie David.

On mesure l’impact de l’annonce de la fermeture. L’usine, classée Seveso 2, était le seul site en France à fabriquer du caoutchouc synthétique. Son arrêt devait précipiter 250 personnes au chômage, près de 400 emplois induits dans la précarité, et surtout risquait d’entraîner la filière chimique du Sud grenoblois vers des fermetures successives ; chaque établissement étant partiellement tributaire de l’activité de son voisin.

À l’automne 2005, les salariés se sont réunis en intersyndicale et ont élaboré une solution alternative validée par la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE), et destinée à préserver au moins 150 emplois sur le site. La direction n’a pas donné suite à cette solution.

Fort de sa conviction, le comité d’entreprise a malgré tout poursuivi son travail et mandaté une expertise pour mieux connaître les raisons de la fermeture. La conclusion des experts a révélé que seule la logique de spéculation financière expliquait l’entêtement de la direction pour la fermeture, au détriment de la réalité industrielle et sociale. Logique d’autant plus singulière que le site de Champagnier avait bénéficié de près de deux millions d’euros d’aides publiques au titre de l’environnement pendant sept années, et de cinq millions d’euros d’allégement de cotisations sociales.

Au pied du mur, les salariés de l’entreprise ont mené une lutte courageuse et emblématique. Recherchant en permanence le dialogue avec la direction, refusant d’être enfermés dans une logique conflictuelle, ils ont occupé les locaux du site tout en le protégeant. Le tribunal qui avait été alors saisi par la direction afin d’expulser les salariés a d’ailleurs refusé la demande d’expulsion, arguant qu’aucun agissement n’avait mis en péril la sécurité du site. Pour les observateurs, les salariés ont bien assuré la sécurité du site classé Seveso 2.

Concernant le reclassement, la direction ne proposait que trois postes dans un établissement situé dans le nord de la France, pour 250 salariés ! Si l’intersyndicale est parvenue à trouver des solutions pour la plupart des salariés (préretraite maison, préretraite d’État FNE, etc.), aujourd’hui, il reste malgré tout encore une douzaine de personnes sans emploi. L’usine est aujourd’hui en cours de démontage. Par petits morceaux elle part en containers vers l’Inde, où Polimeri l’a vendue. Elle devrait être remontée à Bombay, pour redémarrer en 2009. Malgré l’usine sur le départ et le bilan amer, l’exemplarité de ce combat demeure. Les moyens utilisés par les salariés, soucieux de défendre leurs emplois, mais aussi de respecter la légalité, et d’assurer la sécurité, dans un environnement hostile et défavorable, ont finalement eu gain de cause.

Et c’est aujourd’hui une victoire qui est passée par l’Europe, pour l’intersyndicale et tous ceux qui ont pris part au conflit social, dont Marie-George Buffet, mais aussi Alain Camas, premier adjoint à la mairie de Vizille.

La Commission de Bruxelles avait été saisie par l’intersyndicale en mai 2006. Après plus de dix-huit mois d’enquêtes la Commission vient de condamner le cartel mondial du caoutchouc, constitué de cinq grands producteurs -- dont Polimeri -, à verser 243 millions d’euros d’amende pour entente illicite sur les prix et les parts de marché, de 1993 à 2002 ; l’entreprise Polimeri étant condamnée à payer 132 millions d’euros. « C’est une grande satisfaction, commente le délégué CGT Fred Vivancos : cela signifie que le plan social basé sur le licenciement économique des 250 salariés ne tient plus, et que les licenciements sont donc abusifs. Avec nos instances, nous allons étudier les possibilités de recours face au préjudice subi. »

Marie-Hélène Léon

l’ Huma du 21 / 12 / 07

Palestine : Beaucoup de doutes sérieux et quelque certitudes .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:21

de Jean-Claude Lefort Député honoraire

L’allégresse qui a entouré, de toutes parts, aussi bien la réunion américaine d’ Annapolis sur le Proche-Orient que la Conférence des donateurs à Paris laisse plus que perplexe tout observateur sérieux de la situation au Proche-Orient.

1. De la réunion tenue à grands fracas médiatique aux USA que ressort-il qui devrait nous amener à mêler nos vivats à celui des autres ?

A. Une date ferme a-t-elle été fixée pour l’établissement d’un Etat palestinien inexistant depuis 60 ans ?

Aucunement ! Si la « fin 2008 » est effectivement évoquée c’est uniquement en terme d’hypothèse, une hypothèse que M. Ehud Olmert a vite balayée d’un revers de main, une hypothèse aussi « crédible » que celle inscrite dans la « Feuille de route » du Quartette qui devait voir la création d’un Etat palestinien fin 2005. Nous sommes fin 2007 comme chacun sait….

B. Sur quelle base cet Etat palestinien devrait-il être établi ? Sur le droit international, ce qui serait, et est, la moindre des choses impératives ?

Aucunement ! Les frontières de 67 (ce qui est d’ailleurs une concession palestinienne unilatérale énorme), Jérusalem-Est comme capitale, la question des réfugiés – tout cela est non seulement à la trappe mais cet Etat palestinien devrait résulter d’un accord entre les deux parties au conflit, ce qui – les choses étant ce qu’elles sont – est au mieux une pantalonnade et au pire un abandon terrible des droits fondamentaux du peuple palestinien.

C. La « Feuille de route » est ressortie en même temps que trois des signataires et acteurs mandatés explicitement par l’ONU pour sa mise en œuvre sont exclus du processus. Ne restent que les Etats-Unis. De sorte que désormais c’est un triangle « Israël – Palestiniens – USA » qui est en charge de l’affaire. Ce qui veut dire qu’au lieu d’avoir face à eux un seul adversaire, les Palestiniens en ont maintenant deux pour « négocier ».

Quant au principe même de la « Feuille de route » la vie a montré largement son caractère illusoire. Illusoire, car si les Palestiniens l’ont accepté tandis qu’ils sont tenus dans ce texte d’assurer la sécurité d’une force occupante – ce qui n’est pas le moindre des paradoxes -, Israël refuse pas moins de 17 points de ce texte – un refus réitéré à l’issue de la réunion américaine.

De plus, dans ce texte, le caractère « concomitant » des mesures à prendre par les deux parties pour avancer est absolument virtuel. On sait que dès l’acceptation originelle par les Palestiniens de la « Feuille de route » une trêve de 71 jours a été observée par ces derniers. De manière concomitante, selon le texte, les autorités israéliennes se devaient de mettre en œuvre des mesures « analogues ». Il n’en a rien été car si la trêve a duré 71 jours seulement c’est que Israël l’a cassée en frappant sans aucune « raison » Gaza. Il ne peut y avoir concomitance puisque l’un des deux ne veut pas.

D. Comme si tout cela n’était pas suffisamment limpide, voilà que la France a proposé le déploiement d’une force internationale dans … les Territoires palestiniens pour aider à « mettre de l’ordre » ! On est bien loin de la vision d’une force internationale installée sur les frontières de 67 et à Jérusalem-Est. Allons-nous envoyer des forces là-bas pour effectuer des « opérations de maintien de l’ordre » en Cisjordanie et à Gaza ?

C’est pourtant ce que « nous » proposons (dixit Sarkozy : « aider les services de sécurité palestiniens au maintien de l’ordre ») qui a reçu étrangement l’accord de M. Abou Mazen qui admet ainsi de facto que le problème est d’abord à chercher et à « régler » chez les Palestiniens.

Qui peut penser sérieusement que pareille éventualité est « tenable » ? Qui ne voit que l’unité inter- palestinienne sera ruinée définitivement avec cela qui s’appelle purement et simplement de l’ingérence ? C’est pourtant ce qui est ainsi clairement recherché, qui renvoie aux calendes grecques toute issue politique du conflit, et cela au prix de terribles conséquences multiples, notamment politiques pour l’Autorité palestinienne mais aussi pour la France.

2. La Conférence des donateurs tenue à Paris a donné lieu également à un déluge d’éloges. Avenue Kléber ce sont 7,4 milliards de dollars qui ont été promis à M. Abou Mazen et à son premier ministre (qui n’a pas reçu la confiance du parlement palestinien…) au lieu des 5,6 demandés par ces derniers. A défaut d’un vote de confiance du parlement palestinien, le premier ministre nommé par Abou Mazen a considéré que cela consistait en « un vote de confiance [de la communauté internationale] vis-à-vis de l’Autorité palestinienne ».

Cette générosité soudaine devrait pourtant surprendre d’autant qu’Israël est totalement exonéré de ce mouvement, lui qui est responsable du désastre. Il n’est même pas mis en demeure de verser l’argent qu’il doit aux Palestiniens, c’est dire…. Naturellement que personne ne peut faire la fine bouche devant cette « aide », sous réserve de savoir exactement à quoi elle sera utilisée. On parle, par exemple, d’un projet de développement dans la vallée du Jourdain qui n’est autre qu’un projet au profit de la puissance israélienne occupante. Singulière façon d’aider économiquement à la construction d’un Etat palestinien.

Mais surtout cette Conférence des donateurs constitue une sorte de moulin à vent en ce sens que personne ne peut séparer économie et politique. Et que la question du développement social et économique d’un Etat palestinien suppose absolument le règlement politique, sur la base du droit international, du conflit israélo-palestinien.

Que peut sérieusement l’un sans l’autre ? On se souvient de la volonté de construire à Gaza, il y a de cela plusieurs années, un port en eaux profondes. La France, notamment, s’était engagée dans les travaux. Cela n’a duré que quelques jours : les F16 israéliens ont tout rasé dès le tout début des travaux, inclus le drapeau tricolore présent qu’un Consul général français, alors en poste à Jérusalem a personnellement, et courageusement, redressé et remis en place …

De tout cela il ressort que les partisans de la paix au Proche-Orient ont quelques raisons d’être plus que perplexes, inquiets, des évolutions constatées. Mais ils ont aussi des raisons d’estimer que leurs certitudes sont plus valables que jamais : il ne peut y avoir de paix durable au Proche-Orient sans que la question centrale du conflit israélo palestinien soit réglée sur la base du seul droit international, avec imposition de celui-ci conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies.

C’est cela que nous ferons valoir en 2008, année du 60ème anniversaire de la Nakba qu’il convient de marquer en grand si nous voulons que les choses avancent réellement !

Ici ou là « on » devrait méditer sur ce proverbe : qui mange à la gamelle du diable a besoin d’une longue cuillère… Ou bien encore celui-ci : cervelle inoccupée, le diable y trouve tente dressée…

Le 19 décembre 2007

De : Abu Ali Mustafa
vendredi 21 décembre 2007

SENAT : groupe communiste ( Code du travail )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:53
 
 
 
 

Code du travail (deuxième lecture)

Par Annie David -- 19 Décembre 2007

Madame la secrétaire d’État, sur ce projet de loi, comme sur bien d’autres d’ailleurs, vous souhaitez aller vite, très vite, puisque vous avez la volonté de parvenir à un vote conforme pour entériner ce texte.

Il faut dire que vous avez entamé une course contre la montre pour répondre aux exigences du grand chantier présidentiel, celui de la casse organisée du droit du travail, avec, pêle-mêle, la fusion ANPE-UNEDIC, la prétendue amélioration du pouvoir d’achat, qui vous permettra de mettre à mal les 35 heures, le contrat de travail unique, la flexsécurité, le travail du dimanche et, aujourd’hui, la recodification du code du travail, prélude à bien des régressions en matière de droits des salariés.

Cette recodification a été l’affaire des gouvernants, ne vous en déplaise, au point que deux organisations syndicales ont saisi le Conseil d’État ; c’est sans doute ce qui explique votre précipitation. Vous savez qu’en donnant valeur législative à votre ordonnance vous la soustrayez à l’emprise du juge administratif. À l’Assemblée nationale, nos collègues l’ont d’ailleurs démontré en citant un passage du rapport de Mme Irles, où il était écrit que l’intérêt d’une loi de ratification était aussi « de rendre sans objet les recours engagés devant la juridiction administrative contre cette ordonnance en donnant une valeur législative à l’ordonnance qu’elle ratifie ». Au moins c’est clair, on peut remercier Mme Irles pour sa franchise !

S’agissant de la méthode, peu nombreux sont celles et ceux qui vous soutiennent aujourd’hui, madame la secrétaire d’État, à part votre majorité ! Avez-vous tenu vos promesses ? Le code du travail est-il plus lisible ? Est-il plus facile à utiliser, l’avez-vous simplifié sans l’avoir réduit ? C’est ce que vous prétendez, c’est ce que pense également Mme la rapporteur, mais le groupe CRC ne peut que répondre négativement à toutes ces questions.

Vous avez procédé à un redécoupage sans précédent du code du travail, en déclassifiant pas moins de 500 dispositions, les faisant passer du domaine législatif au domaine réglementaire.

Pourtant, priver les salariés de la protection législative pour les exposer à la « souplesse », pour ne pas dire au silence du domaine réglementaire, c’est diminuer leurs droits. En fait, là où il vous fallait hier engager un débat contradictoire et public pour modifier la loi, vous pourrez demain agir seuls, privant les partenaires sociaux du contre-pouvoir que représente le débat parlementaire.

En outre, vous avez multiplié par deux le nombre d’articles, créant 1 890 subdivisions au lieu des 271 existantes. Et, dans cet océan de complexité, vous voudriez faire croire que les utilisateurs trouveront ce code plus lisible ? Balivernes !

Vous avez, d’une manière très sélective, utilisé l’indicatif en lieu et place de l’impératif. Votre choix est sélectif, car les salariés « doivent faire » ou « doivent remettre », alors que l’employeur « remet » ou « fait ». Désormais, ce qui apparaissait comme une présomption irrécusable ne l’est plus, à charge pour le salarié d’apporter la preuve de ce qu’il dit.

Vous avez encore exclu certaines professions de la justice prud’homale en sectorisant les conflits. Je pense aux salariés agricoles, qui dépendront demain du code rural, ou encore à l’article 7 de l’ordonnance, qui intègre dans le code minier les dispositions relatives aux conditions de travail jusqu’alors prévues dans le code du travail. Vous avez organisé le dessaisissement de la juridiction prud’homale au moyen des dispositions prévues dans les articles L. 2143-17, L. 2315-3, L. 2325-7 ou L. 3121-50, qui créent une ambiguïté sur la compétence des juridictions.

Par ailleurs, vous avez recours à la notion abstraite d’ « autorité administrative », qui vient se substituer à la notion, pourtant explicite, d’« inspecteur du travail » ou d’« inspection du travail ».

En outre, vous avez aussi fait le choix de supprimer l’ancien article L. 241-6 du code du travail, qui précisait pourtant les conditions de formation nécessaires à l’exercice de la médecine du travail et les aides financières liées à celle-ci.

Lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, PLFSS, nous avons pu observer l’idée que vous vous faisiez de la médecine du travail et le sort que vous réserviez aux victimes du travail. On comprend aujourd’hui que c’est la médecine du travail en elle-même qui vous déplaît ; c’est la raison pour laquelle vous souhaitez l’enterrer.

En matière de santé au travail, vous êtes allés encore plus loin. En dehors de la notion de droit constant, vous avez créé de toutes pièces dans le titre II intitulé « Principes généraux de prévention » un chapitre nouveau intitulé « Obligations des travailleurs ». C’est faire peser sur les salariés une responsabilité quant à la survenue de leur propre accident du travail, amoindrir mécaniquement la responsabilité des employeurs et, par voie de conséquence, l’indemnisation des salariés. Il faut dire que le MEDEF avait fort peu apprécié les arrêts de juin 2002 ; vous satisfaites là une de ses exigences !

Le MEDEF pourra aussi vous remercier pour la suppression des peines de récidive dont il n’est plus fait mention. Pourtant, il me semblait que le Président de la République avait fait de la lutte contre la récidive et de la sanction de celle-ci une de ses priorités. J’en conclus qu’il y a délinquant et délinquant…

Il est vrai que le code du travail est aujourd’hui complexe. Mais, face à un diagnostic commun, nous ne proposons pas la même solution. J’imagine que cela ne vous étonnera guère ! Non, nous sommes opposés à une découpe à la machette du code du travail au nom d’une meilleure lisibilité. En revanche, nous sommes favorables à une réécriture concertée.

Nous voulons donner aux salariés des moyens supplémentaires en renforçant les comités d’entreprises, en confortant les maisons de justice et du droit, que votre Gouvernement, par la voix de Mme Rachida Dati, annonce vouloir fermer en partie. Cela passe par une justice prud’homale plus efficace. Au lieu de cela, vous supprimez soixante-trois conseils prud’homaux, quitte à éloigner plus encore les salariés d’une justice qui se doit d’être de proximité.

Je me souviens de nos échanges lors de l’examen de ce texte en première lecture au Sénat. Je me souviens avoir déjà fait part de mes doutes sur certains éléments qui ne figuraient plus dans la partie législative. Je me souviens également avoir entendu M. Xavier Bertrand, qui était présent alors, nous demander de lui faire confiance, nous expliquant que cela allait bien figurer dans la partie réglementaire.

M. Xavier Bertrand n’étant pas là aujourd’hui, c’est à vous que je m’adresse, madame Létard. Cela ne nous satisfait pas, car les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Interrogez les salariés de GDF, par exemple. Le Président de la République leur avait promis qu’ils ne seraient pas privatisés !

Je vous répète ce que nous avions dit en première lecture, ce texte va à l’encontre des droits des salariés. Il ne sert que les intérêts du MEDEF, pour qui la main-d’oeuvre n’est jamais assez corvéable et le droit toujours trop protecteur. Par conséquent, nous voterons contre ce projet de loi !

Plus de 10 000 étudians manifestent ( 2 )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:04

Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur en Saxe
22 décembre 2007 -- 11h39 -- Posté par 195.**.102.** Intéressant que les étudiants manifestent à Dresde pour défendre leurs droits. Et ce parce que c’est précisément dans cette ville que le nouveau parti nazi a pignon sur rue. Il dispose du reste du six représentants à l’assemblée régionale. Il est pour le moins incongru que l’on laisse renaître de ses cendres un parti qui est responsable de la mort de cinquante deux millions d’ êtres humains. Il est donc important que des allemands, notamment des jeunes, aient appris à manifester, à s’intéresser à leur avenir, et, par voie de conséquence, à la politique. Je salue la lutte des jeunes allemands de Saxe auxquels je souhaite un grand succès. Nul doute que leur mobilisation fera réfléchir ceux qui veulent imposer une loi qui réduit les prérogatives des étudiants. SCARAMOUCHE

CITE  BELLACIAO

Plus de 10 000étudians manifestent contre une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur en Saxe

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:36

 

 

Dresde : Plus de 10 000 étudiants manifestent contre une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur en Saxe

Le 13 décembre, plus de 10 000 étudiants ont manifesté dans la ville allemande de Dresde contre un nouveau projet de loi sur l’enseignement supérieur du Land de Saxe. Le gouvernement de ce Land est une coalition composée du Parti social démocrate (SPD) et de l’Union chrétienne démocrate (CDU) sous la direction du premier ministre Georg Milbracht de la CDU.

Les manifestants venus des principales universités du pays sont arrivés à Dresde dans des trains spécialement affrétés pour l’occasion. La manifestation était organisée en particulier contre les changements apportés aux réglementations existantes et qui accordent actuellement aux étudiants une certaine participation aux décisions prises par les universités. D’après la nouvelle loi, le recteur de l’université aura des pouvoirs beaucoup plus importants et une plus grande autonomie. Cela signifie qu’on retirera pouvoirs et compétences aux organismes existants et qu’on accroîtra la rivalité entre universités.

A l’avenir, les recteurs d’universités pourront utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour passer outre les conventions collectives existantes afin d’embaucher du nouveau personnel avec des salaires de misère. Ce processus d’autonomie croissante des universités augmente aussi la probabilité d’introduction de frais universitaires dans un avenir proche. La nouvelle loi aura aussi, si elle est votée de fortes répercussions sur les structures existantes de l’université et aura pour conséquence de diminuer fortement la représentation étudiante au conseil d’administration de l’université.

Les conséquences potentielles de telles mesures apparaissent clairement quand on examine le nouveau rôle proposé au nouveau conseil d’université. Ce conseil se verra attribuer une autorité accrue dans l’organisation des universités au niveau local, avec 50 pour cent des membres de ce conseil provenant de secteurs extérieurs à l’éducation, c’est-à-dire des personnes du monde des affaires ou de la culture qui seront nommées et non pas élues.

Avant même la manifestation de jeudi dernier, les principaux organisateurs, le syndicat du service public Verdi, le syndicat des enseignants (GEW) et les groupes étudiants de la Conférence de Saxe (KSS), tenaient absolument à assurer que la discussion à la manifestation se limite à la question de la participation étudiante aux structures universitaires, plutôt que de faire face aux questions sociales et politiques plus larges. Dans divers tracts, on faisait bien mention de la « commercialisation de l’éducation », mais on y parlait avant tout de décisions concrètes par rapport à la composition des conseils d’université, à l’évaluation des cours et au service d’orientation.

Bon nombre de manifestants étaient motivés par des inquiétudes bien plus fondamentales.

Rikard, 26 ans, étudiant en géographie à l’université de Dresde, a dit que les formulations précises de la loi le laissaient indifférent. Il a dit participer à la manifestation parce qu’il remarquait chaque jour les conséquences de la subordination croissante de l’éducation aux intérêts directs du patronat et de l’économie. La participation étudiante est attaquée, d’après lui, parce que les grandes entreprises veulent exercer une plus grande influence sur le contenu des programmes universitaires. « Mais cela se produit dans tous les domaines et cela ne se limite pas à la question de la participation. »

En fait, les conditions d’étude ont rapidement changé en Allemagne ces dernières années. L’introduction des Masters et des licences dans presque toutes les universités, de même que ce qu’on appelle les « pôles d’excellence » introduits par le gouvernement allemand et les coupes dans le budget de l’éducation ont déjà conduit à une orientation marquée en faveur des intérêts du marché. Le but est d’accroître la compétitivité de l’Allemagne internationalement et de pouvoir exporter l’éducation comme toute autre marchandise.

Christian, 22 ans, étudiant en génie civil à l’université de Dresde, a fait remarquer un autre lien important : « Je manifeste ici, pas seulement pour la démocratie à l’université, mais pour la démocratie en général. Partout les droits démocratiques sont attaqués au moyen de mesures de surveillance accrues. Le but c’est de nous transformer tous en personnes « transparentes » qui peuvent être facilement identifiées et contrôlées. Nous devons défendre la participation à l’université maintenant pour nous assurer une situation favorable quand on en viendra à d’autres luttes, par exemple sur la question des frais universitaires. »

Les Verts et le Parti de la Gauche ont essayé de se placer en tête de cortège. Tout à l’avant il y avait ce qu’on appelle la « Gauche-mobile » dont les haut-parleurs hurlaient de la musique assourdissante entrecoupée de vagues slogans. Ces deux partis avaient envoyé leurs intervenants sur les questions d’éducation pour prendre la parole devant le rassemblement, mais ils n’avaient pas grand-chose à dire. Comme ils montaient sur la plateforme, ils ont été accueillis par de maigres applaudissements et quelques sifflets.

Plus hostile encore a été l’accueil réservé au ministre de l’éducation et de la culture de Saxe, Eva Maria Stange (SPD.) C’est elle qui est responsable de cette nouvelle loi et elle est montée à la tribune dans le but d’insulter avec arrogance les étudiants réunis. « La plupart d’entre vous ne savez même pas ce qu’il y a dans cette loi, » a-t-elle dit puis suite aux sifflets de son auditoire elle a poursuivi : « Cela n’a pas de sens d’essayer de discuter de cette loi correctement avec vous. » Elle n’avait absolument rien à proposer qui ressemble à un argument rationnel.

Une autre intervenante, Nathalie Meyer de l’université de Giessen, a souligné l’importance de la privatisation accrue de l’éducation et sa relation avec la polarisation sociale grandissante et a conclu en disant qu’il était impossible de faire confiance aux partis politiques établis. Cependant aucun intervenant n’a critiqué le Parti de la Gauche ni les Verts, bien que lorsqu’ils étaient au pouvoir, ces deux partis aient activement soutenu les attaques sur l’éducation et les programmes sociaux. En Saxe, ces partis sont dans l’opposition, mais un intervenant du KSS a prétendu qu’une coalition de ces partis de « gauche » au gouvernement contribuerait à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les étudiants.

L’unique intervenant lors du rassemblement à soulever la question du rôle du Parti de la Gauche et des Verts a été Marius Heuser parlant au nom du World Socialist Web Site. Il a dit, « Les étudiants ne sont pas uniquement confrontés à une attaque sur leur participation, mais ils sont confrontés au processus de la subordination grandissante de tout le secteur de l’éducation aux intérêts du patronat et de l’économie. Nous manifestons ici non seulement contre Milbradt et non seulement contre l’abolition de la participation étudiante, mais contre le processus de l’Union européenne, le processus de Bologne dans son ensemble [un effort pour créer une zone européenne d’enseignement supérieur d’ici 2010] qui a pour objectif de transformer en marchandise le droit fondamental à l’éducation. »

Après de longs applaudissements, il a poursuivi : « Evidemment, la subordination de l’éducation aux intérêts de profits d’une minuscule couche est directement liée à la subordination de chaque aspect individuel de la vie sociale à la logique du marché, que ce soit en matière de polarisation sociale, de militarisme et de réarmement, ou de restriction des droits sociaux fondamentaux. Mais si nous sommes clairs là-dessus, alors nous devons aussi envisager comment on peut combattre cette évolution.

« A ce sujet, je voudrais dire un mot sur la participation des syndicats, des Verts et du Parti de la Gauche à cette manifestation. Je considère que ce n’est rien moins qu’une insulte qu’ils essaient de monopoliser la tête de la manifestation. Ils ne sont pas de notre bord. Sur la question de la participation : bien que les étudiants aient fait grève pendant un trimestre entier, organisant des manifestations et des protestations entre autres à Berlin, le Parti de la Gauche a, aux côtés du SPD, mis en place des coupes budgétaires de 75 millions d’euros dans les universités de la ville.

« Comme vous pouvez l’imaginer, les coupes les plus importantes ont été faites dans les sciences humaines. Dans une situation où les universités sont confrontées en permanence à une pénurie de fonds, elles sont obligées pour compléter leur budget de faire appel à des sponsors du patronat tout en procédant aux inévitables réductions de personnel enseignant et de matériel pédagogique. A Berlin, le Parti de la Gauche est responsable d’un large éventail de coupes budgétaires dans le domaine de l’enseignement et des services sociaux.

« Un mouvement contre les attaques sur l’éducation et les acquis sociaux ainsi que sur les droits démocratiques ne peut se développer que contre ces partis et ces organisations. A la lumière de l’augmentation énorme des tensions sociales, du militarisme et de la guerre, un tel mouvement doit entreprendre de défier la subordination de la vie sociale au système de profit et adopter une perspective socialiste et internationaliste.

« La construction d’un tel mouvement international est l’objectif du World Socialist Web Site. La première étape consiste à construire l’Internationale étudiante pour l’égalité sociale (IEES), fédération étudiante internationale. »

Suite à son discours, fréquemment interrompu par des applaudissements, de nombreux étudiants sont venus à la table où était installée la littérature du WSWS pour donner leur adresse e-mail et recevoir des informations sur les prochaines réunions de l’IEES.

(Article original allemand paru le 14 décembre 2007)

http://www.wsws.org/francais/News/2007/dec07/etud-d20.shtml

De : Dresde
vendredi 21 décembre 2007

cite BELLACIAO

Aix,une grande victoire de la solidarité et des droits de l’homme :

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:02

Déclaration de Jean Marc COPPOLA

Lyon, non à la répression !

Amplifions la mobilisation !

 


21 décembre 2007

Je viens d’apprendre avec émotion et une grande satisfaction, la relaxe de Florimond Guimard militant de RESF, par le tribunal d’Aix en Provence.

C’est une belle victoire de la solidarité humaine. C’est la victoire de la persévérance de ceux qui malgré la répression, refusent de baisser les bras. Le combat émancipateur n’est donc pas un délit ! François Auguste aussi, comme tous ceux victimes du « délit » de solidarité doivent être relaxés !

Depuis le 11 novembre 2006 à Marignane où avec d’autres militants nous étions présents pour empêcher l’expulsion d’un père de deux enfants scolarisés, nous n’avons cessé de clamer cette exigence.

Plus que jamais, nous devons unir nos efforts dans le rassemblement le plus large pour obtenir que Monsieur TASTAN, d’origine Kurde qui vient d’être condamné à Lyon à 3 mois de prison ferme et 3 ans d’interdiction de séjour, ne soit pas expulsé en Turquie, ou il risque une répression grave, attentant à sa vie. Comme je l’ai indiqué au Ministre de l’immigration, Monsieur Hortefeux, en acceptant cette injustice, il se rendrait complice de non assistance à personne en danger.

Avec beaucoup d’autres, j’ai choisi le combat pour les idéaux de la République : le gouvernement doit prendre ses responsabilités.

Le combat continue pour le respect de la personne humaine, c’est les sens de l’engagement des communistes.

25ème anniversaire de la mort de Louis Aragon .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:39

Histoire du mouvement social et communiste

Samedi 22 Décembre 2007 -- 14:33

Libre et désinvolte. Révolutionnaire communiste infatigable. Haï autant qu’adulé. Amoureux des hommes et des femmes. La France a mis ses vers en musique et chanté ses rimes. Poète, romancier, essayiste, journaliste, polémiste, critique d’art, Louis Aragon était un créateur aux multiples visages

Pablo Picasso, Louis Aragon et Maurice Thorez

Pablo Picasso, Louis Aragon et Maurice Thorez

Fruit d’une union illégitime, Louis Aragon naît et grandit dans l’ombre du mensonge et de la dissimulation. Sa mère devient sa soeur. Sa grand-mère, sa mère. Ses tantes, d’autres soeurs et son père, un lointain parrain. Les vérités du monde, il les trouve dans les livres. Il lit Dickens, Tolstoï, Gorki, Romain Rolland, Nietzsche. « J’écrivais quand je ne savais pas encore écrire, en dictant à mes tantes », se souvient-il. Après une scolarité dont il s’acquitte aisément, pour faire plaisir à sa mère et sentant la poudre chatouiller ses narines, Aragon entreprend des études de médecine (1916). Il n’en délaisse pas pour autant la lecture et fréquente assidûment la librairie d’Adrienne Monnier. Il y explore des univers qui influenceront son écriture, sa conception de la littérature et de l’art : Lautréamont, Apollinaire, Mallarmé, Rimbaud…

Dans les couloirs de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce de Paris, auquel il est rattaché en 1917 en tant qu’élève médecin auxiliaire, Louis Aragon rencontre André Breton. Un « coup de foudre intellectuel qui, un jour ou l’autre, frappe des âmes prédestinées et les engage sur une route qu’ils ne soupçonnaient pas (…). Ce jour-là, Aragon découvrait la poésie totale et le sens de sa vie ». Aragon tient en horreur cette société perverse et injuste qu’une élite aveugle s’acharne à maintenir en « bon ordre ». Il méprise par-dessus tout « cette espèce d’exaltation absurde par quoi se sont déshonorés un très grand nombre d’écrivains français entre 1914 et 1918″. Le 1er mars 1919 paraît le premier numéro de la revue Littérature éditée par André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon. Une parution dans laquelle il perçoit définitivement sa vocation d’écrivain.

Désireux de dépasser la négation absolue prônée par les dadaïstes auxquels ils se mêlent en temps, Breton, Aragon et Philippe Soupault fondent le mouvement surréaliste. Son but : remettre en question à la fois la matière, le langage et la signification de l’Art. « Démonter le mécanisme du génie poétique » que constituent les oeuvres d’un Baudelaire ou d’un Rimbaud, sans pour autant renier ce génie. Son principe : introduire la vitesse dans l’écriture, pour supprimer la censure. L’écriture automatique. Il sera le premier à tenter de théoriser le mouvement en publiant son premier manifeste, ‘Une vague de rêves’ (1924). Dans ‘Le Paysan de Paris’ (1926) ou le ‘Traité du style’ (1928), Aragon se distingue par son écriture élégante et drôle, violente et lyrique, souvent précieuse. Le mouvement concerne toutes les formes d’expression artistique. A travers lui résonne l’évolution de l’esprit moderne, enrichi de l’ensemble des esthétiques qui se sont succédés depuis le romantisme. Profondément marqué par les répercussions sociales, psychologiques et morales de la Grande Guerre, Louis Aragon voit dans le surréalisme un moyen de libération. L’instrument privilégié pour mener une révolution positive. Un point de départ, plus qu’une doctrine ou un système.

Sa rencontre en 1928 avec Elsa Triolet, belle-soeur de Maïakovski, amène Aragon à développer une conception militante du rôle de l’intellectuel au service de la révolution. Et la promesse de justice qui s’incarne dans la révolution soviétique le conduit à prendre sa carte au parti communiste. Abandonnant l’exercice poétique et les recherches d’écriture, Aragon fait du roman sa forme d’expression privilégiée d’un militantisme exacerbé. De sa plume et de son lyrisme, des armes littéraires au service de l’édification du socialisme soviétique (‘Hourrah l’Oural’ – 1934). Il n’hésite pas à reconnaître la primauté de la littérature prolétarienne sur le surréalisme. Dans sa grande série romanesque, Le Monde réel, Louis Aragon défend avec ferveur les thèses du réalisme socialiste. Il publie tour à tour ‘Les Cloches de Bâle’ (1934), ‘Les Beaux Quartiers’ (1936), ‘Les Voyageurs de l’impérial’ (1942), ‘Aurélien’ (1944) et clôturera le cycle en apothéose avec ‘Les Communistes’ (1951).

Avec la « drôle de guerre » et après l’armistice de 1940 Aragon renoue avec le langage poétique. La France occupée, Aragon dresse sans faillir une poésie militante. Une poésie des origines au service de la mobilisation patriotique. Du surréalisme, il garde la liberté syntaxique et rythmique. Mais on le surprend de plus à plus à céder à quelque facilité de forme. Du ‘Crève-coeur’ (1941) à la ‘La Diane française’ (1944), en passant par ‘Les Yeux d’Elsa’ (1942), ‘Brocéliande’ (1942) et ‘Le Musée Grévin’ (1943) s’exhalent des thèmes fédérateurs tels que l’amour, la colère ou l’espérance. De recueil en recueil, Aragon se fait veilleur d’une mémoire que l’on cherche à anéantir. Animé d’un besoin d’humanité inaliénable, il s’affiche comme le chantre de la patrie et révèle sa vocation de poète populaire.

Malgré une activité militante intense à la Libération -- Aragon est de tous les combats du parti communiste. Il continue de célébrer ardemment son amour pour sa compagne dans ‘Elsa’ (1959). Et offre un véritablement couronnement de la poésie lyrique avec ‘Le Fou d’Elsa’ (1963). Il s’ouvre une nouvelle carrière de romancier avec la parution de ‘La Semaine Sainte’ (1958), fruit d’un travail de reconstitution vertigineux, dans laquelle Aragon s’efforce de mettre en valeur les ambiguïtés de l’Histoire. Avide de nouvelles expériences, l’écrivain poursuit ses pérégrinations jusque sur les territoires du Nouveau roman, s’inspirant des techniques les plus diverses. Il disloque les intrigues, s’inspire du montage des films de Godard…

Comme un prolongement logique à son engagement artistique et politique, Aragon s’investit dans une intense activité journalistique. Homme d’action, agitateur de l’esprit, l’écrivain tient à regarder de près la société se mettre en branle. Une façon pour lui de se maintenir dans le réel. D’incarner son époque. De se confondre avec elle. Artiste, intellectuel engagé, communiste et homme de parti, Aragon écrit, publie, édite. L’Humanité lui ouvre évidemment ses portes dès 1933. Secrétaire de direction puis rédacteur en chef de la revue Commune, il y côtoie André Gide, Roman Rolland, Paul Vaillant-Couturier. Tous engagés dans la défense de la culture et dans la lutte contre le fascisme et le nazisme. Après avoir dirigé Ce soir, Aragon participe avec Jacques Decour à la fondation des Lettres françaises, dont il occupera la direction jusqu’à la disparition de l’hebdomadaire en 1972.

Homme de la modernité. Louis Aragon ne s’est pas contenté de vivre son époque en la regardant s’écouler. Il en a épousé chacun des soubresauts. A combattu ses horreurs et épousé ses passions. Agitateur surréaliste, révolutionnaire communiste ou résistant, Louis Aragon était un homme à la révolte multiple mais constante.

Nicolas Maury

Lettre ouverte à mes camarades socialistes .

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Elections Municipales : Lettre ouverte de Jean Marie Duriez

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En 2001, après dix huit ans la Gauche a repris la municipalité de Roubaix avec une majorité formée de toutes ses composantes (socialistes, communistes, radicaux de gauche, mouvement des citoyens, verts) à laquelle s’étaient joints des membres de la société civile.

Ensemble nous avons gagné cette élection, ensemble pendant 6 ans nous avons travaillé au service des roubaisiens.

Pour 2008, comme le prévoient les accords nationaux et départementaux  avec le Parti Socialiste, nous voulons reconduire les accords de 2001 autour du maire sortant.

Qu’aujourd’hui, René Vandierendonck au mépris de toutes les organisations politiques, brigue un nouveau mandat en s’alliant dés le premier tour avec le MODEM est à mes yeux scandaleux et désastreux .
Rien ne justifie ce choix, au contraire, Sarkozy au pouvoir, Roubaix doit rester à Gauche, pour organiser la résistance à sa politique et offrir des réponses alternatives aux gens modestes qui sont la raison d’être de notre engagement.

Camarades socialistes, après trois échecs consécutifs de la Gauche aux élections présidentielles , le dernier « une élection imperdable », quand depuis 5 ans la Droite était battue à chaque écheance électorale, camarades pensez vous qu’il soit de l’interet du peuple et des roubaisiens de se fourvoyer dans une alliance avec le Centre?

Pensez vous qu’il soit de l’interet des roubaisiens que reviennent à la tête de la municipalité l’adversaire de tout le mandat, le premier soutien du député de Droite Vercamer?

Avec de telles manoeuves quelle image donne-t-on de la politique?

Camarades, j’en appelle à votre integrité votre courage, il faut que René revienne à Gauche et sinon rassemblons nous pour faire échec à son projet.
Cela est de la plus haute importance pour nous tous citoyens qui ne renonçons pas à la justice au progrès social, à l’émancipation humaine, car au delà de l’opportunisme du maire sortant, c’est la perspective d’une rélle alternative politique dans ce pays qui se joue.
Camarades socialistes, ne desespérons pas l’avenir, rassemblons nous pour que la ville de Roubaix reste ancrée à Gauche.

Roubaix le 7decembre 2007
Jean Marie Duriez
communiste et conseiller municipal délégué