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27 décembre, 2007

A Roissy des militants viennent d’être arrêtés et expulsion d’une femmme enceinte .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:46

jeudi 27 décembre 2007 (17h07) :

Interpelation de 6 militants présents aujourd’hui, vers 16H00, à l’aéroport Charles de Gaulle.

Expulsion d’une jeune femme enceinte de 6,5 mois

Message reçu, aujourd’hui, de Rennes

Elle a 27 ans et est enceinte de 6,5 mois. Le père du bébé est français, jusque là tout allait bien mais il y a eu un problème avec la belle famille. Elle est en France depuis 2003. Elle y est venue après le décès de sa mère, elle n’a jamais connu son père. Donc elle est venue chez sa tante, qui vit à Paris, qui est sa plus proche famille, elle est comme sa fille (elle est venue avec un visa de tourisme). Elle est très faible physiquement et a une tension à 8 depuis une semaine. le départ prévu serait à Roissy CDG 2 terminal E à 16 h 55 pour Dakar par Air France. une précision Marie Claire, son enfant a été reconnu par le père à la mairie de Brest, reconnaissance prénatale. le jugement délivré autorisait la rétention de Marie Claire da jusqu’au 27 décembre à 20 h.

9ème Collectif

transmis par Emma

De : 9ème collectif et RESF transmis par
jeudi 27 décembre 2007

cite BELLACIAO

Petite histoire du Capitalisme .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:08

La petite histoire de capitalisme pour rappeler d’où vient la richesse du CAC40 tant défendue par le MEDEF et la droite « pharaonique » de Sarkozy: l’esclavage et le travail des enfants

Petite histoire du Capitalisme

 

D’où vient la richesse et le capital utilisé pendant le révolution industrielle? d’une France rurale agricole ? il a bien fallu disposer de capitaux pour investir dans la machine vapeur qui sera la base de la première révolution industrielle, il faut des capitaux pour créer les grandes manufactures de textiles du XIX° siècle. La richesse vient du commerce triangulaire dans les Antilles pendant le XVI°-XVIII° siècle, elle vient de l’esclavage.

Les marchands et négociants qui feront fortune grâce au commerce triangulaire seront ceux qui seront à l’origine du capitalisme et qui sont aujourd’hui les patrons du CAC40. La traite Atlantique a permis aux économies européennes de se développer rapidement, en trouvant un marché (l’Afrique) pour écouler les produits manufacturés et une monnaie d’échange (les esclaves) contre une matière première (le sucre). Pour Karl Marx la Traite Atlantique, en commercialisant les marchandises des premières usines, a permis l’accumulation primaire de capital permettant l’essor industriel européen du XIXe siècle. « Ce fut la traite des nègres qui jeta les fondements de la grandeur de Liverpool ; pour cette ville orthodoxe le trafic de chair humaine constitua toute la méthode d’accumulation primitive, Le CAPITAL, Section VIII, Chapitre 31″.

Plus de 15 millions de personnes ont été utilisé pour enrichir quelques capitalistes (d’autres historiens annoncent 50 millions d’esclaves) et combien de millions de morts pour la richesse des Rotchild, des Seilière, des patrons du CAC40 ?


Petite histoire du Capitalisme

 

D’où vient la richesse des capitalistes et des industriels? les maîtres des forges qui dirigent toujours le pays grâce au MEDEF/UMP se sont enrichis grâce au travail des enfants et continuent de s’enrichir par le travail en enfants via les délocalisations.

Aux XIX° siècle, les manufactures, les mines ou les chantiers embauchent des ouvriers en masse, ceux-ci, le plus souvent avec de nombreux enfants et un faible revenu, encouragent leurs enfants à entrer avec eux à l’usine où ils effectuent les tâches subalternes dans les mêmes mauvaises conditions que les adultes. Le travail des enfants, avec celui des femmes, a trois avantages pour les industriels capitalistes:
-Il permet de faire pression à la baisse sur les salaires des ouvriers adultes masculins ;
-Il permet de livrer la famille entière au travail ouvrier, ce qui accélère la rupture avec le monde rural traditionnel ;
-Il fournit une main-d’œuvre plus abondante, permettant d’utiliser les machines à plein rendement
-La petite taille des enfants leur permet d’effectuer certains tâches impossibles aux adultes selon les capitalistes

Le travail est non seulement très dur, mais les enquêtes de l’époque témoignent en outre de sévices infligés par des employeurs : les membres trop courts des enfants sont adaptés à la machine par des appareillages, ils sont fouettés lorsque la cadence de production se met à baisser. Ces conditions ont des conséquences sanitaires. Comme les femmes, les enfants travaillant dans le textile sont souvent frappés par la tuberculose, du fait de la poussière et de l’humidité. Ils subissent aussi l’asthme, les allergies diverses. Les enfants souffrent plus particulièrement de scolioses et de rachitisme. Les garçons de onze et douze ans des milieux ouvriers ont une taille en moyenne inférieure de 12 cm à ceux des milieux bourgeois et aristocratiques allant à l’école.

En France, la loi du 21 mars 1841 portant l’âge minimum à 8 ans et limitant le travail de nuit. La durée de travail est aussi réglementée et la scolarisation obligatoire jusqu’à 12 ans mais ces mesures n’ont que peu d’effet car les industriels cachent les enfants lors d’inspections. En 1874, une nouvelle loi limite l’emploi avant 12 ans. L’arrivée de la scolarisation obligatoire est le facteur le plus décisif de la baisse du travail des enfants. Les allocations familiales octroyées en fonction de l’assiduité scolaire contribuent encore à cette baisse. En France la limite est à 16 ans, mais grâce à l’UMP cette limite a été baissé à 14 ans pour le plus grand bonheur des patrons.

Le travail des enfants perdure toujours et nos chers industriels du CAC40 en use toujours avec les délocalisations vers les pays dit à « bas coûts ». Un enfant sa coûte moins cher qu’un ouvrier en France, le patronat le sait.

Nicolas Maury

NOËL A LA BERGERIE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:21

Solidarité . Le centre d’accueil d’Emmaüs de Besançon a fêté la nuit du 24 décembre dans la modestie et le blues au coeur. Avec des mots glaçants, certains expliquent leur descente aux enfers.

Besançon (Doubs), correspondance particulière.

Le « Joyeux Noël » posé sur la table de la salle à manger du centre d’accueil d’Emmaüs de Besançon (Doubs) ne suffit pas, en ce soir de réveillon, à mettre un peu de baume au coeur des quatorze convives qui vont partager le repas. « C’est certainement le jour le plus dur pour beaucoup d’entre nous. Ce soir encore, nous ne partagerons pas ce moment de fête avec notre famille et nos enfants. La solidarité des uns et des autres, certes appréciée, ne permet pas d’oublier qu’au fond de nous-mêmes nous sommes seuls », souligne Alain, un compagnon de longue date de la Bergerie. Raymond, ami des compagnons venus partager ce moment de fête, prolonge le propos : « Ici, le degré de galère se calcule au poids de la valise que tu amènes avec toi. Et ils sont nombreux à être arrivés sans rien. »

Quelques larmes apparaissent

Ce blues est pesant. Quelques larmes apparaissent sur les visages. Stéphane, un jeune Lyonnais, s’ose à l’humour afin de remettre des sourires sur les lèvres : « Je peux profiter du journal pour passer ma commande de jouets ? » Pourquoi pas. Sa lettre au Père Noël, il l’adresse au locataire de l’Élysée : « Papa Sarko, si tu pouvais mettre dans la hotte du Noël de la Bergerie un Mercedes 120 chevaux, 20 mètres cubes avec, en option si possible, un autoradio MP3. Avec ce véhicule neuf, on pourrait travailler plus, ramassez encore plus d’objets que nos contemporains ne veulent plus et, peut-être, que l’on vendrait plus. Ces gains supplémentaires amélioreraient notre modeste ordinaire. Merci Papa Sarko. » Objectif réussi, la bonne humeur revient. Le Papa Noël de Tino Rossi retentit dans la cuisine et d’autres compagnons emboîtent le pas de Stéphane pour exprimer leur demande de cadeaux.

Et on ne demande pas la lune à la communauté de la Bergerie, juste un peu de justice sociale. Un souhait accompagné d’une pointe de réalisme : « La misère, on la côtoie tous les jours avec ces gens qui viennent ici chercher l’objet indispensable qu’ils ne peuvent plus s’acheter dans le commerce. Je peux vous assurer que cette plaie immonde ne recule pas et que, malgré les discours sur le pouvoir d’achat tenus par ce gouvernement, les pauvres sont de plus en plus pauvres et ils sont nombreux aujourd’hui à rejoindre le camp de la galère », souligne Jean-Luc, un ancien cuisinier qui, avec des mots glaçants, explique sa descente aux enfers. Un cheminement commun à de nombreux pensionnaires de la Bergerie : « On perd son travail puis sa famille, puis ses amis et on touche le fond quand on perd sa dignité. Ici, on essaye de se reconstruire, mais dans ce monde où les égoïsmes explosent, c’est dur », précise Raymond. Libor, un Tchèque arrivé depuis trois jours à Besançon, relativise : « Oui, mais ici vous avez la démocratie. Vous pouvez exprimer votre colère. Chez moi, on cache la misère. »

l’espoir d’un Noël meilleur pour 2008

Libor aura le droit à un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy de la part de Jean-Luc. Le gigot d’agneau préparé à la perfection pour un compagnon fait oublier rapidement ce petit moment de tension. Un « c’est bon ! » est lâché en bout de table et repris aussitôt en choeur par les convives. Après la bûche et le café, Alain distribue le petit cigare, un modeste cadeau mais dont la valeur s’apprécie au nombre d’allers et retours du tube de tabac sous les narines des compagnons. Le repas terminé, peu de pensionnaires s’attardent dans la salle à manger. La fête est terminée et chacun ira méditer, seul dans sa chambre, l’espoir d’un Noël meilleur l’année prochaine. « Il faut y croire », insiste en souriant Stéphane, toujours persuadé que le beau camion qu’il a commandé au président de la République fera son apparition dans la cour de la Bergerie dans les prochains jours. Le rêve ne s’achète ni se vend, il se partage.

Alain Cwiklinski

l’ Huma du 26 / 12 / 07

Elections 2008…en bref .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:48

À Saint-Denis la gauche gagne à être unie.

Selon un sondage CSA réalisé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans la perspective des municipales, une majorité d’électeurs de gauche (58 %), y compris d’électeurs socialistes (51 %), sont favorables à une liste d’union conduite par le maire communiste Didier Paillard. Et cette liste ferait progresser la gauche puisqu’elle est créditée de 58 % au 1er tour, ce qui marquerait un gain de 5 points sur les municipales de 2001, alors qu’il s’agit d’un nouveau maire élu en cours de mandat. Enfin, en cas de primaire à gauche, c’est la liste du maire communiste qui devance très largement celle du PS (+ 16 %). Ce sondage intervient au moment où, en Seine-Saint-Denis, les dirigeants socialistes Claude Bartolone et Didier Leroux affichent leur ambition de ravir au PCF les présidences du conseil général et de la communauté d’agglomération de Plaine Commune et où, pour ce faire, le PS envisage des primaires dans plusieurs villes dont les maires sortants sont communistes.

Une attitude que le maire de Saint-Denis juge « d’autant plus incompréhensible » après cette enquête. « Personne ne pourrait comprendre que face à Sarkozy et à une droite qui propose par exemple à Saint-Denis de mettre en vente 5 000 logements sociaux, la gauche prenne le risque d’une division. Ce serait irresponsable », estime-t-il avant d’ajouter que, selon lui, l’objectif doit être : « Battre la droite, et non affaiblir une composante de la gauche. »

Gauche moderne veut un groupe à Paris.

Rassemblant, à l’initiative de l’ancien maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel, des transfuges du PS, la Gauche moderne, revendique cinq postes éligibles de conseillers de Paris sur les listes UMP afin de former un groupe au Conseil de Paris. Sont ainsi en discussion les candidatures de l’ex-PS et fondateur de la Diagonale, Thierry Couderc, aujourd’hui directeur de cabinet du ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, de Sophia Chikirou, porte-parole de Laurent Fabius dans la primaire socialiste à la présidentielle, ou de Marielle Gallo, épouse de l’historien Max Gallo.

l’ Huma du 26 / 12 / 07

Cofiroute condamné pour abuts de CDD .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:17

Précarité . La société a déjà perdu 12 procès. Un des caissiers avait cumulé plus de 150 contrats de travail sans être embauché en CDI.

La direction de Cofiroute est-elle en train de comprendre qu’elle doit, pour s’éviter la multiplication des procédures prud’homales, dédommager les salariés à qui elle impose des CDD à répétition ? Un rendez-vous de conciliation est prévu mi-janvier pour tenter de solutionner, « à l’amiable », le cas de 16 employés de la Mayenne et de la Sarthe qui, jusqu’en 2005, ont multiplié les contrats de quelques heures de travail par semaine pendant plusieurs années. « Il est normalement prévu que l’entreprise répare le préjudice sur la base de 20 000 euros pour moins de deux ans d’ancienneté et de 25 000 euros pour les autres », espère Alain Manoury, responsable de la CFTC Cofiroute. « Au point où on en est, la justice nous donnera toujours raison sur le fond. Comme entre 200 et 300 salariés ont été abusés, la direction a intérêt à négocier », ajoute le syndicaliste, qui a instruit tous les dossiers.

Car l’entreprise a déjà perdu 12 fois aux prud’hommes, en juin 2005, en janvier 2007 et vendredi dernier. Le tribunal du Mans (Sarthe) a condamné la société d’exploitation du réseau d’autoroutes à verser 83 000 euros de dommages et intérêts à sept salariés, avec requalification de leur contrat à durée déterminé en CDI. L’un d’entre eux a cumulé plus de 150 CDD en trois ans. D’autres ont dû contracter 80 ou 60 fois. « Certains CDD remplaçaient plusieurs postes à la fois, ce qui est illégal. La mention de qualification de la personne remplacée n’était pas mentionnée. Le CDD percevait donc une rémunération inférieure », explique Alain Manoury, qui a listé un bonne quinzaine d’irrégularités dans les contrats. Pour lui, ce « recours abusif aux CDD à l’année a été érigé en mode de gestion de la main-d’oeuvre ».

Cofiroute est une filiale du groupe Vinci, star du CAC 40. Depuis le premier procès perdu, l’entreprise a commencé de changer son fusil d’épaule en réfléchissant à créer une nouvelle forme de contrat intermittent, un CDI à temps partiel de six cents heures (douze heures par semaines), « du type de ceux utilisés chez McDo », commente Alain Manoury.

Paule Masson

l’ Huma du 26 / 12 / 07

Les urgentistes en grève .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:00

Santé . Les hôpitaux doivent 23 millions d’heures supplémentaires à leur personnel. Une négociation doit s’ouvrir en janvier.

Le président Sarkozy à l’hôpital Necker pour enfants malades pour « encourager les équipes qui travaillent un jour de fête », la ministre de la Santé Roselyne Bachelot aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine : la classe politique était aux petits soins à la veille de Noël pour les personnels, alors que les médecins urgentistes hospitaliers entamaient une grève pour obtenir le paiement de leurs heures supplémentaires. C’est en millions, 23 exactement, que ces heures se comptent désormais, auxquelles s’ajoutent 3,5 millions de jours de RTT impayés à l’ensemble des salariés des hôpitaux.

affirmation contestée

En visitant Saint-Antoine (le fief de Patrick Pelloux, le président de l’AMUF, l’Association des médecins urgentistes), Roselyne Bachelot a indiqué qu’une « concertation » sur les heures dues, évaluées à 800 à 900 millions d’euros, s’ouvrirait le 7 janvier. Elle a ajouté disposer de 572 millions d’euros, dont 324 fournis par les hôpitaux eux-mêmes, ajoutant : « Nous avons l’argent, mais il y a un certain nombre de modalités à préciser. » Une affirmation contestée pendant la visite de la ministre par Patrick Pelloux, qui a remarqué : « Il y a un certain nombre de représentants des directions qui sont là. Ils sont très étonnés, l’argent n’a pas été provisionné, on ne sait pas où il est. »

conditions de travail plus difficiles

Christophe Prudhomme, praticien hospitalier et membre du collectif des médecins de la CGT, souligne que « l’argent n’existe pas : les hôpitaux qui auraient dû en provisionner ont des budgets tellement contraints qu’ils n’ont pas été en mesure de le faire. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau comité Théodule pour savoir comment ces heures doivent être payées : il faut mettre les 900 millions d’euros, discuter des augmentations de salaires, en particulier infirmiers, et régler le problème de la démographie médicale ». Pour l’urgentiste, les conditions de travail de plus en plus difficiles font fuir les praticiens.

Les urgentistes hospitaliers menacent de durcir leur grève en janvier. Affirmant ne rien attendre de la visite de la ministre, Patrick Pelloux a estimé que « si le gouvernement ne montre pas de signes de dialogue (…), après le 1er janvier on ne répondra probablement pas aux assignations ». Marc Giroud, président de l’autre syndicat d’urgentistes appelant à la grève, SAMU de France, a estimé que la ministre a fait état d’« intentions agréables à entendre qui ne suffisent pas ». « Il faudra qu’il sorte quelque chose (du 7 janvier). Si c’est pour nous chanter des chansonnettes, la colère va changer de nature. »

L’AMUF réclame également la revalorisation de la garde, payée 450 euros quand elle est réalisée par un médecin à statut hospitalo-universitaire, 150 euros plus une rémunération pour chaque acte accompli quand il s’agit d’un médecin libéral, et 250 euros quand c’est un urgentiste. La grève est suivie à quasiment 100 % dans les SAMU et à 80 % dans les hôpitaux, selon l’AMUF. Un durcissement de la grève pourrait avoir des conséquences sur certaines interventions médicales ou chirurgicales programmées, du fait de l’affectation provisoire aux urgences de médecins d’autres services.

Lucy Bateman

l’ Huma du 26 / 12 / 07