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29 décembre, 2007

Fillon veut la peau des 35 heures .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:10

Cadrage . Les partenaires sociaux devraient « négocier » d’ici au 31 mars.

« Je ne veux plus que la loi ou des accords de branche verrouillent toute possibilité pour ceux qui le souhaitent de travailler plus pour gagner plus. » Telle fut la volonté de Nicolas Sarkozy lors de la rencontre du 19 décembre avec les partenaires sociaux fixant l’agenda social du premier trimestre 2008. Hier, son premier ministre a rendu public un « complément » à la lettre de cadrage envoyée aux syndicats. Les syndicats et le patronat ont déjà prévu de négocier sur les règles de représentativité, les conditions de validité des accords et le dialogue social dans les petites entreprises. Un premier rendez-vous est fixé le 24 janvier. François Fillon vient d’y ajouter « deux thèmes » : le financement des organisations syndicales et professionnelles et le temps de travail.

Le cadrage impose aux partenaires sociaux de rendre des conclusions le 31 mars. Les « points à soumettre » au débat sont limpides. Ils posent tout de go la question de savoir « quel domaine réserver impérativement à la loi ». Le texte est une incitation à peine voilée à la remise en cause de la durée légale du travail qui, en France, est de 35 heures (au-delà, les heures effectuées doivent être rémunérées en heures supplémentaires). Plus grave encore, François Fillon demande aux partenaires sociaux de négocier un « espace réservé à l’accord direct entre le salarié et l’employeur en matière de durée du travail ». Ce « gré à gré » est déjà l’objet de ce qui bloque la négociation en cours sur la modernisation du marché du travail. Le patronat veut imposer une « rupture à l’amiable » du contrat de travail en dehors de toute règle de licenciement, ce qu’aucun syndicat n’est prêt à accepter.

P. M.

l’ Huma du 28 / 12 / 07

Les salariés de Champion se mobilisent .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:37

Commerce . Avant l’ouverture des négociations annuelles ils dénoncent les bas salaires et la pénibilité du travail.

Débrayages, distributions de tracts, pétitions : la CGT des magasins Champion appelle ses salariés à la mobilisation ce week-end, pour alerter leur direction sur la faiblesse des salaires et la pénibilité du travail, à la veille de l’ouverture des négociations annuelles obligatoires. « L’augmentation du pouvoir d’achat est la priorité de tous mais nous savons aussi que les annonces » du président Sarkozy « ne changeront en rien la situation des salariés » de Champion qui « ne comptent pas sur ces mesures pour vivre dignement », explique le syndicat dans un communiqué. « Des rémunérations à coups de lance-pierre, des conditions de travail déplorables et les clients qui payent les pots cassés », dénonce le syndicat. « Résultat : des attentes en caisse, des ruptures de marchandises dans les rayons continuellement, manque d’hygiène, manque de contact et de relationnel avec la clientèle. »

« Les actionnaires empochent d’énormes bénéfices, mais ces bons résultats ne sont répercutés ni sur les salaires ni sur les prix en magasin », remarque Laurent Lamaury, délégué syndical national. Difficile de « travailler plus pour gagner plus », explique la CGT, « car la direction fait tout pour ne pas rémunérer les heures supplémentaires au profit de la récupération ». Par ailleurs, ajoute le syndicat, la direction « jouit de l’allégement de charges sur les bas salaires. « Exemple : sur un salaire brut de 1 310,43 euros, la direction bénéficie d’une réduction de 291,70 euros. »

La CGT dénonce également les projets de restructuration au sein du groupe Carrefour, maison mère de la chaîne de supermarchés, qui risque de mener à « la suppression de la marque Champion » : « La direction a créé une nouvelle société appelée CSF France, au détriment de la société actuelle CSF », qui pourrait reprendre les contrats de tous les salariés. Cela va entraîner une renégociation de tous les accords », indique la CGT qui craint de voir les salariés perdre leurs acquis. « De nombreux hypers Champion vont sortir de CSF pour être rattachés à une nouvelle société et passeront sous le management Carrefour », s’inquiète le syndicat, qui croit savoir que « les salariés ne bénéficieront pas des avantages de Carrefour ». Quant aux autres magasins, ils passeront à la franchise soit à ED, soit à Shopi.

Lucy Bateman

l’ Huma du 28 / 12 / 07

Le gaz 4% plus cher au 1er Janvier 2008 .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:20

Énergie . Confirmée hier par le ministère de l’Économie, cette hausse de l’année 2008 augure mal de l’évolution du pouvoir d’achat dans les mois prochains.

L’addition s’annonce salée pour les ménages, même si la hausse des tarifs du gaz, pour 2008, sera moindre que celle demandée par GDF. Hier, le ministère de l’Économie a annoncé une augmentation de 4 % au 1er janvier alors que le gazier réclamait 6,1 %. « En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy, c’est : payer plus », a réagi le premier secrétaire du PS, François Hollande. Cette hausse de la facture énergétique, première de l’année 2008, intervient après celle des produits alimentaires de base, les transports (SNCF et RATP), les loyers ou encore les dépenses de santé. Le gouvernement tente donc de temporiser en expliquant qu’il a volontairement « limité » l’augmentation à « l’évolution des coûts d’approvisionnement de Gaz de France au cours des six derniers mois », ont indiqué, dans un communiqué commun, les ministères de l’Économie et de l’Écologie. GDF importe l’essentiel de son gaz. Les prix sont indexés sur ceux des produits pétroliers. Le baril de brut a augmenté tout au long de l’année 2007 et frôle aujourd’hui les 100 dollars le baril.

Chiffre d’affaires en progrè

« Pour un foyer moyen, l’augmentation de la facture de gaz induite ne sera que de l’ordre de 3 euros TTC par mois », minimise les ministres. Depuis quelques jours, Christine Lagarde rodait l’argumentation gouvernementale en expliquant que la dernière augmentation des tarifs régulés (fixés par l’État) remontait à mai 2006. De son côté, Gaz de France avait chiffré à quelque 950 millions d’euros le manque à gagner dû à ce gel des tarifs. Pourtant, en mars 2007, le groupe annonçait un chiffre d’affaires de 27,6 milliards d’euros, en progression de 21 %, et un résultat net en augmentation de 29 %. L’association Que choisir rappelait, hier matin, qu’entre « novembre 2004 et mai 2006 l’augmentation cumulée des prix du gaz pour les particuliers a atteint 35 % alors que, sur la même période, le chiffre d’affaires du groupe augmentait de près de 58 % et le résultat net de près de 70 % ».

Réduire l’écart avec Suez
Le 18 décembre dernier, GDF a lancé un programme de rachat d’actions d’environ 1 milliard de dollars pour tenter de « réduire l’écart » de valeur boursière avec Suez dans le cadre de la fusion prévue des deux groupes. GDF réclamait une augmentation des tarifs de 6 % aussi (et peut-être surtout) pour tenter de maintenir l’écart entre les titres des deux groupes à moins de 5 euros par action comme ils l’étaient au moment de l’annonce de la fusion, en septembre. Il s’est depuis creusé à près de 7 euros. Les syndicats de GDF avaient immédiatement mis cette décision en relation avec l’augmentation prévisible des tarifs, parlant de « scandale financier » et expliquant que, si GDF possède 1 milliard d’euros de réserve pour racheter ses actions, il n’a pas besoin de demander une augmentation des tarifs.

Paule Masson

l’ Huma du 28 / 12 / 07

Récession aux USA : 13 Etats fédérés menacés de faillite .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:41

Récession aux USA : 13 États fédérés menacés de faillite

Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières s’ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés, trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des impôts locaux.

Si rien n’est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13 États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la crise s’étendra progressivement à d’autres États en 2010 (Alabama, Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont et Wisconsin).

Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir d’urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services publics de santé et d’éducation qu’ils gérent, plongeant le pays dans une spirale récessive.

http://www.voltairenet.org/article153818.html

De : Récession
samedi 29 décembre 2007

Le conseil municipal de LANESTER demande un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:06

samedi 29 décembre 2007 (14h46) :

Parmi les rares bonnes nouvelles en faveur de la Démocratie, voici le voeu adopté par le Conseil Municipal de Lanester, hier soir
communication@ville-lanester.fr
pour le Collectif antilibéral de Lanester
Jean-Pierre Lefeuvre

Vu adopté par le Conseil Municipal de Lanester, le 20 décembre 2007

Le nouveau traité dit « de Lisbonne » qui vient d’être approuvé par les chefs des gouvernements européens doit être maintenant soumis à ratification.

Ce texte qui remplace le projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE), rejeté majoritairement par le peuple français lors du référendum de mai 2005, reprend un certain nombre de dispositions essentielles du défunt T. C. E.

Ce qui a été rejeté en 2005 par le suffrage universel ne saurait en bonne logique et en saine morale être institué aujourd’hui que par un nouvel arbitrage du suffrage universel. Refuser maintenant de recourir à cet arbitrage constituerait à l’évidence un déni de démocratie.

Le Conseil Municipal de Lanester, dans la logique des pratiques locales de consultation des habitants sur les projets qui les concernent, demande solennellement au Président de la République de soumettre à référendum la ratification du traité de Lisbonne.

Il appelle en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondées sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre le nouveau traité, à soutenir cet appel.

De : Jean-Pierre Lefeuvre
samedi 29 décembre 2007

cite BELLACIAO

Condamnation du P.C.F

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:33

« Le Parti communiste français exprime sa consternation et sa condamnation suite à l’attentat suicide » dans la banlieue d’Islamabad « qui a coûté la vie à près de 20 personnes, dont Mme Benazir Bhutto », affirme le PCF dans un communiqué. Ajoutant : « Une fois encore le Pakistan fait l’objet d’une tentative de déstabilisation par un terrorisme meurtrier qui profite de la faiblesse de la démocratie, de la fragilité des conditions de développement et des réponses aux attentes sociales et populaires. »

l’ Huma du 28 / 12 /07

Les coups tordus .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:28

Editorial par Pierre Laurent

Présenté juste avant Noël comme une victoire de la doctrine présidentielle « travailler plus pour gagner plus », le référendum patronal organisé dans l’usine Continental de Sarreguemines n’a pas tout à fait la même allure vu de plus près. Nous nous sommes rendus sur place au lendemain du vote des salariés qui a ratifié le retour aux 40 heures. Tous les témoignages convergent. C’est avec beaucoup de fatalisme et la peur au ventre sur l’avenir de leurs familles que les ouvriers sont allés voter. Nous sommes très loin de l’adhésion vantée par la propagande patronale et gouvernementale. Instructif aussi le détail des moyens de communication utilisés par la direction de l’entreprise, qui ne trouve pas un centime pour augmenter ses salariés, mais en trouve beaucoup plus facilement quand il s’agit d’inonder le personnel de son discours. Le chantage à la fermeture de l’usine a été mis en scène sous toutes les coutures. Et le maire UMP de la ville est venu prêter main-forte sans hésiter. Décidément, patronat et UMP savent se renvoyer la balle. À l’échelon local comme au plus haut sommet de l’État. N’est-ce pas Messieurs Sarkozy et Bolloré ?

Pendant que le nouveau couple présidentiel s’offre des vacances aux frais de ses amis boursiers et que l’on amuse la galerie avec le récit quotidien de leur idylle au pays des pharaons, le gouvernement en profite pour continuer à combler de cadeaux la hotte du MEDEF. Le dernier en date n’est pas mince. Affichant le plus total mépris des négociations, il a inscrit en pleine période de congés dans les décrets d’application de la réforme des régimes spéciaux le passage non plus à 40 ans mais à 41 années de cotisations pour la retraite. Une véritable provocation qui, cette fois, ne vise pas seulement les salariés des régimes spéciaux, mais l’ensemble des salariés, du public comme du privé. En effet, cette question doit théoriquement être examinée lors du rendez-vous sur les retraites, prévu en 2008. L’inscrire par anticipation dans les décrets concernant les régimes spéciaux, c’est forcer la main de tous les salariés et tenter de vider par avance le rendez-vous de négociations de 2008 de toute substance.

La méthode Sarkozy se révèle une nouvelle fois pour ce qu’elle est : une méthode de mensonges grossiers. Comme nous n’avons cessé de le dire, la campagne qui visait à faire passer les cheminots et leurs collègues de la RATP et d’EDF-GDF pour des privilégiés n’était qu’un leurre destiné à permettre d’enfoncer plus tard les garanties collectives de tous les salariés. L’éditorialiste du journal des affaires les Échos, nouvelle propriété d’un autre ami du président, le milliardaire Bernard Arnault, vendait hier clairement la mèche. « La publication prochaine des décrets mettant en oeuvre la réforme des régimes spéciaux de retraite, écrit Henri Gibier, représente, d’une certaine façon, l’ultime pierre qui vient couronner quelque quinze ans d’efforts déployés par les gouvernements successifs pour désamorcer la “bombe” des 60 ans. » C’est donc bien le droit à la retraite à 60 ans dans son ensemble qui est visé et non tel ou tel régime spécial. Présentée comme nouvelle, la méthode Sarkozy utilise au moins une recette vieille comme le monde patronal, le mauvais coup en période de congés. Le nouveau président y ajoute l’étalage du cynisme, les salariés apprenant la nouvelle en regardant des journaux télévisés où se côtoient la misère des uns et le luxe des autres.

Toutefois, quoi qu’en rêvent le président et ses commanditaires du CAC 40, le dossier des retraites n’est pas clos. Il se confirme au contraire après ce dernier coup tordu qu’il sera l’un des grands enjeux de l’année sociale 2008 .

l’ Huma du 27 / 12 / 07

Le MEDEF veut supprimer la durée légale du travail,l’UMP le fait !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:59

La France n’est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Vendredi 28 Décembre 2007 -- 16:47

François Fillon (Premier ministres UMP) envisage la suppression de la durée légale du travail comme le demande le MEDEF

Le MEDEF veut supprimer la durée légale du travail, l'UMP le fait !

 

A peine plus d’un mois après les déclarations de Laurence Parisot , présidente du MEDEF qui se demandait, le 21 novembre, s’il ne fallait pas « poser sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail », le Premier ministre semble en proie aux mêmes interrogations. François Fillon se demande « à quelles conditions de validité devrait être soumis un accord d’entreprise pour qu’il puisse librement déterminer les règles applicables en matière de durée du travail […] : seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux de majoration applicables […] ». Autrement dit : comment supprimer la durée légale du travail, seuil à partir duquel sont comptabilisées les heures supplémentaires -- et leur majoration à 25 %.

Cette remise en cause de moins en moins masquée a fait réagir les organisations syndicales. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition « la reprise quasi in extenso de la revendication du MEDEF », considère cette éventualité comme le début d’« une révolution du droit social en France ». Aucune raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger ensuite, par accord d’entreprise, au SMIC ou à d’autres règles applicables à tous du droit du travail, pour aboutir à « un dumping social généralisé, à une concurrence entre entreprises sur des critères sociaux ».

Fillon/Sarkozy/Parisot veulent le beurre et l’argent du beurre en même temps, bref la super arnaque contre tous les salariés. Un grand retour au XIXème siècle avec une droite et un patronat archaïque.

Nicolas Maury