Ferez-vous la grève en 2008?
Faire la greve ?
envoyé par misstoukette
PCF ARRAS
de Henri Emmanuelli
A quatre reprises, les socialistes se sont prononcés pour que l’adoption d’un traité européen impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par voie référendaire : aux congrès de Dijon et du Mans, ainsi qu’à l’occasion des dernières élections présidentielles et législatives.
Ce faisant, ils restaient fidèles au principe fondamental de la souveraineté exclusive du peuple, qui fonde notre démocratie et régit notre constitution – principe auquel nos républiques et nos présidents successifs n’ont jamais dérogé jusqu’à ce jour.
Cette exigence référendaire reste officiellement la nôtre, d’autant plus forte que le peuple français s’est déjà prononcé sur le traité européen qu’il a rejeté sans ambiguïté.
Conscient des divisions douloureuses qui s’étaient exprimées dans nos rangs à l’occasion de la campagne sur le Traité constitutionnel européen et du désaveu qu’avait subi la majorité de notre parti, j’avais accepté, avec d’autres, la synthèse du Mans, pour que notre parti soit rassemblé à la veille de la présidentielle et moyennant l’engagement de rester ferme sur l’exigence d’une procédure référendaire en la matière. Après l’échec, et face à la malversation démocratique à laquelle s’apprêtait le nouveau Président de la République – piétiner par voie législative le suffrage des françaises et des français – j’avais accepté que nous recherchions une position commune. Cette mission a été confiée à Benoit Hamon qui s’y est attelé avec loyauté et sincérité pendant plusieurs mois.
Malgré toutes ces concessions, notre premier secrétaire a décidé seul, le 6 novembre dernier, de faire voter à nouveau le Bureau National du parti sur le pseudo mini-traité, qui n’est en réalité que la copie conforme du précédent, expurgé des symboles fédéraux qui ne posaient aucun problème aux fédéralistes que nous sommes.
Ce vote du Bureau National n’a rien réglé. Non seulement il a mis en évidence nos divisions qui restent fortes, mais il a de surcroît ouvert la porte à toutes les ambiguïtés et à toutes les manoeuvres sur la position réelle qu’adopteront les socialistes.
Il n’y a, en réalité, qu’une seule solution juridique pour que notre exigence référendaire officiellement proclamée aboutisse, pour que nous restions fidèles a nos engagements devant les françaises et les français, pour que la souveraineté populaire ne soit pas bafouée : c’est de s’opposer à la révision constitutionnelle préalable qui doit avoir lieu à Versailles le 4 février. Si elle n’obtient pas l’acquiescement de 3/5èmes des parlementaires présents, le Président de la République sera contraint d’en appeler au référendum.
Toute autre solution est factice, pour ne pas dire plus.
C’est pour cette raison que j’irai à Versailles et que je voterai contre, afin que les françaises et les français ne se voient pas privés de leur droit de choisir : je n’ai pas été élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté.
Je suis persuadé qu’une très grande partie de nos concitoyens, notamment ceux qui ont voté Non, y seront sensibles et en tiendront compte lors des prochaines échéances.
Pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, je sais aussi que je ne serai pas seul, que vous êtes nombreux à penser que dans la période difficile que nous traversons, l’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion voire à la duplicité.
C’est pourquoi je propose que toutes celles et ceux qui partagent ce point de vue se réunissent la semaine prochaine [...] pour envisager les modalités de notre action et la faire connaître. En effet, le temps presse. Dès le 15 janvier débutera la discussion à l’Assemblée et un vote aura lieu, avant la tenue du congrès de Versailles. Les mauvais coups se font toujours dans une précipitation feinte…
J’aurais, évidemment, préféré ne pas avoir à prendre cette initiative. Mais on ne nous laisse pas le choix.
Avec l’espoir de te retrouver [...], reçois, chère camarade, cher camarade, l’expression de ma cordiale sympathie.
Henri Emmanuelli
NB : Ne pas aller à Versailles, c’est faire, de facto, le jeu du Président de la République (seuls les présents sont comptabilisés). Voter le texte du groupe communiste exigeant un référendum – comme l’a décidé notre groupe – et ne pas aller à Versailles est totalement incohérent et ne trompera personne.
De : Henri Emmanuelli
jeudi 10 janvier 2008
cite BELLACIAO
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de Gérard Filoche
Pour que les élus députés et sénateurs socialistes aillent voter le 4 février à Versailles contre la modification constitutionnelle et imposent par leur refus, un referendum sur le nouveau traité européen.
Je suis de ceux qui ont refusé de voter la “synthèse” en novembre 2006 au congrès du Ps du Mans. Cette synthèse a nourri un mauvais “projet” socialiste, pas assez social, qui ne nous a, ensuite, pas permis de gagner l’élection présidentielle. Ce n’était pas une question de personne mais de fond politique.
Je ne voyais pas pourquoi, lors du congrès du Mans, la majorité du peuple français, du peuple de gauche, et du peuple socialiste ayant voté “non” au Traité néo-libéral européen, notre Parti socialiste ne prenait pas acte démocratiquement de cette majorité.
Mais la direction du Parti pour obtenir cette “synthèse” avait promis que si la question se reposait, elle exigerait un nouveau referendum. Voilà qu’elle remet en cause cette promesse en n’essayant pas d’imposer un tel référendum lors du “congrès constituant” qui doit avoir lieu le 4 février à Versailles. Ce n’est pas bien.
Si tous nos élus allaient voter, il serait possible d’obtenir un blocage de 2/5° des voix, qui obligerait le Président à passer par une procédure référendaire.
C’est la seule voie démocratique, claire et honnête par rapport aux promesses, par rapport aux exigences du peuple de gauche et par rapport à la majorité des électeurs socialistes.
Gérard Filoche, le 8 janvier 2008
De : Gérard Filoche
jeudi 10 janvier 2008
cite BELLACIAO
Nous devons nous déplacer en nombre
Je sais que des députés de droite s’oppose également
à cette atteinte à la démocratie
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/
Michèle
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Propos recueillis par Eric Hacquemand
Respecterez-vous la consigne de boycott du Congrès ?
Non. Nous nous sommes engagés à quatre reprises pour que l’adoption d’un traité impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par référendum. Il n’y a qu’un seul moyen de forcer Nicolas Sarkozy à l’organiser, c’est d’aller au Congrès de Versailles et de voter contre la modification de la Constitution permettant la ratification par voie parlementaire. Toute autre solution est dilatoire. Dire : « le PS boycotte Versailles », c’est accepter qu’il n’y ait pas de référendum et laisser le champ libre au président pour sa manoeuvre.
Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congrès serait donc une erreur ?
Je suis parlementaire. J’ai été élu par le peuple et je ne le priverai pas de sa souveraineté. C’est une question de crédibilité. J’ajoute que le groupe des députés socialistes n’a rien décidé du tout. Nous n’avons aucunement été consultés sur la question d’un éventuel boycott. Je laisse la responsabilité à Jean-Marc Ayrault de ses déclarations.
François Hollande confirme ce boycott…
Je ne comprends pas. Je suis affligé. On ne peut pas dire dans le même temps qu’on veut un référendum et adopter une attitude qui, de facto, laissera les mains libres à Sarkozy. Où est la cohérence ? L’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion, voire à la duplicité.
Le PS prend-t-il le risque d’une nouvelle crise sur la question européenne ?
Comme d’autres, j’ai fait l’effort dans le cadre de la synthèse du Mans de dépasser les divisions fratricides entre les partisans du oui et ceux du non moyennant l’engagement de rester ferme sur l’exigence d’un nouveau référendum. Or cet engagement n’est pas tenu. Les risques sont lourds. Je ne serai pas le seul à me déplacer à Versailles. Je pense même que des parlementaires qui avaient voté oui à la Constitution européenne le 29 mai 2005 seront très choqués et iront au Congrès voter contre la révision.
De : versailles
mercredi 9 janvier 2008
cite BELLACIAO

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 9 janvier
Lors de ses voeux à la presse, le président de la République a repris une proposition que Marie-George Buffet a défendu dans la campagne des présidentielles en invitant à « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques ».
Cette proposition peut permettre de sortir le service public de l’audiovisuel de logiques mercantiles qui étouffent les programmes et réduisent la place de la création. Il faut en effet un service public qui fasse entendre et voir sa différence, concevoir une télévision populaire et exigeante incompatible avec la course à l’audimat et la flatterie démagogique.
Mais nous ne sommes pas dupes. Cette proposition peut aussi dissimuler une machine de guerre visant à réserver la manne publicitaire à quelques grands groupes industriels qui dominent les médias français, à renforcer ainsi leur emprise et à assécher les ressources de la télévision publique. Nous réaffirmons d’ailleurs notre vigilance à l’égard de toute tentation visant à exercer une tutelle politique sur l’audiovisuel public par le biais de son financement.
Débarrasser les chaînes publiques de la publicité suppose indissociablement que leurs recettes soient garanties et augmentées par le biais d’une taxe sur l’ensemble des recettes publicitaires : un prélèvement de 5% représenterait un volume de 1,5 milliard d’euro permettant de refinancer le service public de l’audiovisuel mais aussi de soutenir les médias alternatifs du tiers secteur associatif.
Le Parti Communiste Français demande la création d’une commission parlementaire chargée d’instruire un tel projet. Elle devrait impliquer tout particulièrement les organisations syndicales et les associations d’usagers. Cette commission devrait en outre travailler à des propositions visant à réduire l’emprise de la publicité sur les médias, notamment dans les émissions d’information ou destinées au jeune public et à faire reculer la concentration et la financiarisation des médias qui mettent en danger le pluralisme de l’information.
Parti communiste français
Paris, le 9 janvier 2008.

Mis en ligne : 9 janvier
Les groupes pétroliers se frottent les mains et font flamber les prix à la pompe avec l’objectif de mettre en coupes réglées les salariés, les familles, les pays « développés » comme ceux dits « émergeants ». Organisant la pénurie là, encaissant les royalties ici, mettant à l’abri leurs profits dans des paradis fiscaux ailleurs…
-> Cidefil
Pensez le groupe français pétrolier Total (un gamin à côté du géant US Exon Mobil) vient de faire sauter le Guiness des capitalistes français avec 158,8 milliards d’euros de chiffres d’affaires (+ 12 %) et 12,5 milliards de profits nets pour ses actionnaires qui ont vu leurs dividendes augmenter de + 15 % en 2006, derniers chiffres connus.
Face à cette loi du marché imbécile et source d’un gâchis inouï, les peuples sont fondés à revendiquer une maîtrise publique de l’énergie pétrolière, de l’énergie tout court et des transports. Cela doit passer par une gestion commune, concertée dans une répartition équitable pour chacun. Le droit à l’énergie et le droit aux transports sont des droits de l’Homme à gagner en ce début du 3ème millénaire. Le PCF et ses élus, sans attendre, proposent d’étendre à tous le chèque transport pour les salariés et les personnes relevant de l’UNEDIC financé par une taxe spécifique sur les gigantesques profits des pétroliers. Ils proposent aussi l’instauration d’un prix plafond à la pompe. Pour l’immédiat, l’exigence d’une diminution de 5 points du taux d’Etat (TIPP) sur l’essence et le gel de ceux appliqués sur le gasoil est légitime. Parallèlement les profits des groupes pétroliers doivent être mobilisés et ciblés sur un vaste programme de recherche pour des énergies alternatives au pétrole.
Les élus communistes et notamment Francis Wurtz au Parlement européen ont formulé la proposition d’une maîtrise concertée du marché énergétique européen s’appuyant sur le Service Public de l’Energie partout. Plus près de nous, rappelons que la Région Rhône-Alpes est la 2ème Région française de recherche pétrolière et qu’à ce titre, notre Région doit prendre appui sur l’important potentiel des centres rhônalpins et être un des moteurs de cette démarche alternative. Par ailleurs, le Grenelle de l’Environnement a mis l’accent sur l’urgence de développer les transports autres que routiers. Dans cet objectif, le gouvernement doit stopper son plan de casse du fret SNCF et doit injecter dans le Service public ferroviaire les moyens nécessaires aux emplois et aux infrastructures pour amener les réponses urgentes et concrètes tant attendues.
Concernant les réseaux urbains et les transports collectifs, il est à relever que depuis le gouvernement Balladur, l’Etat a aidé plus les collectivités ou les réseaux urbains pénalisant ainsi leur développement. Enfin, il est plus que temps de mettre en débat et de contester la logique capitaliste des délocalisations de productions, du concept du « stock zéro » générateur de transports routiers inutiles, de gâchis humains, sociaux, environnementaux inadmissibles à notre époque. Le gouvernement a crû pouvoir échapper au débat de fond et à la nécessité d’amener des réponses concrètes et fortes sur ces enjeux. Plus que jamais, amplifions ce débat et cette lutte.
Jean-Michel Bochaton Président du Groupe communiste de la Région Rhône Alpe