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11 janvier, 2008

EUROPE : Rendre obligatoire le référendum .

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Actions des Députés et Sénateurs Communistes

Les députés Communistes et Républicains vont déposer mardi 15 janvier une proposition de loi visant à obtenir un référendum sur le traité de Lisbonne

Rendre obligatoire le référendum

 

L’article unique de cette proposition visant à modifier la Constitution se compose ainsi : « Lorsque le référendum a conclu au rejet d’un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l’objet de la consultation, doit être soumis au référendum ».

Proposition de Loi Constitutionnelle N° 560 visant à compléter l’article 11 de la Constitution par un alinéa tendant à ce que la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles d’un traité rejeté fasse l’objet de consultation et soit soumis à référendum.

Présentée PAR M. Patrick BRAOUEZEC (Seine Saint Denis), Mme Marie-Hélène AMIABLE (Hauts de Seine), MM. François ASENSI (Seine Saint Denis), Alain BOCQUET (Nord), Jean-Pierre BRARD (Seine Saint Denis), Mme Marie-George BUFFET (Seine Saint Denis), MM. Jean-Jacques CANDELIER (Nord), André CHASSAIGNE (Puy de Dôme), Jacques DESALLANGRE (Aisne), Mme Jacqueline FRAYSSE (Hauts de Seine), MM. André GERIN (Rhône), Pierre GOSNAT (Val de Marne), Maxime GREMETZ (Somme), Jean-Paul LECOQ (Seine Maritime), Roland MUZEAU (Hauts de Seine), Daniel PAUL (Seine Maritime), Jean-Claude SANDRIER (Cher) et Michel VAXÈS (Bouches du Rhône)

SENAT : groupe communiste ( Menace sur les chaînes de télévisions publiques . )

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Menace sur les chaînes de télévisions publiques

Par Ivan Renar et Jack Ralite et Jean-François Voguet et Brigitte Gonthier-Maurin -- 10 Janvier 2008

Lors de sa conférence de presse, le Président de la République a annoncé un changement radical dans le financement du service public de l’audiovisuel.

En proposant de supprimer la publicité sur les chaînes publiques de télévision, il prive France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO, des recettes publicitaires qui assurent une part importante de leur financement et de leur développement. La solution proposée pour compenser cette perte ne garantit nullement pour autant un financement pérenne et suffisant.

Il réserverait en effet la manne publicitaire aux chaînes privées dont les actionnaires ont tout de suite perçu leur intérêt puisque le cours des actions de TF1 et de M6 a fait un bond spectaculaire dans l’heure suivant la déclaration présidentielle.

Devant cette annonce brutale et inquiétante, qui préfigure une restructuration en profondeur de ce secteur, les sénateurs communistes membres de la commission des affaires culturelles demandent la création d’une mission d’information parlementaire. Elle permettrait de mesurer les conséquences que cette proposition pourrait avoir sur la structure et le périmètre du paysage audiovisuel de notre pays, et de répondre aux inquiétudes qu’elle suscite, tant auprès des professionnels du secteur que des personnels de France Télévisions.

Par ailleurs, ils saisiront le CSA pour exiger que, dans la perspective de la campagne électorale, l’omniprésence médiatique du Chef de l’Etat soit comptabilisée sur le temps de parole de la majorité.

Lutte bancaire finale .

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de Jean-Yves DENIS

Je vous désespérez pas.

Tout n’est pas totalement sans espoir.

Ainsi, chers amis démunis, sachez que les banques savent faire preuve de cette qualité qui d’habitude est le fait des communistes : la solidarité.

Lisez attentivement ce communiqué.

Vous comprendrez à quel point la solidarité capitaliste est désormais la règle.
Vous pourrez aussi vous demander où se situe exactement la question de la concurrence.
Mais dans ce cas, vous commencerez à vous poser trop de questions.

Donc après avoir lu ce communiqué (de nature monétique), vous reprendrez espoir.
En se regroupant, tout est possible.
Si les banquiers peuvent se regrouper, pourquoi pas les travailleurs ?

 


 

Paris, le 10 janvier 2008

La Banque Postale et Société Générale ont signé un protocole d’accord pour mettre en commun les activités de développement et d’exploitation de leurs systèmes monétiques. En mutualisant les investissements, les coûts de maintenance et d’exploitation d’une plate-forme monétique, elles visent à partager leur savoir-faire tout en abaissant le coût de leurs opérations.

Les traitements informatiques courants et à venir seront centralisés au sein d’une co-entreprise détenue à parts égales par les deux établissements. Une gestion partagée des systèmes de transactions liés aux cartes bancaires, aux opérations des commerçants et aux automates bancaires permettra de diminuer les coûts d’investissement, de maintenance et d’exploitation des deux banques.

Les deux établissements conserveront une totale liberté en matière commerciale, tarifaire et de relation client.

La société commune, dont le siège sera basé à Paris, disposera d’équipes à Strasbourg et à Paris. Son lancement opérationnel interviendra au 1er avril 2008.

La Banque Postale et Société Générale sont deux acteurs majeurs du marché de la monétique en France avec un volume cumulé de 10 millions de cartes en circulation, plus de 100 000 contrats commerçants et 10 000 distributeurs automatiques de billets.

Pour Patrick Werner, Président du Directoire de La Banque Postale,  » notre partenariat avec Société Générale, s’inscrit dans une politique de développement de nos outils monétiques, de réponse aux défis du SEPA (Single European Payment Area) et aux évolutions technologiques de la monétique. « 

Pour Daniel Bouton, Président-Directeur général de Société Générale,  » En additionnant notre savoir-faire avec celui de La Banque Postale, nous anticipons sur les attentes des clients tout en optimisant nos investissements en matière de monétique. « 

Société Générale

Société Générale est l’un des tout premiers groupes de services financiers de la zone euro. Avec 120 000 personnes dans le monde, son activité se concentre autour de trois grands métiers :
- Réseaux de détail & Services financiers qui comptent 27,6 millions de clients particuliers en France et à l’international.

- Gestions d’actifs & Services aux investisseurs, où le Groupe compte parmi les principales banques de la zone euro avec 2 585 milliards d’euros en conservation et 450,1 milliards d’euros sous gestion à fin septembre 2007.

- Banque de financement & d’investissement, Société Générale Corporate & Investment Banking se classe durablement parmi les leaders européens et mondiaux en marché de capitaux en euro, produits dérivés, et financements structurés.

Société Générale figure dans les cinq principaux indices internationaux de développement durable. www.socgen.com

La Banque Postale (www.labanquepostale.fr) La Banque Postale, filiale bancaire du groupe La Poste créée le 1er janvier 2006, compte aujourd’hui plus de 29 millions de clients. Fidèle aux valeurs de confiance, d’accessibilité et de proximité, La Banque Postale incarne un modèle original dans la banque de détail en France, guidé par un principe, l’accueil de tous, et une démarche, la recherche pour chacun de ses clients, quelle que soit sa situation, de produits et services bancaires et d’assurance les mieux appropriés.

La Banque Postale c’est :
- 29,3 millions de clients
- 11,2 millions de comptes courants postaux
- 9 millions de clients en banque principale
- 4 955 Dab/Gab (3e réseau français)
- 5 270 conseillers financiers et 1 350 conseillers spécialisés en immobilier et en patrimoine
- 17 043 points de contact

— -

Vous avez compris ? L’ancien réseau public, c’est que du bonheur pour le nouvel ordre capitaliste. Que des choses qui ont été payés avec l’argent public, et qui permettront des bénéfices privés après rachat.

Cet article est particulièrement dédié à ceux qui me traitent de NAIF. Au sujet de la pub sur le service publique. Je pense que ceux qui me traitent de NAIF sont ceux qui n’ont jamais eu affaire avec le domaine privé.

Je suis NAIF. Mais je sais par expérience que l’argent publique permet de financer le secteur privé.

Mais des actionnaires du Crédit Agricole auront des arguments très intelligents pour me contredire.

De : Jean-Yves DENIS
vendredi 11 janvier 2008

cite BELLACIAO

Baisser les taxes,baisser les prix,il y a urgence !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:58

Par : Communication
Mis en ligne : 10 janvier

Les françaises et les français qui attendaient du Président de la République des réponses sur leur première préoccupation, le pouvoir d’achat, ne peuvent que ressentir colère et déception en ce début d’année. Nicolas Sarkozy nous le dit, en matière de pouvoir d’achat : circulez, il n’y a rien à voir.

À télécharger

Sarkozy met nos vies en solde

La baisse du pouvoir d’achat qu’il consent à reconnaître, c’est uniquement la faute aux 35h00, c’est parce que l’on ne travaille pas assez. Aussi il entend y mettre un terme cette année, d’autant plus vite que cela va faire baisser le montant des heures supplémentaire. En fait « travaillez plus mais moins cher », c’est son nouveau slogan.

Il fait l’impasse totale sur la pénibilité du travail, la souffrance au travail attestée par toutes les études et dont l’augmentation très forte de la productivité par salarié-es rend partiellement compte.

Il n’aura pas un mot non plus sur les profits des entreprises et des actionnaires qui ne se sont jamais si bien portés.

Ceux qui se lèvent tôt voient leur salaire rogné, ceux qui dorment sur leurs rentes s’enrichissent

Les chiffres de la récente enquête de l’insee donnent la mesure de la situation (source INSEE « France Portrait social 2007 ») 30% des salariés gagnent moins de 956 € net par mois pour les hommes et 617 € pour les femmes.

50% des salariés gagnent moins de 1 368 € net par mois pour les hommes et 1 115 € pour les femmes. Voilà la réalité des salaires dans la France de 2007. Mais chacun a en tête les salaires fabuleux des grands patrons du Cac 40, les parachutes en or des PDG remerciés par leur Conseil d’administration, l’augmentation du salaire du Président de la République qui a été triplé cet automne passant de 6 000 € net mensuel à 19 000 €.

Chacun peut faire cette autre comparaison, les 10% des ménages les plus pauvres ne possèdent en patrimoine que 2 110 € en moyenne, alors que les 10% des ménages les plus riches en possèdent 450 000.

Enfin, rappelons que depuis ces 20 dernières années, ont récupéré sur les salarié-es plus de 170 milliards d’Euros par an sur la plus value issue du travail.

Les patrons sont encouragés à payer moins.

Nicolas Sarkozy préconise pour le temps de travail, les heures sup. les négociations entreprise par entreprise, voire de gré à gré entre le salarié et son employeur. Il s’agirait là d’un retour aux conditions qui prévalaient au 19e siècle, celles du « renard libre dans le poulailler libre ». Et Nicolas Sarkozy nous dit « l’Etat n’a pas d’argent  »… A aucun moment, Nicolas Sarkozy n’évoque les conséquences désastreuses du temps partiel imposé en premier lieu aux femmes, ni la précarité généralisée qui font qu’en France aujourd’hui plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, ni les exonérations de prélèvements sociaux, ni les réductions d’impôt des plus riches…

Grève des soins de Bruno-Pascal Chevalier : Soutien de Marie-George BUFFET .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:24

Grève des soins de Bruno-Pascal Chevalier : Soutien de Marie-George Buffet, Président du groupe Sida à l’Assemblée nationale

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 11 janvier

Bruno-Pascal Chevalier, malade du Sida, est en grève des soins pour protester contre les franchises médicales.

Son action, qu’il ne veut pas exemplaire mais strictement personnelle, vise à protester contre cette attaque de l’un de nos droits fondamentaux, l’accès aux soins pour tous, quelques soient ses revenus.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF et Présidente du « groupe Sida » à l’Assemblée nationale, accompagnée de Richard Sanchez, membre du Comité exécutif national du PCF, et de Marjolaine Rose, Maire de Morsang-sur-Orge, sont venus lui apporter leur soutien.

Marie-George Buffet lui a dit son immense respect et a salué cet acte courageux. Il doit être entendu, les franchises doivent être supprimées.

Marie-George Buffet appelle toutes celles et tous ceux qui veulent soutenir l’action de Bruno-Pascal Chevalier à écrire un message sur son blog (www.grevedesoins.fr).

Parti communiste français

Paris, le 11 janvier 2008.

Lille-voeux du président : Lettre ouvertes des parlementaires communistes aux même président .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:43
 
Lille -- voeux du président aux représentants des corps constitués et de la fonction publique : lettre ouverte des parlementaires communistes et républicains du Nord-Pas de Calais

Mis en ligne : 11 janvier

MRS ALAIN BOCQUET et JEAN-JACQUES CANDELIER, Députés du Nord
et MME MICHELLE DEMESSINE, Sénatrice du Nord
JEAN CLAUDE DANGLOT, Sénateur du Pas de Calais
et
JACKY HENIN, Député européen

Monsieur le Président de la République,

Votre déplacement à Lille le vendredi 11 janvier intervient dans un contexte de crise économique et sociale majeure. De plus en plus de français ont le sentiment que leur génération vit plus mal que les précédentes. Dans cette situation, le Nord-Pas de Calais accumule plus de difficultés que d’autres.

En effet, notre région est la deuxième région de France pour son taux de chômage. Elle est aussi en tête pour son taux de mortalité et le nombre de personne vivant sous le seuil de pauvreté. Elle est en queue de peloton pour son PIB par habitant (21ème, après la Corse), 21ème en nombre d’infirmiers, 22ème en revenu disponible par habitant. Pourtant la vie n’est pas difficile pour tout le monde : le Nord-Pas de Calais est la 4ème région pour le nombre de famille payant l’impôt sur la fortune.

En matière d’emploi, les délocalisations se multiplient, les plans sociaux et les liquidations de ses industries se poursuivent. En l’espace de 10 ans, le Nord- Pas- de Calais a perdu 42 000 emplois dans l’industrie. Des filières entières, qui font la fierté de notre région comme le textile, l’habillement, l’automobile sont menacées, fragilisées par la concurrence imposée par l’Europe libérale aujourd’hui et demain par le Traité européen que vous voulez imposer sans reconsulter le peuple. C’est à 70% que les habitants de notre région ont refusé le projet de Constitution européenne que vous défendiez.

Dans la fonction publique, le déficit est considérable et va s’aggraver avec la suppression programmée de 22 000 postes de la fonction publique. Plus personne ne peut aujourd’hui contester qu’il manque dans notre région des milliers d’emplois dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraites, le secteur social, dans la police, la justice, les douanes…

Tous ces emplois, dans le secteur privé comme dans le secteur public, redonneraient de l’espoir et un élan à l’économie régionale. Aujourd’hui, un jeune sur quatre quitte la région pour trouver du travail !

C’est pour cette raison que 100 demandeurs d’emploi de la région ont organisé une Marche pour l’Emploi, du 24 au 27 octobre dernier et sont venus vous déposer, à l’Elysée, 4 500 CV recueillis en quelques semaines. Avec nous, ils ont tenu à vous dire que « travailler plus, pour gagner plus » c’est bien gentil, mais d’abord, donnez-nous du travail !

Vous le voyez, le Nord-Pas de Calais, qui a apporté et apporte toujours beaucoup à la France, n’a pas en retour le bénéfice d’une véritable solidarité nationale à la hauteur de ses meurtrissures et du rôle que notre région peut jouer pour permettre à la France d’affronter les défis du futur.

Pourtant, le Nord-Pas de Calais est riche de compétences et de savoir-faire. Lors de votre passage à Lille pendant la campagne à l’élection présidentielle, vous avez rappelé à juste titre que nous avions encore ici un avenir industriel et donc un potentiel de création d’emplois important.

Le Nord-Pas de Calais n’attend pas de vous des propos évasifs ou des annonces médiatiques. En plus de vos ministres résidents, les ministres de votre majorité passent et repassent dans notre région en multipliant les discours la main sur le cœur, en nous laissant avec nos problèmes qui ne font que se multiplier et s’affirmer.

Nous attendons plutôt des décisions concrètes.

Ne pensez-vous pas que faire des choix de civilisation pour l’avenir serait de revenir sur la suppression de 700 postes d’enseignants dans notre académie, après en avoir supprimé plusieurs milliers ces dernières années alors que nous sommes une région qui enregistre de sérieux retards scolaires ? Ne faudrait-il pas redonner des moyens à nos hôpitaux qui croulent sous le poids de leur dette alors que l’espérance de vie est ici bien inférieure à la moyenne nationale ? Ici, plus encore qu’ailleurs, il faut garantir notre système de protection sociale au lieu d’imposer des franchises médicales.

Ne devriez-vous pas promouvoir une véritable politique d’investissement industriel, de recherche et de formation qualifiante pour redonner de l’espoir aux familles et à nos enfants qui se forment dans les universités régionales ?

L’argent existe dans notre pays pour mettre en œuvre d’autres choix et redonner des moyens à l’Etat. Les milliards accumulés par les grands groupes dans cette course effrénée aux profits financiers spéculatifs restent entre les mains de quelques-uns. Il y a urgence à redistribuer les richesses et à en faire bénéficier celles et ceux qui les produisent en augmentant les salaires et les pensions !

Voilà, Monsieur le Président de la République, ce que nous souhaitions vous dire à l’occasion de votre visite dans notre belle région.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre haute considération.

Les parlementaires communistes et républicains du Nord-Pas de Calais

Difficile renaissance pour la banane antillaise .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:44

agriculture . Aux Antilles, 2 700 exploitations ont été indemnisées, a affirmé François Fillon . Mais les livraisons de bananes n’ont pas encore repris.

Le 18 août, un puissant cyclone dévastait la Martinique et mettait à terre la quasi-totalité des banareraies de l’île. Quatre mois après le passage du cyclone Dean, les planteurs de Martinique remettent les plantations en état, ce qui se révèle d’une redoutable complexité. Entretien avec Daniel Nouvet, qui produisait 160 tonnes de bananes par an dans la petite ville côtière du Robert, et dont les plantations ont été anéanties à 100 %.

Où en étiez-vous dans votre année de production au moment du cyclone ?

Daniel Nouvet. Je n’ai pratiquement rien récolté. J’avais 3,2 hectares en exploitation et 1,4 hectare en jachère. Depuis, je travaille à la remise en état de mon exploitation. Les parcelles les plus anciennes étaient les plus endommagées. Dans celles-ci, il faut tout enlever, labourer et replanter. Sur les parcelles plus récentes, les bananiers ont été couchés par la puissance du vent. Les faire repartir est un travail difficile.

Quand comptez-vous pouvoir vendre des bananes à nouveau ?

Daniel Nouvet. Dans le courant de mars 2008. Mais le cyclone nous a drôlement compliqué la tâche. Avant, j’étalais la production en m’efforçant d’équilibrer les charges de travail qui sont plus lourdes au moment de la floraison des bananiers, puis au moment de la récolte. À la floraison, il faut compter les fleurs, mettre des barrettes de couleur différente qui sont autant de repères pour la coupe des régimes. Après le passage du cyclone, je me suis retrouvé avec 50 % de mes plants qui vont fleurir en même temps, puis produire en même temps. Nous risquons de connaître des problèmes de mise en marché avec des apports massifs à certaines périodes ; alors que les marchés européens sont pris actuellement par des bananes venues d’ailleurs.

Quel est le niveau de la perte subie par les planteurs martiniquais ?

Daniel Nouvet. Elle a été estimée à 120 millions d’euros et nous serons indemnisés à hauteur de 20 millions d’euros, soit environ 3 000 euros par hectare dont les deux tiers ont été versés, la troisième partie devant l’être avant le 31 décembre. Certains salariés travaillant dans la filière ont pu bénéficier d’un plan de formation rémunéré en attendant que le travail d’expédition reprenne. Les autres sont au chômage partiel. Les exploitants doivent vivre sur leurs réserves quand ils en ont. L’aide européenne -- qui a été transformée en droit à paiement unique (DPU), comme pour les autres productions communautaires -- a été la bienvenue dans ce cas précis.

Comment envisagez-vous le retour de la banane martiniquaise sur le marché européen et surtout français ?

Daniel Nouvet. Nous comptons sur la qualité de nos produits pour reconquérir nos clients traditionnels . Mais ce ne sera pas facile . D’autant qu’une campagne de dénigrement initiée par de premières déclarations alarmistes du professeur Belpomme a mis beaucoup plus de pesticides dans la tête des gens qu’il n’y en a vraiment dans nos sols. À qui cela profite-t-il, quand on connaît les convoitises des promoteurs immobiliers sur notre île, qui a pourtant besoin de son agriculture ?

Entretien réalisé par Gérard Le Puill

l’ Huma du 08 / 01 / 08

Edgar Morin,ou l’usage de la ( civilisation )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:13

Utilisant le concept de « politique de civilisation », le chef de l’État tente un contre-pied idéologique et instrumentalise la pensée du sociologue.

L’expression « politique de civilisation », tonnée en mode majeur par Nicolas Sarkozy depuis ses voeux aux Français, et reformulée hier à plusieurs reprises devant la presse, a une sorte de « concepteur » contemporain : Edgar Morin. Le sociologue et philosophe publia voilà une décennie Pour une politique de civilisation (1), texte assez bref de 70 pages environ dont le but intellectuel, placé en forme de diagnostic, consistait à repenser le mot même dans son acception postindustrielle. Morin s’en expliquait de nouveau, en fin de semaine dernière, et l’on souscrira volontiers à la crudité du propos : « Je partais à l’époque du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants. Par exemple, le bien-être matériel produit un mal-être moral, physique et humain. »

De ce point de départ intrusif et qui portait la contradiction au coeur même de l’évolution de notre monde marchand, Morin réinstallait la notion d’individu comme une « conquête dans la mesure où elle donne de l’autonomie et l’essence de responsabilité ». Entre-temps, le scribe du palais, Henri Guaino, est passé par là, incitant Nicolas Sarkozy à enfourcher le concept. Non seulement le président a fait sienne l’audacieuse « thématique », mais il a convié à l’Élysée son inventeur, ce lundi 7 janvier, pour en discuter de vive voix avec l’intéressé. « L’entretien a bien duré une quarantaine de minutes », confirmait hier le sociologue, se déclarant « prêt à entrer dans un débat » s’il consiste à « mettre l’homme et la femme au centre de la politique ». Sur France Info, il ajoutait : « C’est un premier pas, notamment l’idée qu’il faut faire primer la qualité sur la quantité, le mieux sur le plus. Maintenant je suis attentif, il faut voir. »

Faut-il percevoir là un changement de pied de l’auteur de cette phrase restée célèbre : « L’homme est un être culturel par nature parce qu’il est un être naturel par culture » ? Le 3 janvier dernier, dans le Monde comme dans le Parisien, Edgar Morin s’interrogeait en ces termes : « Que connaissent de mes thèses Nicolas Sarkozy et Henri Guaino ? Je ne peux exclure qu’il réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l’a pas montré jusqu’à présent et n’en donne aucun signe. Si sa reprise de ce thème pouvait éveiller l’intérêt, notamment de la gauche, non pour l’expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable. (…) Le propre du chef de l’État, c’est qu’il parle toujours d’un ton très sincère, mais ce ton d’apparente sincérité lui permet de dire des choses auxquelles il ne croit pas… »

Posons donc la bonne question : à qui s’adresse vraiment Edgar Morin après un tel tintamarre médiatico-philosophique ? Au chef de l’État ? Ou à toute la gauche, à laquelle il reproche tant d’avoir délaissé ce terrain ? N’oublions pas que l’oeuvre de l’homme, âgé de quatre-vingt-six ans, s’articula principalement autour de sa Méthode (2) pour traiter de concepts clefs de la philosophie, l’éthique, la connaissance, le progrès, le langage ou encore l’information. En somme, quelques portes essentielles de l’idéal républicain. Comment Sarkozy pourrait-il incarner cet idéal ?

(1) Coécrit en 1997 avec Sami Naïr (actuel secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen), réédité en 2002 (éditions Arléa).

(2) Six volumes publiés entre 1977 et 2007, aux éditions Le Seuil.

Jean-Emmanuel Ducoin

l’ Huma du 09 / 01 / 08

Confidences sentimentales…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:43

Nicolas Sarkozy impute à la presse l’étalage de sa vie privée et parle mariage.

« Avec Carla, c’est du sérieux. » « Avec Carla, nous avons décidé d’assumer (…). Nous ne voulons pas mentir ; nous ne voulons rien instrumentaliser, mais nous ne voulons pas nous cacher. (…) Je parle en notre nom à tous les deux. » À plusieurs centaines de représentants de la presse française et étrangère assis gravement dans la salle des fêtes de l’Élysée, le chef de l’État a livré cette confidence. Nous n’en sommes pas encore à la toilette publique du monarque au château de Versailles, mais… Les journalistes conviés à la première grande conférence de presse du président Sarkozy ont appris de sa bouche la confirmation qu’un mariage était dans l’air. Facétieux, le fiancé présumé a prévenu : « Il y a de fortes chances que vous l’appreniez quand ce sera déjà fait. » La dernière édition du Journal du dimanche avait avancé la date du 9 février. Franchises médicales, hausse du prix du gaz, salaires trop bas, pouvoir d’achat en berne… le président s’amuse. Revendique le droit au bonheur. Revient sur les heures sombres : son divorce, « pas la période la plus heureuse de ma vie ». S’indigne qu’on l’ait accusé de l’avoir annoncé pour faire passer au second plan la grève des cheminots (ce fut dans sa conférence de presse la seule référence au conflit sur les retraites).

Est-ce le même homme qui impute à la presse la responsabilité de trop parler de sa vie privé ? C’est presque du harcèlement contre un pauvre couple qui n’y peut mais. Ils se rendent un week-end, nous raconte-t-il, au parc Disneyland avec le fils de Carla, comme le font des milliers de Franciliens. Et les photographes sont là. Comme par hasard. Au lendemain de la visite controversée du leader libyen Kadhafi.

Nicolas Sarkozy fustige « l’hypocrisie » des journalistes qui n’ont jamais révélé des secrets de ses prédécesseurs, allusion à la double vie familiale de François Mitterrand. « Tout le monde savait, personne ne parlait », accuse-t-il. Ce silence plaide plutôt en faveur de l’honneur des journalistes. Car la différence est de taille : François Mitterrand souhaitait, et c’était son droit, que la presse respectât sa vie privée. L’actuel président est sur ce chapitre, disons, plus… expansif.

Jean-Paul Piérot

l’ Huma du 09 / 01 / 08

Il ne supporte pas le Front populaire…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:27

Nicolas Sarkozy a, de l’histoire, une vision sélective. Citant la figure de Léon Blum, il n’en apprécie pas la période du Front populaire -- il ne l’a pas plus digérée que 1968 -, « une période controversée ». Ce qu’il préfère dans le comportement de l’homme politique, c’est son choix du congrès de Tours, lorsqu’il a rompu avec la majorité des socialistes français qui choisissaient de devenir communistes. En revanche, les congés payés et les augmentations de salaires de 1936 lui restent en travers de la gorge. Hier comme aujourd’hui.

P. A.-M.

l’ Huma du 09 / 01 / 08

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