Rassembler la gauche

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17 janvier, 2008

France ! Léve-toi et brandis le poing bien haut…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:27


 

Il semblerait qu’à ce stade et pour le moment, sur certains sujets les gaullistes soient les meilleures critiques de Sarkozy….

de Alain KERHERVE

« Le 13 décembre dernier, le traité modificatif européen a été adopté par la conférence intergouvernementale réunie à Lisbonne ; par tous les Etats, mais avec certains égards pour les Britanniques et les Polonais.

Le 4 février prochain, le parlement réuni en congrès sera appelé à modifier l’article 88.1 de notre Constitution qui fait expressément référence au Traité Constitutionnel Européen. La ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne interviendrait vers la mi-février.

Une photocopie de l’original

Le traité de Lisbonne est la copie conforme, présentée sous forme de puzzle pour longues soirées d’hiver, du traité constitutionnel européen rejeté le 29 mai 2005 par 55% des Français. Personne ne le nie, notamment parmi ceux qui l’ont défendu alors.

« Je me suis livré au travail de comparaison de la rédaction du nouveau traité de Lisbonne avec la Constitution, sur les « neuf points essentiels » publiés sur mon blog » admet Valéry Giscard d’Estaing. « A ma surprise et, à vrai dire, à ma grande satisfaction, ces neuf points sont repris mot pour mot dans le nouveau projet. Il n’y a pas une virgule qui change ! Simplement il faut bien les chercher puisqu’ils sont dispersés dans les textes auxquels renvoie le nouveau Traité, à savoir aux Traités de Rome et de Maastricht. La seul différence : le vote à la majorité qualifiée est remis au 1er novembre 2014, alors qu’il aurait, d’après la Constitution, pu entrer en vigueur dès l’aboutissement de la ratification. »

Impossible d’avoir un aveu plus explicite !

Il devient donc évident que la tentative actuelle est bien une revanche fomentée à l’encontre des 16 millions de Français qui ont dit NON en 2005.

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et gaulliste historique, l’a qualifiée pour sa part de « coup d’Etat » et de « viol de la Nation », avant d’appeler à la « résistance ».

Par ailleurs, le NON de 2005 ne peut être débité en tranches.

C’est l’ensemble qui a été rejeté après un débat de bonne qualité.

Il est donc méprisable de discriminer les NON(s), ceux de droite et ceux de gauche, ceux portant sur la structure organisationnelle de l’Europe ou ceux gravant dans le marbre les orientations économiques et sociales. La malhonnêteté de certaines élites politiques atteint aujourd’hui des dimensions insupportables pour tous les démocrates et républicains.

L’élection de Sarkozy n’est pas un mandat impératif, contrairement à celui du 29 mai 2005

L’élection de Nicolas Sarkozy ne l’autorise nullement à faire l’économie de l’exercice de la démocratie entre deux scrutins présidentiels.

« La politique, c’était de proposer aux Français qui avaient voté non de négocier un traité simplifié pour débloquer l’Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l’avais dit lors de la campagne présidentielle. J’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le Parlement. » a cru bon préciser Nicolas Sarkozy le 13 novembre dernier devant le parlement européen.

Cette théorie du mandat prétendument conféré par le suffrage universel est irrecevable et mensongère. Ceux qui défendent cette thèse ne méritent aucunement notre confiance, ni aujourd’hui, ni demain.

En votant pour le candidat Sarkozy, les Français ont fait un choix par adhésion pour certains, mais aussi par défaut pour d’autres. Les Français n’ont pas validé tout ce qu’a proposé le candidat UMP pendant la campagne.

La logique démocratique aurait due se traduire par le respect du mandat impératif donné ce 29 mai 2005. La constitution européenne étant rejetée par une majorité de Français, il convenait alors d’en tenir compte et de proposer une autre vision de l’Europe.

Pour le moins, comme l’ont clamé clairement les autres candidats à la charge suprême, seul le peuple de France peut défaire ce qu’il a fait. La logique d’une nouvelle consultation par référendum est donc irréfutable.

Aujourd’hui Lisbonne, demain l’Otan, bientôt la Turquie

Aujourd’hui, il s’agit du traité européen. Mais demain, au nom du même principe, les princes qui nous gouvernent n’hésiteront pas à utiliser les mêmes fourberies pour atteindre leurs objectifs : la constitution française sera modifiée par la seule voie parlementaire. Mais qu’importe admettent d’avance les plus dociles ! Que restera-t-il en effet de notre Nation, une fois que le rouleau compresseur européen aura défait la souveraineté de la France ?

Et demain, au nom du même principe, l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne s’imposera à la France ; Nicolas Sarkozy, reniant ses promesses, propose aujourd’hui de supprimer le référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion.

Et demain, au nom du même principe, et avec autant de soumission, la France réintègrera toutes les instances de l’Otan, mettant un terme à 40 ans d’indépendance nationale initiée par le général de Gaulle, jusqu’alors globalement respectée par ses successeurs et avec un incontestable succès dans l’affaire irakienne.

Face au « non » du peuple français, le « oui » bien pâle des parlementaires qui s’apprêtent à trahir ne représente rien et ne pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera.

Aujourd’hui, j’ai mal à ma France ! »

http://www.gaullisme.fr/edito53_arc.htm

De : Les Gaullistes contre Sarkozy
jeudi 17 janvier 2008

cite BELLACIAO

Au temps béni de l’économie .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:16

Depuis la mort de Faizant, le dessin se fait rare dans le Figaro. Mais hier, le journal de Dassault et Mougeotte a dérogé à cette règle d’airain qui voudrait que, pour ceux qui ne sauraient commencer la journée sans la docte lecture des pages saumon du quotidien, un long discours vaut mieux que des p’tits mickeys. Le but ? Asseoir le bien-fondé de la croisade de Xavier Darcos contre les manuels d’économie. Et de reproduire les caricatures, évidemment obscènes, qui se cachent dans ces ouvrages oscillant entre gauchisme éhonté et marxisme assumé, soumis sans contrôles à la conscience fragile et malléable de nos chères et innocentes têtes blondes. Ainsi, sous le titre « Inégalités de revenus ? » on y voit un cadre en partance pour Rio s’envoler comme ses stock-options, tandis que la balayeuse, dans l’aérogare, reste, elle, au sol et au SMIC. Ou, pour illustrer la théorie de l’offre et de la demande, l’exemple de la cocaïne ! Et la journaliste de s’étrangler face à ces brûlots, qui, « avant même de parler du monde de l’entreprise », osent consacrer « une trentaine de pages à la précarité et au chômage ». Même Rocard aura été jusqu’à rendre l’enseignement de l’économie « responsable du blocage du dialogue social dans notre pays ».

Alors, interpellé par « le monde de l’entreprise », Darcos a demandé un audit externe des manuels et de l’enseignement de l’économie. Car, en ces temps où l’on se doit de promouvoir les mercantiles voyages de Sarkozy au moins autant que les « aspects positifs de la colonisation », il ne sera pas dit que les « rouges » tiendront impunément entre leur main, pour reprendre la formule de Jaurès dans sa lettre aux instituteurs, « l’intelligence et l’âme des enfants ».

Sébastien Homer

l ‘ HUMA DU 16 / 01 / 08

A Versailles !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:57

 

À Versailles!

Editorial par Jean-Paul Piérot

L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/43/Sans-culotte.jpg/439px-Sans-culotte.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L’opération bâillon a commencé hier à l’Assemblée nationale. Les grandes manoeuvres procédurières autour de la ratification du traité de Lisbonne par la France n’ont qu’un but : priver le peuple du droit à la parole sur une question fondamentale touchant son propre avenir : le fonctionnement de l’espace économique et politique qu’il partage avec les autres peuples de l’Union européenne. Le gouvernement insulte à la fois le bon sens et la démocratie en soutenant que quelque neuf cents députés et sénateurs pourraient s’arroger le droit d’annuler une décision prise par le peuple tout entier par référendum. Légalement, c’est possible, mais légitimement, c’est inacceptable, même incompréhensible pour une large majorité de citoyens de ce pays. Cette lacune dans nos règles institutionnelles n’avait jamais eu l’occasion de faire sentir ses funestes effets, aucun président de la République n’ayant jusqu’alors imaginé pareil déni de démocratie. La proposition de loi présentée par les députés communistes, et soutenue par toute la gauche, visait précisément à remédier à ce risque d’usurpation de pouvoir. Nul ne sera étonné que la majorité sarkozyenne l’ait rejetée.

Le gouvernement en est réduit à recourir à des arguties indigentes dans sa tentative de justifier l’injustifiable. À l’en croire, les Français auraient eux-mêmes renoncé à leur souveraineté sur la question européenne en élisant Nicolas Sarkozy à la magistrature suprême, puisque le candidat de l’UMP n’avait pas caché son choix de la procédure parlementaire pour la ratification d’un nouveau traité. Mais ce raisonnement présuppose que l’élection présidentielle, dont l’objet est le choix d’un homme ou d’une femme incarnant une orientation politique générale, primerait sur un référendum portant sur la question précisément posée. Or les 53 % de Français qui ont voté Sarkozy n’ont pas plus de poids que les 55 % qui ont rejeté le traité constitutionnel.

Consulter le peuple directement par référendum serait-il une marque de mépris de la fonction parlementaire ? Hasardeux renversement des rôles… Le rôle d’un élu consiste à exprimer la volonté du peuple, non à la piétiner. En janvier 2005, la révision constitutionnelle préalable à l’adoption de la constitution européenne, qui sera rejetée par le vote populaire, avait reçu le soutien de 93 % des parlementaires. Aujourd’hui, le nouveau président voudrait qu’une majorité du même ordre efface a posteriori le vote des Français.

Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a lâché le morceau devant les députés : « Nous voulons que cette ratification se déroule sans incident. » Il aurait pu préciser : sans le peuple.

Toute la question aujourd’hui consiste à savoir si les élus socialistes vont parvenir à surmonter leurs divergences dans leur débat interne sur l’Europe, pour être en mesure de respecter leurs engagements en faveur d’un référendum. Sur ce choix de la démocratie, « ouistes » et « nonistes » avaient réalisé leur synthèse au congrès du Mans. Leur candidate à la présidentielle avait confirmé cette orientation dans la campagne. Aujourd’hui, la même Ségolène Royal se prononce pour l’adoption du traité dans les conditions fixées par Nicolas Sarkozy. La majorité de la direction du PS donne la malheureuse impression de s’apprêter, au mieux : à capituler en rase campagne alors que les deux cinquièmes des voix au Congrès suffisent pour imposer un référendum, ou, plus grave : à vouloir faciliter la tâche du chef de l’État en lui permettant dfinir au plus vite avec la ratification. Avec l’illusion, sans doute, de refermer une bonne fois pour toutes le débat sur l’Europe. Un jeu dangereux auquel refusent de se prêter de nombreux élus socialistes qui se préparent à prendre le chemin de Versailles.

Aux côtés des communistes et de tous les parlementaires attachés à la démocratie, ils voteront « non » à la révision, pour rendre la parole au peuple.

l’ Huma du 16 / 01 /08

PCF ARRAS

Voeux de Sarkozy aux forces de la nation : Dartigolles ( P.C.F ) Assez de mensonges !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:25


 

Dans ses vœux aux forces de la nation, le président de la République a prévenu qu’il n’y aurait « pas d’augmentation de pouvoir d’achat sans contrepartie ». De qui se moque Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit de double discours ? En effet, quand il s’agissait de donner 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches l’été dernier, ou était l’exigence de ces fameuses « contreparties » ?

Avec cette droite ultra réactionnaire au pouvoir, les Français ne cessent de faire des efforts : leur productivité est au premier rang européen ; l’âge du départ en retraite n’arrête pas d’être retardé ; les salaires de la fonction publique, les retraites, comme les mimima sociaux sont rognés depuis des années faute de couvrir l’inflation ; le droit du travail est abaissé via des négociations ou les syndicats sont sommés de négocier le pistolet sur la tempe ! Et le président de la république a le culot de demander encore des contreparties !

Le président a fait de fausses promesses pendant sa campagne, qu’il les assume et qu’il cesse ses tentatives de « mener en bateau » les Français. Au vu des enquêtes d’opinion, ils sont de plus en plus lucide sur son action.

Olivier Dartigolles porte-parole du PCF

Paris, le 17 janvier 2008

De : Olivier Dartigolles
jeudi 17 janvier 2008

La cote de popularité de Sarkozy en chute libre .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:57

La cote de popularité de Sarkozy en chute libre SONDAGES: Le nombre de mécontents dépasse celui des Français satisfaits du président

La cote de popularité de Sarkozy en chute libre

 

Nicolas Sarkozy est jugé avant tout sur le pouvoir d’achat. La glissade se confirme pour Nicolas Sarkozy. Pour la première fois, le nombre de Français mécontents de lui (48%) dépasse celui des satisfaits (45%). Depuis le mois dernier, sa cote de popularité a chuté de six points. Réalisé par BVA Opinion, le sondage est d’autant plus inquiétant pour le président qu’il a été effectué après sa récente conférence de presse.

Au cours de la rencontre, le chef de l’Etat n’avait annoncé aucune mesure nouvelle en faveur du pouvoir d’achat. Or c’est sur cette question qu’il est jugé le plus sévèrement : plus des deux tiers (65%) des personnes interrogées pensent que les initiatives prises dans ce domaine ne vont pas dans le bon sens.

L’image dégradée du président n’affecte pas celle du premier ministre : avec 43% d’opinions positives, une proportion équivalente de sondés ayant une mauvaise opinion de lui.

Nicolas Maury

Réformes des régimes spéciaux,notariat : trahison de FO

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:03


 

AGE DE LA RETRAITE A LA CRPCEN : MISE AU POINT

Sur son site internet la Fédération FO, pour justifier sa position sur la question de l’âge de la retraite des salariés du Notariat, ose prétendre que le Ministère du travail allait prendre une décision de passage de l’âge de la retraite de 55 à 60 ans « en 2 ou 3 ans », et que les autres syndicats « qui n’ont pas de négociations directes avec les Ministères » ont pris une décision de rejet sans en apprécier les conséquences.

Mensonges !

D’abord, la CGT a été reçue au Ministère du travail qui, loin d’évoquer une décision brutale a au contraire souligné le caractère douloureux d’une décision de recul de l’âge de la retraite et la nécessité de contre parties et d’un étalement significatif.

Ensuite ledit Ministère a eu, à son initiative, une longue communication avec la CGT le 15 janvier 2008 (suite à un courrier de la veille consultable ci-après) qui dément ce que dit FO et qui permet de penser que des solutions moins douloureuses pour les salariés étaient envisageables.

En effet, le Ministère était très mal à l’aise car il sait qu’il ne respecte pas pour les salariés du Notariat la règle qu’il a lui-même fixée, puisqu’il n’y a pas d’accord majoritaire des partenaires sociaux, et puisqu’il a maintenu l’âge de 55 ans dans les autres régimes spéciaux.

Il s’appuie donc sur l’accord donné par FO, allié du CSN, pour passer en force. Cela n’aurait pas été possible si FO n’avait pas empêché l’unité syndicale (refus d’intersyndicale le 2 octobre 2007) pour porter un mauvais coup aux salariés du notariat.

La CGT a réitéré, au cours de cette communication, sa demande d’un délai pour de véritables négociations permettant d’éviter une décision hâtive qui, comme indiqué ci-dessus, ne respecte pas les principes du document gouvernemental d’orientation sur la réforme.

Si la décision est prise sans ces négociations, FO aura pris une très lourde responsabilité dans la dégradation du statut des salariés du Notariat.

Venant après une convention collective au rabais, cela finit par faire beaucoup…

Il est significatif que FO ne reproduise pas le calendrier du passage de 55 ans à 60 ans (voir compte rendu CGT de la réunion du 10 janvier 2008 sur notre site) car cela l’obligerait à reconnaître que la transition est sur 5 ans et non 10 ans.

Quant à l’évolution de la position du Conseil Supérieur du Notariat à cet égard, la vérité oblige à dire qu’elle est due à l’observation de la CGC lors de la séance du 10 décembre 2007, démontrant qu’un délai de 5 ans équivalait à un effet immédiat. FO s’est ensuite attribué le mérite de la CGC.

Enfin, la présentation faite des bonifications d’annuités pour enfants est inexacte.

Ces bonifications sont de 6 mois pour le 1er enfant et de 1 an pour chaque enfant à partir du 2ème. Il est donc faux de dire « 3ans1/2 pour 4 enfants et plus ». En effet : 4 enfants = 3ans1/2 -- 5 enfants = 4 ans ½ -- 6 enfants = 5 ans ½, etc… (1 an de plus à chaque enfant). FO n’aurait-elle pas compris ce qu’elle signe ? Comme pour le soit disant délai de 10 ans…

 


 

Suite à son fax du 14 janvier dans les offices, les réactions de salariés arrivent à la CGT en nombre et témoignent d’un formidable mécontentement : dégoût, écoeurement, révolte sont des mots qui reviennent souvent, mais aussi découragement, comme cette femme née en 1957 qui se dit démoralisée à l’idée de devoir travailler « 4 ou 5 ans de plus après avoir bossé sans interruptions, n’avoir pris que partie du congé maternité, etc… » pour conclure « Mes grands principes et ma conscience professionnelle vont-ils résister… »

Et cela à l’initiative d’une organisation syndicale.

N’est-ce pas de la trahison ?

En fin de séance du 10 janvier les Notaires ont affirmé que la réforme était insuffisante et qu’il faudrait aller plus loin.

Cela n’augure rien de bon, et on sait maintenant qu’il ne faudra pas compter sur FO pour assurer la défense des salariés.

Pour sa part, la CGT n’entend pas baisser la garde et se battra pour les salariés du notariat.

http://www.soc-etudes.cgt.fr/e107_plugins/content/content.php?content.273

De : CGT FSE
jeudi 17 janvier 2008

cite BELLACIAO

Pour la sûreté et la sécurité de nos ports autonomes,refusons la privatisation des proffessions portuaires .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:30

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 17 janvier

Serviteurs zélés des amateurs et des chargeurs, Sarkozy et Fillon ont décidé de privatiser les professions de la manutention portuaire. Le gouvernement prétend ainsi créer 30.000 emplois, mais à l’image des promesses de Sarkozy sur le pouvoir d’achat, tout porte à penser que la privatisation de la manutention ne débouchera sur aucun emploi nouveau. La privatisation n’apportera que précarité, bas salaires, et dégradations des conditions de travail.

Cette privatisation est à rapprocher de la volonté du gouvernement « d’alléger » les contrôles douaniers sur les marchandises, voir d’aller vers un véritable démantèlement des services douaniers.

Les objectifs d’une telle privatisation sont connus. Il s’agit de faire que les marchandises restent le moins longtemps possibles dans les ports et que leurs transits coûtent le moins chères possibles et cela au mépris des règles de sécurité et de sûreté. Amateurs et Chargeurs, fidèles à leur philosophie du risque supporté par les autres, n’hésitent pas à accepter le danger de catastrophes majeures, l’Etat par l’intermédiaire du contribuable et accessoirement les compagnies d’assurances étant éventuellement là pour payer.

Le gouvernement par cette privatisation, tente de faire passer par la fenêtre ce que la Commission européenne n’a pas réussi à faire entrer par la porte avec la directive portuaire enterrée par le Parlement européen sous la pression d’une grève générale des ports de toute l’Union européenne.

Fort de cet exemple, Sarkozy et Fillon devraient réfléchir à deux fois avant de provoquer les salariés de la manutention portuaire.

Le développement des ports autonomes français, ne passe pas par une privatisation des professions de la manutention, mais par des investissements massifs dans l’intermodalité Port-Rail-Fluvial y compris dans des gares portuaires de TGV-fret et des LVG frets. La responsabilité de l’Etat n’est pas servir les intérêts particuliers du patronat des transports. Elle est d’investir dans l’intérêt général de notre pays.

Jacky Hénin
- Député au Parlement européen
- Maire de Calais

 

ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )Les voyages de monsieur Sarkozy .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:02

Voyage de monsieur Sarkozy en Egypte dans l’aéronef de Bolloré -- don en nature ou abus de biens sociaux ?

Le Député-Maire app-PCF de Montreuil (Seine Saint Denis) Jean-Pierre Brard dépose une proposition de loi constitutionnelle pour demander le contrôle des dons en nature ou en espèces aux responsables politiques

Voyage de monsieur Sarkozy en Egypte dans l'aéronef de Bolloré - don en nature ou abus de biens sociaux ?

 

« Depuis 1990, le législateur s’est efforcé d’assainir les liens entre le monde économique et le monde politique : encadrement du financement des partis politiques, interdiction de certains cumuls de fonctions privées et publiques… Mais reste le problème des dons en nature ou en espèces consentis par des puissances économiques à des responsables politiques. Ces « libéralités » risquent d’influer sur la décision politique dans un sens favorable aux donateurs. De telles pratiques ne sont plus tolérables dans notre Etat de droit, notamment au moment où se prépare une dépénalisation du droit des affaires.

Monsieur Sarkozy ose justifier les largesses de ses amis PDG par les économies qu’elles génèrent pour le contribuable. Que l’impartialité du Président de la République soit entachée, peu lui chaut. La justice traite pourtant fréquemment de semblables cas de figure sous l’angle de l’abus de biens sociaux.


C’est pourquoi je soumets au Parlement une proposition de loi constitutionnelle visant à créer un titre XVII de la Constitution « De la transparence financière de la vie politique » qui instaure une limite aux dons que peuvent recevoir les élus de 50 € par donateur et par an, sous peine de démission d’office et d’inéligibilité.

Dans le même temps, je présente à l’Assemblée une demande de création d’une commission d’enquête relative aux libéralités des milieux d’affaires en direction des responsables politiques et aux mesures d’encadrement nécessaires. Il convient d’éclairer les Français sur l’importance et la nature des dons et avantages consentis par les milieux d’affaires aux élus ».

Enfin, j’ai adressé à la Garde des sceaux, madame Rachida Dati, une question écrite relative aux éventuelles suites judiciaires à donner au voyage en Egypte de monsieur Sarkozy dans l’hypothèse d’un abus de biens sociaux.

ASSEMBLEE NATIONALE ( Groupe COMMUNISTE )Interpelle le gouvernement sur la LAÏCITE .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:05

Le discours du Président de la République au Palais du Latran met en péril l’une des valeurs cardinales de notre République (j’entends bien sur la laïcité). Question au gouvernement de Jacques Desallangre Député app-PCF de l’Aisne

Jacques Desallangre interpelle le gouvernement sur la laïcité

 

Il en appelle à une nouvelle laïcité à laquelle il adjoint l’adjectif « positive » comme si celle que nous appliquons était négative ou fermée. L’adjonction de l’épithète dénature le concept de laïcité qui n’est pas une spiritualité parmi d’autres mais le seul cadre institutionnel, juridique et philosophique permettant de faire vivre ensemble des citoyens de confession et conviction métaphysiques différentes. Encore une fois le Président s’inspire des exemples anglais et des Etats-Unis tendant au communautarisme et au multi confessionnalisme. Le Président entend-il supprimer la laïcité du génie français en subordonnant la spiritualité et l’action politique aux convictions religieuses ? Je cite : « La République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. (…) la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. » Les athées et les agnostiques seraient-ils donc interdits ou présupposés incapables de mener la moindre réflexion sur des principes transcendantaux ?


Le fossoyeur de la laïcité sera le Traité européen que vous imposerez par la seule voie parlementaire. Dès son préambule le traité « s’inspire des héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe » puis dans son article 2, il reconnait « des droits des personnes appartenant à des minorités » revoilà la dangereuse discrimination positive. Il fixe comme principe « la liberté de manifester sa religion, ( …) en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». La croix, la kippa et le voile demain seront ostensiblement présents à l’école ou dans les services publics.

Voilà des dérives présidentielles que nous devons combattre si nous voulons sauver notre modèle Républicain laïque. Le nouveau traité dont le contenu fut déjà en 2005 repoussé à une très large majorité par les français est à nouveau à l’ordre du jour par la seule voie parlementaire. Ce matin encore les députés du groupe GDR ont vainement tenté de vous faire entendre raison et de rendre au peuple la parole que vous souhaitez lui ravir pour ne pas entendre ce qu’il vous dirait. Dans l’urgence nous n’avons qu’un seul moyen : voter contre la révision constitutionnelle pour vous obliger d’en appeler au peuple par voie du référendum.

Mais en attendant, Monsieur le Ministre, adhérez-vous à la vision présidentielle d’une morale laïque qui tendrait selon lui au fanatisme et d’une République faite de discriminations positives et dont la réflexion sera inspirée par des convictions religieuses qui ne manqueront pas alors de s’entrechoquer au risque de conduire minorités et communautés à s’affronter ?

Lettre de Michel Beaumale,maire de Stains aux maires sortants de gauche …

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:33


 

Lettre de Michel Beaumale, maire de Stains

aux maires sortants de gauche

aux responsables départementaux et locaux des partis de gauche

 

Madame, Monsieur, Cher(e) camarade,

 

Enterrement des 35 heures, remise en cause de la durée légale du travail, franchises médicales,  recul de l’âge de départ en retraite pour tous les salariés, cadeaux fiscaux record pour une poignée de nantis et caisse vide pour tous les autres…

Le Président Sarkozy met en œuvre à marche forcée la casse du modèle social de 1945, s’attaque y compris aux acquis de 1935, bref à tout l’héritage des grands combats émancipateurs menés par la Gauche dans sa diversité.

Selon certains, ces combats seraient aujourd’hui archaïques et ce qui est moderne serait la loi du marché, la mondialisation libérale et la liberté sans entrave d’exploiter, de licencier, de délocaliser, de privatiser, de polluer…   

En Seine St-Denis, à la direction de nombreuses villes et du Conseil Général,  des élus de Gauche, communistes, socialistes, verts, et autres, ont su ensemble apporter des réponses progressistes, innovantes, pour améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, lutter contre l’exclusion sociale, favoriser l’épanouissement et la réussite des individus.

Aujourd’hui, les populations de nos villes attendent beaucoup de la Gauche pour échapper au rouleau compresseur ultralibéral. Serons-nous au rendez vous des attentes et des espoirs, ou allons nous par le jeu des désunions et des calculs politiciens, ouvrir des boulevards à une Droite arrogante qui veut amplifier son succès des présidentielles ?

Dans ma ville, un accord est intervenu entre partis de Gauche pour reconduire une liste de rassemblement. Ce sera la liste d’une “ Gauche rassemblée et déterminée ”. Pourquoi un tel accord n’est-il pas possible partout en Seine St-Denis ? Pourquoi la Gauche ne se donne-t-elle pas partout les meilleures chances en se rassemblant derrière les maires sortant ? Comment imaginer des succès de Gauche qui se construiraient au détriment d’une des composantes du camp de la Gauche ?  Oui, les habitants de nos villes nous attendent rassemblés et déterminés. Toute autre attitude ne peut que décevoir et pousser à la désespérance. Alors, assez de calculs de recomposition tournant le dos aux valeurs de Gauche, assez de tendre l’oreille vers les sirènes de l’ouverture, assez de renoncements à ce qui fait la force de la Gauche, sa diversité et ses valeurs ! Assez de ces listes de division fratricides ! 

A sept semaines du double scrutin, il n’y a plus une minute à perdre pour se rassembler, pour montrer notre détermination commune à ruiner les ambitions de la Droite, notre volonté de reconquête dans les villes qu’elle dirige,  et  porter un coup d’arrêt à ce recul de civilisation  que représente le projet de Sarkozy, pour faire souffler depuis la Seine St-Denis un grand vent de révolte, de reconquête et d’émancipation, comme la Gauche en a été capable dans les pires moments de notre histoire.

Je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments distingués.

     

Michel Beaumale

maire, vice-président de Plaine Commune

 

15 janvier 2008