Rassembler la gauche

Bienvenue sur mon blog

18 janvier, 2008

Amiante et fibres céramiques : comment on empoisonne les travailleurs .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:45


Il y a des scandales qui ne sont pas seulement des scandales, mais plutôt des symptômes de cette gangrène qu’est le système capitaliste. Le scandale de l’amiante en fait partie.

L’amiante est une fibre minérale qui a des propriétés physico-chimiques remarquables : elle est très résistante, notamment aux fortes températures, et c’est pourquoi elle est utilisée pour l’isolation (flocage anti-incendie), la garniture d’embrayage et de freins pour l’automobile, et sous forme d’amiante ciment dans le BTP (tuyaux, couvertures etc).

Ses propriétés, la facilité d’extraction et de filage en ont fait un matériau très utile et à faible coût (cinq fois moins cher qu’une fibre minérale artificielle). Les principales mines se trouvent au Québec, en Afrique du Sud, en Australie et au Brésil. En 1962, la France était le 7e producteur mondial d’amiante, grâce à une mine en Corse.

Graves risques sanitaires

Cependant, les propriétés de l’amiante impliquent également de graves risques sanitaires : épaississement de la plèvre, lésions pleurales, cancers, etc. De nombreuses études et recherches ont dénoncé ces risques. Dès 1906, un rapport soulignait la forte mortalité des ouvriers des usines de tissage et de filage de l’amiante. En 1945, un tableau des maladies professionnelles liées à l’amiante est établi. En 1971, une réunion se tient à Londres, où des « patrons de l’amiante » prennent connaissance des études scientifiques prouvant sa nocivité. En 1978, le parlement européen souligne le caractère cancérigène de l’amiante. En 1982, le patronat décide de créer le Comité Permanent Amiante (CPA), où siègent aussi les syndicats. En 1986, les Etats-Unis demandent l’interdiction de l’amiante. S’appuyant sur un rapport du CPA, la France refuse. En 1991, l’Allemagne demande son interdiction en Europe, mais le CPA et le Lobby minier canadien font pression pour qu’il n’en soit rien (la France est alors le 1er importateur d’amiante). Il faudra attendre 1997 pour que soit enfin interdit l’usage de l’amiante, soit 91 ans après le premier rapport scientifique.

En France, on prévoit 3000 décès par an, jusqu’en 2025, à cause de l’amiante. Il a fallu attendre que l’amiante tue des profs de fac (à Jussieu) pour que le scandale éclate.

La fonderie Aubert et Duval

Pour prouver que la vie des salariés n’a pas beaucoup de valeur, aux yeux des capitalistes, citons le cas de la fonderie Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme). Les faits décrits par George Renoux (secrétaire CGT Aubert et Duval) sont édifiants. En 2003, un plan social s’abat sur la fonderie Aubert et Duval. Elle fabrique des aciers spéciaux, notamment pour l’aéronautique. Il est prévu de licencier 80 salariés sur les 1400 que compte la fonderie. Curieusement, les 80 salariés – dont George Renoux – sont quasiment tous à la CGT.

Dans le cadre de ce « plan social », une réunion d’information est organisée par la direction. Et là, stupeur : les salariés découvrent les risques qu’ils courent en travaillant. L’amiante est partout, dans l’entreprise – l’isolation des fours, des tuyaux, des ateliers, la couverture, et même la clôture du site – , mais les ouvriers n’avaient jamais été informés des risques encourus. Certains cadres étaient au courant, mais ils avaient pour consigne de minimiser l’affaire.

Lors de la réunion, les salariés apprennent que l’exposition à l’amiante peut permettre un départ anticipé en retraite à partir de 50 ans… à condition que les plaques pleurales soient reconnues « maladie professionnelle » ! Or seule l’exposition à l’amiante – ou aux Fibres Céramiques Réfractaires, dont nous reparlerons plus loin – entraîne des plaques pleurales…

Les maladies graves dues à l’amiante apparaissent parfois vingt ans après l’exposition, et l’espérance de vie après l’apparition de la maladie est très courte : un an, par exemple, pour un cancer de la plèvre. Le départ anticipé est donc la moindre des choses !

Au lendemain de cette réunion, les salariés se sont précipités chez des pneumologues. Résultat : 200 salariés présentaient un épaississement de la plèvre ou des plaques pleurales. Les salariés comprirent alors que leur patron les avait exposés, en toute connaissance de cause, à un risque mortel. Le travail était déjà très pénible, dans les fonderies. Les salariés évoluaient à proximité d’un four à 1000°, ou près du métal en fusion, et respiraient des poussières de métaux lourds. [1]

Un bras de fer s’est engagé entre la direction et les salariés, mais aussi entre les salariés et la Caisse Régionale d’Assurance Maladie, qui ne voulait pas reconnaître la maladie professionnelle. Une action en justice a été lancée. Entre temps, un premier salarié est décédé.

La tactique employée par les patrons et la Sécu est la suivante : ils font traîner les actions en justice le plus longtemps possible, et les décès se suivent pendant que les indemnisations restent bloquées. Ces gens poussent l’horreur jusqu’au bout : lorsque la justice reconnaît les salariés comme victimes, ils sont déjà 6 pieds sous terre !

Suivant une vieille ruse, les patrons font aussi du chantage à l’emploi. Ils disent que si les salariés ayant droit à la « retraite amiante » partent tous en même temps, l’entreprise ne pourra pas s’en remettre. Ils disent également préférer fermer le site que devoir le désamianter intégralement et d’un seul coup ! Résultat : les ouvriers travaillent toujours dans l’amiante, et le désamiantage ne se fait que peu à peu.

Les FCR : tout aussi dangereuses

Mais le plus fort, c’est qu’on remplace l’amiante par les FCR (Fibres Céramiques Réfractaires), qui sont aussi dangereuses que l’amiante : elles provoquent les mêmes maladies et entraînent les mêmes risques, à long terme. Malgré plusieurs études scientifiques sérieuses, malgré l’information faite auprès des services de l’Etat, ces FCR ne sont toujours pas interdites. Elles sont pourtant classées toxiques et cancérigènes depuis 1975, et, depuis 2001, l’Etat est régulièrement informé des risques encourus.

De 15 000 à 20 000 personnes sont actuellement exposées aux FCR, en France. Comme avec l’amiante, les patrons et l’Etat attendent les morts avant de réagir. Si on les laissait faire, il leur en faudrait sûrement des centaines. Et que pèsent 100 ou 200 morts face aux profits des grands groupes industriels ? Les FCR sont trois fois moins chères que d’autres fibres, tout aussi résistantes mais non toxiques.

Décidément, les profits sont tout pour le capitaliste. La santé, le bien-être, l’épanouissement des salariés est le cadet de ses soucis. L’exemple de l’amiante – et des FCR – a valeur d’argument contre le capitalisme. Ces scandales ne sont pas l’œuvre d’un ou deux « patrons voyous », mais bien de tout un système. Ils prouvent aussi que l’Etat n’est pas aussi « neutre » qu’on voudrait nous faire croire. Il est entre les mains de la classe dominante et joue le rôle de gardien du temple capitaliste.

Je tiens à remercier George Renoux pour ses explications sur le cas Aubert et Duval. Le combat qu’il mène avec les camarades des Ancizes n’est pas vain. La Riposte lutte et luttera pour que les salariés ouvrent les yeux et pour soutenir toutes les victimes de ce système à bout de souffle.

Sylvain Roch (PCF Moulins)


[1] Les salariés, chez Aubert et Duval, frôlaient l’esclavage. Les salaires étaient si bas que les ouvriers maintenaient une petite activité agricole pour pouvoir vivre, et le font encore aujourd’hui. Dans les années 60-70, des travailleurs d’origine maghrébine furent employés, car la main d’œuvre locale n’acceptait plus des salaires aussi faibles. D’ailleurs la direction parle aujourd’hui de faire venir des Polonais pour pouvoir maintenir des salaires indignes.

De : Sylvain Roch (PCF Moulins)
vendredi 18 janvier 2008

cite BELLACIAO

Les papeteries de Nanterre .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:14

Communiqué de presse de Mme Jacqueline Fraysse,

députée de la 4ème circonscription des Hauts-de-Seine

Nanterre, le 16 janvier 2008

Mardi 15 janvier 2008, Jacqueline Fraysse, députée de la 4éme circonscription des Hauts de Seine, est allée rencontrer les salariés des Papeteries de la Seine, à Nanterre, en grève depuis jeudi dernier.

Les salariés grévistes réclament le maintien de leur prime d’intéressement, un véritable treizième mois représentant 1/12éme du salaire annuel net, une prime de modification d’horaire pour tout le personnel de fabrication, le paiement du temps d’habillage et la mise en place d’une grille des salaires.

Après 35 ans d’ancienneté, certains salariés plafonnent ainsi à 1154 euros net par mois, et les dernières mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat ne vont pas améliorer leur quotidien, puisque ce ne sont pas des heures supplémentaires que leur propose la direction, mais du chômage partiel.

Jacqueline Fraysse considère que les demandes des salariés des Papeteries de la Seine sont parfaitement légitimes, car on ne peut pas vivre dignement aujourd’hui dans les Hauts de Seine avec de tels salaires. Ces demandes sont d’autant plus légitimes que Smurfit Kappa est une entreprise florissante qui déclare un profit d’activité (avant dotations aux amortissements et provisions) en croissance de 25% lors des 9 premiers mois de 2007.

Jacqueline Fraysse demande donc à la direction des Papeteries de la Seine d’entamer des négociations dans les meilleurs délais afin de permettre une reprise du travail dans l’intérêt de tous. Plus généralement, Jacqueline Fraysse milite à l’Assemblée nationale pour une augmentation des salaires, et en particulier du SMIC, seul moyen véritablement efficace d’augmenter le pouvoir d’achat.

Dr Jacqueline Fraysse Députée de Nanterre-Suresnes Conseillère municipale de Nanterre

Contact presse : Gilles Mortreux

[-

01.47.29.59.12

La LaÏcité au bord de la rupture ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:50

Que ce soit suite aux déclarations de Rhyad ou celles plus récentes, prononcées à l’occasion des voeux du chef de l’Etat aux membres des clergés, on peut se demander s’il s’agit d’un effet de « rupture » cher à Mr Sarkozy ou une inclination à imiter la politique américaine pour tourner le dos à la laïcité.

D’après l’Agence AFP:

« Lors de ses voeux aux corps religieux, Nicolas Sarkozy revient sur la place de choix qu’il réserve à la religion dans la société et sur sa conception de la laïcité. Après avoir vanté le mois dernier devant des dignitaires de l’Eglise catholique les « racines chrétiennes de la France », le président a une nouvelle fois exalté lundi l’héritage « civilisateur » des religions, cette fois en Arabie saoudite, dans des termes inédits pour le chef d’un Etat laïque.
Les convictions du nouveau locataire de l’Elysée sur l’importance de la religion ne constituent pas une surprise.

Dès 2004, celui qui était alors le ministre de l’Intérieur, et des cultes, les avaient « rodées » dans un livre d’entretiens (La république, les religions, l’espérance) avec le père dominicain Philippe Verdin et le philosophe Thibaud Collin.
En recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l’église romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy a donc pris ses distances avec la conception de la « laïcité à la française », incarnée par la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Insistant sur les « racines chrétiennes de la France », le président lui a clairement préféré une laïcité dite « positive », c’est-à-dire qui, « tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un atout ».
Sur le même thème, Nicolas Sarkozy a récidivé lundi à la faveur de son séjour en Arabie saoudite, cette fois devant devant les 150 membres du Conseil consultatif (Majlis ach-Choura) du très rigoriste royaume saoudien.

Sans craindre de choquer, il a critiqué une laïcité « épuisée » et menacée par « le fanatisme », allant jusqu’à juger de l’intérêt de la République d’avoir « beaucoup d’hommes et de femmes » qui « croient » et que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ».

A côté de propos convenus dénonçant l’intégrisme, « négation de l’Islam » et réaffirmant sa volonté d’éviter « le choc des civilisations », le président a une nouvelle fois franchi les limites observées par ses prédécesseurs sur le sujet en rappelant les « racines religieuses » du monde.

Au député PS Jean Glavany qui déplorait « un discours où Dieu n’est plus cité à chaque page mais à chaque ligne », la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a répondu que la « laïcité positive » du président s’opposait à la sienne, « négative », « sectaire », « fermée à toutes les spiritualités qui donnent leur sens à la grandeur de notre pays ».
Pour ma part il me semble qu’il n’y a pas à renter dans le jeu qu’impose Nicolas Sarkozy : à savoir laïcité « positive  » ou « négative ». Tout d’abord parce que ce qui paraît positif pour l’un peut être négatif pour l’autre et vice versa. Ensuite par ce que la laïcité n’a pas à être positive ou négative, mais à être.

Qu’est ce que pour moi, être laïque?

C’est avant tout ne pas porté un jugement défavorable ou défavorable selon un critére religieux. Je suis d’accord avec Sarkozy sur l’importance de la croyance pour la trancendance de l’humanité, mais je ne la lie pas à une religion. Je trouve qu’un homme ou une femme qui croit en ce qu’il (elle) fait, en des valeurs comme la justice, la solidarité sont autant de facteurs de trancendance que la religion.
Je suis beaucoup plus inquiet sur une orientation qui consisterait à influer sur la pensées des hommes et des femmes vers une pratique religieuse. Il est vrai qu’un temps que « le sabre » et le « goupillon » ont longtemps fait bon ménage. NON il n’est nécessaire d’être religieux pour construire une civilisation!
Qu ‘en pensez vous Mr Clémenceau?

LA FINANCIARISATION OU COMMENT CASSER L’EMPLOI .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:15

VidéosLa financiarisation ou comment casser l’emploi

Toutes les vidéos

Six maires PCF du 93 ( consternés ) par la division à gauche .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:31

 

Six maires PCF de Seine-Saint-Denis se sont dit «consternés», vendredi dans un communiqué, par la quasi-absence d’accord d’union PS-PCF conclus à ce jour dans les villes communistes de Seine-Saint-Denis en vue des municipales.

Déplorant que leurs «partenaires socialistes se déterminent en fin de compte, quasiment partout dans les villes de banlieue avec un maire communiste, pour des candidatures séparées», ils estiment qu’il s’agit là d’«une posture qui fragilise la gauche».

Le communiqué est signé des maires d’Aubervilliers, Pierrefitte-sur-Seine, La Courneuve, Villetaneuse, Saint-Denis, Stains, et de Patrick Braouezec, député PCF et président de Plaine Commune, la communauté d’agglomération.

«Plus que jamais c’est de résistance face au rouleau compresseur ultra libéral que toutes les populations de ces territoires ont besoin», affirment-ils.

A l’exception de Stains, les maires de ces villes n’ont pas trouvé d’accord avec le PS. A Aubervilliers, La Courneuve, Pierrefitte et Villetaneuse, les discussions sont depuis longtemps abandonnées, comme à Bagnolet.

Ace jour, il n’y a qu’à Stains et à Montreuil que des accords aient été formalisés. Selon la fédération PCF, interrogée vendredi, des listes communes devraient cependant pourvoir être rapidement constituées à Saint-Ouen et au Blanc-Mesnil, «où les engagements sont avancés».

ADrancy et à Bobigny, «on devrait aller vers un accord également», assure Jean-Marie Doussin, responsable du PCF dans le 93, pour qui «les choses évoluent d’heure en heure».

En revanche, les discussions sont bloquées à Saint-Denis et à Tremblay-en-France, confirme-t-il. François Hollande, premier secrétaire du PS, avait reconnu mercredi des «problèmes» avec plusieurs autres mairies sortantes communistes (Tremblay-en-France, Saint-Denis, Sevran). En réponse à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui déplorait les listes de division aux municipales et appelait à l’union, il avait estimé que «chacun doit faire un effort».

http://www.leparisien.fr/home/info/…

De : Saint-Denis
vendredi 18 janvier 2008

cite BELLACIAO

Moratoire sur les OGM : ce n’est pas trop tôt .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:11

Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d’instaurer un moratoire sur la culture d’OGM en France

ce n'est pas trop tôt

 

Au vu de l’importance des risques sur la santé et l’environnement des OGM, au vu de l’absence d’évaluation de ces risques, tant la recherche publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de stopper des productions à l’intérêt agricole plus qu’incertain. Cette avancée devrait évidemment en appeler d’autres.

Le PCF rappelle sa position très claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d’OGM, alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l’investissement annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique, indépendante des grands groupes comme Monsanto. L’effort financier annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur l’environnement, leur utilité agronomique.

Les descendants de Sitting Bull réclament des terres .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:44

Les représentants de la nouvelle République des indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont annoncé mercredi réclamer des terres au gouvernement américain, un peu plus de deux semaines après avoir rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis

Les descendants de Sitting Bull réclament des terres

 

«Nous déposons aujourd’hui un recours contre la propriété de terres par les États-Unis représentant approximativement 60 millions d’acres (24,3 millions d’hectares)», a indiqué à l’AFP Russell Means, responsable du gouvernement provisoire du Lakota, joint par téléphone à Rapid City, dans le Dakota du Sud (nord-ouest).

«Ce recours empêchera de procéder à l’avenir à l’extraction, l’exploitation du bois, le prélèvement de notre eau», a ajouté ce représentant des indiens Lakota auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse.

Cette revendication intervient après que les indiens Lakota eurent rompu unilatéralement, le 19 décembre, les traités signés par leurs ancêtres avec les États-Unis il y a plus de 150 ans et déclaré l’indépendance de leur nation.


Leur représentant avait précisé alors que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s’ils renonçaient à leur nationalité américaine.

«Nous avons indiqué dans notre message au département d’État que s’ils n’agissaient pas de bonne foi, nous allions mettre en oeuvre ce recours», a ajouté M. Means.

«Nous agissons ainsi parce qu’au bout de plus de deux semaines, personne (au sein du gouvernement) ne nous a contactés. Je sais que le président est en vacances, mais il est toujours en vacances», a-t-il lancé.

Nicolas Maury

Bachelot s’engage,mais ne paie pas .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:20

Santé . La ministre de la Santé demande à des hôpitaux en déficit de racheter les RTT accumulées des salariés, sans leur donner de moyens supplémentaires.

Mystère et boule de gomme. On a beau en tourner et retourner les données en tous sens, l’équation paraît insoluble. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a conclu, mardi, avec trois intersyndicats de médecins hospitaliers, un accord prévoyant le paiement de la moitié du 1,6 million de journées de RTT accumulées par les praticiens. Un accord au rabais, comme l’a dénoncé un quatrième syndicat, la CPH, puisque la journée sera payée 300 euros, contre une valeur réelle de 420 euros. Et mardi prochain, la ministre espère parvenir à un autre accord, cette fois avec les syndicats des personnels non médicaux, sur le paiement de leurs RTT, stockées sur des comptes épargne temps (CET), et de leurs heures supplémentaires.

Depuis le début de ces négociations, Roselyne Bachelot prétend que les hôpitaux ont les moyens d’honorer les factures de ces engagements. Problème : ni les syndicats, ni les responsables des établissements (voir ci-dessous l’entretien avec Gérard Vincent) ne font les mêmes calculs. Pour faire face à ces dépenses nouvelles, les hôpitaux disposent d’une ressource sûre, une seule : le Fonds pour l’emploi hospitalier, doté de 350 millions d’euros. À lui seul, le rachat des RTT des médecins, dont le coût est estimé à près de 300 millions d’euros, absorberait donc l’essentiel de cette manne. Il ne resterait pratiquement plus rien pour régler l’ardoise, bien plus élevée, contractée par l’État envers les infirmières et autres personnels. La CGT santé estime que l’apurement complet du contentieux -- les 4 millions de jours de congés accumulés dans les CET par l’ensemble des salariés de l’hôpital et les 23 millions d’heures supplémentaires -- nécessiterait 1,5 milliard d’euros.

Roselyne Bachelot fait valoir que les hôpitaux ont dû, conformément à la loi, provisionner des sommes pour garantir les CET de leurs personnels. Vérité sur le papier, mais, le plus souvent, fiction à l’arrivée. La plupart des établissements (2 sur 3, selon la Fédération hospitalière de France) ayant des comptes dans le rouge, ce provisionnement n’a, le plus souvent, qu’une réalité comptable, l’argent correspondant ayant été utilisé pour parer aux nombreuses urgences. Au bout du compte, si elle permet au gouvernement de faire une belle « annonce », de la « politique média avant les municipales », selon la formule de Nadine Prigent, de la CGT santé, l’opération du gouvernement risque fort de se solder par un creusement des déficits. Que l’on constatera après les élections. En tout état de cause, même si les compteurs, en matière de RTT et heures sup, devaient être remis à zéro, les problèmes structurels de l’hôpital demeureraient. À commencer par ceux du recrutement des personnels, médecins et infirmières, nécessaires -- pour éviter que se reconstituent des stocks sur les CET comme ceux qui ont mené à la situation explosive d’aujourd’hui -- et de la valorisation des métiers en question, en termes de salaires, pour garder leur attractivité.

Au fond, cette affaire de la dette sociale accumulée par l’État envers ses fonctionnaires des hôpitaux souligne l’acuité de la crise du financement de la santé. Alors que le service à rendre est de plus en plus coûteux, du fait des besoins de la population mais aussi des techniques mises en oeuvre, les établissements doivent « faire face dans le cadre d’une enveloppe fermée, dont l’évolution est nettement décrochée de celle des dépenses », souligne Jean-Luc Gibelin, de la commission santé du PCF. Le recours à la tarification à l’activité, sa généralisation, exigée par le gouvernement, à 100 % de l’activité des établissements en 2008 ne faisant qu’aggraver le problème, puisque, « s’ils augmentent leur activité, leurs tarifs sont diminués »… Dès lors, la « vraie question à poser », souligne le responsable communiste, se résume ainsi : « Veut-on, oui ou non, augmenter le montant des dépenses de santé remboursées ? »

Yves Housson

l’ Huma du 18 / 01 / 08

( Une situation budgétaire catastrophique )Hôpitaux .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:06

Pour Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, les hôpitaux n’ont pas les moyens de payer RTT et heures supplémentaires, à moins de creuser leur déficit.

Les hôpitaux ont-ils les moyens d’honorer les engagements déjà pris par le gouvernement envers les médecins et qu’il pourrait prendre prochainement envers les personnels non médicaux pour payer les RTT et les heures supplémentaires accumulées ?

Gérard Vincent. Le gouvernement prétend que « oui », nous prétendons que « non ». Une partie des crédits existe : ceux du Fonds pour l’emploi hospitalier, qui se trouvent à la Caisse des dépôts. Cela représente 350 millions d’euros, soit la moitié de la somme estimée nécessaire par le ministère mais qui, à mon avis, est en deçà des besoins.

Selon la ministre de la Santé, les hôpitaux ont dû provisionner des sommes pour payer les RTT…

Gérard Vincent. Il y a trois cas de figure. Ceux qui n’ont pas provisionné, et qui n’ont donc pas l’argent. Ceux qui ont provisionné, et sont en équilibre budgétaire : ils peuvent faire face. Et puis ceux qui ont provisionné, mais sont en déficit (le cas de deux établissements sur trois -- NDLR) : autrement dit, ils ont une écriture comptable montrant qu’ils ont inscrit l’argent, mais comme ils sont en déficit, ils n’ont plus la trésorerie. Ils vont donc payer (pour le rachat des RTT et les heures sup), mais ils vont aggraver leur déficit.

Quelles peuvent être les conséquences ?

Gérard Vincent. Ne plus payer les fournisseurs, les investissements (travaux, équipements)… Aujourd’hui, personne ne veut voir la réalité en face : la situation budgétaire des hôpitaux devient catastrophique. On ne veut pas nous croire, mais l’heure de vérité va arriver.

Nicolas Sarkozy a décidé d’étendre la tarification à l’activité (T2A) à 100 % de l’activité des établissements en 2008. Cela pourrait-il résoudre la question du financement de l’hôpital ?

Gérard Vincent. Non, la T2A n’est qu’un outil au service d’une politique de financement de l’hôpital. Comme tout outil, il a avantages et inconvénients. Mais si le taux de progression des budgets, au niveau national, est insuffisant, la meilleure T2A possible ne résoudra pas les problèmes. À ce moment-là, cela signifie qu’il faut réduire la voilure, les effectifs du personnel, qui représente 70 % des dépenses d’un établissement… Ce qui est posé, c’est donc plus le niveau de l’ONDAM (enveloppe de dépenses d’assurance-maladie) que le problème de la T2A. La progression de l’ONDAM pour 2008 a été fixée à 3,2 % : nous avions estimé les besoins à 4 %, en étant serrés… On nous dit : il faut faire des économies. Pourquoi pas… Faire des économies, c’est forcément réduire les frais de personnel. Et on nous demande de payer les CET et les heures supplémentaires, alors qu’il n’y a déjà pas assez d’argent ! C’est incohérent. En résumé, nous n’avons plus les moyens de notre politique hospitalière. C’est un débat de société. On ne peut pas nous dire chaque année : on va faire des politiques ambitieuses, mais on ne peut pas les financer.

Entretien réalisé par Y.H.

l’ Huma du 17 / 01 / 08

( On ne compte pas nos heures ) Les urgentistes aiment leur métier.

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:52

Les urgentistes aiment leur métier. à force d’horaires interminables, d’absence de reconnaissance, ils sont en grève. Une révolte tranquille, mais déterminée.

Pontoise (Val-d’Oise),

envoyée spéciale.

Leur métier, les médecins urgentistes l’aiment passionnément. « On a des résultats immédiats », apprécie le docteur Jean-Philippe Maistre, urgentiste depuis quatorze ans au centre de Pontoise. Il y a aussi « la peur de se tromper en permanence, car il faut agir vite », avoue sa jeune collègue, Aude. En tout cas, de l’aveu même des intéressés, c’est une profession « très stressante » et très prenante. En témoigne l’emploi du temps du docteur Berthenet : 24 heures de garde dimanche dernier, suivi d’une journée de boulot non clinique lundi, repos mardi, formation de mercredi à vendredi, garde de vendredi à samedi, à nouveau de garde ce dimanche jusqu’à lundi matin, réunion Cesu (Centre d’enseignement des soins d’urgence) l’après-midi, retour mardi après-midi et garde de mardi à mercredi. « On ne compte pas nos heures. Quand j’ai fini mes heures, je ne vais pas partir et laisser le service tant que mon collègue n’est pas arrivé. »

Alors que la plupart des salariés sont à 35 heures, les médecins, eux, travaillent 48 heures hebdomadaires. Mais tous dépassent allégrement ce « minimum ». Fabrice Berthenet, lui, avoue faire « au moins » 60 heures supplémentaires par mois. Des heures, des jours qu’il n’a pas les moyens de récupérer, faute d’effectif suffisant (le service ne compte que 25 équivalents temps plein sur les 28 initialement prévus). Ils sont donc placés sur un compte épargne-temps (CET). Des jours, le docteur Giroud en a cumulé 140. Le docteur Berthenet, lui, en est à 125. « Si l’hôpital devait me les payer, il me devrait 32 000 euros. C’est de la folie. » Et à cela vient s’ajouter la pénibilité du travail de nuit, l’absence de reconnaissance, la déstructuration, l’espérance de vie moindre… Autant de facteurs qui peuvent avoir des conséquences non négligeables sur la vie de famille des médecins. Pas étonnant que, comme la plupart de leurs confrères, les urgentistes du Samu de Pontoise se soient révoltés après le non-paiement à sa veuve des 76 jours de travail amassés sur son compte épargne-temps d’un anesthésiste du Samu parisien, mort subitement en 2007. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. On a des CET au frigo, dont personne n’a la clé », résume Marc Giroud, par ailleurs président de Samu de France.

Ici, tous les médecins sont grévistes depuis le 24 décembre pour obtenir l’ouverture de négociations sur la monétisation, conversion en années de retraite ou récupération des comptes épargne-temps mais aussi et surtout la reconnaissance de la pénibilité, la valorisation de leur travail et le paiement des heures supplémentaires au-delà de 39 heures.

Mardi, trois intersyndicats de praticiens hospitaliers ont signé avec la ministre de la Santé un accord prévoyant le paiement de la moitié des CET à 300 euros la journée. Pour Samu de France, c’est « un compromis », « un premier pas ». Mais, comme le souligne son président, Marc Giroud, « le paiement des CET reste une revendication marginale comparé à nos revendications : la reconnaissance de la pénibilité, le paiement des heures supplémentaires au-delà de 35 heures. » Pour ces raisons, Samu de France maintient le mouvement de grève. « Nous apportons tout notre soutien aux médecins qui participent à la grève des soins urgents d’aujourd’hui. Au Samu, nous ne pouvons l’appliquer vu qu’il n’y a pas d’actes programmés », précise Marc Giroud.

Jusqu’à présent, cette grève symbolique n’a pas eu de conséquences sur les malades. Et elle ne devrait pas en avoir. « On est peu écoutés, car notre action a peu d’impact. Mais notre préoccupation, ce sont les patients avant tout », rappelle le docteur Fabrice Berthenet. Son mot d’ordre : « Offrir aux malades un service public de soins de qualité 24 heures sur 24 ».

A. C

l ‘ Huma du 17 / 01 / 08

Page suivante »