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19 janvier, 2008

Accord du 11 / 01 / 2008 : Position du bureau confédéral de la C.G.T

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Accord du 11/01/2008 : position du bureau confédéral de la CGT (3/3)

DECLARATION DU BUREAU CONFEDERAL DE LA CGT

Modernisation du marché du travail : la Cgt prend les dispositions pour informer les salariés du contenu de l’accord.

Le bureau confédéral de la Cgt engage le processus de consultation des organisations de la Cgt en vue d’une décision du CCN le 29 janvier, sur le projet d’accord du 11/01/08 concernant la modernisation du marché du travail.
L’indépendance syndicale commande de porter appréciation à partir de ce qui est contenu dans l’accord, sans se laisser impressionner par les pressions sans cesse réitérées du Président de la République et de son gouvernement.
Celles-ci ont pour objectif d’intimider les syndicats pour qu’ils paraphent des dispositifs de flexibilité qu’ils auraient récusés dans d’autres circonstances. La menace gouvernementale de procéder par la loi, si aucun accord n’était possible a pesé. Le scénario risque de se reproduire et place tous les acteurs devant leurs responsabilités. Il n’est pas sans interpeller les salariés sur leur mobilisation et la force d’un syndicalisme de conquêtes sociales pour peser sur le contenu des négociations.

Comme l’a démontré la victoire remportée contre le CPE, un gouvernement même déterminé ne peut passer outre la fermeté des syndicats dès lors qu’ils sont unis et mobilisateurs. Qu’elle soit imposée par la loi ou par un accord paritaire, la flexibilité n’est pas plus douce aux salariés, elle ne permet pas davantage de résoudre les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de sécurité professionnelle.
De fait, le projet d’accord répond aux exigences patronales d’obtenir des licenciements plus rapides. La convention de rupture dite d’un commun accord permettra aux employeurs de contourner la législation sur les licenciements. En absorbant ce qui relève aujourd’hui des licenciements sans cause réelle et sérieuse, elle privera les salariés de l’essentiel de leurs droits actuels (indemnités, recours, réintégration). Un nouveau contrat précaire, à durée incertaine est créé pour un objet défini. Le patronat réussit à imposer la création d’une période d’essai interprofessionnelle et son allongement pour un très grand nombre de salariés.

Face à cela les mesures dites de « sécurisation » sont de peu de poids. La portabilité du DIF aboutit ainsi à ce que le demandeur d’emploi auto finance sa formation sans être garanti d’un effort important de l’assurance chômage. La prime pour les chômeurs de moins de 25 ans ne sera fixée que par des négociations ultérieures. Elle sera versée une fois et devra être remboursée ensuite. Globalement les mesures favorables aux salariés sont soit exprimées sous forme de vœux soit renvoyées à des négociations ultérieures ou à des dispositifs législatifs.

Même si le travail de contre propositions réalisé au plan intersyndical a permis de faire reculer les objectifs patronaux les plus extrêmes, il n’est pas parvenu à ce que le centre de la négociation ait pour objectif de favoriser l’emploi des jeunes et celui des plus de cinquante ans, de faire reculer la précarité et le temps partiel imposé, de créer des droits transférables. C’est pourtant ce qu’attendaient des millions de salariés du privé, les jeunes, les demandeurs d’emploi d’une négociation censée réformer le « marché du travail ».

Le bureau confédéral approuve le travail accompli par la délégation Cgt du début à la fin de la négociation. Il prend les dispositions pour informer le plus largement possible les salariés du contenu de cet accord. Il propose aux organisations du CCN de confirmer l’opinion négative de la Cgt sur l’accord national interprofessionnel sur la « modernisation du marché du travail. »

Montreuil le 15 janvier 2008


le texte de l’accord en pdf

PDF - 88.6 ko

pour le lire sur Bellaciao
- ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA « MODERNISATION » DU MARCHE DU TRAVAIL (1/3)
- ACCORD DU 11/01/2008 SUR LA « MODERNISATION » DU MARCHE DU TRAVAIL (2/3)

ce texte de la déclaration du bureau confédéral de la CGT

PDF - 39.2 ko

Analyse détaillée par la CGT, article par article, de l’accord du 11/1/2008

PDF - 79 ko

De : Patrice Bardet
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

Le 24 janvier 08 : TOUS,UNITAIRE,DANS L’ACTION !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:14

 

NOS SALAIRES : LA REVENDICATION CENTRALE DES SALARIES DU SECTEUR SOCIAL ET MEDICO-SOCIALE

La situation des salariés du secteur social et médico-social travaillant dans les établissements et services relevant du titre IV de la Fonction Publique Hospitalière ou des différentes conventions collectives (51, 66, 65, accords CHRS…) est inacceptable.

Depuis le début des années 80, les rémunérations subissent désindexation sur désindexation par rapport au coût de la vie. Les accords sur la réduction du temps de travail (RTT), sans donner les moyens budgétaires et financiers pour répondre aux besoins, ont pesé fortement sur les conditions de vie des salariés dans et hors travail :

• disparités énormes entre les salariés de notre secteur

• clauses discriminatoires dans les salaires

• suspension de la majoration familiale, blocage du déroulement de carrière, gel des salaires

• déqualification importante (augmentation du nombre de faisant-fonction et absence de recrutement à hauteur des besoins suite à la RTT)

Dans toutes les conventions collectives, les négociations salariales sont dans l’impasse.

Pour la C.G.T., il est important de lier :

• les questions de la qualification, de la formation, du salaire, du salaire socialisé et de la retraite

• les questions du financement de la Sécurité Sociale, l’élaboration des budgets de nos établissements et de nos services répondant aux besoins des usagers et les revendications salariales de tous les personnels

Nous exigeons des employeurs et des financeurs :

• une augmentation immédiate de la valeur du point de 10%

• un salaire minimum mensuel dans notre secteur de 1500 euros nets

• des grilles prenant en compte les diplômes, les qualifications et les expériences acquises

• la majoration familiale pour tous

• un déroulement de carrière sur 25 ans

Pour cette journée nationale de débrayages, de grèves et de manifestations,

TOUS ENSEMBLE :

- Interpellons les employeurs et les financeurs dans les départements pour obtenir de véritables négociations et obtenir rapidement satisfaction.

- Organisons des réunions avec les salariés pour en débattre et construisons ensemble le nécessaire rapport de force pour peser face aux chambres patronales et au gouvernement !

PDF - 107.2 ko

Tract UFAS 24 janvier

De : CGT action sociale
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

Europe : Sarkozy contre les quotas…votés par son ministre !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:01

De Ramon Lacontessa

Il faut interner Nicolas Sarkozy

En Europe, Nicolas Sarkozy a franchi le rubicond, et tous s’accordent à penser que la France a retrouvé toute sa place (…) chez les fous.

A Boulogne sur mer, afin d’amadouer son auditoire de pêcheurs, Nicolas Sarkozy a déclaré son intention de remettre à plat les quotas de pêche approuvés par la France et ses partenaires européens le 19 décembre dans le but de sauver des espèces menacées de disparition.

« La France va présider l’Union Européenne du 1er juillet au 31 décembre, c’est une opportunité pour sortir de l’affaire des quotas », a affirmé Nicolas Sarkozy ?

Cette annonce d’autant plus stupide, intervient un mois très précisement après la signature le 19 décembre par les 27 ministres européens de la pêche, dont celui de la France, d’un accord sur ces quotas.

Le ministre français de la Pêche Michel Barnier qui accompagnait Nicolas Sarkozy à Boulogne n’a pas moufté alors qu’il avait annoncé que cet accord serait appliqué avec une « totale intransigeance ».

La France, c’est évident est revenu sur le devant de la scène, mais pas comme une grande nation, comme un pays de comiques ou la quantité prime sur la qualité. Bigard, Sarkozy, Titof, Bosso, Morin, Villepin, Alliot-Marie, Lagarde, Roland Magdane etc…

- http://www.el-dia.com/actualites-16…

De : Boulogne sur mer
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

Pouvoir d’achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:40

 

Pouvoir d’achat : à Sens Nicolas Sarkozy répond heures sup Vendredi le 18 janvier 2008 « Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures supplémentaires », s’est défendu Nicolas Sarkozy, critiqué sur son inaction sur le pouvoir d’achat, ce matin à Sens Nicolas Sarkozy a assuré, vendredi 18 janvier, que 50% des entreprises de plus de dix salariés avaient utilisé le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires en novembre, alors qu’elles étaient 40% un mois auparavant. Le chef de l’Etat s’exprimait devant des professionnels du bâtiment sur le chantier d’une clinique à Sens. « Au mois de novembre, il y a eu 50% des entreprises de plus de dix salariés qui ont utilisé la disposition en faveur des heures supplémentaires », a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de ce déplacement sur le thème de la croissance. « Au mois d’octobre, elles étaient 40% », a-t-il ajouté. « Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent les heures supplémentaires. C’est 5 milliards d’euros de pouvoir d’achat en plus et ça marche », a-t-il insisté. Le président de la République a conclu son discours sur les heures supplémentaires en affirmant : « On va monter en puissance ».

mais quelqu’un sait dans quelle boite de travaux du bâtiment il s’est rendu??? Info nulle part!!!! une petite boîte bien sage, ça c’est sûr. un chantier de construction de clinique … *QQ a l’info?

De : yonne républ.
samedi 19 janvier 2008

cite BELLACIAO

Gandrange,creuset de la colère .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 9:06

Sidérurgie . Une assemblée générale réunissait, hier à Gandrange, élus, salariés et habitants concernés par les quelque 600 suppressions d’emplois annoncés par Arcelor Mittal.

Gandrange (Moselle), envoyé spécial.

Dans la vallée de l’Orne, l’usine ArcelorMittal barre l’horizon. Des volutes de fumée noire s’élèvent près de l’aciérie, le « navire amiral », comme on l’appelle ici. La fumée ne vient pas des cheminées -- l’usine est en grève -- mais de la porte d’entrée, où brûlent palettes et pneus. « C’est le Grand Bûcher du Luxembourg », sourit un jeune sidérurgiste, en référence aux emplois qui seront déplacés dans le Grand-Duché.

Pour comprendre l’importance de l’usine dans la vallée, il suffit de regarder sur une carte. On y voit le site, une forme sombre, grande comme la paume, entourée de villes grandes comme le pouce : Richemont, Boussange, Bévange ou encore Gandrange, où se tenait hier une assemblée générale réunissant riverains, élus et syndicats.

la colère de la population

Au centre socioculturel où se tient l’AG, Magali Rinié, vingt-neuf ans, est restée à l’entrée à cause de sa fille, une blondinette de quatre ans qui refuse de rester tranquille. Magali habite à côté, à Uckange. « Dans la vallée, presque tout le monde connaît quelqu’un qui travaille à l’usine. Il est déjà difficile de trouver du taf, alors, avec l’annonce des suppressions d’emplois, l’inquiétude est encore plus grande que d’habitude. Je travaille comme caissière à Lidl, en CDD. Mon mari a été embauché il y a un an. On croyait avoir trouvé la stabilité avec son CDI. C’est raté. »

Dans la salle, Roger Tirlicien, président du groupe PCF au conseil régional, confirme la colère de la population : « Pourtant, la restructuration du site de Gandrange n’est qu’une demi-surprise. Ici, les gens ne connaissent que trop bien la logique capitaliste qui préside la gestion industrielle. Personne n’était vraiment dupe, je crois, de l’implication réelle de Mittal dans la région. Mais, en attendant, c’est un énorme gâchis économique, industriel, et surtout humain, au mépris du savoir-faire concentré dans la vallée. Et après ? L’État- va-t-il contraindre les collectivités locales à gérer les choix du patronat ? À présent, il s’agit de mettre le gouvernement face à ses responsabilités. » De son côté, Jean-Pierre Masseret, sénateur socialiste de Moselle, souhaite « l’organisation, dans les plus brefs délais, d’une table ronde réunissant l’État, le conseil régional, la direction du groupe et les syndicats ».

On craint un « effet de dominos »

À la tribune, Jacky Mascelli, porte-parole CGT de l’intersyndicale CFDT, CFDT, CFE-CGC, appelle d’ailleurs à l’unité. « Pas de bisbilles, ni de coups bas entre nous ! » Une unité assez inhabituelle, qui témoigne de la gravité de la situation. « Perso, c’est la première fois que je vois le syndicat des cadres bouger avec nous », souffle un jeune salarié. Autre événement inhabituel, les tonnerres d’applaudissements qui marquent l’arrivée d’Alain Grenaut. L’ex-directeur général du site est venu affirmer que l’usine est viable. Ces interventions dans la presse locale en faveur de l’intersyndicale et du maintien des emplois ont soulevé un étrange vent de sympathie. « Passer la parole et applaudir un patron, franchement ça me fait bizarre », s’esclaffe Xavier Phan Dinh, élu CGT au CE européen. Alain Grenaut n’est sans doute pas désintéressé et il a une revanche à prendre depuis qu’il s’est fait virer en 2005. « Mais il a du courage de s’attaquer à Mittal. Et ça nous aide énormément de l’avoir avec nous », explique Xavier Phan Dinh.

Au fond de la salle, salariés, employés sous-traitants et intérimaires discutent. On craint un « effet de dominos ». « Je parie qu’ils vont virer les intérimaires du site de Sollac pour nous reclasser », déplore un employé du « navire amiral ». On parle aussi de la question des quotas de CO2 : « On a entendu que Mittal voulait récupérer des quotas, notamment pour Liège. C’est n’importe quoi ! Une aciérie électrique, ça pollue moins qu’un haut-fourneau ! Et si on veut parler d’écologie, parlons du barrage sur l’Orne. Qui va s’en occuper après le démantèlement du site ? Les communes ? »

Dans une région qui a vu ses mines et ses usines fermées les unes après les autres, ce plan social ne passe pas. Les intervenants se succèdent à la tribune, démontant les uns après les autres les arguments de la direction d’ArcelorMittal. Une fois les mensonges et les vérités déformées écartés, reste la responsabilité de financiers qui ont depuis longtemps classé la Lorraine en « pertes et profits ». En attendant les résultats de l’étude sur les documents fournis mercredi par la direction et les contre-propositions des syndicats, rendez-vous est pris le 24 janvier par les salariés pour une mobilisation devant le siège de l’actionnaire, au Luxembourg.

Mehdi Fikri

l’ Huma du 18 / 01 / 08