Endettement de la France .
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Par Michel FRERE le samedi 19 janvier 2008, 13:04 -- Lien permanent Je vous invite à relire ce que j’avais écrit en mars 2007. Je persiste et signe L’INSEE évaluait à 3063 G€, l’endettement intérieur de la France pour l’année 2005. Compte tenu des investissements remboursables à terme c’est une dette de 1151G€ dont la France est redevable. Il est normal qu’un pays s’endettent pour investir nous le faisons nous même pour acquérir un bien immobilier mais encore faut-il avoir les ressources nécessaires pour rembourser. Or la France doit faire face à des dépenses de fonctionnement pour la bonne marche de l’état. Si on tient compte de ces impératifs (remboursement de la dette, marche de l’état) la marge d’initiative financière d’un gouvernement est évaluée à 3% du budget, soit 10G€ seulement. LES CAUSES L’endettement est le résultat de vingt-cinq années de déficits publics. Le recours à l’endettement « Le recours à l’endettement a été une solution de facilité » écrit Michel Pébareau , président de la commission sur la Dette et président de BNP-Paribas (sic), « il a permis de compenser une gestion insuffisamment rigoureuse de la dépense publique ». Alors ? Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l’argent public et pour le détourner au bénéfice d’intérêts particuliers. Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichis en endettant l’état, c’est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l’argent dont ont bénéficié leurs « maîtres ». L’endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l’argent qui ne leur appartient pas, puisqu’il s’agit en réalité de l’argent déposé par leurs clients. C’est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques… Comme on le voit, l’endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture. Que faire ? Sans aller jusqu’à dire « supprimons la dette de la France », (mais pourquoi pas ?) faisons au minimum un moratoire. Serait- ce amoral ? Qui serait lésé ? Difficile de répondre à cette dernière question car il est très difficile de reconnaître les créanciers. Une bonne partie de ceux-ci se trouveraient en France. Il serait intéressant de vérifier que ceux-ci n’est pas déjà bénéficié des baisses d’impôts et ont ainsi pu prêter à l’État français l’argent que celui-ci leur a rendu. Ce qui fait qu’ils gagnent deux fois. Avec les gouvernements précédents nous étions au bord du gouffre ; Avec Sarkozy nous ferions un « grand pas en avant ». De là, à la rupture tranquille il n’y a qu’un pas. Proposition du PCF Denis Durand, membre de la commission économique du PCF préconise de s’attaquer au racine de l’endettement. Pour sortir de l’impasse il faut favoriser la création des richesses nécessaires à l’élévation du niveau de vie pour tous et aux financements des services publiques. Encore faut-il avoir l’argent pour financer le potentiel de croissance de l’économie nationale (qualité des emplois, formation des travailleurs, aides au développement de nouvelles technologies). Pour cela pas d’autres solutions qu’un immense effort de solidarité par le rétablissement d’une fiscalité plus juste(modulation des taux d’impositions des entreprises selon leur priorité à l’emploi, augmentation de l’imposition des gros revenus des actionnaires) et un contrôle citoyen des dépenses publiques. Corrélativement, il conviendrait aussi d’agir au niveau Européen et pour cela redéfinir les objectifs de la Banque centrale européenne, contrôler son action et remplacer le pacte de stabilité budgétaire par un pacte de progrès social pour l’emploi et la croissance. Ces mesures tireraient vers le haut le développement économique et social et contribueraient ainsi à la diminution de la dette. |





