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23 janvier, 2008

SENAT : groupe communiste ( Dossier : Amiante Michelle Demessine )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:59

Vous êtes ici :  Accueil > Sénatrice du Nord : une voix différenteDossier : Amiante

Une loi pour ne pas perdre sa santé au travail

L’explosion des troubles musculo squelettiques, l’inquiétante et Ce n’est pas sans émotion, elle le sait et elle l’a dit, que Michelle Demessine a présenter au Sénat la proposition de loi communiste intitulée pour “ améliorer la santé au travail des salariés et prévenir les risques professionnels auxquels ils sont exposés ”.

Lorsqu’elle est monter à la tribune, la sénatrice du Nord a eu, en effet, la gorge serrée en pensant aux marches des veuves dunkerquoises des victimes de l’amiante, aux salariés d’Alstom de Lys-Lez-Lannoy, d’Éternit, des chantiers navals, de l’industrie automobile, qui malgré leur maladie, leurs angoisses, leur souffrance poursuivent un difficile combat pour la re-connaissance, la prévention et la réparation des maladies professionnelles.

Michelle Demessine aura en tête aussi les 400 hommes et femmes qui, sous la pression des conditions de travail, se sont donnés la mort dans leur entreprise. “ 400 vies définitivement brisées, 400 familles anéanties ” comme dit l’élue nordiste, “ parce les limites de la pénibilité dans ses nouvelles formes ont dépassé l’acceptable et que le sens de la vie s’est vidé de toute perspective ”. En tête encore les travailleurs précaires, les femmes contraintes au temps partiel subi, les intérimaires et salariés de la sous-traitance exclus des procédures de prévention des risques professionnels, sans oublier les 25.000 salariés atteints d’un cancer professionnel et qui subissent l’indignité de l’oubli. C’est tout ce monde qui, finalement, montera à la tribune du Sénat mardi 22 janvier. Car la proposition de loi communiste ne sort pas d’un laboratoire. Elle résulte de mois, voire d’années de luttes, de rencontres, de réflexions communes entre élus et salariés, associations et syndicats. C’est ce qui en fait un document exceptionnel et extrêmement complet.

« La dégradation des conditions de travail s’observe au quotidien et le scandale de l’amiante en est un révélateur inacceptable »


Amiante


Un document exceptionnel co-élaboré avec les associations et les syndicats

Pour sa part, Michelle Demessine a beaucoup travaillé, ces dernières années, avec les victimes de l’amiante dont elle a constamment relayé le combat au plus haut niveau. Si les précautions nécessaires avaient été prises, les 100 000 morts de l’amiante prévus à l’horizon 2015 auraient été évités. La proposition de loi que la sénatrice du Nord s’apprête à présenter, également signée par Ivan Renar, Jean-Claude Danglot ou Robert Hue, est destinée à éviter qu’une telle faillite du système de santé au travail se reproduise un jour. Car, il n’y a pas que l’amiante.

La réalité en France aujourd’hui est que la soumission des entreprises à la logique de financiarisation extrême de l’économie libérale développe des conséquences de plus en plus négatives sur la santé des salariés. L’explosion des troubles musculo squelettiques, les problèmes de dépression liés aux méthodes de gestion du personnel, l’inquiétante et insupportable augmentation des suicides au travail, le nombre vertigineux des cancers professionnels en témoignent chaque jour.

Certes, fidèles à l’idéologie patronale, les sénateurs UMP ou du Nouveau centre s’emploieront évidemment à combattre les propositions contenues dans le projet de loi des communistes. Pourtant, si travailler engendrait moins de problèmes de santé, peut-être cela éviterait-il des dépenses inutiles à la sécurité sociale ? Plutôt que de faire payer des franchises médicales aux malades ou dérembourser les médicaments…


Amiante

L’Amiante, c’est 3000 mort par ans !


53 ARTICLES DE LOI

La proposition de loi communiste pour la santé au travail développe, au travers de ses 53 articles, un programme d’actions qui visent principalement à :

— Placer la prévention de tous les risques professionnels comme priorité absolue dans les politiques relatives au Travail afin que les entreprises deviennent des lieux où prévention et sécurité soient au centre de l’organisation du travail.
— Redonner à ceux qui par leur travail financent la Branche Accidents du Travail Maladies Professionnelles, la capacité de gouverner la branche afin que cette institution puisse jouer à plein son rôle d’incitation à la protection de la santé, à la sécurité à la réparation et au retour à l’emploi des victimes. Et par ailleurs renforcer le contrôle social sur l’organisation du travail par le développement des CHSCT sur l’ensemble du territoire.

— Réformer profondément les services de médecine et de santé au travail en leur donnant un statut autonome vis-à-vis de l’employeur et surtout les moyens appropriés scientifiques, humains et financiers pour que ce pilier de la santé au travail puisse tenir pleinement son rôle de préservation de la santé des salariés.

— Inscrire résolument dans le code de la sécurité sociale le principe de réparation intégrale de tous les préjudices subis par les victimes d’accident ou de maladie professionnelle.


PDF - 141.5 ko

proposition de loi :

Améliorer la santé au travail et prévenir les risques professionnels

Marie-George BUFFET participera à la manifestation parisienne demain pour soutenir la journée de mobilisation .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:07

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et Députée de Seine-Saint-Denis, participera à la manifestation parisienne de demain « ensemble pour les salaires, l’emploi, les status et les services publics ».

Le PCF sera présent sur le parcours de la manifestation, à l’angle du boulevard du temple et de la place de la République.

Parti communiste français

Paris, le 23 janvier 2008.

De : Paris
mercredi 23 janvier 2008

cite BELLACIAO

HALLE CARPENTIER :Samedi 2 février 2008 ( Pour un référendum )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:50

 

Traité européen: Pour un référendum

Non au déni de démocratie!

Toutes et tous Halle Carpentier- Paris 13°

Samedi 2 février à 14h30

 

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s’inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

 

Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.

C’est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu’il a fait ou défait.

 

C’est une condition pour qu’ait lieu le grand débat public sur l’avenir et les transformations à entreprendre en France  et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu’on refuse au peuple de s’exprimer?

 

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S’il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l’avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l’y contraindre , si 2/5 d’entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles.

Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

 

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum!

 

Halle Carpentier -- 81 boulevard Massena -- Paris 13° -- M° Porte d’Ivry

 

 

CNRComité national pour une référendum avec AC!-Alternative citoyenne CCAG-Alterekolo-Apeis-ATTAC France-Cactus-/La Gauche!-Cap à Gauche19-Cedetim-Ipam-Cgt spectacle-Collectifs du 29 mai- Convergence pour la défense des services publics-Coordinnation des collectifs antilibéraux-Csprg-D&S-DIDF-Droits devant!-Fondation Copernic-Forces militantes-Gauche Avenir-LCR-Les Alternatifs-Les Pénélopes-Lutte Ouvrière-Marches européennes-MARS-Gauche Républicaine-Mémoires des luttes-MRC-Observatoire de la Démocratie-OMOS-Organisation des Femmes Egalité-Parti des Travailleurs-Parti Pris-Parti communiste français-PCOF-PRS-Regards-Réseau féministe Ruptures-Résistance 7ème Art-Résistance sociale-RSE-Transform!-UFAL-Union syndicale Solidaires

60 ans après leur licenciement,les mineurs devant la justice .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:46

Prud’hommes . Il y aura bien procès pour examiner le préjudice subi par les mineurs grévistes en 1948. Ainsi en a décidé hier le tribunal de Nanterre.

La remontée dans le temps a finalement été programmée au 19 novembre prochain. Le tribunal de prud’hommes de Nanterre en a fixé la date hier, à l’issue d’une audience de conciliation infructueuse. D’ici la fin de l’année, les juges vont donc devoir se prononcer sur cette affaire des « gueules noires » du Nord-Pas-de-Calais, près de soixante ans après les faits. Du jamais-vu au niveau prud’homal. D’anciens mineurs ont en effet décidé de saisir la justice pour réclamer la reconnaissance d’un préjudice pour leur licenciement suite à la grève massive en 1948 dans les mines de charbon du Nord. L’affaire vise à faire reconnaître comme « discriminatoires ou tout du moins abusifs » ces licenciements, à une époque où le droit de grève était pourtant inscrit dans la Constitution depuis deux ans. Les dix-sept requérants -dont huit, décédés, sont représentés par leur ayant droit -- demandent 60 000 euros chacun à la société publique Charbonnages de France, à laquelle s’est substituée depuis le 1er janvier 2008 l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM).

L’événement remonte à l’automne 1948. Après un référendum de la CGT, la grève est déclenchée le 4 octobre pour s’opposer au démantèlement du statut des mineurs. Le gouvernement de Henri Queuille, lui, y voit un mouvement insurrectionnel dans le climat tendu du début de la guerre froide. Au bout d’une semaine, la réduction de la production de charbon impose des coupures de courant électrique dans tout le pays et le président du Conseil ordonne la réquisition du personnel des cokeries dépendant des houillères. Le lendemain, il caractérise à la radio la grève d’« insurrec- tionnelle ». Le ministre de lérieur socialiste de l’époque, Jules Moch, déclare que le Kominform aurait incité aux grèves pour saboter l’aide américaine du plan Marshall. Pendant ce temps, sur le terrain, le mouvement gagne les bassins de Lorraine, du centre et du sud de la France. Des affrontements très violents ont lieu à Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines et Alès, faisant des morts. D’autres grèves éclatent à Gaz et Électricité de Paris, à la SNCF et dans les ports. Le 18 octobre, le gouvernement fait appel aux réservistes et envoie les militaires occuper les puits.

La CGT décrète une grève illimitée de la sécurité. Les CRS sont autorisés à tirer sur les mineurs. Des grèves de solidarité tournantes ont lieu dans les ports et dans la sidérurgie. La répression bat son plein, comme le raconte aujourd’hui Me Tiennot Grumbach, membre du collectif d’avocats spécialisé dans les discriminations qui plaidera au procès le 19 novembre. « Plusieurs centaines de personnes furent emprisonnées et 3 000 furent licenciées. Pour les mineurs, être licencié signifiait qu’ils perdaient leurs indemnités de chauffage et de logement. Des vies entières ont ainsi été cassées. » Le 29 novembre 1948, la CGT appelle à la reprise du travail.

Christelle Chabaud

l’ Huma du 22 / 01 / 08

L’Imprimerie nationale occupée .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:33

Mobilisation . Les 120 salariés ont décidé hier de bloquer la production.

« Cela fait des mois que nous patientons en ayant mandaté nos élus de faire tous les efforts pour que la négociation aboutisse. Le ministère de l’Économie et des Finances et notre direction viennent de nous signifier une fin de non-recevoir à toutes nos demandes et un reniement de tous leurs engagements antérieurs », nous ont déclaré plusieurs travailleurs qui ont décidé d’occuper l’établissement depuis hier. Alors que la cession du site, ouvert en août 2005 avec l’engagement d’un plan de charge garanti pour trois ans, est annoncée depuis bientôt deux ans, les salariés demeurent dans l’incertitude totale quant à un éventuel repreneur et à ses conditions. Par contre, la direction de l’entreprise d’État vient de convoquer le comité central d’entreprise pour le 31 janvier avec un seul point à l’ordre du jour : la dénonciation du plan social 2005. C’est dans le cadre de ce dernier que neuf cents salariés avaient quitté l’entreprise. Une clause de ce plan stipule que les salariés de toute unité de l’entreprise qui serait cédée ou filialisée dans les trois ans (jusqu’à la mi-2008) en lien avec des problèmes d’emploi seront couverts par ce plan social. À plusieurs reprises, l’actuel PDG de l’entreprise a confirmé cet engagement aujourd’hui foulé aux pieds. Daniel Davisse, le maire de Choisy-le-Roi et vice-président du conseil général, est aussitôt intervenu auprès des représentants de l’État et de la direction de l’entreprise pour les appeler à plus de responsabilité. Christian Favier, le président du conseil général, est intervenu dans le même sens.

M. B.

l’ Huma du 22 / 01 / 08

( Actuellement, rien ne justifie une austérité sur les salaires )Jean-Christophe Le Duigou .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:07

Entretien avec Jean-Christophe Le Duigou, économiste, dirigeant de la CGT.

De quelle nature est la crise financière actuelle ? Certains en minimisent la portée, évoquant une « pur- ge bénéfique », une « correction » des excès des marchés…

Jean-Christophe Le Duigou. Elle a trois dimensions. D’abord une crise financière liée à une série d’endettements massifs qui s’appuyaient sur l’hypothèse d’une valorisation artificielle, notamment, des actifs immobiliers aux États-Unis. Cette construction, qui n’était qu’un château de cartes, est en train de s’écrouler. Deuxième caractéristique : il s’agit d’une crise systémique. C’est-à-dire que, compte tenu de la diffusion des produits financiers et des risques, elle touche toute la sphère financière, les banques, les institutions financières mais aussi les entreprises au travers de leurs placements financiers. Troisième caractéristique, c’est une crise qui trouve ses racines dans les contradictions structurelles de l’économie réelle. D’une part, une insuffisance de la demande solvable ; les ménages n’ayant pas les capacités de consommer, ils s’endettent. D’autre part, une suraccumulation relative de capital par rapport à cette insuffisance de demande solvable, qui crée un mécanisme de déflation des prix des produits industriels. On est donc menacé par une crise qui conduirait à une situation de stagflation, un peu à l’image de ce qu’a connu le Japon pendant plus d’une -- décennie.

Jusqu’à présent, le gouvernement a tenté de rassurer en faisant valoir que les « fondamentaux » de l’économie européenne et française sont bons et nous protègeraient d’une contagion de la crise…

Jean-Christophe Le Duigou. Il faut sortir de ce que les Anglo-Saxons appellent le « wishful thinking ». En privé, on sait très bien que les plus hauts responsables, soit français, soit européens, ont une autre vision des conséquences de la crise que celle qu’ils affichent. Ses conséquences sont considérables. Pour l’instant, elles se mesurent à l’aune d’une centaine de milliards de dollars de capital qui s’est, du jour au lendemain, évanouie dans la première phase de la crise de l’endettement. Mais, à terme, c’est cinq à sept fois ce volume qui, aux yeux des financiers, doit se diffuser dans toute l’économie. Et là, la question est de savoir qui va supporter le coût de l’effacement de ces 500 à 700 milliards de dollars. Est-ce que, une fois de plus, les salariés, la consommation, vont, finalement, payer pour ces désordres monétaires ? Cela aurait sans doute des conséquences durables pour les conditions de développement.

On peut penser que cette crise se fera sentir dès le printemps sur les économies européennes, avec le début de la publication des rapports des entreprises et des banques sur l’année 2007.

Alors que les revendications des salariés en termes de pouvoir d’achat se font très pressantes, on peut craindre que cette crise ne soit utilisée par les entreprises et le gouvernement pour les repousser. Que leur dites-vous ?

Jean-Christophe Le Duigou. Dans cette situation conjoncturelle, nous disons que rien ne justifie une austérité sur les salaires et la satisfaction des besoins sociaux. Le risque est que, si on fait payer aux salariés les coûts de cette crise, on s’enfonce dans une logique de stagflation. Et, structurellement, on est toujours confronté au défi majeur de cette nouvelle révolution informationnelle, qui impose des investissements massifs dans le développement des capacités humaines, c’est-à-dire l’éducation, la formation, la qualification des salariés et bien entendu leur reconnaissance. Toute mise en cause de cet effort réduirait les capacités pour l’économie française et pour l’économie européenne de faire face à ces défis. Donc, les revendications des salariés ne sont pas simplement défensives, mais elles sont porteuses de solutions structurelles par rapport au type de crise, réelle et financière, auquel on est confronté.

Les mesures préconisées dans le rapport Attali pourraient-elles, comme cela est suggéré, servir de « thérapie » contre cette crise ?

Jean-Christophe Le Duigou. Cela pourrait être le cas si ce rapport n’était pas aussi contradictoire qu’il ne l’est. D’un côté, il pose un diagnostic qui tend à situer les enjeux de la révolution technologique, informationnelle, à laquelle nous sommes confrontés ; de l’autre, il ne met pas en oeuvre les nouvelles régulations qui permettraient de faire face à cet enjeu. Au contraire, le rapport préconise en matière d’éducation des mesures relativement élitistes (10 pôles universitaires financés jusqu’à 80 % par le privé), des formes de dérégulation du marché du travail.

Entretien réalisé par Yves Housson

l’ Huma du 22 / 01 / 08

Le grand plongeon des bourses mondiales .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:51

finances . Malgré le plan de relance de l’économie américaine annoncé par Bush, les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses depuis 2001.

À la mi-journée hier, les différentes places financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430 milliards d’euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de l’État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s’affichaient à plus de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n’y avait pas de cotations hier, du fait du Martin Luther King’s Day. Vendredi, le Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes n’avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.

Le plan bush n’a pas convaincu

Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession aux États-Unis, qui pourraient fort bien s’étendre à l’Union européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en boostant la demande des ménages. Ce n’est pas moins de 150 milliards de dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces rabais se présenteraient sous la forme d’un remboursement d’impôt de 800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles. Avec cette mesure, l’administration Bush espérait donner un coup de pouce de l’ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers trimestres de l’année. Ce plan est loin d’avoir convaincu les investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un coup d’épée dans l’eau car il s’adresse surtout aux ménages les plus en difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt qu’à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures. Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains ne s’acquittent pas de l’impôt sur le revenu et pourraient ne pas être concernés par la mesure.

Plus globalement, l’échec provient de l’incapacité à juguler le chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards d’euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise financière, celles-ci ont enregistré d’énormes pertes, dont on sait qu’elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement. De l’autre côté de l’Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à l’enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l’AFP Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il y a une déception, puisque le plan ne s’adresse pas aux risques financiers. C’est un plan classique de relance par la consommation, qui ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »

aucune remise en cause du système

Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se redrèesseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage entre le monde de la finance et celui de l’économie réelle.

* La réaction du PCF. « Comme si de rien n’était, la commission Attali s’apprête à rendre publiques des mesures dont l’orthodoxie ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les propositions Attali sont mortes avant d’être nées », a déclaré hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq propositions de mesures aussi utiles qu’urgentes : augmentation des salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des créations d’emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. »

Clotilde Mathieu et Gaël De Santis

l’ Huma du 22 / 01 / 08

Le financement de l’audiovisuel : Marie-George BUFFET .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:25

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d’une commission d’enquête sur
le financement de l’audiovisuel public
permettant sa pérennité et son développement.

PRÉSENTÉE PAR
Mme Marie-George BUFFET, députée

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La financiarisation croissante des médias, accélérée ces dernières années et marquée par une concentration capitalistique de plus en plus forte, a profondément modifié le paysage médiatique français, et tout particulièrement l’audiovisuel : recul de la place de la création, info-spectacle, course à l’audimat, programme de télé-réalité, omniprésence de la publicité, du marketing, etc..

Les principales chaînes de notre pays se sont transformées peu à peu en usine à produire de l’opinion, à formater les citoyens, les consommateurs. La petite lucarne dont certains avaient rêvé qu’elle soit un outil d’émancipation à disposition du peuple tout entier, est devenue de moins en moins un outil pour informer, divertir ou se cultiver mais, comme on a pu l’entendre, « le moyen de vendre du temps de cerveau disponible à des annonceurs ». La publicité et l’argent qui devaient être un moyen sont devenus une fin en soi.

Cette logique désastreuse s’est propagée à l’ensemble du paysage audiovisuel. Embarquées dans une course infernale à l’audimat, les chaînes publiques ont été progressivement conduites à adopter les mêmes méthodes, les mêmes types de programmes que ceux des chaînes privées, s’écartant de leurs missions de service public.

Depuis longtemps déjà, salariés et usagers du service public de l’audiovisuel s’inquiètent de cette dérive appelant à une véritable refondation. Mais ces alertes se heurtent au mur de l’argent, ou plutôt au sous-financement des entreprises publiques que sont France Télévisions, Radio France mais aussi l’agence de presse AFP. A défaut d’une réforme profonde du financement de l’audiovisuel public, la proposition de suppression de la publicité sur les chaînes et éventuellement radios publiques risque d’être une voie sans issue facilitant leur privatisation.

Devant une telle situation, ne faut-il pas chercher à garantir et à étendre à des ressources nouvelles le financement du service public ? L’étendre pour qu’il puisse produire des programmes de qualité, être un soutien réel à la création, mailler étroitement l’ensemble de notre territoire pour être au plus près de l’information locale, du terrain mais également réunir les moyens pour le rayonnement planétaire de la francophonie et de son interaction avec toutes les cultures.

Ne faut-il pas lui donner les moyens de prendre le virage technologique du numérique, de l’Internet et de la TNT, c’est à dire de la diversification des canaux de diffusion de ses programmes ?

Ces défis sont essentiels et urgents. Ils appellent un effort budgétaire significatif et demandent de revisiter les modes de financement en y associant tous ceux qui sont directement intéressés à cette question : usagers, salariés, syndicats et associations.

Par conséquent, nous demandons à l’Assemblée nationale d’adopter la présente proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur le financement de l’audiovisuel public permettant sa pérennité et son développement.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d’enquête de trente membres sur le financement de l’audiovisuel public permettant sa pérennité et son développement.

Assassinat d’un jeune leader communiste en Colonbie .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:02

L’Association colombienne des Étudiantes et Étudiants Universitaires (ACEU), manifeste son indignation et sa répugnance face au vil assassinat d’ALIRIO QUIOÑEZ, dirigeant agricole et membre du Comité Central de la Jeunesse Communiste colombienne- JUCO

Assassinat d'un jeune leader communiste en Colombie

 

Ce crime constitue une preuve de plus du terrorisme d’État, ainsi que du manque des garanties démocratiques pour l’opposition politique en Colombie et est le résultat d’un supposé processus de paix qui, avec le président Alvaro Uribe Vélez en tête, prétend donner reconnaissance politique aux groupes paramilitaires qui continuent d’assassiner le peuple colombien, se protégeant sous le manteau de la Loi de Justice et Paix.

Nous offrons nos plus ressenties condoléances à la famille, amis, et compagnons de la JUCO,tandis que nous réaffirmons notre conviction inébranlable et notre engagement dans la construction de la paix en Colombie, laquelle est seulement possible au moyen d’une sortie politique et négociée au conflit social et armé.

Avec l’assassinat d’Alirio, ils ont prétendu exterminer la voix qui a redimensionné la signification de l’écho, la voix qui sculpta la liberté avec le profil de son sang. Ils ont précipité son corps comme un bloc d’eau, en déchirant l’extension de la plaine pour enterrer la mémoire des expropriés. Sur eux se perpétue le jugement des chiens sauvages et aux trousses des chiens sauvages le bras indomptable de la justice populaire !


Compagnon ALIRIO QUINONEZ ! ! !

Présent, Présent, Présent !

Jusqu’à quand ?…

Jusqu’à toujours ! ! !

La solidarité est la tendresse des peuples !

Secrétariat des Droits Humains, Association colombienne des étudiants Universitaires ACEU

10 années en faisant l’histoire, pour une université critique créative et transformatrice !

NOUS ANNEXONS ICI LE COMMUNIQUÉ DE LA JEUNESSE COMMUNISTE

COMMUNIQUÉ À L’OPINION PUBLIQUE

BOGOTA, LE 20 JANVIER 2008 -- LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE DÉNONCE À

L’OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE L’ASSASSINAT D’ALIRIO QUIÑONEZ, MEMBRE DU COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE, EXILÉ DANS NOTRE SOEUR, LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VÉNÉZUELA.

Le 19 janvier 2008, est assassiné ALIRIO QUIÑONEZ. Les faits se sont produits dans la localité frontalière de Guasdualito dans l’État d’APURE (République bolivarienne du Vénézuela), la zone limitrophe avec la Colombie, spécifiquement avec le département d’Arauca (Colombie). Autour de 19 heures, deux hommes sans s’identifier tirèrent à occasions répétées sur la vie du jeune dirigeant communiste.

Il faut noter qu’ALIRIO QUIÑONEZ se trouvait en exil dans la soeur république Bolivarienne du Vénézuela, dû à la persécution de l’armée colombienne et ses organismes d’intelligence. Ce fait fut dénoncé de façon répétée par la JUCO dans des réunions et des communiqués officiels avec le gouvernement national et le procureur général de la nation.

L’assassinat d’ALIRIO QUIÑONEZ est une responsabilité de l’État colombien, lequel démontre le manque de garanties démocratiques pour l’opposition politique, l’intolérance des « sépultueurs » qui ne font qu’approfondir le conflit armé interne et ont converti les militants de la JUCO, du parti communiste colombien, le PCC, lesquels figurent aussi aujourd’hui parmi les dirigeants du Pôle Démocratique Alternatif en objectifs militaires, par le moyen de signalements, menaces, harcèlement, montages juridiques et assassinats.

La JUCO se solidarise et offre ses plus ressenties condoléances à la famille, les amis, camarades et alliés d’ALIRIO QUIÑONEZ. Ce crime d’État anime les bras et pensées de milliers de jeunes communistes qui croient en la solution politique négociée au conflit social et armé, en la construction du socialisme, luttant et dénonçant le régime de terreur imposé par le gouvernement d’ALVARO URIBE VÉLEZ.

COMITÉ CENTRAL DE LA JEUNESSE COMMUNISTE COLOMBIENNE

« L’UNITÉ, NOTRE DRAPEAU, LA RÉVOLUTION, NOTRE LUTTE ! »


http://www.pacocol.org/es/Juco/Archivo_de_noticias/Enero08/04.html Asesinado Alirio Quiñones, integrante del Comité Central de la Juventud Comunista

Nicolas Maury

Politique de civilisation ou barbarie ultra-libérale !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:31

Par : Communication
Mis en ligne : 23 janvier

« VOUS VOULEZ QUE JE VIDE DES CAISSES DEJA VIDES ? »

telle fut la réponse cinglante de Nicolas Sarkozy au journaliste qui l’interrogeait sur sa promesse électorale d’augmenter le pouvoir d’achat.

À télécharger

Sommaire

 POUVOIR D’ACHAT : A QUI DONNE T-ON ET QUI CULPABILISE-T-ON ?

Si le Président a oublié, dans cette altercation, de préciser pour qui il a déjà vidé les caisses en priorité, le journaliste, quant à lui, semble oublier que Sarkozy a en réalité augmenté le pouvoir d’achat des Français… des plus riches pardi ! Ceux qui, avec leur proverbiale discrétion, ont engrangé sans l’ombre d’un sentiment coupable les cadeaux fi scaux de l’été.

Tandis que le gouvernement culpabilise ceux qui n’ont rien reçu. Comble de la perversion politique, il désigne cheminots, électriciens et gaziers comme les privilégiés de la nation.

Tous, logés à la même enseigne, ils ont eu droit qui aux restrictions des prestations et aux conditionnements des droits (chômeurs indemnisés, Rmistes), qui aux compressions d’effectifs et à la dégradation des conditions de travail (fonctionnaires, enseignants, personnels hospitaliers), qui au refus de paiement des heures supplémentaires (infi rmières), qui au refus d’augmentation des revenus sociaux (familles nombreuses, pauvres, retraités), qui à l’humiliation de la reprise forcée d’un emploi disqualifi ant, qui tout simplement au mépris et à la stigmatisation (sans-logis, malades), qui à la traque, à l’expulsion (sans-papiers), qui au blocage des salaires, qui à la remise en cause des régimes spéciaux de retraite. Et tous ils auront droit à la suppression des 35 heures ; ils travailleront donc plus et gagneront moins puisqu’il n’y aura plus d’heures supplémentaires.

 UN PRESIDENT DETROUSSEUR

Tout le monde se souviendra que Sarkozy a illico presto entamé sa mandature en raclant 15 milliards d’€ dans les caisses de l’Etat (15 milliards reconductibles chaque année) en prétendant provoquer un choc de confi ance et conséquemment un regain de croissance. En fait, le seul choc de confi ance c’est lui qui va le recevoir de la part des catégories sociales aisées et du patronat qui lui expriment déjà toute leur reconnaissance.

Mais, le Président Sarkozy sait que les cadeaux fi scaux comme les allègements de charges sociales (25 milliards d’€ par an) ne se transforment ni en croissance supplémentaire ni en emplois mais se déplacent des poches « vides » (de l’Etat) aux poches pleines (des privilégiés). Ce sont-là des politiques de gâchage de l’argent public poursuivies depuis plusieurs décennies qui ont favorisé la casse des services publics et la fonction publique les rendant de moins en moins aptes à répondre aux besoins des usagers.

 UN PRESIDENT CASSEUR D’ACQUIS DE CIVILISATION

Une fois les cadeaux fi scaux envoyés à leurs bénéfi ciaires, voilà le Président et son fantomatique premier ministre qui déclarent l’Etat en faillite pour réduire le nombre des fonctionnaires, faire reculer les missions de service publics, mettre en déclin les services rendus aux usagers, augmenter les tarifs publics et sociaux, comprimer davantage les investissements publics et sociaux, privatiser les entreprises publiques et les activités portuaires, transférer des charges aux collectivités locales qui fi nissent par augmenter leurs impôts. Notre modèle social, un inestimable acquis de civilisation, est aujourd’hui l’objet des attaques massives du Président.

 IL N’Y A PAS DE FONCTION PUBLIQUE SANS FONCTIONNAIRES !

La suppression de 22 8000 emplois publics en 2008 est au coeur de sa politique de démantèlement des services publics. Ce sont autant de débouchés dont les jeunes seront privés, autant de revenus évaporés pour de nombreuses familles en diffi culté, autant de contribuables disparus.

Le nombre de fonctionnaires ne doit pas dépendre de l’intérêt privé de quelques- uns mais de la défi nition des besoins et des réponses à y apporter en faveur de tous les usagers particuliers ou entreprises pour susciter la meilleure effi cacité sociale du système économique et accomplir l’intérêt général.

À plusieurs reprises, le gouvernement a exprimé son objectif de supprimer à terme le statut de la fonction publique. Or, il n’ y a pas de république sans fonction publique et de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires.

C’est bien d’une autre politique capable de relever le défi de l’aspiration commune à l’égalité citoyenne et à l’épanouissement des individus que la gauche doit porter en mettant les moyens nécessaires et les fi nancements efficaces.

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