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31 janvier, 2008

L’Europe face au défi du capitalisme financier .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:30

Finance . Comme ses homologues réunis hier à Londres, Sarkozy réclame de la transparence et pourfend la spéculation. Mais sa politique et le traité européen vont dans le sens contraire.

Comment stabiliser, sécuriser la situation financière de l’Europe alors que les secousses de la crise dite des subprimes se font de plus en plus durement sentir, que les spectres de la récession, voire du krach hantent le Vieux Continent ? Les chefs d’État et de gouvernement français, britannique, allemand et italien, réunis à Londres, planchaient, hier soir, sur ce sujet d’une actualité chaque jour plus brûlante. Dans chacun des quatre pays, en effet, l’heure des comptes a commencé à sonner : engagés aux États-Unis sur les fameux prêts immobiliers, plusieurs établissements financiers allemands ont déjà présenté de lourdes pertes ; une grande banque britannique, la Northern Rock, a frôlé la faillite, n’évitant le naufrage que grâce à l’injection de 25 millions de livres d’argent public ; et en France, la Société générale, en plus de l’ardoise phénoménale des frasques d’un trader, avoue avoir brûlé deux milliards d’euros dans les subprimes. Une tempête financière qui ne devrait pas rester sans conséquences pour les économies. À Berlin comme à Paris, les prévisions de croissance pour 2008 sont déjà revues à la baisse. Dans ces conditions, on pouvait parier que, lors de leur dîner londonien, les dirigeants européens ne lésineraient pas sur les discours pour afficher une volonté de remettre de la « stabilité » dans le système financier. Chacun y allant de sa propre tonalité, favorable à davantage de réglementation du côté de Nicolas Sarkozy et du président italien, Prodi, plus libérale pour la chancelière allemande, Merkel, et le chef du gouvernement britannique, Gordon Brown. Mais sans que, au final, cela fasse beaucoup de différence quant à la portée des mesures envisagées.

Transparence est le leitmotiv de chacun. « Il est temps maintenant de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans les systèmes financiers mondial et national, et de préférer prêter de l’argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu’à celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer », déclarait Nicolas Sarkozy le week-end dernier, à New Delhi. Parmi les idées avancées : un renforcement du rôle des organismes européens existants, censés « superviser » les marchés, un encadrement des agences de notation (chargées d’évaluer les établissements financiers en fonction des risques, et qui avaient par exemple attribué leur meilleure note à la Société générale…). Gordon Brown envisage un « système d’alerte » pour prévenir les crises, Angela Merkel évoque des codes de conduite à appliquer aux fonds hyperspéculatifs (hedge funds)… Aucune décision n’était toutefois à attendre de la réunion de Londres, toute mesure en la matière devant être prise par les 27 pays membres de l’UE, comme l’a rappelé, hier, la présidence slovène de l’Union.

Assurer la meilleure rentabilité des capitaux

Ce thème de la transparence des marchés financiers n’est pas nouveau. Il revient dans la bouche des dirigeants européens à chaque crise. Leur inefficacité manifeste en la matière ne doit rien, ou guère, à leur différence d’approche, plus ou moins libérale. Les dérives dont chacun s’offusque aujourd’hui prennent en effet leur source avant tout dans une politique européenne qui vise expressément le développement des marchés financiers, de « la finance pour la finance ». Et qui se traduit dans la mission dévolue à la Banque centrale européenne (BCE) : « l’objectif principal » déclaré de celle-ci étant « la stabilité des prix », c’est-à-dire, en vérité, d’assurer la meilleure rentabilité des capitaux, au détriment des salaires et des investissements. Et cette politique, cette mission, comme « l’interdiction » de « toutes restrictions aux mouvements de capitaux », sont inscrites noir sur blanc dans le projet de mini-traité européen, dont Nicolas Sarkozy a décidé d’imposer la ratification sans référendum.

Tout cela n’empêche certes pas le chef de l’État de multiplier les attaques verbales contre un capitalisme financier débridé. « Nous voulons de la régulation. Nous voulons un capitalisme pour les entrepreneurs et non pas pour les spéculateurs. » On ne « peut accepter l’explosion de la spéculation ». « Jouer le jeu, pour les banques, c’est ne pas prêter davantage, ou plus facilement, aux spéculateurs qu’aux entreprises et aux ménages. » Etc. Mais aucune mesure concrète n’est venue traduire ce discours moralisateur, répété pendant la campagne électorale et depuis son entrée à l’Élysée. Et réclamer, aujourd’hui, la démission du PDG de la Société générale ne lui donne pas plus de crédit. Les faits sont accusateurs : qu’il s’agisse du « paquet fiscal », de la privatisation de Gaz de France, ou, entre autres, de la « dépénalisation » du droit des affaires, toute la politique mise en oeuvre depuis six mois a consisté à servir, sans contrepartie, des « investisseurs » financiers plus enclins à spéculer qu’à développer l’économie et l’emploi.

Yves Housson

l’ Huma du 30 / 01 / 08

Alerte rouge dans les rayons des hypermarchés .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:02

Commerce . Pour la première fois dans la grande distribution, plusieurs syndicats font front commun pour les salaires et appellent à une grève nationale, vendredi.

Qualificatif « historique ». Jamais, jusqu’à ce 1er février, les syndicats du commerce n’étaient parvenus à s’entendre pour construire main dans la main une action commune dans le secteur. C’est désormais chose faite. Hier, après trois ans de travail de rapprochement souterrain, les trois syndicats majoritaires de la grande distribution -- CGT, CFDT et FO -- ont appelé les 635 000 salariés à une journée nationale de grève contre la précarité dans toutes les enseignes, des mastodontes comme Carrefour ou Auchan, aux petites structures telles Picard ou Match. « On se chamaillait entre syndicats quand on était petits, maintenant on a grandi et c’est ensemble qu’on va cogner », explique un brin ironique Michel Enguelz, secrétaire fédéral FGTA-FO. La stratégie d’attaque ? « Frapper le porte-monnaie des distributeurs en bloquant les magasins », ajoute Dejan Terglav, également responsable FO.

Commerce et précarité
Au menu des revendications, forcément, la liste se fait longue. Commerce et précarité est presque devenu un pléonasme tant le secteur cumule les souffrances du travail. Un écrasement des salaires au niveau SMIC, près de 40 % de temps partiel imposé, un temps de travail annualisé, qui réduit la possibilité de réaliser des heures supplémentaires majorées, des horaires éclatés jusqu’à tard le soir et le week-end, des postes parmi les plus exposés aux troubles musculo-squelettiques, un sous-effectif chronique, des exigences de rentabilité qui, liées à la faible présence syndicale, poussent les directions à utiliser des moyens de pression plus ou moins légaux… Bref, « des raisons pour se mettre en grève, il y en a des milliers, confie Claudette Montoya, déléguée centrale CGT Carrefour. Mais trop, c’est trop, les gens sont à bout. La misère, ils la vivent au quotidien maintenant et pas juste sur des coups durs ».

De l’avis de tous, le mouvement s’annonce fort. « Même nous, on est surpris par l’ampleur que ça prend, par la masse de personnes qui osent dire droit dans les yeux à leurs chefs qu’ils vont faire grève vendredi, raconte Aline Levron, secrétaire nationale CFDT. Cette action, ce n’est pas trois syndicalistes nationaux qui se font plaisir, elle est vraiment poussée par l’exaspération des salariés. »

les infraction au code du travail
À toute grève sa goutte d’eau. La veille, le jeudi 31 janvier, est fixé le troisième round des négociations salariales avec la Fédération patronale du commerce et de la distribution (FCD), qui s’annonce houleux. Lors de la dernière rencontre, début décembre, la FCD a proposé d’inclure le forfait pause (59 euros au minimum) dans le calcul du taux horaire et non plus de l’additionner. « C’est une infraction à l’article D. 141-3 du Code du travail, affirme Michèle Chay, responsable nationale CGT commerce. Concrètement, ça veut dire que les trois premiers niveaux de la grille salariale, soit 70 % des salariés du commerce, passeraient en dessous du SMIC. C’est insultant et inacceptable. »

Christelle Chabaud

l’ Huma du 30 / 01 / 08

Laurent Jamet Président de l’ OPH de Bagnolet :Sur les ASCENSEURS .

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Finie,la lune de miel entre Sarkozy et les Français .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:01


Finie, la lune de miel entre Sarkozy et les Français Rédaction en ligne

jeudi 31 janvier 2008, 17:41

La cote du président français est en chute libre dans les sondages. La droite au pouvoir attend désormais avec appréhension les prochaines élections municipales. Selon un sondage à paraître samedi, le président français ne recueille plus la confiance que de 41 % des Français, soit une baisse de huit points, son taux le plus bas depuis sa large élection en mai 2007.

Ce sondage confirme toutes les enquêtes d’opinion menées ces dernières semaines : depuis la mi-janvier, les mécontents sont désormais devenus majoritaires.

« On est bel est bien passé d’un état de grâce à l’état d’alerte », écrivait le quotidien populaire Le Parisien. « Le temps des déçus du ’sarkozysme’ a commencé ».

Principale cause de ce désamour : la déception des Français sur la question du pouvoir d’achat, dont le candidat Nicolas Sarkozy avait fait un thème majeur de sa campagne.

Les Français se montrent de plus en plus inquiets des hausses de loyers, de l’essence, des produits alimentaires et pessimistes sur leur avenir.

Or Sarkozy, qui avait promis d’améliorer le pouvoir d’achat des Français a avoué son impuissance, le 8 janvier, en affirmant abruptement qu’il ne pouvait pas « vider des caisses déjà vides ».

Les Français ont « le sentiment d’avoir été dupés » et Sarkozy « prend de plein fouet cette frustration », résume Brice Teinturier, de l’institut Sofres.

La chute de Sarkozy se produit dans les catégories les plus sensibles à la question du pouvoir d’achat : les ouvriers et employés et les 50-64 ans, « qui ont eu une grosse déception sur le montant des pensions », selon Frédéric Dabi, de l’Ifop. « Nicolas Sarkozy se voulait le président du pouvoir d’achat et aujourd’hui, à part le sien, rien n’a augmenté pour les Français en termes de revenus », a lancé le patron des socialistes, François Hollande, faisant référence à l’augmentation de 170 % du salaire du président l’an dernier.

Carla Bruni mine Sarkozy Selon les analystes, l’exposition de la vie privée du président, dont les vacances en Egypte aux côtés de sa nouvelle compagne, l’ex-mannequin Carla Bruni, ont fait couler beaucoup d’encre, a été un facteur aggravant de sa baisse de popularité.

La visite très controversée en décembre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en France a aussi terni l’image de Sarkozy et sa volonté d’apparaître comme un champion des droits de l’homme.

A droite, la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages inquiète de plus en plus, à quelques semaines des élections municipales de mars.

« Les Français sont impatients, ils veulent des résultats », a reconnu jeudi à l’Assemblée un député du parti au pouvoir UMP, Frédéric Lefebvre.

Nombre de candidats de l’UMP ont décidé de ne pas mettre en avant leur appartenance partisane, comme l’ex-Premier ministre Alain Juppé à Bordeaux.

Le chef de l’Etat, qui avait dans un premier temps promis de s’engager dans la campagne pour les municipales, est ensuite revenu sur sa position en affirmant qu’il ne voulait plus s’en mêler.

Mais selon le politologue Jean-Luc Parodi, ces élections locales se nationalisent et se politisent de plus en plus.

« La gauche mobilise sur la critique à l’égard de Nicolas Sarkozy, les choses ne se présentent plus aussi bien pour le pouvoir en place », juge-t-il.

Sarkozy a choisi d’afficher sa sérénité. Son entourage soutient que Sarkozy traverse un « trou d’air » parce que ses réformes de fond visant à relancer la croissance n’ont pas encore produits leurs effets.

Nicolas Sarkozy « est là pour faire des réformes, pas pour être populaire par principe », a lancé le porte-parole de l’Elysée David Martinon.

De : lesoir belge
jeudi 31 janvier 2008

cite BELLACIAO

HALLE CARPENTIER :Samedi 2 février 2008 ( Pour un référendum )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:01

Rassemblement à l’appel du CNR : Samedi 2 février -- 14h30 à la Halle Carpentier, Paris XIII

Mis en ligne : 2 février

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s’inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Le respect du vote populaire veut que ce nouveau traité soit ratifié par référendum.

www.nousvoulonsunreferendum.eu

À télécharger

C’est une exigence démocratique fondamentale. Seul le peuple peut faire ou défaire ce qu’il a fait ou défait.

C’est une condition pour qu’ait lieu le grand débat public sur l’avenir et les transformations à entreprendre en France et en Europe, solidairement avec les autres peuples européens. Alors que tant de décisions qui concernent notre vie quotidienne et celle du pays dépendent des politiques européennes, comment justifier qu’on refuse au peuple de s’exprimer ?

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire. S’il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l’avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l’y contraindre, si 2/5 d’entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur position sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher le déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum !

Pas d’Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février 2008 .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:40

Appel à un rassemblement citoyen le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles (avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau), pour faire pression sur nos élus et leur rappeler le vote du 29 mai 2005

Pas d'Europe contre les peuples ! Toutes et tous à Versailles le 4 février

 

Le traité de Lisbonne, en avez-vous entendu parler ?

Le Conseil européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre 2007 a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles ».

Loin d’être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.