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29 février, 2008

Deveddjian met les points sur les ( I ) de son anticommunisme .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 15:51

DROITE . En campagne à Bagneux et Malakoff (Hauts-de-Seine), le secrétaire général de l’UMP a donné ses consignes de vote pour la Seine-Saint-Denis où il veut jouer le PS contre le PCF.

Patrick Devedjian poursuit la croisade qu’il a entamée dès sa jeunesse dans les mouvements d’extrême droite : « Le communisme est un archaïsme, un canard à qui on a coupé la tête et qui continue à courir. » Et le secrétaire général de l’UMP continue, quant à lui, de courir derrière le « canard sans tête ». Dimanche, il était à Malakoff et à Bagneux, deux villes administrées par les communistes dans le département des Hauts-de-Seine où il a succédé à Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général.

Patrick Devedjian, venu apporter son soutien aux candidats des listes de l’UMP, met les points sur les « i » de son anticommunisme. « C’est normal qu’il y ait des villes de gauche, affirme-t-il. Mais je fais la différence entre le PCF et le PS. Ce dernier est un parti démocratique. En Seine-Saint-Denis, si la droite n’est pas en mesure de le faire, je souhaite que ce soit le PS qui gagne. » On peut difficilement donner consigne de vote plus claire.

En Seine-Saint-Denis en

effet, le Parti socialiste, sous l’impulsion du député Claude Bartolone, part à l’assaut du conseil général et de plusieurs municipalités dirigées par des maires communistes. Sous le prétexte de « faire entrer la Seine-Saint-Denis dans le XXIe siècle », c’est une véritable campagne, avec un fort appui médiatique (voir l’Humanité du samedi 23 février), qui est menée contre la gestion de ce département populaire d’Île-de-France. Une gestion à laquelle pourtant le Parti socialiste a toujours été associé. Le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, qui a ravi la municipalité aux communistes en 2001, s’en vante ouvertement : « C’est parce qu’il y a eu Pantin en 2001 qu’il y a aujourd’hui La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte, Aubervilliers ou Villetaneuse », affirme-t-il, énumérant des villes où le PS présente des listes de division.

Responsable aux élections à la fédération du PS de Seine-Saint-Denis, Yannick Trigance ne souhaite pas commenter les propos du secrétaire général de l’UMP. « Nous n’avons pas besoin du renfort de M. Devedjian, affirme-t-il. Notre adversaire c’est la droite et, dès le soir du premier tour, nous appellerons partout la gauche à se rassembler. » Il n’empêche que « la droite joue le PS contre le PC », s’indigne Gilles Garnier, vice-président communiste du conseil général. L’élu communiste note dans les propos du secrétaire général de l’UMP, affirmant que le Parti communiste n’est pas un parti démocratique, la « volonté d’éradiquer le PCF. La même qu’on a perçu dans les propos de Rama Yade accusant les communistes de racisme ». « Je retrouve malheureusement cette violence dans certains propos de Claude Bartolone ou de Bertrand Kern contre les

communistes en Seine-Saint-Denis », précise Gilles Garnier. « En tout cas, Patrick Devedjian ne se trompe pas d’ennemi », note l’élu communiste. Il y voit « la grande imperméabilité de la gestion communiste face aux projets de la droite ». Patrick Devedjian illustre par ses propos que la seule façon de battre la droite en Seine-Saint-Denis est de confirmer la présidence communiste du conseil général.

Olivier Mayer

l’ Huma du 28 / 02 / 08

L’urgence pour Ingrid Betancourt .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 11:21

L’urgence pour Ingrid Betancourt

Colombie. La joie des retrouvailles, mercredi soir à Caracas, entre les quatre otages colombiens libérés et leurs proches a laissé place à une vive inquiétude sur l’état de santé d’Ingrid Betancourt, aux mains des FARC depuis février 2002. Au fur et à mesure des témoignages, le sort de la Franco-Colombienne ne semble plus tenir que par un fil.

Caracas et Paris soulignent l’urgence de la libérer.

 

• Ingrid Betancourt • Colombie : quatre nouveaux otages libérés • Notre vidéo « Colombie : Libérez tous les otages »

site de l’ Humanité                 vidéo

UIMM ReSCANDALE ! ( 2 )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:57

19 millions d’euros dixit France Inter , somme qui corresponderait aux amendes et redressements fiscaux ! Rien que ça . Prise en charge généreuse qui risque sans rire de faire des émules a ces techniques libérales de détournement de fonds !

Allez y comme ça , patron de pacotilles, mauvais magouilleurs et grands fauves de l’économie libérale. Comment le peuple français va t il recevoir cette information. Comment les chomeurs en fin de droit vont ils accepter cette information, comment les intermittents vont ils recevoir cette info etc etc etc …..

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UNIMM ReSCANDALE !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:40

UIMM ReSCANDALE -Un des Hauts Cadres UNEDIC Impliqué !

UNIMM ReSCANDALE ! dans Non classé rien

UIMM , vous vous en souvenez, des millions d’Euros détournés des comptabilités patronales! Nos généreux patrons du MEDEF ont accordés des versements et acceptés des prises en charge de toutes les amendes ou autres ré-impositions fiscales et qui seront infligées à leur désormais démissioné , parti de son ancien poste de secrétaire de l’UIMM. Cet ancien négociateur qui a été remplacé par un haut responsable du MEDEF.

C’est ce responsable du MEDEF qui aurait négocié ces accords, dans un article de Marianne il est précisé que ce Haut cadre du MEDEF est aussi actuellement un des principaux gestionnaires de l’UNEDIC.

Comme patron d’une assurance chomage, accorder et dans le fond continuer de détourner des sommes de ces caisses appartenant virtuellement a cette entité UIMM à caractère « mafieux » pour couvrir les errances et les magouilles de certains de nos grands entrepreneurs, en voilà une drole d’idée de solidarité. L’assurance d’une somme de 1.5 millions d’euros aurait été accordée pour le départ de cet arrogant et grand donneur de leçon .

Les enquèteurs finiront ils par connaitre les bénéficiaires de ces sommes d’argent détournées des comptabilités des entreprises gérées par des adhérents et militants du MEDEF, des comptabilités si souvent accessibles aux ouvriers, salariés et employés. Surtout quand les plans sociaux sont organisés par des Hauts responsables de l’UNEDIC!

DU SAC PARISOT et vos cadres assureurs de magouilles , celle qui est incapable de faire le Ménage dans sa propre boutique, de ces affaires de familles pas très clairs !

Pour plus de détail une lecture approfondie de l’article sur cet hebdomadaire en vogue a la vague. Merci à eux sur ce coup !

De : Skapad
vendredi 29 février 2008

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28 février, 2008

Le français de Sarkozy .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:33

Discours sur l’école de Sarkozy (15/2/2008)
Toutes ces disciplines, je veux dire orthographe, grammaire, seront remises à l’honneur. Sans parler de la pratique du texto, du langage texto, …, je suis terrifié quand j’en reçois un, …, si on laisse faire, dans quelques années, bon, on aura du mal à se comprendre, …
voir et entendre sur :
http://www.lepost.fr/article/2008/02/15/1099146_sarkozy-terrife-par-les-sms-mal-rediges.html?xtor=RSS-30
Quelques jours après, il donnait un brillant exemple de son français, en insultant de : pauvre con une personne plus agée que lui ! (salon de l’agriculture 2008) Mauvais français, irrespect de l’age, …, de quoi parle-t-on ?
http://www.youtube.com/watch?v=jsogAoIPpyE
Le contraste de Sarkozy s’appelle la rupture !

Mai 2008, 40 ans déjà !

AMAD .( DESSIN )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:23

Bouc émissaire

coupdepoing.jpg

Commission Coppé sur l’audiovisuel-déclaration des sénateurs communistes .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:22

Commission Coppé sur l'audiovisuel-déclaration des sénateurs communistes . dans Non classé rien

Commission « Pour la nouvelle télévision publique »

Déclaration de Jack Ralite et d’Ivan Renar

Sénateurs de Seine Saint-Denis et du Nord

A l’occasion de la première réunion de la commission le 27/02/08

Ne plus voir l’esprit des affaires s’imposer aux affaires de l’esprit

La télévision est la première des pratiques culturelles contemporaines, la quasi-totalité des Français (98,5 %) la regarde. Chacun d’entre eux passe, en moyenne, quotidiennement trois heures trente-neuf devant le petit écran. On évalue à cent mille heures le temps consacré à la télévision pendant la vie. C’est un espace incontournable, un outil extraordinaire dont la dimension populaire est exceptionnelle. C’est le principal lien social. Sa belle histoire tourmentée le montre.

Réfléchir à son avenir, lui donner, lui assurer un futur à la hauteur de la place qu’elle a prise dans la société et l’ensemble des pratiques quotidiennes des citoyens, est une tâche essentielle. Aucun responsable politique ne peut s’y dérober. Elle doit s’accomplir en fidélité avec un certain nombre de principes : indépendance, démocratie, pluralisme, création…

Un travail transversal.

Ce travail doit prendre en compte l’ensemble des télévisions. Il est nécessairement transversal et doit considérer aussi bien le domaine privé que le domaine public. Ne pas le faire serait prendre le risque de créer « un coin public » qui, si parfait soit-il, ne serait pas garanti. Face aux pratiques marchandes sans rivages du secteur privé, il serait fragilisé. Le secteur public de la télévision a 35 % d’audience et la seule chaîne privée TF1 28 %. Les chaînes de la TNT ont vu, en 3 ans, leur audience atteindre les 25 %. Le satellite connaît le même engouement. Ainsi la télévision aujourd’hui, c’est le secteur public plus le secteur privé animé par des groupes puissants comme Bouygues, Vivendi, Lagardère, Bolloré, RTL et France Télécom. La mise à jour et en œuvre d’une responsabilité publique nationale et sociale valable pour l’ensemble des télévisions, y compris les associatives non lucratives, est nécessaire, notamment en matière de contenus.

Six défis fondamentaux

Penser et construire cette télévision à venir est également nécessaire car elle est confrontée à des défis nombreux et fondamentaux dont il faut se saisir sous peine d’avoir des « retards d’avenir », d’être « inaccomplis ».

D’abord celui de la diversité et du pluralisme qui concernent les idées, les expressions, les esthétiques, la liberté de création et de recherche et l’information. Cette diversité est un bien meilleur critère que la subjective qualité, et répond plus profondément à la création et aux responsabilités éducatives de transmission du savoir, de découverte et d’ouverture à l’autre. Ce défi de la diversité est une offre au défi de la diversité des publics qui n’est jamais une mise en moyenne que fabriquent l’audimat, la mise en conccurence ( la pluralité des chaînes n’est pas le pluralisme) et les sondages. Il ne faudrait pas qu’à l’affairisme conformiste de la publicité succède un conformisme d’Etat. L’audience par exemple, est un fait et pas une réglementation.

Ensuite le défi d’indépendance. Au nom d’une hypothétique libération des pratiques sauvages du marché publicitaire il ne faudrait pas permettre une instrumentalisation de l’audiovisuel par le pouvoir. L’autonomie de la télévision publique et de ses fonctions centrales, l’information et la culture doivent être garanties. Il en va de la dignité et du respect du service public, de ses personnels et de ses publics. Le nouveau service public de l’audiovisuel aura d’autant plus un rôle moteur dans la démocratie qu’il sera une nouvelle part des moyens du peuple à disposer de lui-même. Il s’agit là d’un rendez-vous capital de culture et de liberté.

Puis le défi de l’investissement dans les contenus, donc de leur production industrielle et artisanale, à laquelle doivent participer plus les sociétés publiques de l’audiovisuel et la production notamment indépendante. Ce défi, aujourd’hui, n’est pas suffisamment assumé dans notre pays.

Encore, le défi de protéger les œuvres, leurs auteurs et leurs interprètes par une réglementation rigoureuse et respectée. Le parlement avait unanimement, à l’automne 2006, défini l’œuvre audiovisuelle. Un décret devait en préciser l’application, après atermoiements il a été différé et aujourd’hui « oublié » au grand plaisir des chaînes privées qui l’avait combattu.

Toujours, le défi des nouvelles technologies (TNT, téléphonie et internet) qui ouvrent de nombreuses perspectives sur tous les plans à la condition de ne pas être assimilées à la fatalité dont les promoteurs s’arrogent le monopole du « principe de réalité ».

Enfin, les défis internationaux qui commandent de coopérer et de produire à l’échelle européenne face à la production d’hollywood même si elle a des qualités. Les services publics européens ont, en commun, un travail à faire dans ce sens.

Le décisif service public

Le secteur public rénové et renforcé jouera un rôle moteur dans la prise en compte de ces défis fondamentaux. Cela implique une réhabilitation et une extension de la notion de service public. Par exemple, il faut sortir du nouvel « esprit des lois » (la conccurence libre et non faussée) de plus en plus utilisé comme moyen de trancher entre des lobbies opposés. Cela lui fait perdre largement son effectivité annoncée, alors même que les pratiques sociales s’organisent selon des paramètres extra-légaux. Au contraire, la pertinence juridique devra animer le nouveau statut de la télévision publique française (pôle public de l’audiovisuel, missions de service public, exigence spécifique en matière de pluralisme, pluralisme interne au pôle public, règles d’intérêt général, statut des personnels, rapports avec les opérateurs privés). Ainsi seront notamment créés, encouragés et stimulés les rapports entre ceux qui font la télévision et ceux qui la regardent. L’importante question du lien entre le « je » et le « nous » trouvera là une de ses articulations.

Un financement garanti et perennisé par la loi

Le financement de la télévision doit prendre en compte toutes ces données sans adopter la philosophie du « donnant-donnant ». Aujourd’hui le privé va recevoir tout ou partie de la publicité du secteur public. Les taxes sur la publicité sont une réponse partielle et démocratique à cet état de fait. Si l’on se souvient que les fréquences pour les chaînes privées sont gratuites et que depuis deux ans particulièrement, de nombreux cadeaux ont été faits aux groupes possédant ces chaînes on ne peut pas dire, loin de là, que le secteur privé soit malmené ! Le financement doit être garanti et pérennisé par la loi au niveau évalué par les acteurs de la télévision publique, soit 1,2 milliard au minimum et en n’oubliant pas qu’il y avait déjà un sous-financement. Il se déploiera entre diverses mesures : réduction significative de la publicité sur le secteur public ; augmentation de la redevance modulée selon les revenus et élargissement de son assiette ; rétablissement du principe des subventions publiques ; taxation des opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès, et taxation de la publicité sur les chaînes privées.

Un « conseil d’avenir »

Tel est, silhouetté, le contenu du travail et des propositions que nous serons amenés à faire tout au long de nos travaux, auxquels nous entendons participer pleinement avec exigence pour promouvoir à travers la télévision, et singulièrement la télévision publique, les biens de l’humanité que sont les productions de l’esprit, de la création, de la culture, de l’éducation et de l’information. Il s’agit d’un bien commun aux hommes et aux femmes qui ne s’accomodent pas de voir l’esprit des affaires s’imposer aux affaires de l’esprit. La croissance exponentielle de cette belle invention humaine qu’est la télévision veut sortir d’une pratique quasi-généralisée relevant de la consommation et d’une insatiable mercantilisation.

Nous avons conscience de porter un regard différent de celui de Monsieur le Président de la République. En déclarant « il n’y aura plus de publicité sur la télévision publique », le Président a choisi le terrain du marché où l’on ne traite que de choses et de lobbies et qui a déjà commencé à mutiler le service public. Nous sommes dans un séïsme qui rappelle celui de la privatisation de TF1. Nous préférons changer de terrain et déplacer les lignes : passer du service public à toute la télé, de la logique de diffusion à la logique de production, de l’audimat intolérant à l’audience du pluralisme, de la création et de l’information.

Pour assurer ce travail avec vous, nous avons pris le soin de constituer un « conseil d’avenir » composé de femmes et d’hommes qui, à l’évidence, sont absents de notre configuration : créateurs, artistes, techniciens, journalistes, syndicalistes du service public, téléspectateurs et chercheurs qui se réuniront régulièrement pour contribuer à des solutions effectives et démocratiques. Ces femmes et ces hommes, auxquels s’ajouteront des représentants des métiers (nous ne disons pas des corporations) de la télévision, sont divers à la manière dont l’historien Braudel parle de la constante et historique diversité française, des « Frances différentes qui ont été cousues ensemble ». Sans doute ont-ils cependant un vrai point commun, c’est de ne pas partager la recommandation du rapport Jouyet-Lévy, L’Economie de l’immatériel, « de traiter économiquement le capital humain ».

Vers des Etats Généraux de l’Audiovisuel

Vous savez qu’avec de nombreux artistes, Jack Ralite avait, en 1987, créé les Etats Généraux de la Culture.

Ils n’ont pas éteint les feux et, habités par la démarche d’Henri Michaux, « La pensée avant d’être œuvre est trajet », ils vont travailler, vers une journée de mai consacrée à l’audiovisuel. En parallèle de l’autoroute qu’est notre commission, ils iront de l’avant par des venelles, des sentiers de la création qui utiliseront un blog qui fonctionnera d’ici peu, ainsi que des assemblées de télespectateurs que nous organiserons dans plusieurs communes.

Paris, le 26 février 2008

De : Jack Ralite et d’Ivan Renar
jeudi 28 février 2008

site BELLACIAO

Mme Bekay retrouve sa famille…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:55

A 16 H Madame Bekay est enfin ressortie libre de la Cité Judicaire où elle comparaissait devant le Juge de la Liberté et de la Détention. Le procureur a différé sa comparution au 17 avril prochain à 16 H, en attendant elle devra se présenter régulièrement au commissariat le plus proche de chez elle. http://sans-patrie.blog4ever.com/blog/lirarticle-146716-667545.html

Après plusieurs semaines en rétention, un bébé en piteux état, trimballé de cellule en commissariat et tribunaux, mme Bekay n’a finalement pas été poursuivie pour son refus d’embarquer, ce qui est une première victoire et démontre que l’on peut enrayer la machine.

Il faut rester mobilisés et ne pas laisser faire.

De : patelle
jeudi 28 février 2008

site BELLACIAO

TANT QU’IL Y A DE L’ESPOIRE,ON SE BATTRA !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:39

« Tant qu’il y a de l’espoir, on se battra »

Agroalimentaire . Les salariés de Miko, qui multiplient les initiatives pour sauver leurs emplois, reçoivent le soutien de la population.

Alors que les négociations autour du plan de restructuration arrivent à leur fin, les salariés de l’usine Miko de Saint-Dizier (Haute-Marne) sont décidés à se battre jusqu’au bout. « Même si on n’a que 1 % de chance de sauver l’emploi, on essaiera », promet Éric Guillaume. Pilote de palettisation depuis dix ans chez Miko, ce salarié a participé le week-end dernier à la quête symbolique menée avec des collègues devant le magasin Cora de la ville. Et devait recommencer l’initiative aujourd’hui, cette fois devant un supermarché de Chalon. « Il s’agit de continuer à sensibiliser les gens sur la situation des personnels de Miko, à qui la direction menace de suspendre les salaires. C’est une action à la fois solidaire et d’information. » Mais c’est aussi et surtout « un cri de détresse ».

Dans un contexte de casse de l’outil industriel, de baisse du pouvoir d’achat et de lutte générale pour la hausse des salaires, les initiatives des Miko ont fait mouche. « Les gens ont mis la main au portefeuille. Et les personnes qui sont elles-mêmes dans des situations précaires et ne pouvaient laisser une petite pièce nous ont apporté tout leur soutien dans notre combat. Ils comprennent », se félicite Éric Guillaume.

Embauché depuis 2003 par Miko après plusieurs années d’intérim, Éric Guillaume est, comme tous ses collègues, très inquiet. La cinquantaine, avec une maison à payer et un enfant à charge, il sait très bien qu’à Saint-Dizier il n’y a plus rien. « Ici, c’est fini. » C’est la raison pour laquelle il veut se battre. « Le chèque-valise, ça ne remplacera pas l’emploi. Sans travail, on ne vit plus. C’est d’ailleurs bien pour ça qu’on demande la solidarité aujourd’hui. »

Après huit semaines de grève, le moral des troupes est à peine émoussé. En témoigne la reconduite du mouvement approuvée par 98 % des salariés en fin de semaine dernière. « On est déterminé à aller jusqu’au bout, répète Éric Guillaume, qui ne veut absolument pas penser au pire. Pour le moment, je refuse d’envisager l’après-Miko. Il y a encore de l’espoir. »

Alexandra Chaignon

l’ Huma du 27 / 02 / 08

LES GENS N’ON PLUS PEUR !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:23

« Les gens n’ont plus peur ! »

Délégués CGT et FO chez Bricorama, Marie-Claire et Kamel racontent le mouvement social sans précédent, pour les salaires, qui secoue la chaîne de magasins de bricolage.

« On ne lâchera pas. » Surtout, ne pas se faire d’illusion : s’ils s’expriment calmement et se dépensent pour « éviter les débordements » de leurs collègues, Marie-Claire Sanson et Kamel Remache sont très déterminés. L’une est vendeuse au rayon décoration, l’autre exerce au rayon sanitaire et plomberie. Fraîchement nommés, fin 2007, délégué syndical central par leur syndicat – la CGT pour elle, FO pour lui -, tous deux font, depuis quelques semaines, l’apprentissage de la lutte dans une grande enseigne de la distribution, Bricorama et Batkor (près de 80 magasins en France). Marie-Claire et Kamel sont acteurs d’un événement sans précédent : les premières grèves de l’histoire de cette enseigne. Ensemble, ils font, ces temps-ci, la tournée des établissements, répondant à l’appel des salariés qui veulent en découdre et leur demandent de l’aide. Samedi dernier, c’était le tour de celui du centre commercial Galaxy de Paris-13e, où la moitié des 23 employés avaient cessé le travail. Un mouvement qui a fait un tabac parmi la clientèle, rapporte Kamel, exhibant des liasses de pétitions couvertes de signatures de solidarité. Quelques jours plus tôt, la grève avait touché les magasins d’Albi (« 100 % de grévistes ») et de Troyes. D’autres débrayages sont en préparation. « Les gens veulent faire grève, ils nous appellent. On les laisse décider. On regarde juste s’ils sont plus de 50 % à vouloir cesser le travail, faut pas faire n’importe quoi », dit le délégué FO.

Ce sont les négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) qui ont mis le feu aux poudres. Chez Bricorama (4 200 salariés), groupe dont le PDG et propriétaire, Jean-Claude Bourrelier, est classé 179e fortune de France, avec un portefeuille de 226 millons d’euros, les rémunérations dépassent difficilement le niveau du SMIC, témoignent Marie-Claire. Elle perçoit 850 euros pour 27 heures hebdomadaires, après vingt ans de maison ; Kamel, « entre 1 000 et 1 100 » euros pour 35 heures. « Les salariés nous disent : « au 15 du mois, nos porte-monnaie sont vides ». Problème le plus brûlant, à entendre Marie-Claire : le logement. « Je suis présidente du « 1 % logement ». Je vois des salariés en précarité. Avec un salaire de 1 000 euros, impossible de payer un loyer ». « Dans mon magasin, enchaîne Kamel, on a eu le cas d’un employé SDF. On cotisait tous ensemble pour lui venir en aide, pour qu’il paye l’hôtel, certains l’hébergeaient ». Là comme dans l’ensemble de la distribution, la faiblesse des salaires tient pour une bonne part au temps partiel. « Les caissières ont des contrats de 23, 25 heures. Certaines, de 7 heures 30 de travail le dimanche seulement… »

La colère a explosé lorsque la direction a mis sur la table ses « propositions » : 5 euros pour le minimum, porté à 1 310 euros bruts, 1,5 % d’augmentation générale attribuée à chacun « à la date anniversaire d’embauche » (pas de chance pour ceux qui sont entrés en décembre…), 1,5 % pour les seuls salariés « avec 23 mois d’ancienneté » (ce qui, « vu » le grand turn-over qu’il y a chez nous », écarte le plus grand nombre), et 30 centimes pour le ticket restaurant, ainsi porté à 7 euros. « Inacceptable, scandaleux ». « On veut 5 % immédiatement et sans condition », clament Marie-Claire et Kamel. Et d’avertir : « Maintenant, les gens parlent, ils n’ont plus peur. » L’appel national, sans précédent, à la grève lancé le 1er février dernier par tous les syndicats de la distribution a donné confiance. À la télé, « on parlait des caissières dans l’alimentation. Je me suis dit : dans le bricolage, on est pareil, temps partiel imposé, sous-effectif », dit Marie-Claude. « Le 1er février, ça nous a ouvert le chemin, confirme Kamel. On ne s’arrêtera pas là ». À bon entendeur…

Yves Housson

l’ Huma du 27 / 02 / 08