Rassembler la gauche

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13 mars, 2008

Seine-Saint-Denis : tous les enjeux .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:04

Seine-Saint-Denis : tous les enjeux

Zoom sur le département de la Seine-Saint-Denis.
Dans ce département populaire, à fort développement économique et à dimension internationale, la gauche joue gros. Le site l’Humanité.fr vous propose une vue d’ensemble avec toute l’actualité de cet entre-deux tours des élections municipales et cantonales. Toutes les listes présentes au second tour , toutes les réactions, toutes nos analyses.
Et dimanche soir, suivez tous les résultats.

• Montreuil : une élection dans les quartiers populaires • Aubervilliers, une désunion qui inquiète • Notre vidéo • Seine-Saint-Denis : le PS en contradiction

Des bagnoletais en colère !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:22

 

 

Bloggons ensemble

 

laurent-jamet.jpgBienvenue sur notre blog
Depuis son lancement ce Blog connait un grand succès qui ne se dement pas. Continuez à nous communiquer vos adresses E-mail en vous inscrivant à la New letter, continuez à donner votre avis sur les articles, faites-nous des propositions.
Pour vous et avec vous, comme l’ont dit les habitants de Bagnolet lors des dernières assisses, notre ville doit aller de l’avant en conservant son âme: Populaire, moderne et démocratique. C’est l’utilité de notre groupe c’est aussi l’utilité de cet espace de dialogue.

Laurent JAMET
Président des élus communistes, radical et citoyens de Bagnolet

 

 

Jeudi 13 mars 2008

 

Des bagnoletais en colère !

 

Nous avons reçu ce message de la part de l’un de nos amis de la Dhuys . Nous le undefinedpublions avec plaisir !

Nous ne sommes pas dupes

 

La liste de Tony Di Martino a décidé de se maintenir pour le second tour des élections municipales. A Bagnolet, le parti socialiste passe outre les accords nationaux (PS ,PC)

 

De désistement républicain, selon lequel le parti le moins bien placé devait se retirer en faveur de l’autre. Depuis des mois, les dirigeants socialistes n’ont pas cesser de rabächer là

 

Où ils passaient que s’ils présentaient des listes au premier tour ce n’était que pour faire des primaires a gauche. Peut être pouvions nous les croire ? Mais encore faut il qu’ils nous disent comment peuvent ils dénoncer des bilans et la gestion de villes alors qu’ils ont pris une part active a la gestion de ses mêmes villes. N’étaient ils pas partie prenante dans ces équipes dite de gauche plurielle.

 

Monsieur Di Martino, pour revenir a lui, pense a l’intérêt des bagnoletais, c’est fort aimable de sa part mais il semble oublier ou semble ne pas se rendre encore compte que les voix des Bagnoletais se sont portées massivement en faveur de la liste conduite par Monsieur Everbecq. Ce maire tant décrié par Monsieur Di Martino et ses amis.

 

Avec un suffrage de 43.82% au premier tour, les citoyens de Bagnolet ont manifesté leur confiance au Maire sortant. Les Bagnoletais ont approuvé a une très forte majorité et son bilan et son projet pour le renouveau de Bagnolet.

 

Malheureusement Monsieur Di Martino et ses amis se trompent de bataille et de cible. La haine les aveuglent. La haine est mauvaise conseillère.

 

Par cette attitude haineuse, ils rendent surtout service a la droite. Cette droite également haineuse. Cette droite mobilisée derrière son président en chef pour sa politique antisociale et de remise en cause de acquis sociaux afin d’enrichir encore davantage les patrons du Medef et du CAC40.

 

Que l’on ne nous prennent pas pour des imbéciles. La seule chose qui les intéressent est comme le dit si bien le sénateur PS, Monsieur Mélenchon, « pousse toi que je m’y mette ».

 

Avoir de l’ambition pour un homme politique, ça peut se comprendre, mais pas a n’importe quel prix.

 

Ils disent vouloir faire entrer le 93 dans le XX éme siècle mais en empruntant des méthodes du passé, par un jeu de calcul déloyal et surtout irresponsable.

 

Quant a nous Bagnoletais nous ne sommes pas prêt d’oublier cette attitude irresponsable du parti socialiste à Bagnolet.

 

Les hirondelles se sont signalées. Le printemps arrive. Et sans les listes l’alternative à gauche pour Bagnolet et pour une vraie alternance à Bagnolet, il ne sera que plus beau.

 

 

Donnons un large Plébiscite pour la liste de l’espoir, la liste pour l’alternative a gauche pour Bagnolet conduite par Marc Everbecq.

 

 

Un bagnoletais en colère

 

 

par Modérateur CRC publié dans : Elections municipales et cantonales

 

 

Jeudi 13 mars 2008

 

Vendredi 14 Mars: grande soirée de fin de campagne !

 

Vendredi 14 mars : grande soirée politique de fin de campagne

 

grande soirée politique de fin de campagne Rendez-vous le vendredi 14 mars à 20H30 salle des conférences (derrière la mairie), Place Salavdor-Allende. Le Maire et les candidats prendront la parole. Ambiance festive et musicale. Pot de la Fraternité. Venez nombreux.

 

par Modérateur CRC publié dans : Elections municipales et cantonales

 

 

Jeudi 13 mars 2008

 

Le maintien de Tony Di Martino condamné par la direction nationale du PS

 

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Mais aussi le maintien face à des listes de gauche à à Montreuil, Aubervilliers, La Courneuve……

« Je suis contre cela », « ils ont tort » par Julien Dray secrétaire Nationale du PS

Julien Dray, porte-parole du PS, s’en est pris mercredi aux socialistes qui ont maintenu leurs candidatures dans quatre municipalités de Seine-Saint-Denis contre des maires sortants communistes arrivés en tête au premier tour, estimant qu’ils « ont tort ».
« La loi du suffrage universel est intransigeante, quand on arrive derrière on doit se retirer, si on ne le fait pas, cela veut dire qu’on prend la responsabilité de faire que la division puisse aller à l’encontre de ce que disent les électeurs », a affirmé le député de l’Essonne à France Info/i-Télé.

« Je suis contre cela », « ils ont tort », a-t-il dit.

Selon lui, « il y des moeurs qui se sont établies » et qu’ »il va falloir corriger dans les années à venir ». « C’est un état d’esprit qu’il faut changer, la gauche doit apprendre à retravailler ensemble » et non à se considérer dans certaines communes « en compétition ».
Cette question, a ajouté M. Dray, « sera en discussion dans la gauche et au sein du Parti socialiste, au sortir de ces élections », pour « retrouver un peu de discipline, un peu d’autorité et aussi de la fraternité ».
La direction du PS, à ses yeux, a « fait son travail » puisque « dans 95% des cas la gauche s’est rassemblée » aux municipales, mais « il y a toujours des exceptions, il faut qu’elles disparaissent ».
La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet avait qualifié mardi de « mauvais joueurs » les socialistes qui ont maintenu leurs listes à Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve.

PARIS, 12 mars 2008 (AFP) -- 20:22

Alerte au contre sens

Jean Luc Mélenchon dirigeant national du PS

Troisième mauvais point face aux communistes, nos alliés partout sans lesquels pas une ville ne peut rester ou passer à gauche ! Qui a décidé de déclencher cette guerre injuste, stupide, et contraire aux principes élémentaires de la solidarité à gauche, que l’on appelait « la discipline républicaine », en maintenant des listes au deuxième tour contre celles arrivées en tête et conduites par les communistes en Seine Saint Denis ?

Des « mauvais joueurs » comme le dit avec mesure Marie Georges Buffet ? De dangereux irresponsables, selon moi. Car ainsi est donné un signal absurde et criminel à tout le pays où les communistes, partout, sont indispensables pour assurer les victoires de la gauche au deuxième tour.

Rien dans la gestion de gauche des sortants, à laquelle les socialistes ont été profondément associés, ne justifie cette attitude. Seulement du « pousse toi de la que je m’y mette », sans principe ni dignité. C’est donc une provocation qui ne sert que la droite dans le pays. J’approuve Julien Dray, porte parole du PS, qui a flétri cette attitude. Je souhaite de toutes mes forces que les électeurs de gauche y mettent bon ordre en sanctionnant massivement et nettement les diviseurs;

Cette condamnation est reprise par le PRG ( Parti Radical de Gauche) par la voix de son PRésident Jean Michel Baylet  » La règle historique du désitement républicain parait voler en éclat ( ..) Seul le rassemblement de toute la gauche est porteur d’espoir et de victoire… »

Au niveau local outre la particpation de nos amis socialistes indépendants réunis autour de Daniel Bernard nous venons de recevoir le soutien de Jean Claude Jammot Conseiller Municipal socialiste sortant.

 

 

par Modérateur CRC publié dans : Elections municipales et cantonales

 

 

Mardi 11 mars 2008

 

Déclarations du collectif de militants socialistes indépendants

 

socsindependants-copie-2.JPGAprès les bons résultats obtenus par la liste « Ensemble pour le renouveau de Bagnolet » conduite par Marc Everbecq et de Josiane Bernard au 1er tour des élections cantonales, le collectif des socialistes indépendants animé par Daniel Bernard a souhaité s’exprimer et appeler les Bagnoletais à amplifier la mobilisation. Nous publions ici leurs déclarations.

Election municipale


« Avec près de 44% des voix vous avez confirmé votre volonté de donner à Bagnolet une équipe municipale rassemblée qui aura les moyens de mettre en œuvre, par le travail et dans la transparence, un programme ambitieux qui correspond aux attentes de chacun d’entre vous.

Nous nous félicitons d’avoir pris part à ce rassemblement dès le premier tour et vous remercions de votre confiance.

Pour permettre à Bagnolet la réussite pour tous, le mieux vivre ensemble et le développement urbain et économique, le 16 mars il s’agit, d’amplifier le résultat du premier tour. »

Election cantonale

« Conformément aux accords nationaux entre le Parti Communiste et le Parti Socialiste pour défendre l’union de la gauche, et en tant que socialistes indépendants, nous appelons à voter pour la candidate du Rassemblement de la gauche, Josiane Bernard arrivée en tête au premier tour des élections cantonales. »

Collectif de militants socialistes indépendants, animé par Daniel Bernard.

 

par Modérateur CRC publié dans : Elections municipales et cantonales

 

 

Lundi 10 mars 2008

 

Message de Marc Everbecq aux electeurs après l’excellent résultat du premier tour !

 

undefinedCe soir, je remercie profondément les électrices et les électeurs de Bagnolet qui ont apporté leurs suffrages à la liste ‘Ensemble pour le renouveau de Bagnolet ». Les 3597 électrices et électeurs qui nous ont apporté leur confiance et leur soutien représentent 43,82% des voix exprimées. La force de ce résultat extraordinaire, supérieur à celui de 2001, malgré la présence cette année d’une liste PS-Verts alors que ces partis soutenaient la liste conduite par les communistes en 2001, est le fruit du travail engagé avec les Bagnoletais depuis plusieurs années. Un travail de participation active des citoyens à l’élaboration d’un nouveau projet de ville s’appuyant sur la relance du dynamisme de Bagnolet, sur son attractivité économique, sur le maintien de sa dimension populaire dans le prolongement des valeurs profondes et historiques de Bagnolet en matière de solidarité et de justice sociales. Les Bagnoletais viennent de confirmer ce choix d’une ville populaire et moderne aux portes de Paris, notre ville capitale. Nous allons maintenant travailler à la réalisation de cette dynamique. La participation démocratique des Bagnoletais à ce projet aura été et sera notre meilleur atout. Dès ce soir j’appelle l’ensemble des électrices et des électeurs qui se reconnaissent dans ce projet à amplifier la dynamique de rassemblement du premier tour. Ce rassemblement restera d’abord celui des citoyennes et des citoyens. Il sera aussi celui des partis de gauche qui ont commencé à travailler dans la loyauté et la clarté à l’image des communistes du PCF, des socialistes indépendants autour de Daniel Bernard, de Lutte Ouvrière, du MRC. Les forces de gauche doivent continuer à se rassembler. C’est l’appel que je lance afin de dire, ensemble, et avec force, que nous voulons une autre politique que celle menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. La gauche doit maintenant se rassembler aux cantonales et aux municipales. En respectant le choix des électrices et des électeurs du 1er tour qui veulent qu’une page soit tournée pour que Bagnolet ne revive plus les divisions au sein de la municipalité. Les Bagnoletais ne veulent plus être otages des affrontements politiciens. Ensemble nous voulons construire le renouveau de Bagnolet. Alors je vous invite à voter le 16 mars prochain en faveur de la liste que je conduirai.

 

par Modérateur CRC publié dans : Elections municipales et cantonales

 

Samedi 8 mars 2008

 

Le concombre masqué démasqué !

concombre-masqu-.jpgHier soir, soirée de collage. Un militant de la liste Di Martino s’est fait surprendre, photo à l’appui, en train de bomber des affiches. Bizarrement, on retrouve sur des panneaux officiels les mêmes traces de bombe. Depuis des semaines nos affiches -- collées par des militants bénévoles -- se font taguer, lacérer. Ce personnage, ancien thuriféraire de Pierre Mathon, se présente souvent comme le parangon de la démocratie. Le voila démasqué ! La photo est bien entendu à disposition !

Des municipales qui laisseront des traces au PS .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:43

Si le premier tour valide la stratégie de rassemblement à gauche, il ne libère pas pour autant de la condamnation à n’être qu’un contre-pouvoir local.

Erreur. L’appréciation est suggérée par François Hollande. En cause : les propos tenus par Ségolène Royal appelant à « des alliances partout avec le Modem ». François Hollande : « Elle fait la même expérience à chaque fois qu’elle tente de convaincre » François Bayrou de s’allier avec elle. Manière de dénoncer la confusion entre des électeurs qui n’excluent pas définitivement la gauche, et le mouvement politique d’un François Bayrou héritier du giscardisme. Le premier secrétaire du PS est certes engagé dans une consultation électorale spécifique. Il joue gros. Son avenir. Mais aussi l’orientation politique à l’horizon du congrès de la fin de l’année. De ce point de vue, la stratégie de rassemblement à gauche pour le premier tour (avec ses trop nombreuses exceptions) est à haute valeur ajoutée en interne quand, lors de l’épisode électoral présidentiel, de nombreuses voix s’étaient élevées pour changer le « logiciel stratégique » d’alliances du parti ainsi que la nature de son projet . Lequel, devait, entendait-on, épouser le glissement à droite de la société. Si rien n’est joué sur le contenu de la visée transformatrice, les municipales laisseront une empreinte politique qui pèsera dans les débats du congrès : une sorte de réussite par la preuve ! François Hollande s’est même payé, hier, le luxe de donner une leçon politique en évoquant la stratégie du PCF : « Le PCF n’a pu connaître de succès (au premier tour) que parce qu’il s’est engagé dans une dynamique unitaire avec le Parti socialiste. » Le PS y voit donc la validation du rassemblement à gauche même s’il ne perd pas de vue son ambition de création d’une grande force politique à gauche. De l’extrême gauche aux centristes ? Les conditions posées ces dernières heures par François Hollande, d’une part, et aussi ses alliés, d’autre part -- en particulier communistes -, pourraient baliser la largeur de l’éventail.

Le ralliement majoritaire à cette stratégie n’est cependant pas acquis. D’autant que des élections municipales ou cantonales ne font pas la préfiguration d’une présidentielle. François Hollande mais aussi bon nombre des cadres qui ont suivi à l’aveuglette l’aventure ségoliniste ont payé cash les illusions semées et les leçons très limitées tirées de 2002, et surtout après la victoire des régionales en 2004. Lesquelles s’étaient déjà jouées victorieusement sur le mode du rassemblement de la gauche en dépit des velléités d’autonomie d’une partie des forces de gauche. Le PS touche là à un paradoxe existentiel : il rassemble, mais en dehors des grands enjeux réputés plus nationaux, et ce rassemblement s’effectue davantage sur une base de sanction de la droite que d’adhésion aux positions alternatives à l’échelle du pays qu’il assure pourtant incarner, sur le pouvoir d’achat, l’emploi, la sécurité, la santé, la démocratie… Or, ce n’est pas forcément parce que la droite perd que la gauche gagne. Sauf à se satisfaire d’une condamnation à perpétuité à un contre-pouvoir territorial. Échapper à la malédiction suppose la reconstruction d’une crédibilité nationale nouant dans un creuset idéologique proximité et perspectives donnant sens à une alternative politique et sociétale à la hauteur des transformations considérées, à un moment donné, comme souhaitables et possibles par l’opinion. Une crédibilité qui est au coeur de l’enjeu du congrès. La question du leadership ne trouverait qu’alors sa solution. À condition que cesse le bal des ego.

Dominique Bègles

l’ Huma du 12 /03 / 08

Stress au travail ? Travailler à en mourir…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:49

« Stress » au travail ? Travailler à en mourir…

Un nouveau suicide d’un salarié d’un prestataire de service du Technocentre de Renault à Guyancourt relance la polémique sur le « stress au travail », ou plutôt, la polémique sur la dégradation des conditions de travail et la pression exercée sur les (…)

Suite de l’article

Dassault,cet anticommuniste primaire…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:03

Dassault, cet anticommuniste primaire…

Serge Dassault (UMP), 82 ans, est menacé à Corbeil-Essonnes, ville qu’il dirige depuis 1995 : le deuxième tour l’oppose à une liste unique à gauche, qui rassemble le chef de file de l’opposition municipale Bruno Piriou (PCF) et Carlos Da Silva (PS) dont (…)

Suite de l’article

La droite tente de reprendre la main .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:36

Élections . Après le coup de semonce du premier tour, l’Élysée recadre la campagne en multipliant les signes contradictoires sur le terrain, entre apaisement et durcissement du discours.

Déni du vote sanction

La droite sort l’artillerie lourde pour sauver ses villes et ses cantons. Désormais, plus question de laisser aux sous-fifres le soin de se battre sur le terrain local : Nicolas Sarkozy et François Fillon sont entrés de plain-pied dans la campagne de ldeux tours. Pourtant, officiellement, pas question de reconnaître une défaite ou une sanction de la droite au plan national, qui risquerait de compromettre la poursuite des « réformes ». À l’UMP, le secrétaire général, Patrick Devedjian, a quant à lui nié toute « sanction contre le gouvernement », estimant que « la gauche a échoué totalement » dans cette entreprise avec le « succès » de plusieurs ministres candidats au premier tour.

Un « second tour difficile »

Mais, en coulisses, les mines sont crispées, Avant le dépôt des listes, hier soir, l’UMP a tout tenté pour maximiser ses chances, entre recherche d’alliances au centre et rapprochements avec les dissidents du premier tour. Parfois dans une belle pagaille comme à Metz où l’UMP soutiendra le maire sortant, Jean-Marie Rausch, contre sa candidate du premier tour, Marie-Jo Zimmermann, qui a fusionné avec le Modem entre-temps. La droite sait qu’elle a du souci à se faire, après les grandes villes remportées dès le premier tour par la gauche, la fin des espoirs de l’UMP à Paris et à Lyon, et les risques de basculement de nombreuses villes et conseils généraux dimanche prochain. À défaut de « sanction », mot tabou, Patrick Devedjian est forcé de reconnaître que les cadres de la droite sont « préoccupés par le second tour, il est évident qu’il sera difficile ». Dans le Monde, Alain Juppé, réélu maire de Bordeaux dimanche, revient sur la stratégie décidée par Nicolas Sarkozy en déclarant que « c’était une erreur de vouloir politiser cette élection ».

Sarkozy et Fillon sur le terrain

Alors on s’organise pour sauver tout ce qui peut l’être à droite. Le plan de bataille de l’entre-deux tours est dirigé directement depuis l’Élysée. Les correspondants du Parisien relataient, hier, la tenue d’une réunion, dès lundi matin, de Nicolas Sarkozy avec Claude Guéant, secrétaire général de la présidence, François Fillon, Patrick Devedjian, Jérôme Peyrat, conseiller politique du président, et le secrétaire aux élections de l’UMP, Alain Marleix. Au premier ministre, la tâche du soutien des candidats UMP, en tant que chef de la majorité. François Fillon retrousse ses manches et se rend dans des villes où la droite conserve des chances de l’emporter comme à Longjumeau où sa secrétaire d’État à l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, est en ballottage, et dans le quinzième arrondissement de Paris où le PS devance l’UMP. Aujourd’hui, il se rendra à Tarbes pour encourager le candidat UMP face à la gauche conduite par Jean Glavany (PS).

Droitisation de la campagne

Stratégie différente pour le chef de l’État. Le président de la République a assuré qu’il « n’a pas à s’impliquer dans les élections municipales », lors d’un déplacement à Toulon, hier, dont le caractère partisan dans l’entre-deux tours n’a échappé à personne. Une attitude qui vise d’abord à se sauvegarder lui-même en cas de Berezina pour la droite, dimanche prochain, mais aussi à préserver les chances des maires sortants plombés par un président qui n’a plus la confiance des Français. Le choix de son déplacement à Toulon, hier, comme du thème de l’immigration retenu ne doivent rien au hasard. Dans cette ville, où la droite est en terrain conquis, avec plus de 65 % au premier tour pour Hubert Falco (UMP), le président de la République fait mine de se tenir à l’écart du tumulte de la campagne. Mais tout le monde a relevé la proximité de Nice et de Marseille où l’UMP joue gros, avec Christian Estrosi, secrétaire d’État à l’Outre-Mer, et Jean-Claude Gaudin, vice-président de l’UMP.

Nicolas Sarkozy manie aussi le symbole jusqu’à la nausée, puisqu’il est venu parler d’immigration dans une ville autrefois dirigée par l’extrême droite. Un clin d’oeil appuyé et évident aux anciens électeurs frontistes visant à droitiser la campagne et à mobiliser un électorat déçu depuis son arrivée à l’Élysée.

Amadouer l’électorat de gauche

Pour sauver les meubles, la droite ne craint pas de se contredire. Dans le Var, Nicolas Sarkozy a affirmé dans le même propos qu’« il ne s’agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la nation », mais qu’il entend aussi « tirer les leçons de ces élections » après le second tour et en tenir « naturellement compte ». Reste à savoir de quelles « leçons » il peut bien s’agir, le président interprétant aussi le succès de tel ou tel ministre dans sa ville comme un « encouragement » pour « le gouvernement tout entier », et une marque de « confiance » pour ses membres « engagés dans des réformes difficiles » En réalité, il s’agit d’une ultime manoeuvre pour tenter d’amadouer l’électorat de gauche, en lui faisant croire que le simple coup de semonce du premier tour a été suffisant pour que le gouvernement corrige le tir. Même double jeu chez le premier ministre, qui aurait « expliqué qu’il avait été à l’écoute des Français pendant toute cette campagne et qu’il avait retiré un certain nombre de leçons qui seraient prises en compte par le gouvernement », selon Patrick Devedjian. Alors que François Fillon a confirmé l’« accélération » de son cap ultralibéral, quelques jours avant le premier tour.

Sébastien Crépel

l’ Huma du 12 / 03 / 08

General Motors laisse des salariés sur le bas-côté .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:09

Automobile . Le groupe automobile américain a annoncé des restructurations sur presque tous ses sites européens. À Strasbourg, 256 emplois sont menacés.

Suppression d’emplois à l’échelle planétaire pour le numéro un mondial de l’automobile. Le 12 février, le groupe américain General Motors (GM) avait annoncé l’ouverture d’un « guichet de départs volontaires » qui pourrait concerner 74 000 de ses ouvriers dans le monde. Le 28 février, lors d’une réunion à Francfort du comité d’entreprise européen, la direction a annoncé un chiffre global de 5 400 suppressions d’emplois en Europe, a indiqué lundi Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT.

La crainte d’une « embrouille »

La restructuration « se fera pratiquement sur tous les

sites » européens (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, Suède, France…), a souligné le syndicaliste. Soit près de 10 % des effectifs sur le continent. Les usines les plus touchées seront celles « d’Anvers (Belgique) avec 1 300 suppressions, de Bochum (Allemagne) avec 930 et de Saragosse (Espagne) avec 900. En France, sur le site de Strasbourg, quelque 256 suppressions d’emplois sur 1 400 salariés sont prévues. Dans cette usine de boîtes de vitesses, « ils ont expliqué aux ouvriers qu’il s’agit de produire autant, voire plus, avec moins de personnel », explique Robert Roland (CGT).

« Les bénéfices de GM Europe ont progressé et l’usine GM Strasbourg est rentable

depuis des années. Mais le site est en concurrence directe avec une autre usine de GM au Mexique, où le travail coûte moins cher », explique Jean-Marc Ruhland (CFDT). Du coup, même si le porte-parole de GM affirme que « rien n’est encore fait », les syndicats craignent une embrouille « comme aux États-Unis en 2006 ». Lors d’un précédent plan, GM USA avait poussé vers la sortie les ouvriers affiliés au syndicat américain UAW, qui bénéficiaient de meilleures conditions salariales et sociales. En France, cette logique de diminution des coûts du travail prendrait la forme « de licenciements, suivis de l’embauche de jeunes à un salaire de départ bien inférieur », détaille Jean-Marc Ruhland. En riposte, le CE européen élabore une charte qui limiterait ce genre de pratique. Charte que la direction de GM n’a pas encore signée…

GM met en avant une perte de 38,7 milliards d’euros pour 2007, contre 2 milliards en 2006. Des chiffres qui découlent surtout d’un tour de passe-passe comptable : le groupe a inscrit sur son bilan une énorme provision au troisième trimestre, pour ajuster la valeur de ses avoirs fiscaux. Par ailleurs, les résultats actionnariaux sont plus que satisfaisants, avec un bénéfice par action de 8 cents au quatrième trimestre, contre une perte attendue de 55 cents par le marché. Enfin, le PDG, Rick Wagoner, après s’être un peu « serré la ceinture » les années précédentes, s’est octroyé une augmentation de 33 % et une prime annuelle de 3,52 millions de dollars pour revenir à son niveau de rémunération de 2006. Preuve que, pour certains, l’époque de la rigueur est déjà finie.

Mehdi Fikri

l’Huma du 12 /03 / 08

Calais : le FN se retire et soutient l’UMP pour « battre Jacky Hénin »

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:28

L'image “http://www.humanite.fr/local/cache-vignettes/L156xH220/arton870636-a9d99.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le candidat du Front national à Calais, qui était en mesure de se maintenir au second tour des municipales, a décidé de se retirer. Le Front national calaisien apporte ainsi son soutien à la candidate UMP qui n’avait d’ailleurs pas manqué de chercher une entente avec l’extrême droite.

Nombreuses réactions à gauche contre cette alliance objective de l’UMP et du FN à Calais. Les appels en faveur de la liste de rassemblement conduite par le maire sortant Jacky Hénin -- en tête au soir du premier tour -- se multiplient. À Calais et devant l’enjeu, la gauche se mobilise pour l’emporter au second tour en s’adressant notamment aux abstentionnistes de dimanche dernier.

Coup de tonnerre dans le ciel calaisien même si la recherche d’une fusion entre les listes du FN et de l’UMP laissait augurer cette alliance droite-extrême droite.

Le candidat du Front national à Calais, qui était en mesure de maintenir sa liste au second tour des municipales face au maire sortant Jacky Hénin et à la candidate UMP Natacha Bouchart, a renoncé à présenter une liste, contre l’avis de son parti qui l’a suspendu immédiatement.

« Si je me maintenais au deuxième tour, en triangulaire, le communiste Jacky Hénin était élu », a expliqué François Dubout, tête de liste FN à Calais. « Notre objectif étant de le faire battre, nous nous retirons, sans aucune contreparie de l’UMP, dans l’intérêt de Calais ».

Face à cette alliance objective entre la droite UMP et l’extrême droite calaisiennes, la gauche se mobilise. La liste « Oui pour Calais » conduite par Jacky Hénin a reçu le soutien de nombreuses voix.

Les listes LO et la LCR, qui ont recueilli respectivement 3,43 % et 4,79 %, ont appelé à « battre la droite ». Les Verts qui ont obtenu 5,37 %, qui se sont toujours -- revendiqués de gauche, devraient appeler à voter à gauche. Plusieurs responsables socialistes, comme le député et ancien ministre Jack Lang et le président du conseil général du Pas-de-Calais, Dominique Dupilet, tiennent une conférence de presse de soutien mardi 12 mars à la maison des associations. Le président du conseil régional, Daniel Percheron, devait faire de même dans la journée.

L’addition des voix qui se sont portées sur les listes de gauche lors du premier tour rassemble plus de 51% des votants, ont insisté les militants.

Autre enjeu : le fort taux d’abstention. Depuis lundi, les militants du PCF, du PS, du MRC et du PRG vont à la rencontre des 43 % des abstentionnistes du premier tour dont dépend pour une grande part l’issue du scrutin de dimanche prochain.

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