Rassembler la gauche

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16 mars, 2008

Témoignage : Yvonne Abbas,ouvrière,communiste,résistante .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:28

dimanche 16 mars 2008 (21h26) :
yvonne abbas, ouvrière, communiste, résistante / sur www.campuslille.com

CE MERCREDI 19 MARS 2008

A 18H30

C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »

Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6

En direct et en archives sur : www.campuslille.com

« Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14-18. Pourquoi fallait-il attendre qu’il soit mort et ne puisse plus répondre ?

Parce que s’il arrivait aujourd’hui en France, immigré pauvre et sans-papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes.

Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l’absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l’époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans, dénonçait la guerre et le patriotisme : « De la fumisterie, un moyen de faire gober n’importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l’hommage proposé. (1)

Parce qu’en effet, comme disait le grand écrivain Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour les industriels ».

Parce que cette guerre 14-18 n’avait rien à voir avec la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires. Les grandes puissances se battaient pour le contrôle de l’acier et du charbon (pétrole de l’époque), pour le contrôle stratégique des Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies.

Parce que les Sarkozy de l’époque ont massacré dix millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère et Albert Frère de l’époque.

Parce que le Sarkozy d’aujourd’hui s’en fout de sacrifier les Lazare Ponticelli d’aujourd’hui dans de nouvelles guerres coloniales prétendument « humanitaires » de la France, avec ou sans les Etats-Unis.

Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l’hypocrisie. »

Michel Collon -- http://www.michelcollon.info/

(1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron, Adieu Lazare

Ce texte de Michel Collon nous ramène à une autre célébration : celle de Guy Môquet, par le même représentant de cette droite réactionnaire, laquelle, de « L’Union Sacrée » à « L’Etat Français », fit toujours passer les intérêts des industriels avant la vie des Ponticelli et des Môquet.

Le même qui se propose de faire parrainer, par chacun des enfants français, ceux dont les services préfectoraux de l’époque organisèrent la déportation. « Enfants français » et non de France, car les petits camarades privés de papiers disparaissent des bancs de cette école républicaine, pourchassés par une police exécutant les ordres du gouvernement légitime de la France. C’est en 2008. L’Histoire jugera.

Le même, dont la politique étrangère consiste à condamner la résistance à l’occupation, sans jamais condamner l’occupation elle-même – et observe la Palestine comme on put observer l’Espagne jadis.

Le même, dont la politique sociale fut clairement énoncée par Monsieur Denis Kessler, ex-numéro deux du MEDEF, fils idéologique de Monsieur Pucheu, le chasseur de communistes, le fusilleur de Môquet, haut responsable du patronat naturellement entré au gouvernement de Pétain. Voici ce que vomit Kessler : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie….Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! »

Alors, ne nous y trompons pas : derrière les discours larmoyants et les hommages biaisés, se tapit une vaste entreprise de simplification, par là de déformation, et donc de falsification de l’Histoire – et l’injonction « Souvenez-vous de ceci » entretient un sous-jacent « Oubliez tout le reste ».

D’où la nécessité, pour nous tous, Ponticelli et Môquet d’aujourd’hui, simples citoyens et militants, de nous réapproprier cette histoire, car celle-ci n’est pas terminée. Le retour en arrière, c’est toujours du mouvement.

Yvonne Abbas est née en 1922. Elle connaît 1936, dans les usines textiles, bobineuse syndiquée à la C.G.T., elle côtoie Martha Desreumaux et Jeannette Vermeersch, entre en résistance dès les débuts de l’occupation, est emprisonnée par la police française, déportée à Ravensbrück. Aujourd’hui, elle n’a rien abandonnée de ce qui fit le cœur de son combat, et lit notre présent à la lumière de ce passé pas si lointain.

Nous entendrons l’entretien qu’elle accorda, en octobre dernier, à Laurence Mauriaucourt (que vous pouvez écouter chaque vendredi à 21h00 sur notre antenne dans « Voilà l’travail »). Cet entretien est diffusé pour la première fois. Plus que jamais, il faut profiter de la possibilité, offerte par notre grande radio, de télécharger cet entretien (dans la rubrique archives du www.campuslille.com). Plus ce témoignage, comme tant d’autres, sera diffusé, plus les forces de l’oubli et de la résignation auront la tâche compliquée. C’est bien le moins que nous puissions faire.

De : hdm
dimanche 16 mars 2008

site BELLACIAO

Déclaration de Michel Laurent : résultats du second tour .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:29

Par domik27 :: 16/03/2008 à 21:24

Déclaration de Michel Laurent suite aux premiers résultats du second tour des élections municipales et cantonales

Les premiers résultats dont nous disposons, pour la province, tendent à montrer que ce soir se confirment les progrès de la gauche constatés dès le premier tour. Ces élections municipales et cantonales sont une grande défaite pour la droite.

A l’heure où je vous parle, la gauche gagnerait dans beaucoup de villes. Le PCF conserverait l’essentiel de ses municipalités. A Calais, les avances de la droite en direction du Front national ont malheureusement fait battre notre ami Jacky Hénin.

Nous gagnerons cependant un certain nombre de villes comme Portes-les-Valence, Aubière, Villerupt, Queven, Roissy-en-Brie… Et nous pouvons gagner le Conseil général de l’Allier.

Suite de l’article

L’artiste Denis Cacheux est mort .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:44

L'image “http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L500xH375/P1000278-7d3bc.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.On ne le verra plus sur la scène ou dans la rue. Denis Cacheux est mort hier soir. Il a mis fin à ses jours en se jetant à la mer. Son corps a été découvert par des promeneurs, qui ont alors prévenu les secours. « Ça ne va pas du tout », a-t-il dit à ses proches ces derniers jours. Chanteur, musicien, comédien et citoyen engagé, Denis Cacheux, 63 ans, était une figure régionale.

Il était aussi une carrure et une voix, puissante et rocailleuse. « Dégarni, grisonnant (rasé ou frisé) » selon son CV, Denis Cacheux maniait l’humour et la gravité, en musiques ou en paroles, soucieux qu’il était de donner la parole aux petites gens, aux laissés pour compte, au monde de la rue. Amateur des textes anciens, il savait les remettre en perspective. On l’a vu, accordéon en mains, debout sur une table au milieu des ouvriers de Terken, à Roubaix, auprès des sans-papiers du Nord, avec les intermittents du spectacle ou dans des fêtes militantes qu’il animait régulièrement.

Pilier du festival lillois Wazemmes l’Accordéon, il présidait aussi l’association qui organise le carnaval de Wazemmes, qui démarre ce week-end à Lille. Après avoir longtemps « musardé », l’ado « prolongé » a été marsouin, éducateur, journaliste, tout en montant sur les planches. En 1980, à 35 ans, Denis Cacheux se lance dans le monde professionnel : chansons de rue à Montmartre, cabarets, théâtre… Avec la compagnie Tant Qu’à Faire qu’il animait depuis vingt-cinq ans, il se produisait ave sa compagne, la comédienne Anne Cuvelier.

Après son décès, le monde du spectacle pleure un « artiste de premier plan », indique Claude Vadasz, du festival Wazemmes l’Accordéon, dont Denis Cacheux avait fait l’affiche lors de la première édition en 1992. « Excellent et talentueux acteur », résume Gilles Souris, de l’Espace Gérard Philippe à Feignies, dans l’Avesnois, d’où est originaire. « C’est tout le milieu artistique français qui est (en deuil) en perdant une si belle et si forte personnalité », ajoute Claude Vadasz. Le chanteur lillois Jef Kino se souvient de « quelqu’un de généreux, toujours sur les manif pour défendre les intérêts des artistes et des intermittents, pour défendre tout le monde ». « Denis était un battant, un combattant, ajoute Jean-Marc Chotteau, du théâtre La Virgule (Tourcoing-Mouscron). Son geste, bien évidemment, interroge ». Laurence Mauriaucourt, journaliste à Liberté Hebdo, a travaillé avec Denis Cacheux sur un récent spectacle rendant hommage à Pierre Semard, cégétiste, co-fondateur de la SNCF et fusillé en 1943. « C’était un personnage, un militant, qui aimait la vie et qui a été fusillé en 1943 pour ses idées », rappelle-t-elle, sans pouvoir s’empêcher de faire le parallèle avec Denis Cacheux. « Ça me fait bizarre de voir un homme plein de vie terrassé par quelque chose ».

Au-delà du monde du spectacle, la mort de Denis Cacheux a fait réagir les militants qui ont croisé la route de l’artiste. Le comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) rend hommage aujourd’hui au « camarade » Denis Cacheux. « Stupeur, consternation, douleur et tristesse nous assaillent », écrit-il dans un communiqué. Alain Bocquet, député-maire (PCF) de Saint-Amand, salue l’artiste, mais aussi « un grand humaniste, un homme engagé, entier, chaleureux ». D’autres élus ne manqueront sans doute pas de rendre hommage à l’artiste qui les a aussi beaucoup titillé, en critiquant le lâchage des compagnies théâtrales et des artistes par les collectivités. Un autre spectacle. Denis Cacheux le militant a cessé de combattre. « Si Denis appartient au passé, son engagement, pour toutes les causes écologique, politique, sociale, syndicale, doit nous aider pour le futur », estime Laurence Mauriaucourt.

Denis Cacheux devait participer ce week-end au lancement du carnaval de Wazemmes à Lille. Malgré la disparition de Denis Cacheux, il y aura bien de la musique, un bal et des parades. « Même si c’est compliqué humainement, souligne Claude Vadasz, on va évacuer notre chagrin pour faire la fête ».

MATHIEU HEBERT

http://www.nordeclair.fr/nordeclair/denis_cacheux_mort.phtml

Blog P.C.F ARRAS