Rassembler la gauche

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18 mars, 2008

L’ Education nationale en grève .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:08

IMG_0078.JPGLes enseignants manifestaient ce mardi 18 mars contre la casse du service public. L’intersyndicale arrageoise s’est une nouvelle fois fortement  mobilisée. Avec 55% de grévistes d’après la FSU, le mouvement a été très largement suivi.

Dans l’Arrageois, les conséquences des restrictions budgétaires se font sentir de façon concrète : Dans le primaire, les moyens attribués au réseau d’éducation prioritaire diminuent. Malgré les discours démagogiques sur le « service minimum », le problème des remplacements s’aggrave par manque de personnels. Les suppressions de classes, elles, ne seront connues –quelle coïncidence !- qu’au lendemain du second tour des Municipales.

Dans les collèges et les lycées de l’Arrageois, ce sont plus de 40 professeurs qui ne seront pas dans les classes à la rentrée 2008 (-8 postes à Guy Mollet, -8 à Carnot, -8 à Robespierre, -- 2 à Gambetta, -6 à J.Ferry, -1,5 à Savary, -1 à Le Caron, -- 2 à Péguy, -2 à Vitry, -1 à Bapaume, …etc.). Pour les élèves, cela signifie : des classes plus chargées, des suppressions de 1ères d’adaptation et de classes de BTS, des suppressions de dédoublements en langues ou en travaux pratiques, moins de soutien et d’aide, de futurs élèves de seconde et de futurs doublants de Terminale refusés dans les lycées de l’Arrageois… Dans le même temps les heures supplémentaires, qui nuisent forcément à la qualité de l’enseignement, augmentent ! De nouveau, l’enseignement industriel, voie de réussite pour de nombreux élèves, est gravement attaqué : au Lycée Carnot, la 1èred’adaptation en systèmes motorisés et la 1ère d’adaptation en électronique sont supprimées alors qu’elles ont fait leurs preuves pour les élèves ! Les effectifs en sections de BTS électrotechnique sont diminués de moitié alors que les demandes sont là ! Cela est inadmissible !

A cela s’ajoute la « réforme » du bac professionnel en trois ans (suppression des BEP) risque d’exclure du système scolaire les élèves en difficulté. Là encore, sous couvert de « réforme », le ministère applique une logique de restriction destinée à supprimer 25% des moyens de formation dans les lycées professionnels.

Source: Intersyndicale Education CGT- FO- FSU -SNETAA -- SUD Education- SUNDEP

Blog P.C.F ARRAS

La droite toujours aussi aveugle .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:53

Après avoir cherché à minimiser les résultats du scrutin, la droite veut y voir une raison d’accélérer ses réformes. Mais c’est bien là le problème.

En janvier, la droite avait voulu politiser le scrutin, espérant ainsi rallier aux élections municipales les électeurs qui avaient voté à la présidentielle pour Nicolas Sarkozy. La chute de ce dernier dans les sondages l’avait conduite à tenter de désamorcer ce qu’elle avait elle-même allumé. Les candidats UMP, dans de nombreuses villes, avaient ainsi adopté un profil couleur muraille pour se fondre dans le paysage local. Entre les deux tours, et après la sanction, déjà, du premier, elle avait joué de tous les registres. Visite du chef de l’État à Toulon sur le thème de l’immigration pour resserrer les rangs, annonce et promesse de changement de style et de re-présidentalisation de la fonction. Le président lui-même annonçant à la fois qu’il poursuivrait sa politique mais tiendrait compte des résultats. Dès hier soir, une fois la défaite confirmée, le premier ministre, François Fillon, s’empressait d’en minimiser les conséquences en déclarant, contre toute évidence, que donner à ce scrutin une dimension nationale serait « mal venu ». En début de soirée, c’est d’abord à une surenchère de dénis que se sont livrées les diverses personnalités de l’UMP présentes sur les plateaux. La garde des Sceaux, Rachida Dati, estimait sur TF1 qu’il n’y avait pas dans ce résultat de vote sanction. Pour Xavier Betrand, ce n’était pas « le match retour de la présidentielle ». Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée, s’il avouait pour sa part que « les choses sont claires pour nous : oui, ce soir, c’est un soir de défaite », voulait y voir une « conjugaison des impatients et des mécontents ». Il enchaînait en affirmant que « personne ne nous a jamais demandé, durant cette campagne électorale, d’arrêter les réformes ». Un clou qu’enfonçait Brice Hortefeux : « Il faut poursuivre les réformes plus vite, plus loin, plus fort. » En d’autres termes, aux dénis, la droite au pouvoir ajoute tout à la fois la surdité et la persistance dans sa politique. Au fil de la soirée, la ligne semblait s’ajuster. Les divers intervenants, essentiellement des ministres et le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, reconnaissaient une défaite, mais bien pour asséner que la demande ainsi formulée était la poursuite des réformes et le besoin de résultats. Or, c’est bien là le problème. Car au-delà de la personne et du style du président, comment penser que ce résultat ne doit rien à la question du pouvoir d’achat, à la mise en place des franchises médicales et autres. Il est tout de même assez singulier, comme le remarquait hier soir Marie-George Buffet, que pour appeler la poursuite des réformes de la droite, les électeurs aient choisi des élus de gauche. En réalité, ces élections municipales ouvrent une période politique difficile. Il serait question de quelques ajustements au gouvernement. Il n’est pas impossible que le sort de responsables de l’UMP, dont Patrick Devedjian, soit en question. Mais ce qui est bien posé, ce n’est pas la question d’un changement de personnes, mais d’un changement de politique.

Maurice Ulrich

l’ huma du 17 / 03 / 08

Allier . Un président communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:41

À l’issue du second tour des élections cantonales, la gauche est majoritaire au conseil général de l’Allier, avec 18 sièges contre 17 à la droite. La présidence du département, jusqu’ici tenue par le divers droite Gérard Deriot, devrait donc lui revenir. Et plus précisément, elle devrait aller à un élu communiste. En effet, selon les résultats définitifs, les conseillers généraux communistes, au nombre de neuf, formeront le plus nombreux des groupes de gauche, devant les socialistes (7 sièges) et les radicaux de gauche (2 sièges). Le PCF comptait neuf élus dans la précédente assemblée. Quatre d’entre eux étaient renouvelables. Trois ont obtenu leur réélection. Le quatrième a perdu son siège, à Montluçon- Sud, au profit de la droite : Mireille Schurch, arrivée en tête au premier tour avec 29 %, n’a apparemment pas fait le plein des voix de gauche (le PS avait obtenu 24 %), alors que le candidat de droite a pu bénéficier de la dynamique créée par le succès de Daniel Dugléry (divers droite) à Montluçon. Une perte compensée par un succès dans le canton de Lurcy- Lévis, détenu jusqu’ici par un divers droite, et où le candidat communiste l’a emporté. Les socialistes, qui comptaient 6 sièges au précédent conseil, dont aucun n’était renouvelable, en auront 7 dans la nouvelle assemblée. Ils ont ravi au Donjon un siège aux radicaux de gauche. Ces derniers voient leur représentation ramenée de 3 élus à 2. L’Allier avait eu un président communiste, Jean-Claude Mairal, entre 1998 et 2001.

site de l’ Humanité

Perpignan : le président d’un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:24

Perpignan : le président d’un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale

Le président du bureau de vote numéro 4 de Perpignan a été mis en examen mardi pour fraude électorale aux élections municipales, remportées dimanche par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy. D’après le code électoral, Georges Garcia encourt cinq ans de prison et 22.500 euros d’amende.

Frère d’un conseiller municipal, cet homme de 58 ans a été déféré au juge d’instruction mardi en fin d’après-midi après une garde à vue de près de 40 heures. Un contrôle judiciaire a été sollicité.

Garcia avait été surpris dimanche soir au moment du dépouillement avec sept enveloppes, contenant toutes des bulletins de la liste Alduy, et trois bulletins de la même liste dans ses chaussettes, selon Jean-Pierre Dréno, procureur de la République de Perpignan. AP

http://www.latribune.fr/info/Perpig…

De : Perpignan
mardi 18 mars 2008

site BELLACIAO

MENSONGE à la une !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:12

Encore un mensonge géant du gouvernement uribe : le journal El Tiempo de Bogota publie ces jours ci la photo du haut en glosant sur une rencontre d’un ministre ecuatorien avec Manuel Reyes. Quito dénonce ce montage qui tente d’impliquer l’Equateur dans le conflit colombien (cf : http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…)

Peu importe que la personne qui figure sur la photo n’est pas équatorienne et n’a aucune responsabilité en Equateur puisque c’est le secrétaire général du PC Argentin Patricio Etchegaray qui a confirmé depuis Buenos Aires avoir bien rencontré Reyes en Colombie il y a trois ans.

Evidemment, la fausse nouvelle a circulé au moment où tous les ministres des affaires étrangères de l’Organisation des Etats Américains étaient réunis avec l’agression colombienne à l’ordre du jour.

La ministre des Aff. Etrangères d’Equateur déclare « Uribe cherche à détourner l’attention de la violation de la souveraineté de l’Equateur » !

 http://www.jornada.unam.mx/2008/03/…

De : alfare
mardi 18 mars 2008

site BELLACIAO

Le gouvernement maintient le cap…droit dans le mur !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:47

Mis en ligne : 18 mars

Tout un symbole : l’Élysée a annoncé la redisposition du dispositif de « communication » présidentielle. C’est donc là le principal remaniement envisagé au lendemain de la sévère défaite des élections municipales et cantonales. Autrement dit, Sarkozy et Fillon jettent déjà le résultat des urnes au panier pour tenter de relancer la même politique.

Le triptyque censé inspirer le nouveau staff de la « com » sarkozyste est tout un programme : « garder le cap, faire de la pédagogie, répéter le message » ; Alors que l’hyperprésidentialisation est largement dénoncé, tout se resserre encore davantage autour du président lui même. Pour ceux qui n’auraient pas compris, un « staff politique » est créé au sein de la cellule « com » pour « expliquer les réformes », animé par une ancienne journaliste du Point. Bref on va faire dans la finesse…

Pour le reste, tout l’arsenal est déployé pour marteler le maintien du cap. Aucun des grands problèmes quotidiens des Français qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d’autres à rester chez eux ne sont un tan“t” soit peu évoqués. Pouvoir d’achat, crise du logement, dureté des conditions de travail, précarité… La droite prend soin d’éviter ces sujets qui fâchent pour rabâcher un discours convenu et téléguidé sur la necessité « d’accélérer les réformes ». Or derrière cette formule se profilent de nouvelles attaques contre les retraites et l’assurance maladie, le dépeçage du Code du travail, une nouvelle dérive présidentialiste des institutions, des mesures en rafale contre le système éducatif, la lente agonie de l’audiovisuel public… Toutes orientations devant lesquelles les électeurs viennent précisément de mettre le holà. Mais qu’importe pour nos gouvernants, ils campent sur leur arrogance. Ce mépris du suffrage universel est insupportable.

Le désaveu infligé par les urnes est clair. Les électeurs ne veulent pas que le quinquennat continue comme il a commencé. Ils souhaitent un changement de cap de la politique gouvernementale et de la manière de gouverner. C’est se moquer du monde que de nier ce message. Les électeurs ont mille fois raison. La France ne peut pas supporter cette politique pendant encore quatre ans. Des millions de salariés ont tout à y perdre. On va une nouvelle fois tenter de nous faire croire que la mise en concurrence exacerbée dans laquelle on veut les plonger leur sera un jour profitable. C’est tout le contraire, ces politiques appauvriront l’essentiel des salariés pour nourrir les appétits d’actionnaires et de marchés financiers jamais rassasiés, d’autant que récession et krach financier menacent la planète capitaliste.

Dans ces conditions, face au déni de démocratie dans lequel le pouvoir sarkozyste semble décidé à s’enfoncer, les électeurs qui viennent de prendre la parole ne doivent pas la rendre, fût-ce à tel ou tel supposé présidentiable de gauche. L’heure est plus que jamais à l’action et à la construction politique. De nouvelles mobilisations sociales sont indispensables. Les dizaines de milliers de femmes et d’hommes de gauche élus peuvent jouer un grand rôle dans la mise en œuvre de leurs projets locaux mais bien au delà dans les débats politiques à venir. Après avoir voté à gauche, il faut en quelque sorte la faire vivre.

site du P.C.F

Marie-George BUFFET : Le bilan des municipales et cantonales .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:38

Mesdames, messieurs,

Un mot tout d’abord sur le Tibet. Je suis extrêmement préoccupée par les informations qui nous parviennent. La brutalité de la répression des autorités chinoises n’est pas tolérable. Et je souhaiterais donc joindre ma voix à tous les appels demandant l’arrêt immédiat de la répression au Tibet et la libération des personnes arrêtées. Et le respect de la liberté d’expression. J’en appelle à l’ouverture d’un réel dialogue politique, et plus largement au respect partout en Chine des droits de la personne humaine et au progrès de la démocratie.

Au terme de cette séquence électorale, le parti communiste a pu constater avec plaisir le sévère recul de la droite partout sur le territoire. J’ai bien entendu les représentants de l’UMP chercher à nous convaincre que les Françaises et les Français avaient voté à gauche pour une politique de réforme toujours plus à droite. J’ai bien entendu l’Elysée remodeler sa communication pour mieux nous expliquer ces fameuses réformes qui devraient faire le bonheur de tous et que les Français ont mal compris. Soyons sérieux !

Suite de l’article

Le rôle social de La Poste menacé .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:24

Le « rôle social » de La Poste menacé

Service public . Dans un rapport, la Cour des comptes accuse les bureaux de poste d’être un « handicap » concurrentiel pour la Banque postale.

La Poste compte encore aujourd’hui 14 665 points de contact avec la population et 13 000 bureaux proprement dits. Jean-Paul Bailly, son PDG, porte le funeste projet de ne garder que 3 000 bureaux de plein exercice. Politiquement explosif, cet objectif vient de trouver un précieux soutien. En effet, la Cour des comptes a remis aux députés un rapport sur « la création de la Banque postale et ses deux premières années de fonctionnement », dans lequel elle préconise de réduire le réseau pour augmenter les atouts concurrentiels de la Banque postale. La Cour « conforte ceux qui veulent fragmenter l’entreprise nationale », dénonce FO communication dans un communiqué. « Nous refusons cette concurrence. La poste est un service public de proximité et doit le rester », prévient Colette Duynslaeger, secrétaire général de la Fédération CGT des activités postales et des télécommunications, qui milite pour « l’unicité de tous les services ».

Le rapport de la Cour des comptes n’y va pas par quatre chemins. Le document assure que « le réseau, dans sa configuration actuelle, constitue un handicap pour l’ensemble des activités commerciales de La Poste ». Il préconise donc « un réseau resserré ». La Cour propose aussi d’éviter que la banalisation du livret A ne laisse à la Banque postale, née en 2005, que les « populations à risque », et se plaint que « le coût moyen des fonctionnaires employés par La Poste reste supérieur à celui des salariés de droit privé ». En conclusion, le rapport de 72 pages considère que « la réforme de 2005 ne constitue qu’une étape », la filiale bancaire étant « pénalisée de manière concurrentielle par des singularités liées à son mode de fonctionnement qui repose sur une étroite symbiose avec le groupe La Poste ».

« Ce rapport est une bombe », a réagi Régis Blanchot, du syndicat SUD PTT, pour qui cette lecture « en dit long sur le sort que l’État et les dirigeants de La Poste réservent au service public postal ». SUD PTT dénonce aussi une volonté de « banaliser le livret A », la Cour dénonçant des « comportements non rentables » dus à la gratuité du service et à l’obligation légale d’ouvrir un livret à toute personne qui en fait la demande. « Il est bien connu que les populations défavorisées ont pour loisir principal d’encombrer les files d’attente des bureaux parce que cela ne coûte rien », ironique le syndicat. La banalisation du livret, aujourd’hui seulement délivré par La Poste et la Caisse d’épargne, « est directement visée par la directive européenne », explique Colette Duynslaeger qui voit dans la disparition de ces spécificités une « remise en question de l’accessibilité aux plus démunis et un moindre financement pour le logement social ».

La Cour des comptes suggère « une clarification du statut bancaire de La Poste » et semble accorder un feu vert au plan d’essaimage des fonctionnaires qui augurent d’une « privatisation par la gestion du personnel », dénonce la responsable CGT. Jean-Paul Bailly a en effet annoncé ne pas remplacer un départ en retraite sur trois, dans une situation où la plupart des embauches s’opèrent déjà sous contrat privé.

Reste que les syndicats défendent le rôle social de cette « banque pas comme les autres ». La CFE-CGC rappelle, par exemple, que la Banque postale « a aussi l’obligation de jouer un rôle social auprès des populations les plus défavorisées et les plus éloignées ». L’UNSA considère quant à elle qu’il est « impératif de maintenir, voire de développer le réseau de bureaux de poste afin de ne pas déliter le lien social en France ».

Paule Masson

l’ Huma du 17 / 03 / 08

L’Education nationale en grève mardi 18 mars 08

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 12:06

L’Education nationale en grève mardi 18 mars

Alors que les enseignants manifestent aujourd’hui contre les restrictions budgétaires, plusieurs lycées sont bloqués dans la région parisienne pour protester contre les suppressions de postes.

Le recours massif aux heures supplémentaires pour compenser ces suppressions attise la colère des personnels concernés.

Retrouvez le reportage dans un lycée de Champigny-sur-Marne dans l’édition de ce mardi 18 mars du journal l’Humanité.

site de l’ Humanité