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26 mars, 2008

Mobilisation contre les requins de la finance .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:20

Des salariés de quelques dizaines d’établissements sous LBO ont décidé de se battre et de relever le défi du financement de leurs propres entreprises.

Avant la crise financière et son accélération, les fonds d’investissement rachetaient avec un minimum de fonds propres des entreprises petites ou grandes en les endettant très fortement, selon la fameuse technique LBO de rachat à crédit des entreprises. On recense ainsi plus d’un millier de firmes françaises, qui sont soumises à ce mode de financement hyperspéculatif, dont les plus connues sont Bayard, Jeanneau, Nexity, Nocebé, Numé-

ricable, Quick, TDF, Toys « R » Us, Yoplait…

Leurs techniques sont identiques : une fois l’acquisition faite, ils réduisent les effectifs, arrêtent toute dépense d’investissement non rentable à très court terme, accélèrent les cadences de travail pour permettre un niveau de rentabilité financière maximum. Dans la quasi-indifférence générale, et en accord avec le pouvoir établi, les fonds des investisseurs étaient bien souvent perçus comme des « sauveurs d’entreprise ». Mais la crise financière provoque une hausse du coût du crédit, et une crise de confiance des banques entre elles. Si bien que les créances deviennent de plus en plus difficiles à rembourser pour les ménages mais également pour les banques, les établissements financiers et les entreprises fortement endettées. Dernièrement, c’est l’américain Carlyle Capital Corporation (CCC), l’un des plus grands fonds d’investissement, qui s’est vu dans l’incapacité de recouvrir ses 17 millions de dollars de dettes. Des salariés de quelques-unes des firmes sous LBO ont décidé de ne pas se laisser faire. Ils ont créé, à l’initiative de la CGT, un collectif anti-LBO, début 2006. Depuis lors, celui-ci n’a eu de cesse, au travers de débats publics, de création de matériels d’information (DVD), de rencontres avec les élus locaux, nationaux, de faire connaître les dangers pour les salariés et le territoire de cette forme de reprise d’entreprises.

Grâce à une réflexion acquise dans les différentes luttes des entreprises rachetées par « les requins de la finance », ils ont élaboré des pistes avec les salariés des entreprises menacées par ce type de rachat hostile. Premier constat, les salariés ne connaissent pas le repreneur, le montage financier, et qui plus est, le montant de la dette supportée par leur propre firme. Dans ces conditions, une intervention en amont des salariés est impossible. Or « c’est grâce à ces informations que les salariés sont capables de juger si les pressions financières sont trop importantes et incompatibles avec les besoins en salaires, en personnels et en investissements. », explique Philippe Matzkowski, président du collectif. Le combat pour la démocratie sociale devient ainsi un des principaux axes de lutte contre les LBO. Et les salariés du collectif font valoir le besoin d’un accès au crédit favorisant effectivement l’emploi et sa qualité.

C. M

l’ Huma du 25 / 03 / 08

Que faire face à la crise qui s’approfondit ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:59

Krach . Tandis que se confirment les menaces sur la croissance avec l’entrée en récession des États-Unis, la question de l’alternative aux diktats des marchés financiers se pose.

L’extrême gravité de la crise qui secoue la planète financière depuis l’été dernier constitue désormais un fait établi. Tout comme la diffusion de ce krach vers l’économie réelle. Une très large majorité d’économistes états-uniens se disent maintenant convaincus que le pays est d’ores et déjà entré en récession. Certains d’entre eux évoquent, à l’instar de l’ex-président de la Réserve fédérale (FED), Alan Greenspan, l’émergence de la crise la plus « douloureuse » de l’après-guerre. Et de craindre des enchaînements très pernicieux où la diminution drastique de la consommation de ménages en difficulté alimenterait à son tour la contraction de l’activité.

En fait les premiers signes de tels scenario ont déjà fait leur apparition. Ainsi les ventes d’automobiles ont-elles reculé de plus de 5 % aux États-Unis l’an dernier. Les citoyens, bien souvent surendettés, ont décidé de réduire leurs nouvelles dépenses. Et cela sans même qu’ils fassent partie de ces quelque deux millions de familles ayant perdu leur logement à la faveur de la fameuse crise des subprimes qui fut l’élément déclencheur de la crise (voir notre infographie).

des effets ravageurs

sur l’emploi

Ce sont les logiques de libéralisation et de déréglementation impulsées ces deux dernières décennies, avec le soutien actif des dirigeants politiques des deux bords de l’Atlantique, qui ont provoqué cette enflure financière dont l’éclatement pourrait avoir des effets si ravageurs pour l’activité et l’emploi.

Des appels de plus en plus insistants se font entendre pour une prise en charge publique de la catastrophe. L’argument est simple : il n’existerait plus que ce moyen pour éviter que la défiance, entre elles, des banques -- potentiellement détentrices d’éventuels gros paquets de créances douteuses -- ne s’accentue. Ce qui renforcerait le phénomène d’assèchement du crédit.

Faisant suite à d’autres personnalités et spécialistes du monde de la finance, le ministre japonais des Services financiers, Yoshimi Watanabe, supplie ainsi les États-Unis, dans une interview parue hier dans le Financial times, d’« utiliser l’argent public » pour venir en aide à leurs banques en détresse. En d’autres termes, il s’agirait de faire payer l’addition d’années de gabegies spéculatives aux contribuables.

La difficulté des banques centrales à remettre à flot le système en dépit des injections de plusieurs centaines de milliards de liquidités ou de la baisse très spectaculaire des taux d’intérêt de la FED, ramenés mardi dernier à seulement 2,25 %, alimente ces demandes pressantes d’intervention de la puissance publique, issue bien souvent désormais -- suprême ironie de l’affaire -- des plus farouches partisans du « marché libre et non faussé ». À l’instar des autorités britanniques qui viennent de nationaliser pour quelques mois la banque Northern Rock, promise à la faillite, moyennant bien entendu des coupes sombres dans les effectifs.

trouver un autre financement de l’économie

Mais cette démarche, qui consiste à tenter de sauver le système en volant au secours des spéculateurs, ne manquerait pas d’avoir à son tour des effets très contre-productifs. Elle pourrait, au mieux comme en 2001 aux lendemains du krach Internet, réalimenter la pompe à gonfler une nouvelle bulle spéculative. Et, compte tenu de la gravité de la situation actuelle, elle pourrait plus sûrement encore alimenter les enchaînements qui nourrissent la récession : les pressions financières sur les citoyens provoquant de nouveaux « rabougrissements » du pouvoir d’achat, déjà si fortement mis à mal en France et en Europe.

Pour sortir de ces impasses, l’heure devrait donc être à des alternatives fortes, envisageant d’urgence un tout autre financement de l’économie. Les deux économistes, communiste et socialiste, à qui nous donnons ici la parole, évoquent le besoin de débat sur ce sujet et esquissent des alternatives.

Formidable anachronisme : les investissements ou le financement de l’activité des entreprises restent d’un domaine strictement réservé aux grands dirigeants de firmes ou à des rentiers. N’est-ce pas là que se situe, en réalité, l’une des causes principales de la crise ? Les salariés sont privés du moindre droit d’examiner les grands choix de gestion financière qui vont pourtant peser tant sur l’avenir de leur propre entreprise. Tous ceux qui souhaitent une vraie modernisation de la vie économique ne peuvent qu’aspirer à sortir de cette sorte de Moyen Âge.

Bruno Odent

l’ Huma du 25 / 03 / 08

Yves Dimicoli ( Il faut mobiliser le crédit pour l’emploi et la formation )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:47

Yves Dimicoli « Il faut mobiliser le crédit pour l’emploi et la formation »

Yves Dimicoli, économiste, dirigeant du PCF, évoque l’urgence pour les citoyens de faire valoir des contre-propositions au financement de l’économie.

Comment intervenir sur la crise financière ? Yves Dimicoli. La crise financière résulte de formidables gâchis d’argent et de la spéculation. Elle débouche sur une limitation grave du crédit contre l’emploi et la croissance réelle, avec une fragilisation des institutions bancaires. Il faut aider l’intervention populaire sur ces enjeux. Jacques Attali reconnaît qu’il y a une grave crise économique, mais il n’y a rien dans son rapport sur une autre utilisation du crédit et pour de nouvelles relations entre banques et entreprises. Rien non plus sur la Banque centrale européenne.

Ce n’est pas parce que cette crise apparaît aujourd’hui dans toute son ampleur internationale que l’on ne peut pas intervenir, ici et maintenant, pour commencer d’y faire face. On ne saurait se contenter de simples protestations contre la « dérégulation » en réclamant des contrôles au niveau européen, sans mettre en cause la BCE. Et il faut intervenir sans attendre au niveau national et régional. Il y a dans le programme du Parti communiste des idées opérationnelles pour agir immédiatement en ce sens au service des luttes sociales. Le financier, en effet, va du local au national et du national à l’Europe puis au mondial et inversement. Intervenons sur ces différents échelons.

Quelles sont ces idées, et comment les mettre en place ?

Yves Dimicoli. Il y a désormais dans les départements, les régions et les villes de nombreux élus communistes et apparentés. C’est une chance pour les citoyens de faire jouer des contre-pouvoirs et d’en construire de nouveaux. Au lieu de faire du saupoudrage d’aides publiques, en entrant dans une concurrence acharnée entre territoires, nous proposons la création de fonds publics régionaux pour l’emploi et la formation. Ils prendraient en charge tout ou partie du taux d’intérêt des crédits pour les investissements des entreprises dans la mesure où ceux-ci programmeraient emplois et formations. Une baisse des taux d’intérêt serait engagée mais conditionnée à ces programmes, excluant tout soutien de la spéculation. En pratique, ce mécanisme contribuerait, à l’appui des luttes, à faire reculer le chômage et la précarité, augmenter le pouvoir d’achat dans les régions car le crédit serait distribué en fonction de l’emploi, des qualifications et de conditions sur les salaires.

Justement, au plan national, quelles sont les batailles à mener pour faire avancer des solutions alternatives ?

Yves Dimicoli. Il faut augmenter tous les salaires et cesser de diminuer les cotisations sociales patronales qui favorisent bas salaires et l’insuffisance de formation. Les 27 milliards d’euros d’exonérations alimenteraient un fonds national pour l’emploi et la formation fonctionnant selon les mêmes modalités que les fonds régionaux. Il coopérerait avec un pôle public bancaire incluant, outre la CDC, des banques renationalisées pour développer une mission de service public du crédit sécurisant l’emploi et la formation, au lieu d’alimenter le marché financier. Ces institutions pourraient, par exemple, appuyer les contre-propositions des comités d’entreprise et des délégués du personnel face aux licenciements. Il faut refuser le rationnement budgétaire du pacte de stabilité et soutenir la dépense publique utile en remettant, notamment, en cause les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés en juillet dernier.

De plus en plus de spécialistes et de politiques invoquent maintenant un soutien public pour sortir de cette crise qui s’aggrave. En France on parle d’un fonds public de réserves, qu’en pensez-vous ?

Yves Dimicoli. Ce fonds public serait financé par des impôts sur les salariés et les populations, ce qui pèserait encore plus sur le pouvoir d’achat. Et, surtout, il servirait à soutenir les spéculateurs, à faciliter la relance des opérations financières. Or, c’est précisément parce que l’argent du crédit et des fonds publics a servi, des années durant, aux placements financiers contre l’emploi et le développement des capacités humaines que nous avons cette crise aujourd’hui. Il faut rompre avec cette logique.

De quelle manière ?

Yves Dimicoli. En conditionnant les soutiens éventuels aux banques à une utilisation de leur crédit favorable à l’essor des capacités humaines et défavorable à la croissance financière et à la spéculation. L’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) doit être remise en cause en ce sens. Sa politique monétaire doit être conditionnée : le taux de refinancement des crédits bancaires aux entreprises serait d’autant plus abaissé que ceux-ci financeraient des investissements programmant plus d’emplois et de formations. Cette logique pourrait prévaloir jusqu’à l’échelle du monde avec une transformation radicale du Fonds monétaire international (FMI) et la promotion d’une monnaie commune mondiale de coopération faisant reculer l’hégémonie du dollar.

Entretien réalisé par Clotilde Mathieu

l’ Huma du 25 / 03 / 08

Jacques Généreux ( Il faut un cadre transparent et régulé )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:33

Jacques Généreux « Il faut un cadre transparent et régulé »

Jacques Généreux, économiste, dirigeant du PS, estime qu’il faut créer des agences de notation publiques.

Face à la gravité de la crise que nous connaissons, peut-on envisager un système alternatif pour financer l’économie ?

Jacques Généreux. Tout dépend de ce que l’on appelle système alternatif. Il existe bien des systèmes de financement coopératif, des mutualisations de fonds mais je ne pense pas qu’ils puissent répondre aux besoins réels d’une économie mondialisée. Par ailleurs, la planification de l’économie et le « crédit d’État » ont montré leurs limites. Je pense que le financement par les banques et la Bourse peut fonctionner au service de l’économie dès lors qu’on lui impose un cadre transparent et régulé.

Justement, à l’issue de chaque crise, tous les acteurs réclament plus de transparence et des sanctions contre les fautifs sans que cela ne règle vraiment le problème…

Jacques Généreux. Oui, car jamais on ne veut remettre en cause les principes qui sont au coeur du système. On se borne à considérer que c’est un problème moral et non systémique. Ainsi entend-on Nicolas Sarkozy parler de « moralisation du capitalisme financier ». Comme s’il s’agissait uniquement de débusquer les méchants et de les punir ! Ces logiques punitives sont inopérantes. En dernier ressort, ce sont les Banques centrales qui interviennent pour éviter la panique sur les marchés. Mais si ces interventions sont indispensables, elles entraînent des effets pervers. Les acteurs financiers ont parfaitement intégré que les autorités publiques devront réagir et ils relativisent ainsi la gravité des dérives qu’ils génèrent. C’est ce que l’on nomme l’aléa moral. Sans compter que ce ne sont pas eux mais les ménages ou les entreprises qui en sont les victimes, en voyant leur accès au crédit limité, ou le contribuable qui, sous une forme ou une autre, devra compenser les dépenses publiques engendrées.

Que proposez-vous pour apporter des solutions durables ?

Jacques Généreux. Il y a plusieurs points sur lesquels il y a urgence à agir. Les agences de notation, qui doivent évaluer le degré de risque des intermédiaires financiers, réagissent en général trop tardivement, lorsque le mal est déjà fait. Se pose par ailleurs la question de leur indépendance puisqu’elles tirent leurs revenus des institutions qu’elles notent ! Il faut donc créer des agences publiques de notation qui mesurent mensuellement le degré d’exposition des organismes financiers. La publicité des chiffres les amènerait à beaucoup plus de prudence. Le second point concerne, justement, les règles prudentielles. Les différents accords internationaux (Bâle I, Bâle II) posent des règles qui ne s’imposent pas aux fonds spéculatifs. Il y a urgence à étendre à tous les opérateurs financiers un cadre prudentiel adapté.

Mais il faut aussi encourager les acteurs financiers à retourner vers leur coeur de métier et séparer les activités de crédits et de dépôts de celles des investissements d’entreprise ou de gestion du risque. Le décloisonnement des activités bancaires dans une économie mondiale totalement dérégulée ajoute à la déstabilisation des marchés.

À quelle échelle faudrait-il agir pour rendre efficaces ces mesures ?

Jacques Généreux. L’idéal serait, bien entendu, de pouvoir le faire au niveau mondial, mais rien ne nous empêche d’agir au niveau européen.

Pour assainir le marché européen, nous pourrions décider d’instaurer des contraintes qui limitent l’usage des titres à risque, notamment dans les procédures de refinancement des ban- ques. Ces titres ne pourraient être renégociés sur les marchés européens. La crise des crédits immobiliers américains, qui sont pour moi des crédits criminels puisque l’on prête à des ménages sans capacité suffisante de remboursement et on maquille ensuite ces créances sous formes de titres indéchiffrables pour mieux spéculer sur les marchés, démontre qu’il est urgent de prendre des dispositions. Si les Américains s’y refusent tant pis, mais l’Europe peut le faire.

Ne craignez-vous pas la désertion des marchés européens si on y interdit de spéculer sur ces titres qui sont les plus attractifs ?

Jacques Généreux. Pas du tout, car le marché européen sera perçu comme plus solide. Il faut, de plus, que la Banque centrale européenne ne se soucie pas uniquement de la stabilité des prix mais aussi de la croissance et du plein-emploi. Bien sûr, nous avons raté une occasion en acceptant la signature du traité de Lisbonne. Mais c’est tout de même le Conseil des chefs d’États et de gouvernements qui détermine l’orientation de la politique de change et c’est dans ce cadre qu’il faut agir pour faire pression sur la BCE qui ne peut de manière isolée décider que seul le risque inflationniste doit être mesuré. D’ailleurs, aux États-Unis, la FED agit depuis longtemps de concert avec le politique.

Ouvrages : la Dissociété,

Le Seuil, Paris, octobre 2006, 384 pages , 20,90 euros.

Pourquoi la droite est dangereuse. 2007, Le Seuil. 128 pages ,10,45 euros.

Entretien réalisé par Frédéric Durand

l’ Huma du 25 / 03 / 08

Le dessin de l’Huma .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:16

voir tous les dessins des jeunes correspondants

On ne bat pas en RETRAITE !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:44

Départ à 60 ans, augmentation des salaires et des pensions : On ne bat pas en retraite !

Tous à la manifestation, samedi 29 mars, départ à Paris, de Nation -- 14 h 30 (le Parti communiste français sera présent sur le parcours au métro Faidherbe).

La gauche a gagné les élections municipales et cantonales de Mars. Les attentes sont fortes pour des projets locaux de gauche, certes.

Mais la droite sanctionnée, c’est aussi un message pour que la gauche propose et se mobilise pour un projet et des solutions notamment sur le pouvoir d’achat, le travail et l’emploi, les retraites, une mondialisation constructive pour les peuples.

C’est le sens du soutien et de la participation du Parti communiste aux manifestations du 29 mars pour l’avenir des retraites. C’est le sens de ses propositions.

Suite de l’article

RGPP : Sacrifier la diversité culturelle sur l’autel de la ( rationalisation )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:24

Mis en ligne : 26 mars

RGPP : quel est donc ce nouveau sigle contre lequel les citoyens n’ont pas fini de descendre dans la rue ? Depuis le mois de décembre, le ministère de la Culture vit au rythme de cette « Révision Générale des Politiques Publiques » ou RGPP, censée « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques ».

La rue de Valois est le premier cobaye de cette réforme qui pourrait entraîner la transformation des musées nationaux en établissements de droit privé, le rattachement des Monuments historiques aux collectivités locales et la privatisation de l’archéologie préventive.

Cela, ajouté à l’objectif de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, fait que le personnel du ministère de la Culture tire la sonnette d’alarme. D’autant que, dans un document publié par la presse, on apprend que les différentes directions ont été sommées de mesurer « le risque politique et social » de trois scénarios à l’horizon 2009/2011 :
- une stagnation en volume des crédits et des moyens en personnel,
- une baisse de 10%
- et une autre de 20%.

Les agents du ministère de la Culture ont donc manifesté pour protester contre les effets de cette nouvelle réforme de l’État.
Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre, l’intersyndicale écrit : « L’objectif de votre politique est fondamentalement de remettre en cause la légitimité de l’engagement historique de l’État en matière de promotion de la diversité culturelle aux fins non avouées de livrer la culture à la logique du marché ».

Les syndicats ont également alerté sur le fait qu’il s’agissait d’un des premiers ministères à faire l’objet d’une réorganisation entrant dans le cadre de la RGPP et qu’à ce titre, il servira de modèle pour l’ensemble des services publics.

Avec ce nouveau jouet, Sarkozy qui portait déjà le fer sur « l’échec de la démocratisation culturelle » pour justifier un renforcement du financement privé, tente de mettre définitivement un terme à l’exception culturelle française.

site du P.C.F

Journée d’action dans le personnel municipal des écoles à Nice .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 5:01

Les agents territoriaux des écoles, aujourd’hui 25 mars 2008, étaient en grève et sont venus devant les grilles de la Mairie de Nice pour se faire entendre et déposer les pétitions signées par 650 agents dans toutes les écoles. Le rassemblement a été massif.

Les agents avec la CGT, depuis de nombreuses années portent les revendications suivantes :

L’intégration du temps de repas dans le temps de travail,

La fin des emplois précaires à 28 heures imposées par l’administration,

La prise en compte, comme pour tout fonctionnaire, de la possibilité d’avoir accès à un temps partiel choisi,

Faire respecter les cycles de travail prévus dans le règlement RTT de juin 2007,

La renégociation de ce règlement en raison de l’application de la Loi « DARCOS » en 2008-2009 et l’augmentation des heures à devoir.

L’amélioration des conditions de travail et la création d’un groupe d’agents « volant » pour pallier aux absences.

L’arrêt des recrutements illégaux d’agents horaires

Mise en place d’un plan de titularisation des agents.

Une délégation composée d’agents CGT et d’agents non syndiqués a rencontré le nouvel adjoint délégué à l’Education et à la Jeunesse ainsi que le directeur de cabinet de Christian Estrosi. Après un tour de table pour présenter les revendications des agents, il a été convenu qu’une négociation commencerai dans la semaine du 20 avril, après les vacances scolaires.

Il est à noter qu’une première prise de contact avait eu lieu entre le syndicat CGT et le Maire de Nice, vendredi dernier.

Pendant cette entrevue, les revendications qui paraissaient jusqu’alors dignes d’intérêt, ont disparues pour laisser place à la seule raison de cette réunion, c’est à dire la demande par le Maire de l’annulation de ce mouvement afin de ne pas « faire tâche » sur le premier jour de prise de fonction du maire.

Devant le refus de la délégation, Estrosi a adopté une attitude radicalement différente. Il ne nous a pas entendu, ni écouté.

Cependant 3 jours de réflexions auront permis à la nouvelle équipe de bien mesurer les enjeux et les attentes des 1 200 agents de l’éducation.

En conclusion, et comme toujours, il n’y a que la mobilisation des agents qui permettra une avancée. Le mouvement doit être fort, et il est fort, pour faire comprendre à la nouvelle municipalité que les agents ne se contenteront pas de simples vagues promesses.

Il faut que le maire comprenne que le mouvement social est là, devant lui. Il faut qu’il comprenne aussi que les agents étaient là avant Peyrat, qu’ils sont là pendant Estrosi et qu’ils seront là, après lui.

Nice le 25 mars 2008

De : CGT VILLE DE NICE
mercredi 26 mars 2008

site BELLACIAO

RENAULT-DACIA : augmentez les salaires en France comme en Roumanie .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 4:48

Les ouvriers roumains de DACIA du groupe Renault sont en grève illimitée depuis 2 jours. Ils exigent la revalorisation de leur salaire

RENAULT-DACIA : augmentez les salaires en France comme en Roumanie

 

Et pour cause : le modèle Logan de la voiture bon marché est un succès commercial. Sa vente représente 10% du chiffre total du groupe Renault pour les 2 premiers mois de l’année.

Au lieu d’attaquer en justice ce mouvement comme le fait Renault, le constructeur automobile devrait plutôt se montrer beau joueur. En ayant délocalisé sa production dans un pays à faible coût de main d’œuvre, elle se retrouve désormais dans la position de l’arroseur arrosé qui ne comprend pas que ses ouvriers en ait assez de se faire exploiter quand les bénéfices sont au rendez-vous.

Le PCF soutient les revendications des ouvriers roumains. Salariés français et roumains partagent le même combat commun, celui de se voir rétribuer justement pour leur travail. Renault doit entendre leurs revendications.

Parti communiste français