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30 mars, 2008

COMMUNIQUE : Soutien aux salariés de Kléber Toul .

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Communiqué : soutien aux salariés de Kléber Toul

La Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti communiste français tient à exprimer son soutien aux salariés de Kléber Toul à l’heure où, selon la presse régionale (ER 28/03/08), quarante d’entre eux sont visés par une plainte déposée par les trois cadres qui avaient été retenus dans l’usine entre le 14 et le 17 février derniers.

Cette action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés qui sont tous les victimes des décisions patronales du groupe Michelin. En faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques uns, la partie adverse tente d’intimider et de désarmer tout le collectif de travail, celles et ceux qu’on appelle à Toul « les Kléber ».

Le PCF s’associe aux responsables CGT qui demandent :

Aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul,

__jeudi 3 et vendredi 4 avril, __

pour témoigner dans le calme « solidarité et sympathie » à leurs camarades qui seront alors entendus par les policiers, mais aussi pour dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au chômage et à la misère.

Patrick Hatzig!!

Annexes

SENAT : groupe communiste ( Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos constituent un recule pédagogique .

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Les nouveaux programmes du primaire voulus par Xavier Darcos constituent un recul pédagogique

Par Brigitte Gonthier-Maurin – 27 Mars 2008

Le 26 mars, les sénateurs de la commission des Affaires culturelles ont auditionné le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, sur les nouveaux programmes du primaire.

Une fois encore la méthode choisie par le ministre pose question. Comment en effet penser les programmes pour la réussite des enfants pour demain sans qu’ait été menée une véritable évaluation scientifique des bienfaits ou méfaits des précédents programmes ? Les derniers programmes datent seulement de 2002, c’est dire qu’on a à peine le recul de leur application sur une génération d’élèves.

Sur le fond, le ministre veut recentrer les programmes sur « les fondamentaux » : français et mathématiques. Ce sont, il est vrai, des éléments importants. Mais ce retour aux fondamentaux ne doit pas se résumer à la notion d’empilement des connaissances, balayant ce qui fondaient les programmes de 2002, à savoir l’éveil, l’épanouissement, et surtout la quête du sens dans l’acquisition des savoirs et des connaissances. Nous avons besoin des deux car un simple retour aux « méthodes anciennes » ne répondra pas aux exigences historiquement nouvelles qui se posent à nous : celle d’une posture d’appropriation réfléchie des savoirs rendue indispensable par le développement de notre société.

Même scepticisme pour les deux heures du samedi réinvesties sous forme d’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Dans les écoles où il y a beaucoup d’élèves en difficulté, ces deux heures seront largement insuffisantes. A l’inverse, dans les écoles où peu d’élèves sont en difficulté, on peut faire beaucoup avec deux heures. Il n’y a pas d’égalité entre une Zep à Gennevilliers et une école à Neuilly. Ce qui signifie donc un renforcement des inégalités.

Enfin, les nouveaux programmes réévaluent la grande section de maternelle en introduisant des connaissances et des exigences scolaires. On peut même parler de pré lecture et de pré calcul. Pour autant, le ministre, interrogé sur ce point lors de son audition, n’a pas indiqué qu’il répondrait favorablement à la proposition d’Alain Bentolila d’une scolarisation obligatoire dès 3 ans. Ce qui équivaut à prendre le risque d’une accentuation des inégalités.

Autant d’interrogations qui n’ont pas semblé émouvoir le ministre.

29 mars, 2008

10 000 lycéens dans la rue .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:26

Plus de 10 000 lycéens ont manifesté hier à Paris, Lyon et Marseille pour protester contre les 11 200 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine. « Ces suppressions affectent principalement les lycées des banlieues qui, précisément, auraient le plus besoin d’effectifs », a déclaré Hannah Boisson, porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). De son côté, Léo Moreau, vice-président de l’Union nationale lycéenne (UNL), estime que l’ampleur de la mobilisation a « franchi un cran ». Les deux syndicats appellent à de nouvelles manifestations mardi prochain.

l’ Huma du 28 / 03 / 08

Retraites : Financement la quatrième solution .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:07

Depuis vingt ans, alors que de lourds sacrifices ont été imposés aux salariés, aucun effort supplémentaire n’a été demandé aux entreprises pour financer le système de retraite. Un point tabou dans le discours du gouvernement.

Pour imposer ses vues, Xavier Bertrand joue volontiers les professeurs, usant d’un raisonnement en apparence implacable. « Vous avez trois leviers sur les retraites, explique le ministre du Travail. Soit vous acceptez de toucher moins de pension de retraite, et personne n’en veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne fait pas de bien au pouvoir d’achat. Soit, si on vit plus longtemps, il faut accepter de cotiser un peu plus longtemps. C’était la logique de 2003, et c’est la logique de tous les pays européens. »

Si bien huilée soit-elle, la rhétorique ministérielle n’en pèche pas moins par des contrevérités et des « oublis ». D’abord parce que, l’expérience l’a montré, l’allongement de la durée de cotisation n’a pas conduit à « travailler plus longtemps », les employeurs continuant d’exclure à tour de bras les travailleurs âgés. Pas plus que cela n’a évité de « toucher moins ». Au contraire : le niveau des pensions a baissé, un grand nombre de salariés n’étant pas en mesure de remplir les conditions pour une retraite à taux plein. En vérité, jusqu’ici, c’est le montant des retraites qui a été utilisé, sans le dire, par les gouvernements successifs comme variable d’ajustement pour viser l’équilibre financier des régimes. Sans résultat sur le déficit, qui a continué de se creuser, mais avec de lourdes conséquences sociales pour les retraités… Selon la CGT, citant une étude de l’OCDE, « c’est la France qui est allée le plus loin dans les sacrifices demandés aux salariés ». La retraite moyenne représentant 48 % du salaire moyen dans l’Hexagone, contre 57,5 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE.

En revanche, ajoute le syndicat, « aucun effort supplémentaire n’a été demandé aux entreprises depuis plus de vingt ans pour payer les retraites à leurs anciens salariés ». Cette donnée est la grande absente du discours gouvernemental. Les entreprises portent pourtant, par leur gestion restrictive de l’emploi, leur pression permanente sur le « coût du travail », et donc les salaires, une lourde responsabilité dans les difficultés financières des régimes de retraite. Rappelons que 1 % de la masse salariale équivaut à 2,5 milliards d’euros de cotisations sociales. La politique de l’emploi constitue bien la première clé pour répondre aux besoins de financement croissants du système de retraite : « 4 millions d’emplois supplémentaires apporteraient la moitié des besoins de financement, via les cotisations. C’est à peu près le nombre de salariés disponibles aujourd’hui pour un vrai emploi », note la CGT dans un mémorandum remis hier à Xavier Bertrand. Les chiffres officiels du chômage ne reflétant pas, de beaucoup, la réalité du sous-emploi.

Tirer les conclusions de ce constat impliquerait de remettre en question toutes les politiques publiques visant la baisse du « coût du travail », menées à coups de généreux allégements de cotisations sur les bas salaires. Mais les entreprises pourraient aussi être responsabilisées en modulant leur contribution à la Sécu de façon à pénaliser celles qui licencient et recourent à de la main-d’oeuvre précaire, et favoriser celles qui, à l’inverse, développent l’emploi qualifié et bien rémunéré. Pour l’heure, le gouvernement, s’appuyant sur des excédents de l’assurance chômage, se contente d’envisager un transfert de cotisations UNEDIC sur la retraite. Mesure soutenue par la CFDT, mais contestée par la CGT, qui rappelle qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé.

Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, avancent d’autres pistes de financement, aujourd’hui rejetées par le gouvernement : élargissement de l’assiette des cotisations à une série de « niches » actuellement exonérées, telles les stock-options, l’intéressement et la participation. Un rapport de la Cour des comptes a évalué à quelque 25 milliards d’euros le bénéfice d’une taxe qui s’appliquerait à l’ensemble des éléments de rémunération exonérés. Le déficit du régime général de retraite avoisine les 5 milliards… La CFDT, quant à elle, choisit de plaider pour la généralisation de « l’épargne collective », afin de la rendre accessible aux salariés des PME. Alors que la CGT met en garde contre « les illusions » de produits d’épargne, « très coûteux pour un rendement aléatoire ».

Y. H.

l’ Huma du 28 / 03 / 08

MANIFESTATION POUR LES RETRAITES :10 000 à 15 000 personnes à PARIS .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:30

 

 

 

254495004.jpgA l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires à manifester pour défendre « l’avenir des retraites » a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris et dans toute la France.

La manifestation parisienne, entre la Place de la Nation et Bastille, a réuni 10 000 à 15 000 personnes selon la CGT. En tête de cortège une banderole demandait « Stop à la casse des retraites ». Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a prévenu que ces manifestations n’étaient qu’un « début ». « C’est une mise en jambes, une initiative indispensable pour que le débat soit public dans le pays », a-t-il insisté. Alors que le ministre du travail ne propose aux syndicats qu’une concertation, ceux-ci revendiquent une « vraie négociation ». Pour le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, il s’agissait également « que l’on n’escamote pas le débat » face à « la mécanique implacable » défendue par le gouvernement aboutissant « à avoir moins de retraites même en travaillant plus longtemps ».

Des manifestations ont eu lieu en régions. Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel des syndicats à Lyon (entre 2000 et 5000) et Marseille (entre 1500 et 10 000). Ils étaient également des centaines à manifester à Toulouse (entre 900 et 3 000), Bordeaux (entre 1 000 personnes et 1 500), Lille (entre 900 et 1 500), Rennes (entre 600 et 1 500), et dans de nombreuses autres villes françaises (Strasbourg, Rouen, Nantes, Saint-Brieuc, Angers, Brest, Le Havre, Tours, La Rochelle, Angoulême, Roanne, Clermont-Ferrand, Grenoble).

Une intersyndicale se réunira lundi pour confronter les revendications et tenter d’établir une plate-forme commune afin de « faire bloc » devant le gouvernement, selon l’expression du président de la CFTC, Jacques Voisin.

Le Parti communiste français soutient ce mouvement. De nombreux militants et élus communistes étaient présents à ces manifestations.

POUR VISIONNER NOTRE VIDEO SUR CETTE MANIFESTATION CLIQUEZ SUR CETTE LIGNE

Blog P.C.F EVRY

Sinistre cérémonie d’anciens OAS à l’Arc de triomphe .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:06

Extrême droite . Face aux nostalgiques de l’Algérie française, quatre-vingts contre-manifestants ont dénoncé la réhabilitation de l’organisation criminelle.

La France marche sur la tête. Voilà la réflexion qui venait à l’esprit de tout démocrate et républicain à la vue de la scène ahurissante de mercredi soir, place Charles-de-Gaulle, à Paris. Au prétexte d’honorer la mémoire des victimes de la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, une quarantaine d’anciens membres de l’OAS et autres nostalgiques de l’Algérie française, sous la protection des forces de l’ordre, traversent la place de l’Étoile pour raviver la flamme du souvenir sous l’Arc de triomphe et brandir leurs étendards face à la tombe du Soldat inconnu. La cérémonie constitue, dans l’esprit de ses organisateurs, d’anciens factieux regroupés au sein de l’Adimad-OAS et de l’association Souvenir du 26 mars, un pas de plus dans la réhabilitation de l’organisation criminelle. La preuve ? La présence, dans ce rassemblement, auquel les autorités ont donné leur feu vert, d’Armand Belvisi, compagnon de Jean-Bastien-Thiry, organisateur des deux attentats manqués contre le général de Gaulle. L’ancien terroriste, militant d’extrême droite, qui ne manque aucune occasion de clamer qu’il « ne regrette rien », s’offre le luxe de venir narguer les quatre-vingts contre-manifestants venus protester contre la présence, dans ce lieu symbolique de la République, de ceux qui retournèrent, hier, les armes contre elle.

Dans une ambiance tendue, les participants à ce « contre-rassemblement républicain » (1) exposent les raisons de leur colère, souvent interrompus par les invectives du camp adverse. « Le symbole que constitue la flamme du souvenir en hommage aux anonymes morts pour la France a été souillé par la présence de l’oriflamme d’une association qui regroupe d’anciens traîtres à la République. Il y a là une inversion totale des valeurs fondatrices de la nation », s’indigne Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de l’un des six inspecteurs des centres sociaux éducatifs exécutés le 15 mars 1962 par un commando Delta de l’OAS. Jean-François Gavoury, président de l’Association pour la mémoire des victimes de l’OAS à l’origine du contre-rassemblement, fils du commissaire central d’Alger, Roger Gavoury, assassiné par l’OAS en 1961, fustige une « dérive insupportable des institutions de la République ».

Argument repris par Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris. « Autoriser un tel rassemblement est une nette provocation de la part de Nicolas Sarkozy », insiste le jeune élu. Une « provocation » qui s’inscrit dans un mouvement de fond, analysent Jean-Pierre Gonon, de France-Algérie, et Fatima Besnaci Lancou, de l’association Harkis et droits de l’homme, rappelant le scandaleux article 13 de la loi du 23 février 2005, qui ouvre le droit à l’indemnisation des anciens criminels de l’OAS. Les opposants à ce mouvement de réhabilitation craignent une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, qui s’était engagé à reconnaître la qualité de « morts pour la France » aux victimes du 26 mars 1962. « Si ce pas devait être franchi, ce serait la fin des valeurs attachées à la qualité de « mort pour la France. » Je me verrais alors dans l’obligation d’engager une procédure pour que cette qualité soit ôtée à mon père », prévient Jean-François Gavoury. Dans la foule, Hakim, étudiant, observe, ébahi, les nostalgiques de la colonisation. « Sarkozy dit vouloir tourner la page de cette histoire. Mais en glorifiant le passé colonial et en réhabilitant l’OAS, il fait le contraire d’un travail de mémoire apaisée », commente le jeune homme. Le groupe d’anciens activistes de l’OAS se scinde en deux. Les uns se glissent dans un autre cortège d’anciens combattants venus raviver la flamme. Les autres se rendent à la messe donnée à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

(1) On notait la présence de représentants de l’Anpromevo, de l’Association des amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons, de la LDH, du MRAP, du Collectif anticolonial, de l’AFASPA, de l’ARAC, de France-Algérie, de Harkis et droits de l, du Comité vérité et justice pour Charonne, de l’association Au nom de la mémoire, du groupe communiste au Conseil de Paris, etc.

Lucie Martin

l’ Huma du 28 / 03 / 08

Cotiser plus pour une retraite plus faible .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:07

Protection sociale . Le gouvernement entame une concertation dont il a fixé par avance l’issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation. Le bilan de la loi Fillon appelle d’autres mesures.

C’est parti et, disons-le, plutôt mal parti. Le « rendez-vous retraite » a démarré hier par une journée marathon de rencontres avec les « partenaires sociaux » au ministère du Travail. Grand ordonnateur de l’événement, Xavier Bertrand soigne les apparences. Son discours lisse, pétri de bonnes intentions et de fausses évidences, ne cache pas l’essentiel : d’emblée, le gouvernement a fixé des règles du jeu qui augurent mal de la suite. À l’en croire, il s’agirait seulement, en 2008, de confirmer et d’amplifier la réforme de 2003, en allongeant la durée de cotisation à 41 ans. Du coup, selon M. Bertrand, le sujet ne mérite qu’une « concertation », en aucun cas une véritable négociation. Les syndicats risquent donc de n’être convoqués, rue de Grenelle, « que pour la photographie », remarque le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. De son côté, le chef du gouvernement a prévenu, il envisage déjà de faire passer son projet par voie « réglementaire », autrement dit en zappant le débat et le vote du Parlement. Le gouvernement semble avoir le souci de laisser le moins d’espace possible à la confrontation des points de vue.

Il est vrai que, depuis 2003, la réforme Fillon a subi l’épreuve du réel. Et le bilan n’est pas à son avantage. La « sauvegarde » du système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l’allongement de la durée d’activité et supposait donc un allongement sans fin de la durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008 suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite. En vérité, le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) le constate : le taux d’activité n’a pas augmenté. Signe le plus flagrant de l’échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À l’heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions, l’augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein n’a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et voués à de basses retraites.

Rien d’étonnant, dès lors, si la perspective d’un passage aux 41 ans est aujourd’hui récusée par l’ensemble des syndicats, la CFDT incluse, qui en avait pourtant acté le principe en approuvant la loi Fillon. Une telle mesure paraît, en outre, d’autant moins défendable que les négociations sur la pénibilité du travail ont échoué : le patronat fait toujours obstacle à la mise en place d’un véritable droit au départ anticipé pour les salariés usés avant l’heure, dont l’espérance de vie en retraite est ainsi diminuée. Passer aux 41 ans reviendrait ainsi à aggraver une inégalité criante devant la retraite.

l’érosion constante du niveau

des pensions

Deuxième aspect de l’échec des réformes, qui, après avoir été longtemps dissimulé, saute maintenant à la figure : l’érosion constante du niveau des pensions, fortement dénoncée par les retraités eux-mêmes lors de récentes manifestations. Deux dispositions, introduites par Balladur en 1993, reprises par Fillon, en sont à l’origine : le calcul de la pension à partir des 25 meilleures années de salaire de la carrière, au lieu des 10 meilleures précédemment ; et l’actualisation de ce salaire annuel moyen, lors de la liquidation de la retraite, en fonction de l’inflation, au lieu de l’évolution de l’ensemble des salaires. Enfin, les pensions elles-mêmes sont revalorisées selon les prix et non les salaires. Résultat : une chute du « taux de remplacement », référence clé en matière de retraite mesurant le montant de la pension par rapport au dernier salaire (selon la COR, il a « diminué d’environ 10 points entre les générations 1938 et 1985 »).

Les syndicats et la Caisse nationale d’assurance vieillesse réclament une correction du système, par un retour vers l’indexation sur les salaires, en soulignant qu’il en va de la crédibilité du régime par répartition. En particulier au sein des jeunes générations, qui, selon les enquêtes d’opinion, se montrent de plus en plus sensibles aux sirènes de la capitalisation. Le gouvernement se contente, pour le moment, de proposer une modification à la marge, portant sur le calendrier de la revalorisation des pensions. Pour la CGT, il s’agit de viser un taux de remplacement de 75 % et, en tout état de cause, une retraite égale au moins au SMIC.

Le MEDEF, pour sa part, aborde les discussions avec une idée fixe : reculer à 62, voire 63 ans, l’âge ouvrant droit au départ. Le gouvernement feint de s’y opposer tout en s’employant à rendre, dans les faits, ce droit de plus en plus virtuel en augmentant la durée de cotisation…

En dépit des intentions gouvernementales, l’issue de ce rendez-vous n’est pas jouée d’avance. Beaucoup dépendra de la capacité des syndicats et de l’opposition de gauche à imposer un débat franc, à libérer la question des retraites du carcan où certains veulent la maintenir, en prétendant que le salut économique du système est suspendu aux sacrifices des seuls salariés (voir page 4). En organisant une première journée de mobilisation, samedi, marquée par des manifestations à Paris et en province, la CGT, la FSU et Solidaires espèrent marquer de premiers points en ce sens.

Yves Housson

l’ Huma du 28 / 03 / 08

La roue de la fortune à l’Université ( Pécresse ) A quand les Rolex ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:45

A l’initiative des Directeurs de Bibliothèques Universitaires (ADBU), le projet LibQUAL+ fait la Une de plusieurs sites universitaires.
Il s’agit très trivialement d’un questionnaire d’évaluation, sur la qualité du service et du fonctionnement des Bibliothèques Universitaires. Ce qui est remarquable, par contre, c’est qu’il fait l’objet, parfois, de loteries dotées de récompenses très « mode » !

Cette mascarade d’évaluation du Service Public se fait sous forme de jeux concours : là le lot est un i-pod, ici un MP3 à gagner, ailleurs une aimable animation compare les responsables locaux de la bibliothèque avec un acteur glamour.

A ce jour, 12 établissements sont ou seront à leur demande concernés par ce projet : (Paris 5, Paris 3, Paris 6, Paris 11, Paris 12, Lyon 1, SCD Brest, SICD Strasbourg, Angers, Tours, Toulouse 1 et EPFL Lausanne).

Pour la FERC Sup-CGT, l’évaluation du Service Public ne peut pas être un jeu et doit au contraire être menée avec le plus grand sérieux. Il en va de la crédibilité des missions que nous sommes fiers de remplir pour notre jeunesse : une Formation supérieure, une Recherche et une Information scientifique et technique de haut niveau, pour le plus grand nombre.

Les surfers du Net, si sympathiques soient-ils, ne nous paraissent pas les plus indiqués pour entourer cette enquête de toutes les garanties nécessaires, d’autant que ses résultats seront dépouillés aux Etats-Unis !!!

Scandale encore dans cette « chasse à l’homme » lancée par la plus grande université parisienne, sur internet ! En effet, pour retrouver ses anciens Doctorants (souci tout à fait respectable), elle a choisi de récompenser ses meilleurs limiers en leur versant des sommes d’argent relativement alléchantes pour être incitatives…

A l’époque de la rigueur budgétaire, où le pouvoir d’achat des personnels n’est pas réévalué et où les établissements sont sommés de trouver des financements à l’extérieur, il est tout à fait choquant que de telles opérations soient montées et financées au détriment des réponses aux vrais besoins des étudiants et des personnels.

La FERC Sup-CGT condamne la forme et le fond de ces pratiques et refuse que l’Université française soit ramenée à cette dimension de champs de foire.

Elle demande solennellement aux Présidents d’Université de cesser cette utilisation honteuse de leurs sites.

Fait à Montreuil, le 26 mars 2008.

250éme annivairsaire de la naissance de Maximilien Robespierre .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:23

Manifestation du 250 ème anniversaire de la naissance à Arras de Maximilien Robespierre

Le Dr Georges Sentis, Président, et le Comité des « Amis de Robespierre » seraient honorésL'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/12/Robespierre.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. de vous accueillir
en l’Hôtel de ville d’Arras, salle Robespierre
le samedi 5 avril 2008 à 15h

Pour la conférence que donnera Mme Florence Gauthier, historienne, maître de conférence à l’université de Paris VII sur le thème

« Robespierre, défenseur du peuple et de sa souveraineté ».


A cette occasion, Mme Florence Gauthier dédicacera le Tome XI des Oeuvres de Robespierre qu’elle vient de publier

Blog P.C.F ARRAS

Calepin de Fanch .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:08

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