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29 avril, 2008

CRISE FINANCIERE :l’analyse économique de Denis Durand .

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CRISE FINANCIERE :l'analyse économique de Denis Durand . dans Non classé arton2757-e463c

Par : RAPSE
Mis en ligne : 28 avril

La violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la planète.

Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents.

Lettre n° 43 – 25 avril 2008

Sommaire

Premier horizon :

la crise des crédits immobiliers américains n’est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines.

Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales.

Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de danger pour l’année qui vient.

 Deuxième horizon :

cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à l’économie « réelle » – la production de biens et de services, l’emploi – et se transformer en récession économique, avec baisse de l’activité et explosion du chômage ?

De plus en plus d’analystes le craignent.

La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu’il s’agira de financer les entreprises.

A coup sûr, l’économie américaine subit un fort ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont pas bons. Pour l’immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les craintes  :

1 - le gouvernement et la banque centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de la Réserve fédérale l’a bien indiqué en soutenant le plan de relance annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu’il continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu’ils sont prêts à aller plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux États-Unis d’exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l’instant plus modérés ;

2 - les profits des entreprises non financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de la « nouvelle économie  » en 2000-2001 n’est pas terminé. La vigoureuse expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…) soutient encore pour quelque temps l’activité mondiale.

C’est quand ce cycle économique arrivera à son terme – on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012 – qu’il faudra vraiment s’inquiéter  : alors, les chocs financiers viendront frapper des économies rendues fragiles par une suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l’exubérance des marchés financiers et les dangers qu’elle comporte, ce sont des contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui sont à l’oeuvre.

 Troisième horizon :

la maturation d’une exigence de transformations structurelles. La crise financière en cours montre les limites d’un mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80.

La prise de pouvoir par les marchés financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en matière, particulièrement, de traitement et de circulation de l’information), a permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la production ; par une précarisation générale de l’emploi alors que l’efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait au contraire sa sécurisation ; par l’insuffisance des dépenses de formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une inflation gigantesque des prix des titres financiers.

Périodiquement, cette inflation se traduit par des « bulles spéculatives » dont l’éclatement provoque des crises : en 1987 sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique » puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de la « nouvelle économie  » ; et maintenant avec la crise des prêts immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout l’intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont permis une relance de l’accumulation du capital, jusqu’à la crise suivante. En d’autres termes, les banques centrales ont incité les banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de « bulle » en « bulle », l’inflation financière et immobilière, au lieu de stimuler les investissements créateurs d’emplois et favorables à l’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l’économie mondiale.

 Une conjonction d’événements

Mais nous nous trouvons aujourd’hui dans une conjonction d’événements qui incitent à penser que ce scénario ne pourra pas se répéter indéfiniment :

L’action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire.

Les autorités monétaires sont conscientes que l’inondation de liquidités qui prévaut aujourd’hui dans l’économie mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient freiner l’inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire, elles provoquent des crises.

Ainsi, c’est l’intention affichée par la Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d’août dernier, la crise dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre  : baisser les taux d’intérêt, c’est encourager l’« exubérance irrationnelle » des marchés ; les remonter, c’est risquer de tuer la croissance.

- D’où l’actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste et une partie du mouvement syndical, en faveur d’une politique monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et encourageant la sécurisation de l’emploi et de la formation ;
- Les déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers, y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces « fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales occidentales  ;
- La régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l’évolution des taux de change. L’institution en principe chargée de cette régulation à l’échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de légitimité, d’efficacité.
- A sa façon, l’irruption des « fonds souverains  » exprime la crise d’un système monétaire international fondé sur la monnaie d’une puissance dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu’aurait une coopération entre l’Union européenne et les pays « émergents » et en voie de développement pour construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait s’organiser autour d’une monnaie commune mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre.
- À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers et par l’absence de maîtrise par les peuples des relations financières internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu’il y a là une question importante pour l’avenir ;
- De plus en plus de signes laissent penser qu’une économie dominée par les multinationales et les marchés financiers n’est pas en état de répondre aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation : révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité et par l’allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces « biens communs de l’humanité » que sont l’accès aux ressources naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la montée d’une « nouvelle économie » fondée sur le partage des informations plutôt que sur l’accaparement des richesses ; révolution monétaire depuis que la régulation de l’économie mondiale est déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.

 Des réponses en rupture

Tous ces éléments contribuent à suggérer que les réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales menées depuis une trentaine d’années. Cette recherche peut déboucher sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des portefeuilles financiers continuent de l’emporter. Elle peut aussi déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s’est produit en quelques occasions dans l’histoire de l’humanité.

Il s’agirait d’abord de réprimer l’inflation financière en stimulant, du même mouvement, une relance de l’activité fondée sur la sécurisation de l’emploi et de la formation à l’échelle du monde entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services publics. Il s’agirait donc, depuis les entreprises et les régions jusqu’à l’échelle du monde, en passant par les niveaux national et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d’atteindre des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous les êtres humains, telles qu’elles se manifestent au stade actuel de développement de la civilisation.

C’est dire qu’au-delà des dangers immédiats de la situation économique la question d’une transformation radicale de notre société est posée.

site du P.C.F

28 avril, 2008

Sur les rails de la concurrence,la sécurité est en danger .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:44

 

Sur les rails de la concurrence,la sécurité est en danger . dans Non classé Invisible La France n’est pas aux français, elle est aux riches qui la pillent

Lundi 28 Avril 2008 – 19:13

L’accident ferroviaire intervenu ce samedi en gare de Montauban est porteur de leçons sur les risques de la politique de privatisation

Sur les rails de la concurrence, la sécurité est en danger

 

Un train privé de marchandises de l’entreprise Véolia n’a pu s’arrêter que 3000 mètres plus loin que l’arrêt prévu en gare et heureusement a été détourné par l’aiguilleur, empêchant ainsi une catastrophe humaine et matérielle.

D’après les premières informations plusieurs irrégularités seraient constatées par les études syndicales. Il est totalement inadmissible que la SNCF prétexte l’appartenance de ce train privé pour répondre aux questions de la presse. Mais lorsqu’on sait que la direction SNCF est la pointe du combat pour remettre en cause les lois sur la sécurité régissant les transports ferroviaires, on comprend son embarras pour répondre aux questions des journalistes. Ces faits demandent que la direction de la SNCF fasse toute la lumière en associant CHSCT (le comité d’hygiène et de la sécurité) et que les résultats de l’enquête soient rendus publiques tant auprès des cheminotes et cheminots que des associations d’usagers.


La privatisation des transports, comme celles de tous les secteurs publics, engagée par le gouvernement ne peut qu’aller vers des détériorations du service rendu car il faudra bien dégager des bénéfices pour payer les actionnaires. Pour cela des économies seront et sont déjà faites sur l’entretien du matériel et sur également le personnel. Pour la sécurité des usagers, et parce que la vie n’a pas de prix, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il y a urgence à ce que le fret ferroviaire réintègre un service public du transport ayant les moyens de la sécurité non seulement pour le ferroviaire mais qui permette également d’enlever les centaines de milliers de camions des routes. C’est une des conditions de la sécurité pour les usagers des transports ferroviaires, des usagers de la route et du développement durable.

Parti communiste français

Retraite / 41 ans : La machine infernale .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:25

Retraite / 41 ans : La machine infernale . dans Non classé arton2758-f0a3d

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 avril

Le plan gouvernemental sur les retraites transmis dimanche soir aux partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite.

Nicolas Sarkozy prétend que l’allongement de l’espérance de vie impose pour seule et unique solution d’allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pensions inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d’années de cotisations et enfin, l’espérance de vie d’un cadre est supérieure à celle d’un ouvrier.

Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite.

Pour le Parti communiste français, il existe une réponse évidente à la question du financement : faire cotiser au même niveau que les salaires, les revenus financiers. Cela permettrait de répondre à l’ensemble des besoins et même au-delà. Ensuite, parler de réforme des retraites sans aborder la question de l’emploi est irresponsable.

Là encore, les statistiques démontrent l’échec de la politique du gouvernement : un tiers des emplois créées sont précaires, et la chasse aux chômeurs contribuent pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l’emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l’emploi et de la formation permettant d’assurer à chacun une emploi en rapport avec ses qualifications à un bon salaire.

La réforme des retraites proposée par le gouvernement est dans la droite ligne des précédentes, c’est une machine infernale qui n’a qu’un objectif : abolir le droit à la retraite.

Parti communiste français

Paris, le 28 avril 2008.

RETRAITES : Une concertation pour « travailler plus longtemps « 

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:38

Retraites : une concertation pour « travailler plus longtemps »

En pleine phase de concertation, le ministre du Travail Xavier Bertrand a confirmé l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans en 2012, écartant toute autre hypothése.

A découvrir un dossier complet dans l’édition de ce lundi du journal l’Humanité.

 

• L’UMP au pas de charge • Pouvoir d’achat des retraités

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27 avril, 2008

RSA : Les pauvres paieront pour les plus pauvres .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:09

Le revenu de solidarité active (RSA) n’est ni mort ni enterré. Alors que François Fillon avait jugé ce système « trop coûteux », le président de la République a réaffirmé hier que le RSA serait maintenu et même généralisé en 2009. Dont acte. Sauf que Nicolas Sarkozy en a précisé les contours, à commencer par un financement nettement revu à la baisse. Il a ainsi déclaré que la mise en place de cette aide se ferait « en maîtrisant les coûts, pour 1 ou 1,5 milliard d’euros », soit deux fois moins que l’estimation de son initiateur, le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch. Lequel se dit pourtant « satisfait » de ces annonces ! Ce dernier avait en effet estimé à 2 ou 3 milliards le coût de cette mesure qui doit permettre aux bénéficiaires de minima sociaux de reprendre une activité sans perte de revenus.

Autre annonce : le RSA sera financé en partie par le redéploiement de la prime pour l’emploi (PPE). En bref, on déshabille Pierre pour habiller Paul. « On va financer pour les plus pauvres leur accès au travail en enlevant de l’argent aux plus modestes », dénonce François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. De son côté, la CGT voit toutes ses inquiétudes « confortées » et dénonce l’inégalité de ce redéploiement. Le PS, lui, fustige un « financement au rabais ». « Le chef de l’État a délivré sa conception de la solidarité : faire payer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion par les salariés les plus modestes », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Sans compter qu’aucune garantie n’est faite sur la qualité des emplois ou l’évolution des salaires.

A. C.

l’ Huma du 26 / 04 / 08

Quel avenir pour le port de Dunkerque ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:49

Quel avenir pour le port de Dunkerque ? dans Non classé PADIl y a 16 ans, en 1992, pour liquider la loi du 6 septembre 1947, qui garantissait l’emploi des ouvriers dockers, le patronat portuaire et le gouvernement de l’époque évoquèrent les trop nombreuses grèves et le monopole de la CGT qui, selon eux, plombaient la fiabilité du port de Dunkerque et faisaient fuir les clients. Il fallait, rappeler vous, réformer et faire entrer les dockers dans le droit commun et les entreprises privées pour sauver le port.

Sans s’arrêter sur la façon dont cette réforme portuaire fut mise en place (ce n’est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie), il est important, au moment où Sarkozy s’apprête à  pousser cette logique libérale jusqu’au bout, de faire le point aujourd’hui sur la situation du port de Dunkerque.

Tout d’abord et malgré que le port de Dunkerque n’ait plus connu un seul jour de grève depuis 16 ans, l’activité de celui-ci ne s’est guère améliorer, au contraire. Pour preuve deux éléments :

Le premier c’est  l’effectif dockers qui a fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 1100 dockers qui existaient en 1992 il reste aujourd’hui :

 

-          170 dockers (titulaire de la carte « G ») qui disparaîtront à l’horizon 2012 avec les départs en retraite.

-          100 dockers mensualisés

-          50 à 150 intérimaires suivant l’activité

 

Le deuxième élément c’est le développement du trafic et notamment celui du containers qui devait résulter de cette réforme mais qui n’est pas au rendez vous. On stagne toujours à 200 000 boîtes et on a même vu Maersk quitter Dunkerque en début d’année.  

 

Ça ne fonctionne pas ! On continue !

 

C’est ce que semble nous dire le patronat portuaire et le gouvernement actuel face au fiasco que représente la réforme de 1992. Enfermer dans leur logique libérale ils ont trouvé aujourd’hui de nouveaux responsables. Ce sont les salariés des Ports Autonomes et plus particulièrement les grutiers et les portiqueurs. 

Accédant au souhait du MEDEF, Nicolas SARKOZY vient d’annoncer la transformation du statut public des Ports Autonomes en Société Anonyme.

Cette privatisation serait partielle.

A la partie publique les fonctions dites régaliennes ; gestion du foncier, planification, sécurité, etc. ; c’est-à-dire ce qui coûte mais ne rapporte rien.

Aux entreprises privées les fonctions commerciales ; c’est-à-dire celles  qui rapportent des dividendes aux actionnaires.

 

Soyons sérieux

 

Les pertes de marché des ports Français ne proviennent pas des statuts des personnels qu’ils soient dockers ou salariés des Ports Autonomes mais du manque d’investissement.

En effet, depuis 35 ans le trafic des containers s’est développé de façon exponentielle dans le monde entier. Ce nouveau mode de transport a exigé une adaptation des ports : grues, portiques, quais spéciaux, infrastructures fluviales et ferroviaires… autant d’investissements qui n’ont pas été réalisés contrairement à nos voisins Belges et Hollandais. Il suffit de se rendre à 60 km de chez nous, à Zeebrugge pour s’en rendre compte. Dès 1977 ce port a entrepris des investissements colossaux qui se poursuivent encore aujourd’hui. Le résultat : le port de Zeebrugge a multiplié son trafic par 10 en l’espace de 25 ans. Il est passé d’un nombre de containers identique à celui de Dunkerque en 1992 à plus de 1,5 Million aujourd’hui.

D’ailleurs le gouvernement, par la voix de son premier ministre François FILLON, ne vient il pas de reconnaître cette réalité en annonçant prochainement  « un ambitieux plan d’investissement » pour les ports Français.

Intox pour mieux faire passer la pilule ou réalité ?

 

L’avenir des ports Français ne passe pas par un désengagement de l’état

 

Aussi, en transférant les quais, les terminaux, les grues, les portiques… et les personnels des Ports Autonomes aux entreprises privées le gouvernement choisi l’intérêt particuliers des chargeurs, des armateurs et des groupes financiers, dont ils dépendent,  au détriment de l’intérêt général.

Au-delà ce projet veut imposer la concurrence entre nos ports et les ports des pays voisins en tirant vers le bas les coûts salariaux pour toujours mieux servir la rentabilité financière.

Peut être verra-t-on demain, comme actuellement dans la réparation navale, des salariés Polonais venir travailler sur les quais dans des conditions d’un autre âge. A moins que les libéraux voient là l’occasion de reprendre l’offensive pour imposer l’auto-assistance !

 

Manutentionnaires, salariés du remorquage, du pilotage, du lamanage… La maîtrise  publique  des ports n’est pas un frein à leurs développements, au contraire ! Elle est la garantie de leur essor !

 

Ensemble, réfléchissons à un projet ambitieux pour le port de Dunkerque et refusons sa privatisation !

Le P.C.F vent debout contre Sarkozy .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:35

Gauche . Au moment où « les gens en prennent plein la tête », les communistes s’engagent sur tous les terrains dans la riposte à la politique de la droite.

« Première exigence : ne pas banaliser la moindre injustice. » Ouvrant les travaux du conseil national du PCF hier, Bob Injey donne le ton. Après les élections municipales et cantonales, le PCF entend ne pas perdre de temps pour organiser la riposte à la politique de la droite. Et ce n’est pas l’intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir qui a émoussé cette détermination. « Les gens en prennent plein la tête. J’aurais l’impression de ne pas être communiste si je ne faisais rien », lance Françoise Decan. Dans son département de la Haute-Vienne où, comme partout, les luttes se multiplient dans de nombreux secteurs, les militants communistes, persuadés qu’« on ne peut résoudre les problèmes des salaires, des sans-papiers, de l’école, des hôpitaux… en restant chacun dans sa boutique », ont cherché le moyen de mobiliser et unir toutes les révoltes. Ils ont ainsi décidé d’organiser, le soir après 20 heures, des manifestations aux flambeaux. « Nous allons lancer un appel à tous les partis de gauche, aux syndicats, aux associations. Nous voulons que tout le monde puisse participer, même les femmes des supermarchés », explique-t-elle. C’est donc avec un état d’esprit très offensif et en encourageant toutes les initiatives construites sur le terrain que les responsables communistes abordent les semaines qui viennent. La campagne du PCF intitulée « la Bourse ou la vie » devrait se décliner dans des réunions publiques autour de thèmes comme la famine, la crise alimentaire ou encore les salaires ou les retraites. Elle sera accompagnée de pétitions sur différents sujets et d’une lettre que les familles pourront envoyer au président de la République pour lui adresser directement leurs exigences. Le 15 mai, une rencontre nationale sur la crise financière et les propositions des communistes rassemblera des militants politiques, syndicaux, associatifs. Et l’anniversaire de Mai 68 sera une occasion de débattre à la porte des entreprises.

Avant l’été, le PCF lancera aussi le débat de son prochain congrès « à partir de la vie et de la nécessité urgente de combler le déficit de projet politique dans le cadre de la mondialisation », explique Marie-George Buffet en s’adressant aux journalistes. Trois réunions nationales sont donc programmées. Le 31 à Paris, sur l’état du monde, le 7 juin à Marseille, « pour commencer à débattre de ce que pourrait être un véritable projet politique progressiste », enfin, le 14 juin à Tours, sur les transformations dont le PCF a besoin.

Autre chantier crucial pour les communistes dans la prochaine période : l’Europe. Au moment où va s’engager la présidence française, Marie-George Buffet insiste sur l’urgence de réorienter la politique européenne, de la PAC à la politique industrielle et monétaire, à celle à l’égard des pays du Sud. Enfin la secrétaire nationale du PCF se montre extrêmement préoccupée par des projets de réforme des modes de scrutin des élections législatives et régionales qui semblent se dessiner. Elle relève que « certains hauts responsables de la majorité » envisagent d’adopter un système à un seul tour, « ce qui reviendrait à éliminer toute possibilité de représentation institutionnelle autonome de nombreux courants d’idées » et instituerait, souligne-t-elle, « un bipartisme qui scléroserait notre démocratie ».

Sur ce sujet comme sur les autres, Marie-George Buffet interpelle donc Nicolas Sarkozy. Et lui retourne l’idée de courage dont il se revendiquait encore, jeudi : « Le courage c’est d’abord d’aller contre les vents dominants et donc de pousser à l’augmentation des salaires plutôt qu’à celle des profits, d’écouter la jeunesse lycéenne plutôt que les maniaques de la réduction de la dépense publique. »

Jacqueline Sellem

l’ Huma du 26 / 04 / 08

On est engrève,on le dit et on résiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:12

« On est en grève, on le dit et on résiste »

Sans-papiers . Le tribunal de Créteil a débouté la Fédération des entreprises de propreté, qui avait introduit un recours pour expulser les grévistes qui occupent les lieux.

« Irrecevable », telle est la décision du tribunal des référés de Créteil, qui a été annoncée hier après-midi par Camille Montuelle, responsable CGT, aux occupants des lieux. Sous les applaudissements, le syndicaliste a commenté la décision de justice qui repousse donc la demande de la Fédération des entreprises de propreté (FEP) d’expulser les travailleurs sans papiers qui occupent les locaux de Villejuif (94) depuis le 15 avril dernier pour leur régularisation. Cette annonce marque une victoire pour les centaines de salariés de ces entreprises de nettoyage. Ils demandent la même chose que les salariés grévistes de l’île de la Jatte à Neuilly : une régularisation de leur situation.

« Nous n’allons pas nous laisser faire. »

Mady Yena, porte-parole des travailleurs de la FEP, affirme que « plus de 350 dossiers ont été déposés à la préfecture ». Les nuits passées dans les locaux entre les thermos et les sacs de couchage posés dans l’entrée du bâtiment n’ont pas entamé la détermination des occupants. Malgré une bonne entente entre les sans-papiers et la direction, il précise d’une voix ferme : « Nous n’allons pas nous laisser faire. » En clair, ils continueront d’occuper les lieux jusqu’à leur régularisation. Geste de bonne volonté : les occupants ne bloquent plus l’accès des locaux aux apprentis du centre de formation. Il rappelle aussi que l’occupation des lieux se fait dans un climat de non-violence.

Suite à la décision de justice, Mady Yena en appelle à une généralisation du mouvement : « Multiplions les actions. » D’autant que ces grévistes sans papiers sont conscients qu’ils risquent gros en déposant des dossiers de régularisation. Ils en appellent « à la conscience du peuple français ». « Conscience française » que Nicolas Sarkozy, lui, ne « connaît pas ». Cette action est leur seul espoir. « Comment vivre sans papiers ? » questionne Ould Alioum, un Mauritanien salarié dans une entreprise de nettoyage en France depuis 1998. Lui qui paye ses impôts, qui est déclaré par son employeur et qui envoie de l’argent à sa famille restée au pays explique combien sa situation est difficile, quand acheter une Carte orange ou sortir dans la rue devient dangereux. Pour sortir de cette situation, il veut poursuivre la grève « jusqu’au bout ».

« …rester ici jusqu’à la régularisation. »

La CGT a, pour sa part, réaffirmé son engagement à lutter contre l’exploitation intolérable des sans-papiers et à poursuivre ce mouvement, car il a « déstabilisé le gouvernement ». Un seul mot d’ordre au milieu de cette foule de sans-papiers et de syndiqués : « On s’organise pour rester ici jusqu’à la régularisation. » Le rendez-vous est pris pour le 1er mai à Paris, où une délégation de travailleurs sans papiers se joindra au cortège syndical.

Mathilde Hamet

l’ Huma du 26 / 04 /08

25 avril, 2008

DESSIN DE L’HUMA .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:44

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Dessin de Mima.

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Calepin de Fanch .

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