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29 mai, 2008

LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION DES FONCTIONNAIRES

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:37

La campagne de diffamation des fonctionnaires a commencé il y a environ 20 ans.

Buts :
- Privatisation de toutes les Fonction Publiques afin que les revenus générés essentiellement par le commerce des armes et du nucléaire (pricipaux revenus de notre pays) soient au maximum réinjectés dans ces deux activités tournées vers le bien-être des poplations !), ainsi que tous les impôts payés (ils ne diminuent pas) à partir de revenus générés par d’autres activités, dont les futurs fameux « services publics » QUE NOUS PAIERONS. En effet, le Traité de Lisbonne, la soumission totale à l’OTAN, couronnement, cerise sur la pièce patiemment montée du néo-libéralisme guerrier, oblige les états membres à privilégier « l’effort de guerre » !.
- Consensus général pour laisser faire la casse totale de la Fonction Publique : pas (trop de) de grèves ni de « mouvements sociaux »
- Conserver quelques « hauts fonctionnaires d’Etat » sur-payés et ayant un pouvoir important sur tous les « services » privatisés(éventuellement ils sont mis à la disposition d’entreprises privées, comme les banques, par exemple). Double avantage : leur dévouement de carpette au néolibéralisme, le simulacre de fonction publique qu’ils représentent, dont leur coût ! . (Eux ne seront jamais appelés « services publics » !)

Moyens :
Première étape : DIFFAMATION DES FONCTIONNAIRES
Obtenir que « l’opinion » cible des personnes et non pas une institution : créer la jalousie et la rumeur. Entre voisins. entre amis. A l’intérieur des familles.
La rumeur : diffamation des fonctionnaires par tous les media sur les thèmes suivants : INCAPABLES, PARESSEUX, GROGNONS, LENTS, BORNES, TATILLONS et MOCHES (ne correspondant pas à des gravures de mode).
La jalousie : faire croire que les fonctionnaires ont des privilèges exhorbitants. En inventer (ex : le diapo sur les agents de la SNCF) qui sont de plus payés par tous. Donner aux gens l’impression qu’on les prend pour des cons.
Rumeur et jalousie, à l’intérieur même des corps de fonctionnaires en attisant ou créant des rivalités. En attisant la jalousie des statuts moyens contre les « intellos » de la classe du dessus.
Cibler particulièrement les prof’s et les instit’s. Commencer par les débaptiser pour ôter le respect qui était attachés à ’ »l’instituteur » ou au « professeur ». Une fois devenus « enseignants », les voilà devenus moins respectables. Encourager le mépris et la haine des « intello » (c’était déjà pareil sous Hitler).
Culpabilser à outrance chaque fonctionnaire pour « ce qu’il coûte »
D’une manière générale, rebaptiser toutes les fonctions, si possibles au profit de sigles, sans histoire et sans âme (L »hopital ne compte plus de médecins, mais ceux-ci sont des « PH » parmi d’autres, par exemple)
Création d’associations d’usagers, dont le rôle sera d’attiser les mécontentements, soigneusement créés par la suite, afin qu’ils donnent une dimension sociale à « la rumeur »

Deuxième étape : DIFFAMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE et INTRODUCTION DES « SERVICES PUBLICS »
Celle-ci étant assurée par des individus INCAPABLES, PARESSEUX, GROGNONS, LENTS, BORNES, TATILLONS et MOCHES, ne saurait être qu’à leur image.
Nommer systèmatiquement la Fonction Publique « services publiques », de manière à faire disparaître le terme de FONCTION PUBLIQUE, en introduisant la confusion : « c’est pareil ! ». NON ! CE N’EST PAS PAREIL ! Les « services publics » sont privés, et donc soucieux avant tout de leurs actionnaires, qui vont absorber la plus grande partie possible des « revenus » générés par le « service ».
Diminution des moyens accordés, en général, mais gratifications concernant des petits groupes (un peu de verroterie pas chère, et ils la ferment)- multiplication des règles entravant le fonctionnement – multiplication des postes d’administratifs – multiplication des tâches d’évaluation – rendant très difficile le VRAI travail, de façon à ce que les fonctions publiques ne puissent réellement plus assumer leurs missions.
Culpabilisation de chaque agent en particulier (nombreux nouveaux administratifs embauchés pour ça) et déclarations publiques faussement affligées de « constater » cette « incapacité »
Campagne pour attiser la révolte du public en lui faisant disant qu’il paie avec ses impôts une institution qui le gruge.
Supression sur les « papiers officiels » des mentions « REPUBLIQUE FRANCAISE », « Ministère de… » (courriers, bulletins de salaire, etc…). («  »LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE » effacés bien auparavant de tous les documents officiels français)
Aboutissement : La honte d’appartenir à un corps aussi méprisé du public, la honte d’être fonctionnaire. Ceci fait taire toute revendication (ça a particulièrement bien marché dans la Santé, et ça ira aussi très bien dans la police, ce qui permettra la multiplication milices privées)

Supports de deux sortes
Tous ceux qui alimentent la rumeur, et, donc, ne sont pas officiels. Les supports qui sont publics le seront sous le label de l’ »humour ». La naissance d’Internet a bien aidé à la diffusion de la rumeur : blagues et diapos moquant les fonctionnaires.
Les supports officiels seront utilisés pour donner de (faux) chiffres à l’apparence savante, pour jouer les pleureuses et déguiser les mesures entrainant l’impossibilité de fonctionner en « louables intentions » (… ou promesses présidentielles !)
Nous avons tous marché dans la combine. Y compris, évidemment, les fonctionnaires, qui n’osent plus sortir de dessous la moquette ou ils se cachent. Ou ignorent même qu’ils appartiennent à cette catégorie répugnante, car tout est fait (effacement des inscriptions sur les documents) pour que ceux qui ne veulent pas le savoir ne le sachent pas (fréquent dans la Santé).

Nous avons tous marché dans la combine, si bien que :
- Nous allons payer l’école de qualité, qui autrefois était gratuite. Encore que sa « qualité » sera réduite à l’utilitaire, et ne délivrera pas une vraie culture (qui serait non génératrice de fric). Si nous ne pouvons pas, nos enfants se contenteront d’un « public » réduit, au meiux, à un peu plus que de la garderie, avec du personnel flexible, jetable, non formé, et sans moyens.
- Nous allons payer les soins de qualité quand nous serons malades (ce mot n’existe pratiquement plus, non plus, dans les termes officiels : nous sommes censés souffrir parce-que nous n’avons pas respecté les consignes de « l’éducation à la santé » – donc c’est de notre faute – donc nous devons payer, dans le sens moral, et donc dans le sens … financier ). Si nous ne pouvons pas payer… nous aurons 20 fois le temps de mourir avant qu’un des rares médecins qui restera pour les sans-le-sou, épuisé, bénévole retraité, ou immigré à la carte de séjour renouvelable, puisse nous soigner.
- Notre « sécurité » sera assurés par des milices privées, lesquelles ne sont pas assujetties aux mêmes lois et règlements que ne l’est la police. Il convient donc de bien faire détester la police afin de la faire disparaître comme le reste. Ne pas poursuivre les « petits emmerdeurs », ne pas retrouver les objets volés, etc… afin que « l’opinion » soit persuadée que la police est incapable, et demande plus de « sécurité ». Encourager à la cruauté, et ne pas sanctionner les abus. Avec les milices, la cruauté et les abus seront toujours là, mais ils rapporteront des sous à des actionnaires, et nous aurons encore moins de recours.
- Les guerres, que notre pays sera obligé par l’OTAN de mener, le seront par un reliquat d’armée, non populaire mais composée de crêve-la-faim, et par des mercenaires, crêve-la-faim également, flexibles, jetables, taillables (en pièces) et corvéables à merci. Ce sera peut-être nous ou nos enfants.
- La Justice ne sera plus que rarement rendue par de vrais juges, mais elle le sera par une multitude de « médiateurs » et autres « juges de proximité » ou autres « auxiliaires », peu payés (donc… … ) ou carrément bénévoles (compensation en bling-bling : être invité à manger par la préfecture, par exemple), formés à un minimum de droit pour en savoir juste un peu plus que les plaignants et les accusés. Un avocat qui connait le droit, et qui connait le « juge » ou son équivalent moins cher, sera un atout précieux mais coûteux. Les juges fonctionnaires qui subsisteront seront sur-médiatisés lors des procès de moeurs, qui distraient et occupent le public, en canalisant ses émotions sur quelques « salauds » , afin qu’il ne voie pas les autres malhonnêtes gens (prestidigitation). Les « affaires financières » sont, peu à peu, mises hors-la-loi, donc hors-justice. Comme c’est pas très sexy, une affaire financière, ça passe très bien.
- Nous allons devoir payer beaucoup plus cher l’énergie pour se chauffer, s »éclairer, cuisiner : aux mains du privé, notre consommation devra faire grossir le portefeuille insatiable des actionnaires.
- Nous allons devoir payer plus cher des moyens de communications (courrier, transports, téléphone) pour les mêmes raisons que plus haut. Ils fonctionneront par ailleurs plus mal, car aucune coordination n’aura le droit et/ou les moyens de freiner « la concurrence libre et non faussée », et aussi parce-que des travailleurs flexibles, jetables, mobliles, et peu formés pour être moins chers seront employés par les entreprises privées afin d’augmenter les bénéfices des actionnaires. C’est pourquoi, en Angleterre, les trains se rentrent dedans.

Nous tous, Messieurs et Mesdames (ou « Mesdames et Messieurs », pour ceux qui ont voté Ségolène), que nous soyons fonctionnaires – et usagers d’autres fonctionnaires – ou pas, que nous ayons voté UMPS ou pas, nous allons devoir payer éducation + santé + justice, qui étaient, depuis 60 ans, payés avec nos impôts. Nous payerons, cependant, autant d’impôts que d’habitude (si pas davantage), cependant.

Nous ne seront pas protégés de la violence, qui ne peut que se développer dans ces conditions. Nous verrons partir à la guerre, se faire tuer et irradier, notre jeunesse (devenue inculte et pauvre), afin, non pas de défendre notre pays contre une invasion quelconque, mais afin de conquérir de nouvelles richesses pour les déjà très riches, de France ou d’ailleurs.

Troupeau Français, peut-être est-il temps de s’apercevoir que la cape portée par celui qui se fait passer pour ton « Bon Pasteur », celui qui te ramène à l’étable le soir, et t’endort devant la télé, est en réalité la cape du diable du Moyen-âge? Il est rusé, le Malin, et il n’y a pas de honte à se faire avoir. En revanche, une fois qu’on l’a reconnu, il y en aurait à lui vendre son âme.

28 mai, 2008

Aux Impôts, Woerth envoie les policiers lever les piquets

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:40

Trésor public . Les forces de l’ordre sont intervenues hier pour écarter les grévistes, qui craignent pour l’avenir de la fonction publique.

« Le ministre utilise la notion d’entrave au droit de circulation pour nous mettre la pression », dénonçait hier Vincent Drezet du Snui (Syndicat national unifié des impôts). Hier dans la matinée, la police est intervenue devant plusieurs hôtels des impôts à Paris, notamment dans les 12e, 15e et 17e arrondissements, pour « empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux et les tenir à l’écart ». En province, les forces de l’ordre sont également intervenues dans l’après-midi pour lever les piquets des centres d’Avignon et de Carpentras. Dans ces sites, touchés depuis le 15 mai par un mouvements social, l’évacuation s’est plutôt passée dans le calme. « La police nous a demandé de dégager les entrées et de laisser le public et les agents non grévistes rentrer dans l’hôtel des impôts. Sur la plupart des sites, les grévistes ont décidé de se réunir un peu plus loin », témoigne Philippe Craste (CGT).

Le ministère du Budget se justifiait hier dans un communiqué : « Éric Woerth considère que, dans le respect du droit de grève, le service public fiscal doit toujours être en mesure d’accueillir et de renseigner les usagers, en particulier dans cette période de remise des déclarations d’impôts. » Toujours selon le ministère, une dizaine de sites sont concernés sur 800 centres des impôts. « Ce type de mouvement est plutôt rare chez nous, nous n’avions pas mené de telle action depuis 2000 », explique Vincent Drezet, qui témoigne de l’exemplarité du mouvement. « La grève s’est déroulée sans la moindre agressivité entre grévistes et non-grévistes. Au contraire, beaucoup de collègues, qui étaient en demande d’informations et d’explications, ont fini par nous rejoindre. Le ministère va encore dire qu’il s’agit uniquement d’une poignée d’excités qui empêchent les autres de travailler. Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas », affirme le syndicaliste du Snui.

Les grévistes, réunis à l’appel des syndicats CGT, Snui, Sud et Unsa, dénoncent la fusion des Impôts et du Trésor. « Cette opération entre dans le cadre d’une politique massive de suppressions d’emplois et provoquera une perte de qualité et de technicité du travail des agents », explique Philippe Craste. Selon un tract diffusé par la CGT, le Snui et la CFDT, la fusion Impôts-Trésor doit aboutir à la suppression de plus de 13 000 postes entre 2000 et 2008. Le ministre du Budget, Éric Woerth, évalue de son côté à 5 000 le nombre de suppressions de postes liées à la fusion. Au-delà, les syndicats remettent en cause la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce dernier implique qu’un fonctionnaire puisse être mis en retraite ou en disponibilité d’office, en cas de restructuration.

Vincent Drezet anticipe la litanie antifonctionnaires que ne manquera pas d’entonner le ministère. « Ils vont encore nous décrire comme des privilégiés, alors que nous demandons avant tout un débat public ! Certes, nos conditions de vie au travail nous préoccupent. Mais la principale question est le changement profond de nature du service public qu’implique la RGPP. » Cette mesure implique notamment l’augmentation du nombre de personnels contractuels et la mise en place de rémunérations aux mérites. « Imaginez qu’on évalue les contrôles fiscaux au rendement… », lâche Vincent Drezet. Pour Philippe Craste, « ce système, uniquement basé sur la rentabilité, va demander aux agents d’adopter une polyvalence élargie, au détriment de l’accueil du public ».

Mehdi Fikri

l’ Huma du 27 / 05 / 08

EADS : Noël Forgeard placé en garde à vue

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:28

EADS : Noël Forgeard placé en garde à vue

L’ancien coprésident d’EADS a été placé mercredi en garde à vue par les policiers de la Brigade financière dans l’enquête sur des délits d’initiés présumés au sein du groupe européen d’aéronautique et de défense fin 2005 et début 2006.

Réagir

« La recherche fondamentale doit garder une autonomie »

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:03

Daniel Steinmetz, élu du SNTRS CGT au conseil d’administration du CNRS, revient sur les motifs de discorde entre les chercheurs et le gouvernement.

Pourquoi avez-vous quitté le conseil d’administration du CNRS jeudi dernier ?

Daniel Steinmetz. Le – SNTRS CGT et les autres syndicats représentés au conseil d’administration ont voulu montrer, par un acte solennel et inhabituel, à la fois l’inquiétude des personnels et leur colère. Une inquiétude sur l’avenir de notre institution, dont la ministre (Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche – NDLR) a expliqué qu’il serait restructuré, ce qui préfigure, selon nous, son démantèlement. Et de la colère, parce que ce qui devait être un processus de concertation tourne à la mascarade et prend le contre-pied des recommandations votées par le Conseil scientifique.

Que craignez-vous quant à l’avenir du CNRS ?

Daniel Steinmetz. Le CNRS est aujourd’hui en France le pivot de la recherche fondamentale. Il est pluridisciplinaire et développe des programmes avec des organismes spécialisés qui font de la recherche appliquée, tels l’INRA pour l’agronomie, l’INSERM pour la santé humaine et l’INRIA pour l’informatique. Ce que nous propose le gouvernement, c’est de le restructurer en instituts qui répondront à des disciplines précises mais dans lesquels la pluridisciplinarité sera plus difficile à mener. Actuellement, 23 % des effectifs du CNRS travaillent dans les sciences de la vie. Le gouvernement nous dit qu’ils ont vocation à travailler avec l’INRA et l’INSERM, sous le pilotage de l’INSERM. Nous sommes inquiets, car cette réforme exprime la volonté de faire piloter la recherche fondamentale par l’innovation et le monde industriel. Parallèlement, la question des statuts des personnels demeure entière. Nous assistons depuis plusieurs années à une très forte montée de la précarité des personnels qualifiés. Outre 25 000 titulaires, le CNRS compte aujourd’hui 6 500 postes équivalents temps plein précaires qui concernent plus de 15 000 personnes. Dans certains labos, 30 % à 40 % du personnel est précaire !

La liberté de définir vos sujets de recherche est-elle entamée ?

Daniel Steinmetz. Il ne faut pas que les applications gouvernent la recherche fondamentale, ni que cela devienne un modèle. La recherche fondamentale doit être pérennisée et garder une autonomie. Nous ne disons pas que le pouvoir politique n’a pas vocation à fixer de grandes orientations, sur les sujets qui le préoccupent tels que le développement durable, l’énergie, les problèmes de société, etc. Mais dans le cadre de ces grandes orientations, il faut absolument laisser aux scientifiques la capacité de développer leur travail comme ils l’entendent, afin qu’ils aient le temps de développer des outils, des méthodes et de définir les axes de travail qu’il jugent importants. Le risque, avec cette réforme, est que lorsqu’un programme de recherche ne répond pas aux priorités édictées par l’Agence nationale de la recherche (ANR), il ne trouve pas les moyens de se financer auprès d’elle. Le gouvernement rétorque que 30 % des crédits de l’ANR sont consacrées à ce type de programmes. Mais c’est insuffisant. Soit on augmente le financement des programmes « blancs », soit – et c’est notre préférence – on donne aux labos des crédits dits de base pour leur permettre de fonctionner pendant leur contrat. Aujourd’hui, de petits labos sont à l’agonie, leurs équipes se délitent, et leurs savoirs, accumulés depuis de nombreuses années, se perdent.

Quelle influence cette réforme risque-t-elle d’avoir sur les universités ?

Daniel Steinmetz. Une influence majeure… Il est question de restructurer la recherche autour de 10 ou 15 pôles universitaires qui auront la capacité d’avoir une visibilité internationale. Les autres devront se spécialiser. À Paris, trois pôles sortiront du lot. Il n’en restera donc que sept ou douze pour la province. Plusieurs universités vont donc devoir encaisser le redéploiement d’un certain nombre de thématiques et se spécialiser. La faculté de Limoges devra se recentrer encore plus sur les céramiques et celle de La Rochelle sur le développement durable. Nous assistons à une reconcentration des moyens au niveau national.

Entretien réalisé par Cyrille Poy

l’ Huma du 27 / 05 / 08

Dessin de Bar (Barros).

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:55

Dessin de Bar (Barros). dans Non classé essence1
Dessin de Bar (Barros).

voir tous les dessins des jeunes correspondants

Le combat élémentaire des écoles maternelles

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:55

Éducation . Une école maternelle près de Nantes se mobilise contre les réformes Darcos des programmes et du temps scolaire.

Sainte-Luce (Loire-Atlantique),

envoyé spécial.

Ils étaient près de 15 000 à Nantes, samedi, lors de la manifestation de l’éducation, malgré une pluie incessante. Si les 270 suppressions de postes diagnostiqués en Loire-Atlantique restent le point de crispation, la réforme Darcos des programmes et de l’aménagement de la semaine de classe fédère de plus en plus d’opposants. Notamment dans les sections de maternelle, comme c’est le cas à l’école des Pommes de pin, à Sainte-Luce, dans la banlieue nantaise. Au coeur d’une cité scolaire de neuf cents élèves, les Pommes de pin ont rejoint le mouvement avec la grève du 15 mai. « Après une simple réunion d’information organisée par les enseignants a été décidée une occupation administrative », raconte Éric Le Foll, responsable de la FCPE.

Autrement dit, une grève par roulement pendant laquelle une enseignante accueille les enfants, les parents occupant les autres classes. « Les nouveaux programmes vont à l’encontre de ceux mis en place par François Fillon lui-même en 2002 et issus de la synthèse des réflexions de pédagogues. Ces programmes devaient être évalués en 2007, cela n’a pas été fait. Les nouveaux manuels sont arrivés avant même que les enseignants soient consultés », explique Catherine Balliau, parent d’élève et professeure dans un lycée. Au centre des préoccupations, le changement radical de cap qui plaçait jusqu’à présent l’enfant au centre du dispositif. « La dimension psychoaffective de l’enfant est complètement niée, comme dans l’ancien temps. L’objectif de la maternelle sera désormais de le préparer à devenir un élève. Les petites et moyennes sections sont vidées de leur substance. Elles vont devenir des garderies et la grande section un CP. C’est une remise en cause de la scolarité avant trois ans, voire au-delà », résume Sylvie Godard, enseignante en moyenne et grande sections.

« Le question du Vivre ensemble qui était l’un des cinq principes de notre enseignement a disparu de nos textes de référence au profit du Devenir élève », confirme Salomé Jourdan, en charge des toute petite et petite sections et aussi directrice de l’établissement. Les nouveaux emplois du temps suscitent également beaucoup d’inquiétude, particulièrement pour les enfants en difficulté. « On parle, pour eux, de stage pendant les vacances scolaires alors qu’ils ont plus que les autres besoin de se reposer. On va encore plus les stigmatiser. Certains parents apprécient qu’on s’occupe enfin des enfants en difficulté. Mais quand ils ont toutes les informations en main, ils deviennent solidaires du mouvement », souligne Éric Le Foll. A Sainte-Luce, l’heure n’est pas à baisser les bras.

Ludovic Tomas

l’ Huma du 27 / 05 / 08

Deux articles de journaux à un mois d’intervalle : vers l’explosion sociale.

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:41

Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58 % en 2007 !
Salaire de base : + 5 %.
Bonus : + 5 %.
Dividendes : + 52 % !
Stock-options : + 351 % !

Pour la première fois, L’Expansion a cumulé le salaire de base, le bonus, le gain encaissé sur les stock-options, les dividendes perçus et même les jetons de présence dans les autres grands conseils d’administration. En bas de cette longue colonne de chiffres, un total record pour les 40 patrons : 161 millions d’euros en 2007, contre 102 millions d’euros en 2006.

Le gain moyen par tête atteint 4 millions d’euros et provient pour une part des profits réalisés en levant leurs stock-options.

Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions d’euros, et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions d’euros.

Des gains à faire hurler les salariés à la fiche de paie désespérément stable et au pouvoir d’achat en berne.

Les patrons eux-mêmes risquent bien d’être embarrassés. A commencer par le premier d’entre eux, Laurence Parisot, qui à chaque excès prêche « la modération ».

Trouble également probable chez les politiques de tous bords, condamnés à empiler les lois pour encadrer les salaires des patrons, apparemment sans succès.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-revenus-des-patrons-du-cac-40-ont-bondi-de-58-pourcent-en-2007_154028.html

« L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l’un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril 2008, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin.

Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l’intensité de la pauvreté tend à s’aggraver. L’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s’accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s’éloignent de ce seuil et « s’enfoncent » dans la précarité.

Même l’emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s’est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient seulement 1,47 million. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/l-emploi-protege-de-moins-en-moins-contre-la-pauvrete_1039677_3224.html#ens_id=1017092

Visite du ministre Roselyne Bachelot au CHRO

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:28

 

Ce lundi 26 mai 2008, Madame Roselyne BACHELOT – NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, était présente au CHRO de la Source.

A l’appel de leurs organisations syndicales, plusieurs dizaines d’hospitaliers étaient présents pour dire, haut et fort, à Madame la Ministre, leur opposition à la politique de casse des hôpitaux et au démantèlement de notre système d’assurance maladie. Egalement, comment ne pas être révolté lorsque l’on constate le manque flagrant de moyens humains pour faire face aux besoins!. Et le gouvernement veut encore supprimer des emplois dans le secteur de santé !

Conseiller Général de la Source, j’étais présent avec les hospitaliers qui ont crié leur colère. Comme je m’y suis engagé, je serai toujours aux côtés ce celles et eux qui luttent pour un système de santé permettant de répondre aux attentes de nos concitoyens. La santé n’est pas une marchandise.

Je salue aussi la présence d’Eric TAILLANDIER, responsable de l’association « Les malades solidaires » qui agit, notamment, contre le scandale des franchises médicales.

27 mai, 2008

Les chercheurs reprennent la rue

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:31

Recherche . Quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche, les blouses blanches vont à nouveau battre le pavé aujourd’hui. Cette fois pour défendre leur indépendance face aux réformes Sarkozy.

« Un système malade », « balkanisé », qui pousse hors de nos frontières « des générations entières de jeunes chercheurs » et attire en sens inverse « si peu de brillants esprits étrangers (…), découragés par l’environnement et la rémunération qu’ils retrouvent ». Voilà le terrible « diagnostic » dressé, le 28 janvier dernier, par Nicolas Sarkozy, sur l’état de la recherche française. L’occasion, pourtant, ne se prêtait pas à un si sévère constat : il s’agissait, pour le chef de l’État, de célébrer le prix Nobel de physique décerné au professeur Albert Fert. Derrière les congratulations de rigueur, c’est alors toute une vision de la recherche qu’expose Nicolas Sarkozy. Une vision utilitariste, concurrentielle, qui a fait bondir les principaux intéressés, quatre ans après l’appel de Sauvons la recherche (SLR) et la démission, le 9 mars 2004, de plus de 2 000 directeurs d’unité pour protester contre les suppressions de postes et le manque de moyens.

Mainmise

du politique

Depuis cette lutte, qui avait abouti à des états généraux de la recherche, à Grenoble, et au vote d’une loi d’orientation et de programmation en 2005, des craintes nouvelles sont nées. Et la mobilisation a repris. Demain, à l’appel de cinq organisations (SLR, SLU, SNCS, SNESup et SNTRS CGT), des « Marches de tous les savoirs », aussi appelées « Academic Prides », sont ainsi organisées dans neuf villes de France (lire encadré ci-dessous). À Paris, les manifestants se dirigeront vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’où ils repartiront « à reculons » vers Jussieu, pour symboliser la régression des politiques actuelles. Dernier exemple en date de cette régression : la réforme du CNRS, détaillée la semaine dernière dans le Monde par Valérie Pécresse, à la veille d’une réunion du conseil d’administration… censée justement poursuivre la discussion. La provocation n’a guère été goûtée par les élus du personnel (lire notre entretien avec Daniel Steinmetz, du SNTRS CGT) qui ont quitté la réunion, jeudi dernier, pendant que 150 chercheurs manifestaient devant le siège de l’organisme.

Derrière l’annonce pour le moins cavalière, c’est surtout le fond qui inquiète. Réorganisé en instituts, dont les directeurs seront nommés par le ministère, le CNRS sera placé de fait sous la tutelle de l’Agence nationale de la recherche, structure chargée de distribuer les financements. Le CNRS se voit par ailleurs déchargé des sciences de la vie et de l’informatique. « Il s’agit du prélude d’un morcellement qui sera fatal à l’organisme », prédisent les syndicats. « D’autant que cette réforme ne constitue qu’un élément d’un bouleversement plus général, en marche depuis plusieurs années, et qui s’est violemment aggravé ces derniers mois, analyse Isabelle This-Saint-Jean, professeur d’économie à Paris-XIII et membre du conseil d’administration de Sauvons la recherche. Un bouleversement qui voit aujourd’hui le pouvoir politique revendiquer la haute main sur le contenu même de la recherche française. « C’est bien au Parlement, au gouvernement, et particulièrement au ministère en charge de la recherche qu’il appartient d’attribuer l’argent public et de fixer les orientations stratégiques », avait prévenu Nicolas Sarkozy, le 28 janvier. Et cela au profit de la recherche dite appliquée, c’est-à-dire – les budgets n’étant pas extensibles – au détriment de la recherche fondamentale. Pourtant, rappelle Bertrand Monthubert, président de SLR, « les grandes avancées scientifiques sont le plus souvent le fait du hasard. Même l’histoire récente le montre. Ainsi, le prix Nobel Albert Fert ne pouvait imaginer au début de ses travaux les applications qu’auraient ceux-ci plusieurs décennies plus tard… ».

« Le gouvernement tente d’ouvrir un nouveau front avec le CNRS pour détourner l’attention de son échec à faire appliquer la loi LRU » (sur l’autonomie des universités – NDLR), estime de son côté Jean Fabbri, secrétaire général du SNESup : « Dans les universités, la résistance est réelle contre cette réforme, les consultations des personnels le montrent bien. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si le président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, fervent défenseur de la loi, a été aussi sèchement battu aux dernières élections. »

Les statuts en point de mire

Dialogue au point mort, indépendance battue en brèche, hausse des budgets en trompe-l’oeil, mise en concurrence accrue… Les raisons de la colère des chercheurs se multiplient. Et ce n’est peut-être pas terminé. « La prochaine étape, anticipe Isabelle This-Saint-Jean, c’est la réforme des statuts des personnels. Avec pour objectif la multiplication des contrats précaires. » Une commission travaille actuellement sur le sujet et devrait rendre ses conclusions d’ici l’été. Mais les chercheurs sont prêts : « Après les rassemblements d’aujourd’hui, d’autres initiatives sont déjà prévues, dans des formes à déterminer », prévient Bertrand Monthubert. Après les enseignants, les chercheurs semblent prêts à reprendre le flambeau de la contestation.

Alexandre Fache

l’ Huma du 27 / 05 / 08

Intéressement : le mythe de la participation

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:14

POUVOIR D’ACHAT. Pas question d’augmenter les salaires, mais de nouvelles exonérations aux entreprises : Nicolas Sarkozy ressort les vieilles recettes.

Après l’échec des heures supplémentaires défiscalisées, sans impact sur le pouvoir d’achat des Français, Nicolas Sarkozy peine, sur ce sujet, à convaincre. Dans l’espoir de « rebondir », il a annoncé, hier, lors d’un déplacement dans une entreprise de l’Oise, son souhait de voir doublées en quatre ans les sommes versées aux salariés au titre de l’intéressement aux bénéfices de l’entreprise. Le chef de l’État a également affirmé que la participation pourrait être débloquée « tout de suite ». Un dispositif dont l’objectif est de tempérer le mécontentement qui gronde, dans le pays, face à la « modération salariale » exigée par Bruxelles et le patronat français au nom de la lutte contre l’inflation. En 2005, les 4,2 millions de salariés français qui ont bénéficié d’une prime d’intéressement sur les bénéfices ont touché 6 milliards d’euros. Et près de 7 milliards dont été versés au titre de la participation dans les entreprises de plus de 50 salariés. Pour inciter les PME à développer ce type de rémunération, le président de la République a promis aux entreprises « un crédit d’impôt de 20% » pour « chaque centime d’euro d’intéressement ». Ce énième allégement fiscal, a-t-il toutefois précisé, concernera « les entreprises qui n’avaient pas d’accord jusqu’à présent ». Il sera versé « pendant les trois ans de l’accord ». « Pour les entreprises qui ont déjà un accord, nous allons les inciter à les renégocier pour les rendre plus avantageux. Ainsi, chaque entreprise qui, par un nouvel accord, versera plus à ses salariés que précédemment, bénéficiera d’un crédit d’impôt de 20% sur le surplus d’intéressement distribué, et ce pendant les trois ans de son accord », a-t-il ajouté. Confiés conjointement aux ministres Christine Lagarde (Économie), Xavier Bertrand (Travail) et Laurent Wauquier (Emploi), le projet de loi sur la participation et l’intéressement doit être présenté en Conseil des ministres avant l’été pour un vote au Parlement « au plus tard à l’automne ».

Une « amélioration » du pouvoir d’achat en trompe-l’oeil

Faire profiter les salariés des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, l’idée peut paraître juste. Mais cette mesure pose « un problème de fond » car « elle substitue au salaire principal, qui ouvre le droit de protection sociale et de retraites et qui est relativement stable, des formes variables de rémunération », critique Jean-Christophe Le Duigou,secrétaire confédéral de la CGT.

S’inscrivant dans une démarche idéologique empruntée au général de Gaulle, cette réforme vise également, et peut-être avant tout, à rendre plus dociles les salariés en les intégrant aux objectifs de rentabilité des entreprises. « Je souscris à cette vision non pas antagoniste mais réconciliée, harmonieuse et efficace du lien entre le travail et le capital », a affirmé hier Nicolas Sarkozy à l’appui de ses propositions.

Le chef de l’État a également annoncé une revalorisation du SMIC… au 1er janvier 2010. À ce titre, une commission d’experts, encore une, sera chargée « de faire des propositions en fonction de la croissance économique tous les ans ». En renvoyant à 2010 l’éventualité d’une hausse hors inflation du salaire minimum, le président de la République écarte implicitement toute augmentation immédiate des salaires. Enfin, il tente de lier évolution du salaire minimum et conjoncture économique, un subterfuge dont l’objectif est de couper court à tout débat politique sur la répartition des richesses. Un comble quand on sait que le SMIC concerne sept Français sur dix.

Clotilde Mathieu
Article paru dans l’Humanité du 27 mai 2008