Rassembler la gauche

Bienvenue sur mon blog

  • Accueil
  • > Archives pour septembre 2008

28 septembre, 2008

Congrès du PS : rompre avec le blairisme rampant .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:06

Lors de son prochain congrès du 14 au 16 novembre, le Parti socialiste s’entêtera-t-il dans la ligne social-libérale adoptée dans les années 1990 ou fera-t-il le choix d’un socialisme moderne ? La première option, mise en oeuvre par François Hollande et ses alliés, s’est soldée par de retentissants échecs aux élections présidentielles de 2002 et de 2007. L’option d’un socialisme de combat contre la réaction sarkozyste n’a pas encore été tentée.

Le dépôt des quatre motions principales (il y en a six en tout) a relégué au second plan les luttes personnelles pour l’investiture présidentielle. Surprise, la politique et les affrontements d’idées pourraient même figurer au centre des débats à Reims ! Le jeu des alliances a créé une situation inédite : les droites partent au combat désunies et les gauches se retrouvent dans une seule motion. Au centre, Martine Aubry sera en position d’arbitre pour faire pencher le parti à droite ou à gauche.

Ayant perdu tout espoir de succéder à Hollande, Ségolène Royal semble ostensiblement tourner le dos au PS, à ses traditions, à ses électeurs, à la gauche : sur le social, elle reprend les recettes éculées du néolibéralisme (opposition aux 1 500 euros mensuels, renoncement aux 35 heures, ralliement à la retraite par points du MEDEF). Royal propose aux socialistes une alliance avec François Bayrou, soit un retour aux heures les plus droitières de la SFIO sous la IVe République. Elle s’appuie pour cela sur un groupe de caciques (Collomb à Lyon et Guérini à Marseille) ; le nouveau courant blairiste depuis le ralliement de Bockel, Besson et Kouchner au sarkozysme. Julien Dray, l’ « ex-nouveau » bras droit de Royal, y prône une alliance « arc-en-ciel », du NPA au Modem ! En réalité, Royal souhaite transformer le PS en un Parti démocrate à l’italienne. En Italie, ce parti centriste est en crise après avoir été sévèrement battu par Berlusconi.

Bertrand Delanoë, secondé par Hollande, dirige la seconde motion de droite. Dans un ouvrage paru cet été, Delanoë s’est présenté en « libéral » et en chantre de la libre entreprise. Ces déclarations intempestives ont enrayé son ascension au sein du parti. Ce bloc de jospinistes, respectueux de l’histoire du parti, vise à restaurer la centralité de l’appareil dirigeant, déstabilisé par les échecs de la ligne Hollande (rejet de la constitution européenne, percée de Royal). Ce groupe pourra « gauchir » son discours si le besoin s’en fait sentir (Delanoë est contre une alliance avec le Modem), mais il est intrinsèquement social-libéral.

Au centre, Martine Aubry tentera de prendre le parti sur la gauche… en s’appuyant sur une nébuleuse droitière : ex-rocardiens, strauss-kahniens, Montebourg et ses amis. L’apport des fabiusiens est ici important. Bien que recentré depuis 2005, Laurent Fabius continue de critiquer le social-libéralisme de la direction socialiste. Ce sous-groupe pourrait oeuvrer à un rapprochement avec la motion de gauche. Cette synthèse pourrait favoriser à terme la victoire de l’option socialiste et la rupture avec l’ère Jospin-Hollande-Royal.

La nouveauté de ce congrès est l’union des gauches : Hamon-Emmanuelli, Lienemann, Filoche, Mélenchon-Dolez. Alliés aux fabiusiens, ces courants avaient politisé les débats internes en 2005-2006 (critique du capitalisme financier, du libre-échange généralisé, de l’Europe des marchés) et séduit de nombreux militants. Cette gauche avait pourtant trahi leurs espoirs en ralliant la synthèse générale au congrès du Mans. Dans la démobilisation militante qui s’en était ensuivie, Royal avait été tranquillement investie, sur la foi de sondages flatteurs et du soutien de médias complaisants.

Benoît Hamon emmène la gauche socialiste et offre un renouvellement générationnel attendu. Dans la débâcle financière actuelle, la promotion d’une « économie sociale et de marché régulée » n’est peut-être pas révolutionnaire, mais elle est à coup sûr en rupture avec le blairisme rampant des motions de droite.

 Contrairement à ce que ces droites voudront faire croire, les débats à Reims n’opposeront pas « révolutionnaires » et « réformistes », « audacieux » et « timides », mais des socialistes qui veulent rompre avec deux décennies de complicité avec le néolibéralisme et ceux qui s’y refusent.

La victoire de l’option socialiste est la condition sine qua non du retour au pouvoir de la gauche et de la mise en oeuvre de mesures sociales en faveur du salariat. La défaite de l’option socialiste constituerait la défaite de toute la gauche. Inversement, sa victoire favoriserait le renouveau de la gauche dans son ensemble.

N’être pas pas !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:45

Je ne suis pas
un fumeur de Havane
un amateur de vannes
je suis papa
j’étais un fait pas ci
un fait pas ça
et ça ne marchais pas
à force de travail
un vrai travail de force
j’y suis arrivé
à na plus dire ail ail ail !
ne plus faire mon morse
et même féliciter
et c’est félicité
d’encourager
de révéler
et d’asperger d’amour
les petits être
qui cherchent à être
avec de petits mots lourds
de conséquences d’amour.

LE CAPITALISME A FAIT SON TEMPS !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:45

10.000 communistes manifestent pour les salaires

10.000 communistes manifestent pour les salaires .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:03

 

 

Le PCF a mobiliser pour « la revalorisation du pouvoir d’achat », en faisant défiler samedi à Paris et Marseille 10.000 personnes en colère contre Nicolas Sarkozy, le patronat et « le capitalisme coupable de la crise financière »

 

10.000 communistes manifestent pour les salaires

 

 

Sifflets, musique – Money, le tube des Pink Floyd, résonne dans les hauts-parleurs – ballons siglés PCF, jeunes défilant avec leurs parents, ou appels à venir rejoindre le défilé, lancé par les manifestants à de jeunes mariés sortant d’une église toute proche: la manifestation parisienne a des airs bon enfant, sous un soleil resplendissant et ciel sans nuages.

Mais la vigueur des slogans repris à tue-tête par des milliers de personnes, « plus de 10.000″ selon Marie-George Buffet, qui ont défilé de la place de l’Ecole militaire, devant le siège du Medef, jusqu’au rond-point des Champs Elysée, à deux pas du palais présidentiel – témoigne de la « colère » des manifestants.

En ligne de mire: « les capitalistes qui s’en mettent plein les poches », le président « Sarkozy qui fait des cadeaux aux riches », « les caisses toujours pleines pour les nantis, toujours vides pour les autres ».


Lire la suite

 

 

Nicolas Maury (Photo de Patrice Leclerc – www.phototheque.or

 

27 septembre, 2008

Pour un autre usage de l’argent…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:44

Économie. Face à la gigantesque crise financière qui secoue la planète, des économistes, syndicalistes, responsables politiques avancent pour l’Humanité dix propositions pour en sortir.

Il faut « moraliser », « réguler » le capitalisme, juger et condamner les « responsables »… Derrière le discours, aux accents volontaristes et indignés, prononcé par Nicolas Sarkozy à New York lundi, comme au travers de nombre de commentaires sur le désastre produit par le système financier, une intention se dégage clairement : délimiter, très étroitement, le périmètre du débat qui s’engage sur les leçons à tirer de la crise, les remèdes à appliquer.

S’en prendre d’autant plus vertement aux « dérives » de la finance que l’on veut éviter d’incriminer la logique profonde à l’oeuvre dans ce capitalisme financier… Or, le crash des banques, avec tous ses dégâts collatéraux dont l’addition va être présentée aux peuples, est avant tout le produit d’un choix implacable, réclamé par les grands groupes, les actionnaires, et réalisé avec application par les gouvernements depuis plusieurs décennies : donner la priorité au rendement financier sur la satisfaction des besoins sociaux. Au dividende de quelques-uns plutôt qu’à la feuille de paie ou à l’assurance-maladie de tous. Du coup, c’est à un renversement total des priorités qu’il s’agit de travailler. Se libérer de la dictature du capitalisme financier ? Vaste chantier, et pourtant plus actuel que jamais. Plus que des seuls spécialistes de l’économie et de la finance, l’affaire du plus grand nombre. Pour y contribuer, l’Humanité présente ici dix propositions, puisées à des sources diverses à gauche, à la portée de l’intervention populaire, en France et dans le monde.

1. Une réforme du crédit pour affamer la bête financière

Au coeur de la crise actuelle se trouve le développement d’un certain type de crédits (tels les subprimes), de techniques (titrisation) et de produits financiers qui garantissaient aux banques et aux fonds d’investissement des taux de profit introuvables ailleurs. Les banques ont mobilisé leurs ressources au service de ces jeux purement spéculatifs, au détriment de l’investissement productif et social. Autant dire l’importance cruciale, pour combattre ce « cancer financier », d’une réforme du crédit.

Avancée dès les années 1980-1990 par l’économiste Paul Boccara, appuyée aujourd’hui largement au PCF, à la CGT ou à ATTAC, l’idée est d’instaurer un « crédit sélectif », avec des taux d’intérêts différenciés en fonction de la finalité du projet à financer : d’autant plus bas que les projets seraient créateurs d’emplois, de productions durables, et, à l’inverse, d’autant plus élevés s’il s’agit d’opérations spéculatives. Cette proposition pourrait être déclinée à tous les échelons : régional, national, européen, mondial. Mais elle ne peut trouver toute sa portée qu’en lien avec un mouvement social pour un nouveau type de croissance, que si, dans les banques et les entreprises, les salariés peuvent peser sur les choix d’investissements.

2. Mise en place d’un pôle financier public

Devant le bilan accablant des banques et autres fonds d’investissements privés, la proposition, portée par de nombreuses voix dans la gauche sociale et politique, de créer un « pôle financier public », investi de missions répondant effectivement à l’intérêt général, prend plus de relief que jamais. Ce pôle, explique ainsi la CGT, consisterait en la mise en réseau d’institutions de statut public, comme la Banque de France, la Caisse des dépôts et consignations, les Caisses d’épargne… Il interviendrait notamment dans les domaines du soutien au développement des PME et du tissu économique local, du financement du logement social, de la politique de la ville, des infrastructures de transports, de la politique industrielle, de l’aide à l’innovation… Le pôle serait placé sous un « contrôle public et social », assuré par le Parlement, les élus locaux, les organisations syndicales, des acteurs de la société civile.

3. Des fonds régionaux pour l’emploi et la formation

Face aux difficultés de financement rencontrées par les PME, le PCF a défendu l’idée de créer des fonds régionaux pour l’emploi et la formation (FREF). Objectif : utiliser autrement l’argent des collectivités territoriales alloué au développement économique, afin d’influer sur le comportement des banques et des entreprises. À l’image de la région Rhône-Alpes, certains conseils régionaux se sont lancés dans l’expérience. Ainsi Christiane Puthod, responsable du Fonds rhônalpin, développe ces missions : « J’avais par exemple un patron d’une entreprise de la chaussure – importante dans notre région – qui me disait : « Ma boîte va bien, je n’ai pas besoin de l’argent de la région. Par contre, si vous pouviez m’aider à obtenir un crédit bancaire, c’est ça dont j’ai besoin. » Lorsqu’une entreprise a un projet d’investissement et d’emploi, la région se porte garante pour lui permettre d’obtenir un prêt auprès des banques. Doté de 5 millions d’euros, nous levons ainsi environ 50 millions d’euros par an de crédit pour les PME – soit le tiers du total des aides régionales. C’est économiquement et socialement plus juste et plus efficace. L’idéal serait que progressivement le Fonds régional se substitue à toutes les subventions régionales aux entreprises. »

4. Abrogation de la « liberté de circulation des capitaux »

Si les crises financières se répètent, c’est « parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies », constatent, dans un texte publié au printemps, plusieurs dizaines d’économistes européens (lire notre édition du 16 mars). Mettre un terme à l’instabilité « suppose d’intervenir au coeur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures », notent-ils. « Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier. » D’où leur appel à « l’abrogation de l’article 56 du traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ».

5. Changer les statuts et les missions de la BCE

Objectif unique de lutte contre l’inflation et indépendance de la Banque centrale européenne, injection massive de liquidité pour sauver les banques, la Banque centrale européenne doit être réformée. Pour une politique monétaire favorable à la croissance réelle des entreprises et qui favorise l’emploi, Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unie européenne au Parlement de Strasbourg préconise « de revoir les statuts qui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission ». La première priorité de la BCE devrait être la croissance de l’emploi en quantité et en qualité. La recherche d’une stabilité des prix serait conditionnée à cet objectif prioritaire. Selon l’eurodéputé communiste, « la BCE utiliserait la puissance de la création monétaire pour inciter au financement d’emplois stables, de bonnes formations et une sécurité de revenu. Un tel objectif serait financé au moyen de crédits bancaires aux entreprises dont les coûts seraient abaissés grâce à des refinancements massifs de la BCE. Les taux d’intérêt seraient d’autant plus bas que les entreprises programmeraient des investissements productifs créateurs d’emplois et de véritable formation pour chaque individu. »

6. Pour s’émanciper du dollar, une monnaie commune mondiale

Le dollar, monnaie d’échange imposée au monde depuis des décennies, est utilisé par les États-Unis pour faire financer par les autres pays leur gigantesque déficit et asseoir leur domination économique. Face aux dégâts de la suprématie du billet vert, lée de créer une véritable monnaie commune mondiale reprend du poil de la bête. Se substituant au dollar pour l’ensemble des transactions commerciales et financières internationales, elle pourrait être émise par un Fonds monétaire international (FMI) profondément transformé, où les peuples auraient, à égalité, voix au chapitre. Cette monnaie commune pourrait en particulier être mise au service d’une coopération Nord-Sud, pour développer des biens publics comme l’eau, l’énergie, etc., via des crédits à long terme, à taux très bas.

7. Le « SLAM », une limite au profit des actionnaires

Si la crise met en lumière les ravages des marchés financiers dans la sphère du crédit, elle ne fait pas oublier les conséquences de leur domination sur les entreprises, où l’exigence de taux de rentabilité à deux chiffres se solde par des décisions dramatiques, comme le montre l’actualité quotidienne des fermetures de sites, des plans sociaux, des « gels » des salaires, etc. C’est pour réduire cette emprise de la finance actionnariale que Frédéric Lordon, économiste au CNRS, propose d’instituer, « réglementairement et autoritairement », un seuil limite au profit, « seul moyen de lui ôter toute incitation à pressurer les entreprises, leurs salariés et leurs sous-traitants, en créant les conditions qui rendent la surexploitation sans objet ». Au-delà de cette limite serait appliqué un prélèvement fiscal intégral. Cette « mesure contre la démesure de la finance » est baptisée par Frédéric Lordon du nom de SLAM, pour Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée.

8. Des droits nouveaux pour les salariés face aux actionnaires

Le développement des marchés financiers et la recomposition du pouvoir au sein de l’entreprise en faveur des financiers ont privilégié les intérêts des actionnaires au détriment des salariés. Cette dérive conduit à une déresponsabilisation des directions d’entreprise et à l’explosion des rémunérations patronales. L’intervention des salariés sur les choix de gestion des entreprises s’impose pour placer l’économie dans un développement social et sociétal. Dans un entretien paru dans la revue Mouvements, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, proposait « de dépasser la structure de représentation où les salariés sont informés, consultés, mais où ils n’ont pas accès aux lieux où se prennent les décisions stratégiques, qu’il s’agisse de conseils d’administration ou de conseils de surveillance. Certains voudraient réserver aux seuls salariés devenus actionnaires le droit éventuel d’être assis à la table. Nous dénions au propriétaire faisant fructifier son capital ce privilège exclusif, et nous estimons que ceux qui produisent les richesses par leur travail devraient avoir le droit, à ce seul titre, d’être présents là où s’élaborent les décisions. »

9. Un meilleur contrôle interne des banques

Les salariés de la CGT Banques-Assurances réunis en congrès cette semaine ont avancé une proposition pour améliorer le contrôle interne des banques. Outre l’amélioration des contrôles traditionnels, ils souhaitent que les banques ou opérateurs financiers justifient à chaque comité d’entreprise l’ensemble des sommes échangées sur les marchés financiers, le montant des pertes comme des gains. « Avec un tel  » bilan « , nous pourrions interpeller la banque et nous assurer que tous les contrôles sont effectués pour éviter les risques », explique Jean-Jacques Surzur, délégué national CGT du Crédit Mutuel.

10. Valoriser le travail, pour de bon

Loin d’être le simple produit d’une « dérive » du capital, la crise d’aujourd’hui s’inscrit dans son implacable logique, qui s’est traduite depuis des années par un double processus : inflation des activités financières d’un côté, déflation salariale et récession sociale de l’autre. Partant de cette analyse, la CGT plaide pour une authentique « valorisation du travail ». Une ambition qui passe, à la fois, par un développement d’emplois de qualité, des qualifications des salariés, une revalorisation des salaires, et par un soutien aux investissements productifs, à l’aide d’un crédit bancaire sélectif. Le gouvernement pourrait, sans délai, donner le bon signal en décidant d’une hausse du SMIC et des retraites.

Les jeunesses communistes du Var victimes du facisme de Sarkozy à Toulon .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:03

 

 

Communiqué de Cécile MUSCHOTTI Secrétaire Fédérale des Jeunes Communistes du Var

 

Les jeunesses communistes du Var victimes du fascisme de Sarkozy à Toulon

 

 

« Je serai le président de tous les français »

Nicolas Sarkozy était ce soir au Zénith de Toulon, devant 4.000 personnes.

C’est dans le cadre d’une « réunion publique » que le Président de la République a choisi d’évoquer la situation économique mondiale, et ses répercussions sur la politique menée par le gouvernement.
A l’appel de nombreuses organisations politiques et syndicales, un mouvement de rassemblement place de la Liberté à Toulon était programmé pour montrer que l’opposition est toujours présente…
Nous sommes une vingtaine de jeunes communistes varois et nous avons décidés après ce rassemblement de nous rendre non pas au lieu même de la conférence de Sarkozy (systèmes de sécurité bien trop puissants) mais le plus prêt possible pour que simplement la population puisse nous voir, réaliser que dans le Var une nouvelle jeunesse est naît, prête à tout pour protéger ses droits et son pays.

Mais, bien entendu les forces de l’ordre nous ont barré le passage.


 

 

Nous étions environs à 500m du Zénith, la population pouvait librement circuler mais pas nous ! J’ai donc voulu entamer une sorte de négociation avec la police : « laissez nous passer, nous vous laissons nos drapeaux et autocollants et je m’engage en tant que secrétaire des jeunesses communistes à ce qu’il n’y ai aucun débordement, nous voulons juste par exemple chanter sans gêner ni la circulation ni la sécurité de la population…etc. »

Le policier a alors répliqué que le président choisissait qui il voulait voir à ses représentations ou pas, et que de toutes les manières nous ne passerions pas (une vingtaine de CRS se dirigeait alors vers nous). Les autres personnes pouvaient traverser ce pont, mais pas nous ! Certains trottoirs sont donc interdits aux personnes ayant une étiquette rouge ! Nous avons donc assisté à de vraies méthodes totalitaires, dictatoriales.

Ce n’est sans doute pas la première fois que cela se passe mais nous voulons que ça se sache ; il faut prendre conscience des méthodes fascistes et les dénoncer.
Je vais, à titre personnel, rencontrer un avocat pour connaître exactement tous nos droits, et savoir, qui, au nom de la justice française, peut être accusé voir condamné.

Ceci étant dit, je voudrais glisser un petit mot aux Mouvement des Jeunesses Socialistes qui nous ont complètement laissé tomber à ce moment : les exemples de division de la gauche chez vos « pères » ne sont pas forcément les meilleurs !

MUSCHOTTI Cécile, secrétaire des jeunesses communistes du Var.

Nicolas Maury

26 septembre, 2008

LE 27 SEPTEMBRE : FAIRE DU BRUIT !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:59

Le 27 septembre, à Paris et partout en France*

FAITES DU BRUIT POUR VOS SALAIRES !

MARCHONS DU MEDEF A L’ELYSEE !

Billet
Le buzz vidéo

Manif

Samedi 27 septembre, 15h00 – M° Ecole Militaire
*Notamment
Marseille, Toulouse, Nice, Lyon, Grenoble,
Nevers, Colmar, Rodez, Perpignan, Avignon, Verdun, Limoges, Cahors…

Le tract et toutes les infos

Faites passer le message…

Les Français font de l’augmentation du pouvoir d’achat la grande question de cette rentrée. Tous, à part les bénéficiaires des cadeaux du Président, se trouvent en difficulté.

Pour la première fois, les Français voient bien qu’ils vivront moins bien que leurs parents. Les fins de mois sont compliquées à boucler, beaucoup se sont privés sur les vacances et s’interrogent sur la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants. De fait, un nombre toujours plus grand de ménages est plongé en situation de réelle pauvreté. La précarité et le temps partiel imposés principalement aux femmes explosent. 10% des Françaises et des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

C’est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre. C’est possible de faire autrement !

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du Produit Intérieur Brut (la richesse créée). Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant !

Le capital s’enrichit au détriment des salaires et s’investit de plus en plus dans la financiarisation et la spéculation. Les profits du CAC 40 explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux. La fortune de Bernard Arnault est de 17,6 milliards d’euros, elle a doublé en 10 ans. Chaque année, 65 milliards de subventions ou d’exonérations fiscales sont distribuées aux entreprises sans aucune évaluation de leur utilité sociale.

Le pouvoir d’achat, c’est la condition pour relancer l’économie !

Certains experts affirment que la hausse du pouvoir d’achat risque de relancer la hausse des prix ! De qui se moque t-on ? Les salaires, les retraites stagnent depuis de longues années et les prix ne cessent de monter. Au contraire, une hausse du pouvoir d’achat, ce serait bon pour relancer l’économie, pour équilibrer les comptes de la sécu, pour s’attaquer en grand au chômage. C’est ce que reconnaissent un nombre grandissant d’organismes officiels comme l’OCDE.

Alors, ensemble, faisons-nous entendre du gouvernement et du MEDEF.

…tout petit,a dû zapper la maternelle,le ministre…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:24

...tout petit,a dû zapper la maternelle,le ministre... dans Non classé bb_Darcos

Darcos et l’école maternelle .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:08

 Manifestation ce mercredi devant le rectorat de Paris contre le ministre de l’Education nationale. La sortie de Xavier Darcos à propos du recrutement des enseignants de maternelle continue de faire des remous. Boulette en juillet, polémique en septembre… réforme en janvier ? Les propos tenus par Xavier Darcos sur la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans n’en finissent plus de faire des vagues.

 

Après les syndicats, c’est au tour des politiques de réagir – Jack Lang exigeant qu’il fasse des excuses aux profs, l’UMP dénonçant le « procès en sorcellerie » orchestré à son encontre.

Le 3 juillet dernier, auditionné par la commission des Finances du Sénat, Xavier Darcos posait la question du recrutement des enseignants de maternelle. La séance n’étant pas publique, il ne s’embarrassait pas de manières. « Est-ce vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’État, que nous fassions passer un concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants et de changer leurs couches ? » En ces temps de surveillance vidéo-assistée, la réplique ne pouvait rester sans écho et le film s’est retrouvé sur Internet au moment bien tombé de la rentrée, soulevant les débats.

Mépris à l’égard du corps enseignant ? Maladresse langagière ? Ou tohu-bohu pour focaliser l’attention sur une formulation indélicate ? Xavier Darcos a eu beau se défendre, hier, de vouloir remettre en cause l’école maternelle, le reste de la vidéo laisse peu de doutes quant au sort réservé à la petite section. « Tout le monde sait très bien qu’en France, si nous scolarisons si tôt les tout petits enfants, ce n’est pas pour des raisons scolaires. C’est parce que ça arrange les communes ou pour ne pas fermer de classe », y explique Xavier Darcos.

Le président de séance insiste et le relance. « Pendant très longtemps, vos inspecteurs décidaient d’ouvertures et de fermetures de classe en fonction du nombre d’élèves inscrits (…). Franchement c’était une situation complètement absurde et dans nombre de communes rurales, les maires feraient bien de réfléchir à des regroupements d’écoles sur un seul site. » Et de conclure : « Monsieur le ministre, à l’automne, nous reviendrons sur cette question de l’école pré-élémentaire puisque j’ai demandé à la Cour des comptes une enquête sur l’école maternelle. » Fi des questions pédagogiques ! Le ministre de l’Éducation et la commission des Finances du Sénat ont donc déjà tranché dans le débat complexe de la scolarisation des tout-petits : c’est non. Leur réponse, en outre, n’est pas surprenante. Ces dernières années, les fermetures de classes dans le primaire ont majoritairement visé les « toutes petites sections ». Les 2-3 ans, qui étaient 35,3 % à être scolarisés en 2000, n’étaient plus que 23,4 % à l’être en 2006.

Sarkozy se fait rembourser ses frais de scolarité par l’ Etat !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:24

 

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat.

 

En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d’aide.

Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarko, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.

« J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français. » Encore merci ! Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million.
Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan,  rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat’ si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an ! Intenable! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, son fils petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer !

Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients« . Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité« , s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger.

Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !