Un 19 mars encore plus fort qu’en janvier ?
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• Salaires : Sarkozy maintient la compression • Partage des profits : la mystification sarkozyste
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Les conditions propres de chaque territoire font que les éléments de la rupture se sont accumulés derrière un calme apparent, constate le président de la région. Ce calme traduisait la résignation des plus pauvres, mais aujourd’hui, ce sont ces pauvres, majoritaires à la Réunion, qui entrent dans la lutte. Le président de la région Paul Vergès (PCR) rappelle que tout ce mouvement est né d’une revendication particulière : faire baisser le prix des carburants à la Réunion. « Ce qui s’est passé ici a fait tâche d’huile », précise Paul Vergès.
Après la Réunion, c’est la Guyane et la Martinique puis la Guadeloupe qui sont entrées dans la bataille. « Cette lutte a mis en mouvement des foules entières, les Guadeloupéens ont accumulé des revendications qui dépassent largement les prix des carburants. » Le président de la région y voit « le tournant » qui marquera l’histoire : à partir d’une revendication spécifique, les conditions sont réunies pour que cela s’élargisse.
Et les faits montrent qu’aujourd’hui en Guadeloupe, ce n’est plus l’essence qui est le premier problème, car « ce qui est mis en avant, c’est la situation des plus pauvres ». C’est l’engagement de toute la population dans la bataille qui pose problème au gouvernement, puisque ce dernier n’est plus face à des revendications catégorielles, mais devant « tous les problèmes sociaux en même temps ».
Le demi-siècle de retard dans l’application de la loi d’égalité du 19 mars 1946 conjuguée à la croissance démographique ont créé les conditions d’un sous-développement, rejetant en marge de la société la moitié de la population. Ce qui se passe aux Antilles montre que « la période d’implosion est terminée, la période d’expression commence avec le risque d’explosion sociale si les revendications ne sont pas satisfaites », indique le président de la région. La Réunion connaît le plus fort taux de chômage (25,2 %). Et alors qu’aux Antilles la proportion des personnes vivant sous le seuil de pauvreté est déjà dramatiquement élevée, c’est à la Réunion que ce tragique record est battu avec 52 % de très pauvres.
D’un côté, 52 % de la population survit avec des minima sociaux, et de l’autre une fonction publique surrémunérée à 53 % qui est le seul secteur à se développer du fait de l’accroissement démographique. Avec l’irruption sur le devant de la scène des revendications des plus démunis, Paul Vergès note que l’élément nouveau est l’entrée de la jeunesse dans la bataille. Aucun des pays voisins n’a un niveau de formation aussi élevé. Mais à la Réunion les portes se ferment devant des jeunes qui se demandent aujourd’hui à quoi cela sert de sacrifier des années pour suivre des études. Cela explique leur inquiétude, la grève lancée et leur implication dans le mouvement social général.
Pour redonner l’espoir à cette jeunesse, Paul Vergès insiste sur la recherche de voies nouvelles. Outre le projet réunionnais de développement durable, le président de la région met l’accent sur l’expérimentation, au titre du recrutement dans la fonction publique, cela afin de faciliter l’embauche de jeunes Réunionnais. Un précédent a déjà eu lieu dans l’histoire de la Réunion, c’était le recrutement des instituteurs au niveau du brevet élémentaire quand il a fallu assurer la scolarisation de masse dans le pays. Une autre possibilité est celle du codéveloppement. Les besoins en encadrement sont très importants dans les pays voisins, et les Réunionnais peuvent répondre à cette demande. Ce sont par exemple les volontaires du progrès.
Dans les deux cas, les réticences doivent être pesées face à la nécessité de trouver des solutions pour la jeunesse.
Aujourd’hui, la crise dans l’outre-mer est un sujet de débat dans l’opinion internationale. Tous les éléments d’un tournant sont aujourd’hui réunis, souligne le président de la région. Alors, de deux choses l’une : ou la rencontre prévue hier à l’Élysée débouche sur des actes concrets montrant une volonté de rupture avec le clientélisme et l’assistanat, ou c’est la révolte. Et dans le contexte de la Réunion, la crise serait alors amplifiée.
Nicolas Maury

CONTRE LE CHACUN POUR SOI DU GOUVERNEMENT Mobilisées et unis
16 février 2009 Pour la reussite de tous ! Comme les lycées, les universités sont touchées par des suppressions massives de postes. Ce que prépare Darcos pour les lycées est dans le même esprit que la mise en concurrence des fac, des filières et des étudiants . Nous faisons des études de plus en plus longues, mais les emplois et les salaires ne suivent pas.
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publié dans : Communistes du monde


photos : p. pelletier pour l’express
Quatre nouveaux adhérents du PC japonais. Tsuyoshi Kanai, ex-prêtre shinto de 23 ans (à dr.), a connu le Parti sur Internet.
Par Philippe Mesmer,
La précarité croissante et le choc de la crise amènent de nombreux jeunes à rejoindre un Parti communiste en plein réveil. Va-t-il percer dans les urnes?
L’année dernière aura été un excellent cru pour le Parti communiste japonais (PCJ); 2009, année électorale, s’annonce du même tonneau.
Dans le quartier tokyoïte de Yoyogi, le pavillon rouge flotte avec fierté au sommet du siège gris de cette formation née un jour de juillet 1922. Chaque mois, depuis septembre 2007, le Parti enregistre une moyenne de 1 000 nouveaux adhérents, souvent jeunes. Il en compte désormais 415 000: en dehors des pays où les communistes sont au pouvoir, le PCJ est l’un des plus importants au monde.
Karl Marx, version manga!
Dans l’archipel, l’atmosphère fleure bon les idéaux de gauche. Ainsi, la réédition en août dernier d’un ouvrage de 1929, Kanikosen, le bateau-usine de pêche au crabe, a déjà séduit 500 000 lecteurs; un jeune militant communiste, Takiji Kobayashi, y décrit les conditions de travail et la mutinerie de marins de ce bâtiment, en mer d’Okhotsk. Une version manga a été publiée, elle aussi avec bonheur. Idem pour celle du Capital de Karl Marx, parue le 15 décembre.
Même la télévision s’y met. La chaîne privée Nihon Telebi diffuse tous les samedis soir un épisode de la série Zenigeba, la puissance de l’argent. Inspirée d’un manga de 1970, elle relate l’ascension sociale d’un jeune homme pauvre et confronté à « la société pervertie par l’argent, qui a perdu l’idée même du bonheur », dixit le producteur de la série, Hidehiro Kawano.
Est-ce une simple mode? Peu probable. Pour des millions de Japonais, le quotidien est marqué par la précarisation des conditions de travail, la bipolarisation de la société et, de plus en plus, l’impact d’une crise violente.
Taro Tanaka*, 28 ans, a adhéré en janvier au Parti communiste japonais, après une expérience professionnelle douloureuse. Sans diplôme, le jeune homme vendait des abonnements au porte-à-porte pour une filiale du groupe de presse Yomiuri. « Je travaillais douze à treize heures par jour, explique-t-il. Chaque abonnement me rapportait entre 1 500 et 3 500 yens [entre 13 et 30 euros]« .
Sans salaire fixe, il ne vivait que des commissions. Or, avec la crise et la concurrence d’Internet, difficile d’obtenir de nouveaux lecteurs: « En deux mois, j’ai perdu 10 kilos parce que je n’avais pas de quoi manger. » Quand il rentre bredouille, il se fait traiter d’incapable par ses chefs: « Parfois, ils m’ont frappé. » Epuisé, il veut démissionner. Refus du patron. Il décide alors de fuir. D’abord hébergé dans le foyer où l’entreprise loge ses commerciaux, il se retrouve ensuite à la rue.
« Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux »
Son histoire n’a rien d’exceptionnel. « Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, constate Tadayoshi Ichida, chef du secrétariat du comité central du PCJ. En 2008, le nombre de personnes gagnant moins de 2 millions de yens par an [17 400 euros], soit la moitié du salaire médian, a dépassé les 10 millions. »
Depuis le début des années 2000, les gouvernements successifs, notamment celui du Premier ministre Junichiro Koizumi, dérégulent à tout va le marché du travail. Résultat, le Japon compte 34,5% de travailleurs temporaires, contre 23,8 en 1998. Ces actifs, intérimaires, contractuels ou à temps partiel, peinent à gagner leur vie: « En moyenne, leur salaire horaire équivaut à 60% de celui d’un salarié en CDI », précise Kazuya Ogura, de l’Institut japonais pour la politique du travail et la formation.
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Samedi 21 Février 2009
Son principal allié sera l’ultra-nationaliste xénophobe et anti-palestinien Avigdor Lieberman qui s’ est permis d’appeler à l’expulsion des citoyens arabes d’Israël. Le PCF exprime sa grande inquiétude suite à cette nomination qui va faire du prochain gouvernement israélien un des gouvernements les plus extrémistes et les plus réactionnaires qu’ Israël ait jamais eu.
Après l’agression israélienne et les crimes commis contre le peuple palestinien à Gaza, les autorités françaises et européennes doivent faire preuve de la plus grande vigilance et conditionner la nature de leurs relations avec ce gouvernement israélien à plusieurs exigences sine qua non : choisir un règlement politique conforme aux résolutions des l’ ONU, en finir avec l’occupation et la colonisation, favoriser l’édification d’un Etat palestinien souverain à côté de l’ Etat d’ Israël. A défaut, des sanctions doivent être appliquées avec notamment la suspension, votée en 2002 par le Parlement européen, de l’accord d’ association Union européenne /Israël.
Nicolas Maury