Rassembler la gauche

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10 novembre, 2009

RER,même galère pour les agents et les usagers .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:25

Conditions de travail, effectifs et rémunérations ont motivé hier les mouvements sur les lignes A et B du RER. Sur la ligne B, les salariés ont décidé la reconduction de la grève.

Un million de voyageurs à transporter chaque jour, le quotidien de la ligne A du RER n’est pas « galère » uniquement pour les usagers. Les conditions de transport déplorables pèsent également sur les salariés de la RATP. Quand s’accumulent les retards, ce sont aussi les amplitudes des journées de travail des conducteurs qui s’étendent. Au cœur du mouvement actuel des lignes A et B du RER, il y a bien les conditions d’exploitation et surtout le manque d’effectifs. Pour la ligne A, le préavis de grève avait été déposé par la CGT, la CFDT, la CFTC, FO, les indépendants, SUD et l’Unsa. Les revendications portent sur les effectifs, les rémunérations et les conditions de travail. La grève de vingt-quatre heures, très suivie par les salariés, a entraîné une quasi-paralysie du trafic puisque seule une rame sur dix a pu circuler. Le conflit de la ligne B est lié à l’harmonisation engagée depuis l’été 2008 pour la conduite des rames par les agents de la SNCF et de la RATP. Les deux sociétés gèrent ensemble cette ligne. Pour éviter un changement de conducteur à l’interconnexion de la gare du Nord, la plupart des trains sont désormais conduits par un « conducteur unique » de la SNCF ou de la RATP. Les syndicats CGT, FO et SUD du RER B appelaient hier à une grève reconductible pour obtenir l’intégration de la prime liée à la qualification accrue qu’entraîne la conduite sur l’ensemble de la ligne, dans le salaire de base. Lundi matin, les agents de la ligne B réunis en assemblée générale ont décidé à l’unanimité de reconduire leur mouvement pour aujourd’hui. Les organisations syndicales CGT, SUD et FO devaient être reçues par la direction lundi dans l’après-midi. Alors que le président du groupe UMP à la région, Roger Karoutchi, réclamait l’application du service minimum, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Île-de-France, rappelait « qu’il revient aux entreprises de négocier avec leurs syndicats afin de gérer au mieux la formation et les conditions de travail de leurs agents ».

Olivier Mayer

l’Huma du 10 / 11 / 09
 

La Fête de l’Humanité en Normandie .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:39

Samedi 28 et dimanche 29 novembre 2009. Parc des Expos de Rouen 12 € l’entrée

Cette année, en invités musicaux : les Fatals Picards et les Ogres de Barback. Plus d’autres concerts sur les deux jours.

Comme pour sa grande sœur du Bourget, la Fête normande ce sont des stands des villes et sections communistes, de la restauration, des débats, des stands syndicaux et associatifs, des livres, des journaux, des jeunes et des moins jeunes,…

5 000 entrées en 2008. Certainement plus cette année : soyez-en !

Demandez vos billets aux militants communistes ou auprès de la Fédération !

Sarkozy et le mur de Berlin : Kolossal mensonge .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 4:49


Mur de Berlin : Sarko refait l’histoire

Sympa, la page Facebook de Sarkozy. Vous avez vu?

de Bernard Gensane

Le président nous raconte son 9 novembre 89, en toute simplicité. Photo nocturne à l’appui. Marteau en main, il y était, Sarko, à Berlin. L’homme qui s’apprête à faire l’Histoire ne pouvait rater ce moment historique. Epatant !

Le problème c’est que l’histoire qu’on nous raconte ne tient pas debout :

« Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé …pour participer à l’événement qui se profile« 

Le matin du 9 novembre, personne à Paris -- ni même à Berlin -- ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n’ont commencé à évoquer la « libre circulation » qu’à partir de 20h. Et ce n’est qu’après 23 heures que les Berlinois de l’Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin : jamais « l’événement » ne s’est « profilé ».

Dans un excès de zèle, le conseiller élyséen chargé du blog présidentiel aura bricolé un récit censé démontrer que le chef de l’Etat, à l’époque secrétaire général adjoint du RPR, était à Berlin le jour J. Pour rendre la chose possible, il invente des informations semblant « annoncer du changement ».

Et pour faire bonne mesure, il ajoute cette scène totalement fantaisiste :

« Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur« 

A aucun moment l’annonce d’une « ouverture probable » n’a provoqué le moindre rassemblement à l’Ouest. La foule était massée à l’Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l’Ouest n’ont commencé à s’attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. Ils ont été rejoints par des visiteurs venus du monde entier. Parmi lesquels, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Mais alors, s’il n’était pas à Berlin, où donc se trouvait le futur président de la république ce fameux 9 novembre 1989?

Nous avons une petite idée : ce 9 novembre, comme tous les 9 novembre, Nicolas Sarkozy commémorait à Colombey-les-deux-églises le 19e anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Ce n’est qu’une hypothèse.

Les blogueurs pressés de l’Elysée auront sans doute à coeur de vérifier.

De : Bernard Gensane
lundi 9 novembre 2009

Blog Bellaciao

Mickey pas tout blanc .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 4:29

SOS Racisme a remis hier, mercredi 4 novembre, son rapport sur le fichage ethnique dans les entreprises et saisi la justice sur le cas d’Eurodisney. Le géant des loisirs exige 80 % d’intérimaires de type « européen ».

Une « bombe ». C’est ainsi que le délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outremer, Patrick Karam, qualifie le rapport que lui ont remis hier la Fédération nationale des Maisons des potes et SOS Racisme. Le sujet est explosif : le fichage ethno-racial des candidats à un logement ou à un emploi.

une loi ignorée par policiers et magistrats

C’est en travaillant sur le dossier d’Adecco Restauration, accusé de classer les intérimaires en catégories dont une désignait les personnes originaires d’Afrique, des DOM-TOM et d’Haïti, que SOS Racisme s’est intéressé à l’un de ses clients, Eurodisney, au point d’y envoyer les huissiers, hier matin à 9 heures. Le géant du loisir est en effet qualifié de « principal commanditaire de discrimination raciale », puisqu’il se plaignait sans cesse d’une présence trop importante d’intérimaires de couleur ou d’origine maghrébine. Alors que 80 % de la main-d’oeuvre d’Adecco Restauration était « non BBR » (non bleu, blanc, rouge), Eurodisney avait, lui, fixé son « quota » maximum à 20 %. SOS Racisme a ensuite découvert, sur le site Internet du groupe, un système de fichage ethno-racial des candidats à l’embauche. Il fallait choisir son « pays » parmi la France, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, la Polynésie française, la Guyane française et la Nouvelle-Calédonie… Tous territoires de nationalité française. L’association a également découvert, dans le bilan 2007 d’Eurodisney, que les salariés étaient classés suivant des catégories déterminées en fonction de leur « nationalité » : « Afrique hors Maghreb, Afrique Maghreb, autres Antilles, Europe (Ouest), dont Français… » Comme le fait remarquer Samuel Thomas, président de la Fédération et vice-président de SOS Racisme, « cette stigmatisation des candidats originaires des DOM-TOM sous-entend nécessairement qu’il existe une différence de traitement des demandes de ces candidats qui sont pourtant tous bien des citoyens français ». Eurodisney ne se cache même pas de pratiquer une telle politique de recrutement et s’abrite derrière la référence à son type de clientèle. Puisque celle-ci est majoritairement européenne, argumente l’entreprise, les salariés doivent être majoritairement européens, même s’ils n’ont aucun contact avec cette clientèle. Face à ce cas de discrimination manifeste, SOS Racisme a donc sollicité une ordonnance auprès du président du tribunal de grande instance de Meaux, prise le 28 octobre, exécutable hier, pour faire saisir par un huissier de justice les fichiers des candidats à l’emploi et ceux des salariés.

« Pas de volonté politique »

Cette procédure s’avère en effet essentielle dans la sauvegarde des preuves pour établir la réalité du fichage ethno-racial, sanctionné par la loi depuis 1978 de cinq ans de prison et de 300 000 euros d’amende pour les personnes physiques, et de 1,5 million d’euros pour les entreprises. Une loi très peu appliquée, et pour cause : elle n’est connue ni des policiers ni des magistrats. Au point que la police refuse même d’enregistrer des plaintes et que les parquets et les juges d’instruction se font tirer l’oreille pour intervenir. De même, la formation qui était prévue sur le sujet à l’École de la magistrature n’a jamais vu le jour.

SOS Racisme pointe toutefois le laxisme de la Commission nationale de l’informatique et et des libertés, qui aurait dû se saisir des dérives concernant ce type de données personnelles, théoriquement protégées. Actuellement, c’est l’association qui forme des requêtes pour nourrir les dossiers et recueillir les preuves, se livre à l’analyse statistique, identifie les salariés à faire entendre par le juge et effectue la recherche des victimes… Patrick Karam transmettra demain le rapport au conseil interministériel sur l’Outre-Mer que doit présider Nicolas Sarkozy. « L’arsenal judiciaire est complet et suffisant, ce qui manque c’est la volonté  », a poursuivi M. Karam.

Émilie RIVE

site de l’Huma