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15 janvier, 2010

Le groupe GDR vote la motion référendaire : Explication d’A . Chassaigne .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 10:30

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Cidefil 14 janvier 2010

La Poste

jeudi 14 janvier 2010

 

Le Parlement a définitivement adopté le 12 janvier 2010 le projet transformant La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars. Le texte prévoit un test dans les villes de plus de 50.000 habitants : ouvrir jusqu’à 21h au moins une fois par semaine.

C’est par un vote à mains levées que les députés ont adopté le texte de la Commission mixte paritaire déjà voté par le Sénat le 23 décembre. L’UMP et le Nouveau Centre ont voté pour tandis que les groupes GDR et SRC ont voté contre.

L’opposition a présenté une motion référendaire pour exiger que le texte soit soumis à référendum. La motion a été rejetée par 267 voix contre 184.

André Chassaigne est intervenu pour expliquer le vote « POUR » de la motion référendaire du groupe GDR :

« Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, il apparaîtrait naturel qu’en démocratie, la volonté du peuple soit respectée, que la voix du peuple soit entendue, relayée par ses représentants. C’est ce que nous faisons. C’est à l’évidence, monsieur le ministre, ce que vous refusez de faire, la bouche en cœur, mais la peur au ventre.

Il faut savoir que 2 300 000 personnes se sont déplacées lors de la votation citoyenne.

Vous criez au gonflement du nombre de mobilisés lors de cette initiative populaire comme une raison de refuser d’organiser un référendum.

Permettez-moi donc de vous rappeler que le si noble débat de société, initié par le Gouvernement autour de l’identité nationale, révèle que 60 % des Français placent les services publics parmi les éléments importants de l’identité de notre pays. Ce qui fait bien plus que les 2,3 millions de personnes qui ont exprimé leur attachement à La Poste, ce symbole fort du service public, garant des valeurs d’égalité et de solidarité.

Faut-il aussi rappeler que le Gouvernement a présenté le référendum d’initiative populaire comme une avancée démocratique majeure et a fait gorges chaudes de ce pouvoir prétendument rendu au peuple ? Encore une belle opération de communication, aussi crédible que celle qui consiste à faire croire que la Poste demeurerait « imprivatisable » ! Le mécanisme mis en place par l’article 11 de la Constitution, lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008, demeure à ce jour lettre morte puisque sa mise en application demeure conditionnée par l’adoption d’une loi organique toujours inexistante.

Cette loi organique, le Gouvernement l’avait pourtant promise pour la fin de l’année 2009. Mais sans doute fallait-il attendre que le projet de loi qui entérine la privatisation de La Poste soit d’abord voté, histoire de ne pas faire de vagues.

Monsieur le ministre, vous avez rappelé que les Français pourraient se saisir de cette procédure ultérieurement pour contester le changement de statut de La Poste dans un an, alors que la mobilisation contre ce projet de loi dure depuis plusieurs mois et ne tarit pas. Quel mépris, à l’image de vos deux discours de cet après-midi, quelle indécence !

Aussi, au nom des Français et pour le respect de leurs voix que vous refusez d’entendre, les députés du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine voteront, bien évidemment, pour la motion référendaire. « 

Le compte rendu intégral

La Poste

A propos de la semaine sur les relations France-Etat d’Israel .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:38

Le blog de la section PCF de Nancy

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Communiqué de la section PCF de Nancy : à propos de la semaine sur les relations France-État d’Israël

Nancy organise une semaine consacrée aux relations entre la France et l’Etat d’Israël. Les communistes tiennent à souligner la face cachée de ces relations. Kiryat Shmona est la ville israélienne jumelée à Nancy.

Cette ville a été construite en 1950 à l’emplacement d’un village arabe dont les habitants ont été chassés.

Mais c’est une histoire qui ne sera pas racontée par les expositions nancéiennes. Pourtant il était possible de rappeler une vérité dérangeante. Il ne manque pas d’historiens universitaires israéliens qui osent porter un regard critique sur l’Histoire de leur pays. Certains d’entre eux travaillent d’ailleurs avec leurs collègues palestiniens. Leurs livres sont accessibles, parfois même traduits en français.

Et puisque le maire de Kiryat Shmona sera reçu en grande pompe le 14 janvier, regrettons que n’ait pas été invité en même temps Gideon Levy, journaliste au quotidien Haaretz. Le 14, il est à Paris pour présenter son livre intitulé Gaza 2006-2009.

Un an juste après l’offensive pour laquelle l’Etat d’Israël a été accusé de crime de guerre à Gaza par un rapport de l’Onu, son avis aurait été instructif.

Nancy, le 13 janvier 2009

Le Palais-Bourbon rénové par les sans-papiers !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:56


Jeudi 14 Janvier 2010

Dans des conditions de travail scandaleuses, des dizaines de travailleurs en situation irrégulière ont aidé à la réhabilitation d’une annexe de l’Assemblée nationale

Le Palais-Bourbon rénové par les sans-papiers  !

Ils sont venus avec leurs badges magnétiques. Dessus : leur nom d’emprunt, une photo d’identité et, à côté du logo Bouygues, écrit en lettres violettes  : « Assemblée nationale ». Pendant près de deux ans, des intérimaires sans papiers employés par la société Adec, sous-traitante de Bouygues, ont travaillé à la rénovation d’une annexe de l’Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement de Paris. Depuis le 12 octobre, ils sont soixante-deux à occuper l’ancien hôtel Majestic, près de l’Arc de triomphe, dans le cadre d’un vaste mouvement de grève lancé à l’appel de onze organisations.

Hier, entourés de députés de gauche et de droite et devant de nombreux journalistes, ils ont décrit leurs conditions de travail effroyables : « J’étais sur le marteau-piqueur du matin jusqu’au soir, raconte Sako Bilali, qui travaillait 39 heures par semaine pour 350 euros en moyenne. Quand Khadafi (le président libyen – NDLR) est venu, ils ont renforcé les contrôles de sécurité, on n’a pas pu travailler pendant trois jours. »

Doucouré (lire l’Humanité du 31 décembre) a déclaré, d’une voix rendue blanche, par l’émotion  : « Nous demandons à ce que les patrons et le gouvernement s’engagent à nous régulariser. On cotise et on n’a le droit à rien. Nous voulons retrouver notre dignité. » « Nous interpellons le président de l’Assemblée mais aussi les questeurs, a déclaré Noël Mamère, député Verts. Comment ont-ils pu ignorer que des travailleurs sans papiers travaillaient dans cette maison ? » Pour le Parti de gauche, Martine Billard a demandé leur régularisation : « Il serait normal que ces travailleurs soient régularisés après tous les services qu’ils ont rendus à la République. » Le porte-parole des députés communistes, Roland Muzeau, a exigé une circulaire de régularisation des travailleurs sans papiers « égalitaire et qui reconnaisse le travail fait ». Les députés du Modem François Bayrou et Jean-Luc Bennhamias ont envoyé un message pour assurer ces travailleurs de leur soutien. La socialiste Sandrine Mazetier a demandé que ce conflit ne soit pas traité par le ministère de l’Immigration, mais par celui du travail, puisqu’il s’agit « authentiquement d’un conflit du travail » .

Enfin, deux députés UMP avaient aussi fait le déplacement. « S’il s’avère qu’une entreprise a sollicité, de manière délibérée, des travailleurs en situation irrégulière, elle doit être sanctionnée », a assuré Francoise Hostalier, tout en restant prudente sur une possible régularisation, parlant d’un « examen au cas par cas ». Ce à quoi Doucouré a saisi le micro pour déclarer  : « Honorables, nous vous demandons de tous nous régulariser. » Affaire à suivre.

Marie Barbier – http://www.humanite.fr/article2758791,2758791

14 janvier, 2010

HaÏti,la course contre la mort .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:55

Haïti, la course contre la mort

HaÏti,la course contre la mort . dans Non classé foto11
L’aide internationale et les équipes de secours convergeaient hier vers Port-au-Prince, ou d’importants moyens ont été déployés pour assister ce pays ravagé par un séisme qui a fait des milliers de morts.
Témoignages, analyses, rencontre avec des Haïtiens de France … Un dossier spécial dans l’Humanité de vendredi.

• Haïti : peut-être plus de 100 000 morts • Appel à la solidarité du Secours populaire • Le séisme à Haïti nécessite « une aide internationale massive » • Un séisme majeur selon les sismologues

Solidarité avec HaÏti :PCF Evry

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:34

Solidarité avec les sinistrés d’Haïti, appel du PCF et du journal l’Humanité avec le Secours Populaire Français.

Solidarité avec HaÏti :PCF Evry dans Non classé huma2009b_bigger

Pcfevry

PCF EVRY

Haiti : Jimmy Colas organise la Solidarité d’Istres .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:38


Jeudi 14 Janvier 2010

Suite au tremblement de terre survenu en Haiti, pays natal de Jimmy Colas, l’Association Action Istres Solidarité (AASI) présidée par Jean Marc Manenq, lance une collecte de fonds en collaboration avec Faïza Bichiou directrice du Centre de Loisirs du Centre Social des Quartiers Sud d’Istres

Jimmy Colas organise la Solidarité d'Istres

C’est ainsi que toute la ville -dont le Maire, François Bernardini, est connu pour être à la fois sensible aux problèmes d’environnement et à la vitalité du tissu associatif- se mobilise par delà les quartiers sud. Interrogée, Madame Colette Asnar, Présidente du Centre Social des Quartiers Sud d’Istres (CSQS), nous apprend qu’elle réunit un conseil de crise en vue d’étudier toutes les possibilités d’aides urgentes a apporter à Haiti et aux victimes. Nul doute que cette action nous confirmera la formidable capacité d’Istres à se mobiliser dans la solidarité.

Pour rappel, Jimmy Colas est Champion d’Europe Super-Welters de boxe anglaise et contribue à l’animation des quartiers sud de la ville. Jimmy Colas est né en Haïti et y compte encore de nombreux parents et amis. Grâce de lui, la solidarité istréenne s’organise. Vous pouvez dores et déjà faire parvenir vos dons à l’Association Actions Solidarité (AASI), Centre Social des Quartiers Sud d’Istres, Allée des Magnanarelles, le Prépaou, Istres. Tel pour joindre Faïza : 06 62 76 52 14, pour joindre Jean Marc : 06 07 32 64 82. Les dons devront être faits par chèques libellés à l’ordre de « Association Actions Solidarité Istres ». L’AASI remercie par avance les donateurs, quel que soit le montant de leurs dons.

A Istres, la solidarité s’organise.

La ville compte parmi ses sportifs de haut niveau Jimmy Colas, originaire d’Haïti, vice Champion de l’Union européenne, vice champion de France et actuellement champion Super Welter WBC latino.

L’Association Action Solidarité Istres(AASI), se mobilise pour venir en aide aux sinistrés. Deux urnes sont à votre disposition pour recueillir les dons :
- au Centre Social des Quartiers Sud, Allée des Magnanarelles, le Prépaou, Istres
- au Centre Administratif, rue Abel Aubrun

Dons par chèques libellés à l’ordre de « Association Action Solidarité Istres ».

L’AASI remercie par avance les donateurs, quel que soit le montant de leur don.
Renseignements : 06 62 76 52 14 – 06 07 32 64 82

Blog Nicolas Maury

Autour des ( Conti ) , la solidarité fait boule de neige .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 18:44

Cortège compact, cris de colère et bisbilles avec les CRS : les « Conti » ont rassemblé 1 500 personnes dans les rues d’Amiens pour obtenir devant la cour d’appel la relaxe de six d’entre eux, poursuivis pour des « dégradations » à la préfecture.

Amiens (Somme), envoyé spécial.

Il fallait être motivé pour manifester hier matin à Amiens. Devant la gare, tapant du pied dans la neige ou fumant clope sur clope pour se réchauffer, militants et syndicalistes attendaient les « Conti », coincés au péage. « Même si on n’est pas ouvrier, il fallait venir. Continental, c’est un conflit qui nous a beaucoup appris », souligne Tidiane, du collectif des sanspapiers de Vitry, la tête enfouie dans sa capuche. Pareil pour Fabien, de Solidaires : « Cette lutte concerne tous ceux qui veulent lutter. Car, si ça continue comme ça, il va devenir très difficile de se battre sans être sanctionné par la justice. »

« JE NE SUIS PAS UN CASSEUR “EN RÉUNION” »

Une demi-heure plus tard, les « Conti » descendent de leurs cars. Parmi eux : Franck, trente ans, membre du comité de lutte. Il fait partie des six employés de l’usine de Clairoix condamnés pour les dégradations commises le 21 avril dernier à la sous-préfecture de Compiègne. « Ça fait plaisir de voir autant de monde pour nous soutenir », sourit-il. Puis, ses yeux plongent dans le vague : « Moi, le tribunal m’a collé quatre mois avec sursis en première instance. Les gens pensent que c’est ce n’est pas grave, puisque ce n’est que du sursis. Mais, en vrai, ça fait très mal de recevoir une peine de prison, quelle qu’elle soit. Je suis révolté, d’accord. Mais je ne suis pas un bandit, ni un casseur “en réunion”, comme ils disent. »
Vers midi, le cortège traverse la ville. En tête, les « Continental  » ; à leurs côtés, les « Goodyear  » Amiens. Ceux-là commencent à avoir l’habitude de défiler ensemble. Car des luttes jumelles se jouent dans les deux usines de pneumatiques. Même volonté du patronat de changer les rythmes, d’organiser le chantage à l’augmentation du temps de travail, avant d’annoncer un plan social brutal.
Même mobilisation massive, derrière des leaders syndicaux très remontés. « Maintenant, on a des liens solides avec les “Conti” », confirme Franck Jurek, délégué CGT de Goodyear Amiens. Tout en marchant, il explique qu’il craint une « jurisprudence Continental » : « Si les six sont condamnés, c’est très mauvais pour nous. Car, dans notre cas, la justice décidera le 27 janvier si elle valide le plan social. Si c’est le cas, et qu’après il y a du grabuge, on risque aussi des condamnations. » Puis, d’un coup, le cégétiste s’interrompt… À l’angle de la rue Renéede- Luzarches, près du palais de justice, Franck Jurek vient d’apercevoir une rangée de CRS. L’occasion est trop belle : il attrape une poignée de neige, confectionne une grosse boule, puis tente le strike sur les gendarmes. Et tout le monde s’y met. Des tirs nourris pleuvent sur les képis, les manifestants font de la place aux enfants qui n’ont pas un bon angle de tir, une militante de la CNT hurle aux CRS : « Allez quoi ! Jouez avec nous ! » Tandis que les pandores lèvent leurs boucliers antiémeutes, Sébastien David, du comité de lutte de Continental, commente, plié de rire : « Ils sont en train de nous faire la tactique de la tortue, comme les Romains. »

« CE NIVEAU DE RÉPRESSION, C’EST INQUIÉTANT »

Et ça y est, comme souvent avec les « Conti », la manif finit en apesanteur. Certes, l’heure est grave, mais les sourires sont sur de nombreux visages. Dans la foule, il y a Jean-Michel Petit, secrétaire général de la fédération nationale des industries chimiques CGT. « C’est une justice à deux vitesses, déclaret- il. AZF à Toulouse a été relaxé au bénéfice du doute. Les “Conti”, eux, n’ont eu droit à rien. » Dans la foule, il y aussi Océane, vingt-deux ans. Elle n’est pas syndiquée, elle n’est pas encartée. « Moi, j’ai juste participé aux manifestations contre la loi LRU à Amiens, et on a été nombreux à se faire ramasser par la police. Un tel niveau de répression, c’est inquiétant. On ne peut pas laisser passer ce qui arrive aujourd’hui aux “Conti”. »

MEHDI FIKRI

site de l’Huma

Syndicaliste Guadeloupéen condamné : une logique de criminalisation de l’action syndicale .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:57

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Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 14 janvier

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Thèmes :

Raymond Gauthierot, syndicaliste Guadeloupéen, vient d’être condamné à trois mois de prison ferme assortis d’ amendes. Cette décision s’inscrit dans un processus de criminalisation de l’action syndicale et de remise en cause des libertés fondamentales. Elle vise à intimider le mouvement social en cours en Guadeloupe. Se battre pour ses revendications justes et légitimes ne peut être assimilé à un délit. Le Parti communiste français assure l’UGTG de son entière solidarité et exige l’arrêt de cette vague inadmissible de répression qui frappe ceux qui résistent.

Parti communiste français

Paris, le 14 janvier 2010

 

Où est le projet européen ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:49

Où est le projet européen ? dans Non classé Les promoteurs du traité de Lisbonne n’avaient cessé d’expliquer que ce texte n’avait pour seul objectif que d’organiser les institutions. Ceci est faux. Mais passons. Prenons-les au mot. Ce traité rentre maintenant de force en application au mépris du vote des peuples. Et depuis quelques jours, un mois à peine après le début de sa mise en application : stupéfaction ! Dans les mêmes journaux où l’on nous avait rabâché les bienfaits de ce traité dit « institutionnel », on se réveille et on s’aperçoit que depuis le 1er janvier nous n’avons plus un Président, mais deux. M. Van Rompuy, désigné par le Conseil des chefs d’Etats européens et M. Zapatero, premier ministre espagnol, toujours au nom de la présidence tournante, dont on avait cru comprendre qu’elle disparaîtrait parce que, paraît-il, il fallait un président « stable » à l’Europe.  dans Non classéEt ce n’est pas tout. Il y a encore un autre président : celui de la Commission européenne, M. Barroso et ses vingt sept commissaires. Et puis il y a maintenant un « ministre des affaires étrangères, Mme la baronne Ashton. Elle aura un service diplomatique de plus de 5000 personnes à sa disposition. Et puis il y a le Président du Parlement européen qui n’a toujours aucun pouvoir d’initiative législative.

Il paraît que M. Henry Kissinger s’était plaint de ne pas connaître le numéro de téléphone de l’Europe, sous-entendant qu’il n’y trouvait pas d’interlocuteur. On vient de lui installer un véritable standard ! Mais la véritable question est de savoir si avec tout ce beau monde l’Europe est plus démocratique ? Absolument pas ! Les peuples sont toujours aussi peu écoutés.

Va-t-elle améliorer le sort quotidien de 500 millions d’européens ? Non. C’est toujours la mise en concurrence qui aggrave le chômage, pousse à la concentration, à l’élimination de nos communes, à la fermeture des services publics, qui étrangle la petite et moyenne paysannerie, qui oblige à réduire les dépenses sociales et publiques, c’est-à-dire porte des coups à la sécurité sociale, aux retraites, pousse à la fermeture d’hôpitaux ou de tribunaux.

Cela permet-il à l’Union européenne de jouer un rôle positif contre la crise globale mondiale ? Pas du tout.

Aujourd’hui la Banque centrale qui a les mains libres laisse et fait monter la valeur de l’Euro contre nos industries, l’agriculture et les services. Bref,  l’Euro fort produit du chômage. Et malgré des discours sur la « moralisation du capitalisme », les banquiers ont, à nouveau, rempli leurs coffres-forts tandis que les travailleurs des villes et des campagnes sont de plus en plus dépouillés. De plus en plus de paysans sont dans la détresse, comme des retraités ou des salariés devenus pauvres.

Qui aurait cru, il y a encore quelques années que des agriculteurs devraient déposer des dossiers pour obtenir le RSA ? Et si rien n’est fait, nous risquons d’affronter une hécatombe de fermetures d’exploitations agricoles et une aggravation du chômage.

Non seulement il n’y a aujourd’hui aucune volonté de construire une Europe sociale et solidaire, mais les traités européens poussent à démolir  les systèmes nationaux de protection sociale.

Des pays européens eux-mêmes risquent d’être en faillite comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande. Où est la solidarité européenne ? Où se trouve le nouveau projet européen indispensable ? Nulle part ! Par contre l’injustice, les inégalités sont partout. Des mobilisations unitaires sociales et politiques sont plus que jamais indispensables pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics, les communes. Les travailleurs et les retraités de toute l’Europe doivent s’unir pour le progrès et la justice sociale, l’égalité et la fraternité.

Lettre à Gaspard Fritzner : Marie-George Buffet apporte son soutien au peuple haÏtien .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 8:11

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Lettre à Gaspard Fritzner : Marie-George Buffet apporte son soutien au peuple haïtien

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 13 janvier

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Thèmes : Haïti

Vous trouverez ci-dessous un courrier envoyé par Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, à Gaspard Fritzner, chargé d’affaires de la République d’Haïti, à propos du séisme dévastateur qui a frappé le peuple haïtien.

Monsieur le Chargé d’affaires,

Je tiens, en mon nom personnel et au nom du Parti communiste français, à vous faire part de toute notre solidarité avec le peuple haïtien si dramatiquement frappé par un tremblement de terre dévastateur et meurtrier.

Cette tragédie suscite une grande émotion en France où l’amitié avec Haïti, votre pays, est forte.

Il s’agit d’une catastrophe majeure qui nous rappelle que dans ce monde, ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus vulnérables.

Je veillerai à ce que la réponse immédiate qui sera donnée en terme d’aide d’urgence humanitaire et de reconstruction pour Haïti soit à la hauteur de cette tragédie.

Nous serons aussi exigeants et à l’initiative pour que les Objectifs du Millénaire pour le développement puissent être effectivement atteints en 2015, comme premier pas dans la voie d’une plus grande justice et d’un nouvel ordre international.

La décennie qui s’ouvre devra être celle d’un développement humain durable dans la sécurité.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 13 janvier 2010.