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31 mai, 2010

Marie-George Buffet : Gaza après le massacre…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:49

Marie-George Buffet :
Gaza : après le massacre, la France et les Européens doivent contraindre Israël à lever immédiatement le blocus

Je tiens à exprimer ma condamnation et mon indignation devant l’attaque meurtrière de l’armée israélienne contre la flottille de 6 navires de matériels humanitaire destiné à Gaza. Il est intolérable que le gouvernement israélien puisse ainsi utiliser la force armée au prix d’un véritable massacre avec pour seul objectif de faire respecter quoiqu’il en coûte un blocus illégal et illégitime. En ces heures dramatiques la solidarité avec le peuple palestinien doit se marquer avec force.

Une fois encore Israël se met en dehors des règles les plus communément admises dans les relations internationales. Cette attaque injustifiable et consternante suscite une forte émotion. Elle doit conduire les autorités françaises et leurs partenaires européens à rappeler fermement Israël au respect du droit international et à prendre les initiatives qui s’imposent.

Le blocus de Gaza doit être immédiatement levé, à défaut des sanctions internationales lourdes devraient être prises, notamment la suspension de l’accord UE/Israël. La France doit exiger la réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’ examiner la grave situation ainsi créée et pour décider collectivement des mesures nécessaires pour contraindre Israël à appliquer les résolutions de l’ONU.

Marie-George Buffet

Secrétaire nationale Du PCF

Paris, le 31 mai 2010

30 mai, 2010

Les maisons d’assistants marternels risquent de devenir des structures Low cost .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:10

Accueil > Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 28 mai 2010

 

 

Cidefil 28 mai 2010

vendredi 28 mai 2010

 

Le Parlement a adopté définitivement le 27 mai 2010 une proposition de loi sénatoriale visant à donner un cadre juridique aux maisons d’assistantes maternelles. La création de maisons d’assistantes maternelles (quatre maximum) dans un local hors du domicile est autorisé. Chaque assistante pouvant prendre en charge quatre enfants.

Elles sont placées sous le contrôle du service de la PMI (protection maternelle et infantile) et sont payées directement par les parents. Ces derniers emploient une seule assistante mais autorisent celle-ci à déléguer temporairement la garde de leurs enfants à leurs collègues travaillant dans la même maison.

La délégation d’accueil ne sera pas obligatoire, ne sera pas rétribuée et nécessitera l’accord écrit de l’assistante maternelle délégataire.

Le collectif « pas de bébés à la consigne » appelle a manifester le 29 mai dans toute la France.

Brigitte Gonthier-Maurin a expliqué le vote contre du groupe CRC-SPG estimant que « la garde des enfants est un sujet souvent crucial pour les mères qui veulent conjuguer vies familiale et professionnelle. Hélas, nous craignons que cette proposition de loi ne détériore l’offre collective. En effet, il manque aujourd’hui 400 000 places. Le Président Sarkozy en a promis 200 000, dont 100 000 en mode collectif… Nous en sommes loin !

Vu la pénurie des places d’accueil, les élus doivent chercher tous les moyens d’y remédier, mais la raréfaction des ressources les incite à privilégier la quantité, non la qualité.

De fait, les maisons d’assistants maternels risquent de devenir des structures low cost. Une convention collective serait utile pour définir des objectifs pédagogiques.

Cette proposition de loi ne répondra pas au besoin des familles modestes : l’absence de tarif social dans les nouvelles structures est un véritable scandale.

La non-rémunération des délégations institue le travail gratuit ; Les contentieux se multiplieront.

Notre groupe votera contre le renoncement à la qualité : les assistants maternels pourront garder quatre enfants dans une structure qui en compte seize, après seulement 60 heures de formation. »

Contre les coups de force,mobilisation démocratique .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 15:15

Contre les coups de force, mobilisation démocratique

 

Pour être sûr de pouvoir appliquer leur insoutenable purge sociale, les autorités de Bruxelles et le Président de la République veulent procéder à un véritable coup de force. Certains pays connaissent encore des coups d’état. En Europe, on procède de manière plus douce en préparant  le coup d’état social. En effet, le Président de la commission de Bruxelles, qui ne doit sa légitimité qu’à de bizarres et ambigus accords au sein du Conseil des chefs d’Etats et de gouvernements et à une alliance tout aussi curieuse au sein du Parlement européen, demande que désormais les budgets nationaux soient d’abord examinés par l’instance qu’il dirige, non élue par les citoyens. A cette dernière le pouvoir exorbitant de dire s’ils sont bons ou mauvais. Selon quels critères ? Ceux de l’austérité et de la régression sociale.  De ce fait, les Parlements nationaux qui, déjà, passent beaucoup de temps à transférer les directives européennes, seraient dessaisis de l’une de leur mission essentielle : celle de choisir les moyens d’alimenter le budget national et celle de l’utilisation de l’argent public, celui des contribuables.

M. Sarkozy, jamais en retard quand il s’agit de se coucher devant les diktats de cette commission, les injonctions de l’Allemagne et surtout pour s’agenouiller devant la grande finance internationale, veut inscrire dans la Constitution française l’obligation pour tout gouvernement qui commence une législature de se fixer l’objectif de réduire les déficits sur cinq ans. Evidemment, dans son esprit, c’est pour réduire les dépenses publiques et sociales utiles. Car au nom de la sacro sainte compétitivité, de la concurrence dite « libre » et prétendument « non faussée », l’imposition sur les plus fortunés et le grand capital ne risque rien. Au contraire, elle sera  encore allégée. La philosophie du Chef de l’Etat, exposée devant la conférence sur les déficits,  consiste à réduire les dépenses sociales contre la maladie, pour les retraites, tout en augmentant le pillage du travail salarié. Ne vient-il pas de rogner une allocation pour les plus pauvres et de créer 22 impôts nouveaux? Ne se concocte-t-il pas en ce moment même dans les palais gouvernementaux des projets d’augmentations d’impôts, de la CSG, de suppression de 100 000 emplois dans les services publics, de recul du droit à la retraite à 60 ans, de blocage généralisé des rémunérations du travail ?

Sans oublier l’objectif de rationner le budget des collectivités locales, qui constituent pourtant les trois quart des investissements publics, source  d’emplois. M. Sarkozy tente ainsi de maîtriser l’orientation de la gestion des collectivités locales que le suffrage universel a confiée en grande partie à la gauche. En combinant cette décision avec la réforme des collectivités territoriales, il tente un coup de force général.

Dire ceci ne signifie pas être indifférent au déficit et à la dette. Mais l’un et l’autre sont la conséquence, pour l’essentiel, de la  baisse des recettes qu’entraînent, d’une part, les réductions d’impôts sur le capital et les plus fortunés, le service de la dette qui coûte plus de 40 milliards chaque année au pays et qui rapporte beaucoup aux banques. D’autre part, à l’insuffisance de l’activité économique que provoquent la pression sur le pouvoir d’achat, le chômage, la précarité du travail.

Le grand enjeu de l’heure est donc de refuser ce coup de force et la purge sociale en préparation. Il est à l’action unitaire pour la justice sociale, la justice fiscale, la justice écologique contre la haute finance internationale. Il est aussi de changer profondément les fondements de l’Europe actuelle. Constitutionnaliser le refus des déficits revient à ligoter le Parlement, toute nouvelle majorité parlementaire et tout gouvernement futur. C’est bien un coup d’état social accompagné d’un recul sans précédent de la démocratie qui permettrait aux marchés financiers, quels que soient les choix des électeurs, d’imposer à  l’Etat, à la sécurité sociale, et aux collectivités territoriales, une norme budgétaire ultralibérale.  A l’horreur économique et sociale s’ajoutera le recul des libertés et de la démocratie. Et tout cela pour s’enfoncer davantage dans la crise du système capitaliste!

Le besoin d’unité populaire est immense pour se défendre ensemble, et défricher les voies d’un changement démocratique et progressiste. C’est en ce sens que nous vous invitons à participer à un forum sur le thème : « sortir de la crise en Europe », les 4 et 5 juin prochains. De nombreux économistes, des parlementaires, des syndicalistes, des intellectuels, d’horizons et de sensibilités divers, ont déjà annoncé leur participation. C’est aussi pour vous être plus utile, pour être plus efficace dans les rudes combats qui nous attendent que l’Humanité Dimanche se rénove cette semaine. N’hésitez pas à le faire connaître, à le faire lire, cela comptera pour modifier le rapport des forces politiques et sociales en faveur du monde du travail et de la création. C’est nécessaire. C’est urgent !

 

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Retraite :la peur ?

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:11

La morgue et le mépris affichés vis-à-vis des manifestants de jeudi en disent long sur le trouble de l’exécutif.

Par Jean-Emmanuel Ducoin

Le sérieux d’un dirigeant naît toujours de sa rigueur à regarder le réel. Seulement voilà, en politique comme en toutes choses, il arrive souvent que l’excès de mauvaise foi devienne une nourriture, un excitant. Á ceux qui doutaient encore qu’une grande partie de la médiacratie rampante, adossée à la classe dirigeante, puisse tordre la réalité au gré de ses humeurs idéologiques en ont une preuve éclatante. Ainsi donc, de Libération au Figaro, la journée de mobilisation de jeudi serait, au mieux, un « demi-échec », au pire, un « revers pour les syndicats ». « Avantage Sarkozy », titre le premier. « Voici la fin de la retraite à 60 ans », écrit le second, fier d’annoncer que « les Français ont compris qu’on avait changé d’époque ». Les tentatives de manipulation de l’opinion n’ont décidément plus de bornes.

Un million de manifestants, selon les syndicats. Moitié moins, pour la police de Sarkozy. Et après ? Le vrai bilan est ailleurs et ce bilan-là fait peur au pouvoir, incapable, et pour cause, d’en nier l’authenticité : oui, il y avait plus de monde sur les pavés que le 23 mars dernier ! Rappelons que l’objectif affiché des syndicats était de « faire aussi bien que le 23 mars ». But dépassé. Du coup, une espèce de vent glacial a soufflé jeudi, en fin d’après-midi, sur l’Élysée et Matignon, tellement que François Fillon en personne, débordé par un accent de sincérité qu’il ne put réfréner tant les chiffres qui lui remontaient des préfectures lui donnaient l’exacte ampleur des cortèges, finit par déclarer : « On rentre dans le dur avec la mobilisation de jeudi. » Des mots qui auraient fâché le chef de l’État, réclamant à ses artilleurs lourds de reprendre la main. « Faible mobilisation », déclarait le pathétique porte-parole Luc Chatel. « Mobilisation très en dessous des souhaits des syndicats », reprenait l’ineffable secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand. Élevé au sommet du ridicule, ce dénis de réalité a ceci d’intéressant qu’il témoigne de l’intensité du trouble de l’exécutif.

Et si la peur commençait, progressivement, à changer de camp ? Et si la gigantesque entreprise de conditionnement mental des Français organisée par le gouvernement, avec en toile de fond une fausse concertation conduisant à détruire la retraite à soixante ans, était en train de se retourner contre ses promoteurs zélés ? Et si la panique organisée par tous les relais libéraux du pays, depuis la remise du rapport du COR, se transformait en un vaste débat citoyen, responsable, contradictoire et surtout alternatif, prenant peu à peu les traits de ce qui se passa avant le référendum sur le traité constitutionnel, en 2005, dont nous fêtons ce samedi le cinquième anniversaire du vote ? Rien n’est impossible en effet et les Français prennent conscience, chaque jour un peu plus, des dangers de la contre-réforme en cours et des possibilités crédibles d’autres pistes de financement. N’en déplaise à beaucoup, ce lent cheminement ne fait que débuter dans les entrailles du peuple. La bataille aussi. Nous ne battrons pas en retraite !

Car, Fillon le sait, les jeux ne sont pas faits. Le « flop » imaginé par les partisans de la résignation aux dogmes libéraux en dit long sur l’importance du dossier, « mère de toutes les batailles sociales » pour les uns, « réforme du quinquennat » pour l’autre. Bernard Thibault a raison : « Certains prennent des risques sur le climat social à venir. Ils seront au pied de certaines surprises prochainement. » La morgue et le mépris affichés contre les manifestants laisseront des traces. On ne raye pas d’un trait de plume un million de personnes dans les rues, niant non seulement leurs revendications mais jusqu’à leur existence ! Ce n’est pas seulement irresponsable, c’est aussi provoquer l’Histoire de la pire des manières.

site de l’Huma

1910-2010 : une lutte et une revendication centenaires,la retraite à 60 ans .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 6:34

Histoire du mouvement social et communiste

1910-2010 : une lutte et 
une revendication centenaires, la retraite à 60 ans

Vendredi 28 Mai 2010

La droite n’en a jamais voulu et a détricoté le système de retraites par répartition dès qu’elle l’a pu. Détruisant en quelques années près de quatre-vingts ans de luttes acharnées, jusqu’à l’instauration de la mesure par 
la gauche en 1983 -- Grégory Marin pour l’Humanité

1910-2010 : une lutte et 
une revendication centenaires, la  retraite à 60 ans

Le 1er avril 1983, l’Humanité saluait la bonne nouvelle d’un  : « Bonne retraite à 60 ans  ! » « Ce n’est pas un poisson d’avril, écrivait Pierre Cames. La retraite à 60 ans, à taux plein (70 % au moins du salaire – NDLR) pour une carrière complète, entre bien en application aujourd’hui. » Après bien des discussions dans les deux Assemblées et avec les syndicats de salariés et patronaux, l’ordonnance du 26 mars 1982 était enfin appliquée. « Une grande conquête sociale espérée depuis la fin du siècle dernier », estimait le président de la République, François Mitterrand. Une avancée « comme il y en a eu en 1936 et à la Libération », continuait Henri Krasucki, secrétaire général de la CGT. Cette décision du gouvernement d’union de la gauche de Pierre Mauroy, qui compte quatre ministres communistes, marquait effectivement l’épilogue – jusqu’à aujourd’hui – de décennies de luttes. Avant 1981, Parti communiste français et Parti socialiste avaient inscrit cette mesure dans leur programme commun. Pour le premier, il s’agissait de concrétiser près de trente ans d’interventions devant la représentation nationale. Depuis 1955, le PCF défendait régulièrement cette proposition, l’affinant même en mai 1973 en demandant une retraite avancée à 55 ans pour les femmes.

L’occasion ratée de 1910

Les partis politiques de gauche ne faisaient que suivre le mouvement syndical, qui bataillait ferme depuis le début du siècle pour l’obtention de cette « avancée sociale ». Songez qu’en 1910, la retraite était fixée à 
65 ans, quand l’espérance de vie était de… 50 ans  : « la retraite des morts », ironisait la CGT. La loi du 5 avril de cette année-là, créant les retraites ouvrières et paysannes, a accrédité la possibilité d’une « retraite pour tous les salariés ». Mais l’idée d’un régime général obligatoire et d’un minimum de pension garanti après 60 ans (à l’époque, 40 %) est rejetée.

Après 1918, les conséquences de la Grande Guerre ont généré une poussée internationale en faveur des progrès sociaux, pour le droit des femmes et des personnes âgées, bref, de tous ceux qui, n’étant pas montés au front, avaient remplacé les hommes en âge de travailler et gagné une place nouvelle dans la société. Mais l’idée d’un régime général obligatoire de retraite, présentée à la représentation nationale en 1928, est à nouveau repoussée, sous la pression des électeurs traditionnels de la droite, médecins, agriculteurs et patrons. Deux ans plus tard, sera tout de même créé le premier régime d’assurance vieillesse obligatoire pour les salariés dont les revenus ne dépassent pas 15 000 francs de l’époque.

En 1933, le Bureau international du travail (créé en 1919 – NDLR) préconise le financement des retraites par l’État, les patrons et les salariés. À la fin des années 1930, l’idée du droit à la retraite pour tous était acquise, mais il a fallu attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que le système actuel de protection sociale voie le jour. C’est à ce moment que la notion de retraite par répartition, guidée par la « solidarité nationale », est ancrée dans les textes. « Les cotisations des actifs servent à payer immédiatement les retraites, tout en ouvrant des droits pour leur future retraite », dit le texte.

1970 : unité pour les 60 ans

Ce n’est qu’en 1970 que les deux principaux syndicats, CGT et CFDT, s’accordent pour demander l’abaissement de l’âge de la retraite à taux plein à 60 ans. Las  ! En 1972, arguant comme aujourd’hui de l’évolution démographique de la société française, le gouvernement Pompidou fait passer le nombre d’annuités 
nécessaires pour toucher une retraite à taux plein de trente à… trente-sept années et demie. Il devient de fait 
quasi impossible de prendre sa retraite à taux plein à 60 ans. Loin d’être anecdotique, la décision du gouvernement Pompidou montre que les pressions de la droite et du patronat ont toujours été très fortes. Retour en 1983. Quelques jours après l’entrée en vigueur de la retraite à 60 ans, le député PCF du Pas-de-Calais Joseph 
Legrand revient au Palais-Bourbon sur la bataille pour l’application de cette loi « conquise de haute lutte contre le grand patronat et, au sein de cette Assemblée, contre la droite qui aura multiplié les manœuvres et les obstacles pour empêcher d’aller plus vite sur la voie de la justice sociale ». Ironie de l’histoire, c’est au nom de cette même « justice sociale » que la droite actuelle entend revenir sur cet acquis… ce qu’elle n’a cessé de faire depuis 1982. Le fameux « esprit de revanche »… Malgré l’adhésion d’une large majorité de Français à cette révolution culturelle, surtout dans les couches les plus fragiles, la droite a tout tenté pour l’effacer. Et quand elle n’a pu le faire « de façon autoritaire », comme le confessait Édouard Balladur en 1987, elle l’amoindrira. En 1993, en pleine Année européenne des personnes âgées et de la solidarité, le mentor de Nicolas Sarkozy fait passer la durée de cotisation à quarante années. Dix ans plus tôt, le 4 février 1983, la Lettre de la Nation, journal du RPR de Jacques Chirac, estimait déjà que la retraite à 60 ans « risque fort de ne pas être un progrès social pour les travailleurs mais une nouvelle régression de leurs acquis ». Et de suivre les recommandations de « retraite à la carte » du patron du CNPF, Yvon Gattaz, comme l’UMP suit aujourd’hui celles de la patronne des patrons, Laurence Parisot.

Depuis bientôt trente ans, chaque retour de la droite marque une régression. 1986 et la première cohabitation n’avaient pas failli à la règle. Dès son entrée à Matignon, Jacques Chirac avait confié à Philippe Séguin le dossier des retraites  : « Le dépoussiérage de nos archaïsmes ne fait que commencer », estimaient les Échos le 15 mai de cette année, dans la ligne du RPR. Un peu comme aujourd’hui les médias dans leur ensemble ne dépassent pas le cadre communicationnel fourni par l’UMP et ses think tanks, plaçant le débat sur le seul plan démographique. Et contre le sens de l’histoire.

Blog Nicolas Maury

29 mai, 2010

Un million de manifestants : défi relevé par les salariés .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:44

Un million de manifestants : défi relevé par les salariés (video)
vendredi 28 mai 2010 (01h49)

 

Communiqué de la CGT

La mobilisation du 27 mai à l’appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, UNSA, pour l’emploi, les salaires, les retraites, le service public, a rassemblé 1 million de personnes dans 176 manifestations.

Aujourd’hui, ce n’est pas la résignation qui a dominé mais une forte combativité qui s’est manifestée dans les entreprises et les administrations, notamment par des milliers d’arrêt de travail.

Cette journée démontre une forte hausse sur tout le territoire de la mobilisation des salariés par rapport aux initiatives unitaires des 23 mars et 1er mai. Cela prouve la détermination des salariés à s’opposer à la réforme gouvernementale des régimes de retraites dont l’objectif central est de satisfaire les marchés financiers, et à exiger au contraire une véritable revalorisation du travail.

Cette mobilisation est la meilleure réponse qu’il fallait apporter au défi lancé par le gouvernement avec la réforme des retraites qui va être officialisée dans les prochains jours. Si le gouvernement ignore ou minore la signification de cette journée de mobilisation il prend le risque d’un conflit de plus grande ampleur.

Le gouvernement doit moins écouter le MEDEF et les actionnaires pour enfin entendre les salariés. Le patronat doit accepter l’ouverture des négociations sur les revendications des salariés, notamment en matière de salaires, d’emplois et de conditions de travail.

Forte du succès de cette journée, la CGT estime que l’intersyndicale dispose d’un mandat pour préparer d’autres initiatives de mobilisation avant les congés d’été. Elle fera des propositions en ce sens lors de la réunion du 31 mai.

Sans attendre, la CGT appelle l’ensemble de ses organisations à poursuivre la diffusion de la pétition nationale pour l’avenir des retraites. Elle reçoit déjà un très large écho. Elle sera remise au gouvernement dans la première quinzaine de juin.

Montreuil le 27 mai 2010

http://www.cgt.fr/spip.php?article37408

27 mai 2010http://www.cgt.fr/IMG/flv/27_mai_2010.flv

De : La CGT
vendredi 28 mai 2010

site Bellaciao

Ma commune je l’aime et j’y tiens !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:07

PCF AVION

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Lettre d’information

petition  pouvoir d'achat

             
             
             
             
             
             

 

Plus d

POUR LA RETRAITE A 60 ANS

Un mouvement responsable et constructif qui prend de l’ampleur !!!

JPG - 44.7 ko

Photo Nicolas Chéret

il faut reconnaître l

Ma commune je l

Signer la pétition

Après La Poste, Nicolas Sarkozy s’attaque aujourd’hui à nos communes, aux départements et à la démocratie locale. Si le projet de reforme des collectivités voit le jour ce sera un recul sans précédent pour la vie démocratique de la France. Sous prétexte de simplification l’objectif recherché est d’éloigner les citoyennes et citoyens des lieux de décision.

Les compétences principales des collectivités locales seront confisquées et transférées aux préfets et à d’immenses Communautés Urbaines.

A terme les départements vont disparaitre et les petites et moyennes communes contraintes de fusionner entre elles. Plus de 100 000 élus locaux et de proximité vont être supprimés.

Ne resteront de la compétence du Maire que l’Etat Civil, les Cérémonies, l’entretien des écoles et le CCAS. Actuellement les ménages contribuent pour moitié aux recettes fiscales. Avec la suppression de la taxe professionnelle payée par les entreprises, la participation des ménages atteindra 75%.

Les communes vont perdre 11 milliards d’euros de ressources :

  • 11 milliards qui manqueront pour équiper et moderniser nos villes
  • 11 milliards en moins pour la culture et le sport
  • 11milliards en moins pour aider les associations à se développer
  • 11 milliards qui manqueront pour les travaux (les collectivités participent à hauteur de 73% des investissements publics)
  • 11 milliards qui manqueront pour maintenir et créer des dizaines de milliers d’emplois

Il faut arrêter ce massacre ! Sachons-nous rassembler pour imposer au Président de la République et à son gouvernement le retrait du projet de réforme des collectivités térritoriale

L’organisation de l’Euro 2016 en France doit entrer dans l’histoire du sport ( Marie-George Buffet )

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:32

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Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 mai

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Thèmes : Sport

La France vient d’être choisie pour organiser l’Euro 2016 de Football. Je voudrais féliciter chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont travaillé, qui se sont battus pour valoriser la candidature de la France dans l’organisation de cet événement. En janvier, j’avais déjà apporter mon soutien à Jean-Pierre Escalettes, Président de la Fédération française de Football et je souhaite aujourd’hui le féliciter tout particulièrement pour cette victoire.

Au même titre que l’organisation de la coupe du Monde en Afrique du sud, celle de l’Euro 2016 en France doit entrer dans l’histoire du sport par l’audace et l’innovation dont elle sera porteuse pour l’avenir du sport et les futures générations de sportives et sportifs. L’organisation d’un tel événement doit être l’occasion de fédérer la grande famille des pratiquants du football, qu’ils soient professionnels, amateurs réguliers ou occasionnels ainsi que supporters. Tous seront, je l’espère, associés dans l’organisation et devront être les bénéficiaires d’une telle dynamique.

Dans le contexte international actuel, l’organisation de cet événement en France doit permettre de relever plusieurs défis. Je pense notamment aux enjeux de paix et de fraternité entre les peuples, à l’enjeu écologique, aux enjeux économiques et sociaux qui traversent le sport dans cette période de crise économique mondiale. Je pense à la nécessité de protéger l’intégrité des sportives et sportifs contre le dopage, le racisme, l’homophobie et la xénophobie. En France, l’Euro 2016 doit être porteur de solidarité.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, ancienne Ministre des Sports,

Paris, le 28 mai 2010.

Réforme des retraites : arguments et propositions !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 17:01

 

1. Crise des retraites, crise systémique

La crise des retraites plonge dans la crise systémique du capitalisme. Avec la course à « l’argent pour l’argent », les énormes potentiels de productivité des technologies informationnelles sont gâchés et tendent à détruire l’emploi, ce qui augmente le chômage et tire vers le bas la masse salariale, d’où l’insuffisance croissante des débouchés, tandis que le « cash » ainsi réalisé par les groupes va de plus en plus à la spéculation.

Le recours massif au crédit et à l’endettement a permis, cependant, des années durant, de maintenir une demande apparente dans les pays développés… jusqu’à l’éclatement de la crise financière de 2008-2009. Les aides publiques colossales alors accordées aux banques, sans changement des critères du crédit, ont servi, en Europe particulièrement, à relancer la spéculation et non l’emploi et la croissance réelle. 

D’où l’ampleur inédite du surendettement public des États de la zone euro, au-delà de la Grèce, et donc de la crise de l’euro lui-même. L’attaque contre les retraites est inscrite en contrepartie du dispositif de 750 milliards d’euros décidé par l’Union européenne pour assurer le remboursement des créanciers : il s’agit de diminuer la part, dans les richesses produites, des prélèvements publics et sociaux (impôts+cotisations) nécessaires au financement des dépenses sociales (retraites, santé…) afin de laisser s’envoler la part des prélèvements financiers (intérêts+dividendes).

Cela pèsera sur l’activité et relancera la spéculation. Au contraire, une autre création monétaire de la BCE et un fonds européen de développement social peuvent favoriser le progrès social dans l’UE, dont de bonnes retraites.

2. Démographie : un impact réel mais non fatal 

Si l’accroissement de la part des 60 ans et plus dans la population totale est une réalité, il faut sortir du fatalisme des projections démographiques.

Selon le COR, elle devrait passer de 20 % à 32 % en 2050 (+ 50 %) et on passerait à 1,2 cotisant en 2050 par retraité, pour 1,8 en 2005. Mais contrairement aux hypothèses démographiques catastrophistes antérieures, on assiste à une remontée de l’indice de fécondité : de 1,65 en 1974 à 2,09 enfants par femme d’âge fécond en 2010, soit pratiquement le taux de renouvellement des générations : 2,1. Ainsi le déclin annoncé de la population active a été retardé. De même, on peut estimer l’augmentation du besoin de financement lié à la démographie à 150 % de 1949 à 2009. Mais les richesses produites ont, sur cette période, cru de 645 % en volume, soit une croissance de 400 % par personne d’âge actif.

Une politique familiale moderne pourrait contribuer à créer la force de travail et donc les cotisants de demain, permettant de garantir le financement des retraites. Ceci impliquerait aussi de relever le nombre d’actifs cotisants en faisant reculer les exclusions sociales et en relevant le taux d’emploi des femmes, ce qui nécessiterait un service public de la petite enfance pour assurer les formules de garde des enfants. Sans oublier un possible recours à l’immigration, mais dans de tout autres conditions.

Répondre aux besoins liés à la démographie. L’accroissement de l’espérance de vie est un fait positif. Politique familiale moderne, formation, salaires et emploi sont au coeur du financement des retraites.

3. Salaires et emploi, base des cotisations

Les cotisations sociales sont calculées sur la base des salaires versés dans chaque entreprise. Mais elles sont prélevées sur la valeur ajoutée, c’est une part de la VA, hors salaires et donc prélevée sur les profits (valeur ajoutée = salaires+profits).

Ce système permet d’utiliser une partie des profits des entreprises et des richesses créées par les salariés pour financer, de façon mutualisée, un revenu pour chaque salarié retraité tout le long de sa vie hors activités professionnelles, hors subordination vis-à-vis d’un employeur, en solidarisant les salariés et les retraités. Ainsi, les entreprises sont incitées à gagner en productivité autrement qu’en faisant pression sur les salaires et l’emploi et au contraire en participant au développement des prestations retraite.

Celles-ci permettent de remplacer les salariés âgés et de renouveler la force de travail. La proposition, défendue par le PS, tendant à introduire la valeur ajoutée dans la base de calcul des cotisations patronales rendrait ces dernières dépendantes aussi des profits. La base VA serait beaucoup moins fiable que la base salaire, beaucoup plus fraudable. De même, la proposition tendant à remplacer le financement actuel des retraites par l’impôt, comme a commencé de le faire la CSG, le coupe du lien décisif à l’entreprise.

C’est aussi ce but que visent les exonérations de cotisations sociales patronales, dénommées « charges patronales » pour mieux faire croire qu’elles étouffent les entreprises. Alors que ce sont les charges financières du crédit et des dividendes qui sont écrasantes. En 2008, elles s’élevaient à 359 milliards d’euros soit 36,2 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières contre 15,2 % seulement pour les cotisations sociales (151 milliards).

4. Inégalités hommes-femmes.

Retraite au titre des droits directs :
femmes : 746 €, hommes: 1 550 €.
Avec les pensions de réversion :
femmes : 1 020 €,hommes 1 636 €.

Deux raisons :

- Des carrières plus courtes : hommes 42,25 ans de cotisation, femmes 29,75 ans.

- Pour pouvoir obtenir une pension plus importante, les femmes liquident leur retraite plus tard: 61,3 ans contre 59,2 ans pour les hommes ! A ne pas confondre avec l’âge de cessation d’activité. Environ 2/3 des salariés ne sont plus en activité à 60 ans. Mais 32 % des hommes passent par une situation de préretraite contre 21 % des femmes. Par contre, 18 % de ces dernières sont au chômage contre 13 % des hommes.

Salaires plus faibles et basses retraites. Un cumul des inégalités :

A) Salaires à temps complet inférieurs de 20 %.

B) Temps partiel souvent imposé : 30 % pour les femmes contre 5 % pour les hommes. Résultat : pour une carrière complète, pension de 1 027 € pour les femmes, 1 603 € pour les hommes.

Les mesures Balladur-Fillon ont particulièrement pénalisé la retraite des femmes qui a déjà perdu 20 % avec, particulièrement, le système de décote (5 % de pénalisation par année manquante).
- Les réformes programmées vont pénaliser encore davantage les femmes, 40 % d’entre elles connaissent les basses retraites.

Inégalités d’espérance de vie en bonne santé entre ouvriers et cadres supérieurs.
Espérance de vie à 35 ans : cadres 47 ans dont 34 sans incapacité, ouvriers 41 ans dont 24 sans incapacité.
L’écart d’espérance de vie est de 6 ans, l’écart pour l’espérance de vie sans incapacité est de 10 ans entre ouvriers et cadres supérieurs.
Causes : pénibilité du travail. Cet écart justifie pleinement la prise en compte de la pénibilité pour le départ anticipé. Le Medef doit être responsabilisé pour son financement.

5. Aggraver ce qui a échoué : NON

Les 3 réformes Balladur (1993), Fillon (2003) et le rendez-vous de 2008 ont imposé :

En 1993 :
• 40 années de cotisation au lieu de 37,5 années pour une retraite à taux plein.
• Passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul de la pension aboutissant à la baisse automatique des pensions.
• Indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, conduisant à une perte de pouvoir d’achat de la retraite.

En 2003 :
• Alignement de la durée de cotisation des fonctionnaires pour une retraite à taux plein, et nouvel allongement pour tous les régimes jusqu’à 41 ans en 2012, voire 42 en 2020.
• Réduction des pensions.
• Asphyxie du financement de la retraite par répartition.
• Incitation au recours à la capitalisation.

En 2008 :
• Alignement des régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP) sur le régime général.
• Durée de cotisation portée à 41 ans de cotisations pour tous en 2012

Toutes ces mesures convergentes visant la régression des pensions et à l’allongement de la durée de cotisations ont dégradé l’« équilibre financier ».

Maintenant on veut aller beaucoup plus loin : repousser l’âge de la retraite, accroître la durée de cotisation, réduire le niveau des pensions. L’idée, archirabâchée, d’un partage des efforts avec un prélèvement sur les plus fortunés est un leurre visant à faire avaler la couleuvre de l’augmentation des annuités. Le débat sur un vrai financement pour garantir la répartition est interdit, afin de monter les régimes par capitalisation. Face au sacrifice des jeunes, grandes victimes du projet de Sardonyx, la solidarité entre les générations et l’action doivent se renforcer.

6. La capitalisation coulera la répartition

La répartition, système de solidarité intergénérations et interprofessions, se fonde sur le versement immédiat des cotisations des actifs employés pour financer les retraites. Ces prestations soutiennent la demande, l’emploi, la croissance réelle, incitent les  entreprises à investir. Elles permettent de rajeunir la force de travail, et contribuent au progrès de la productivité.

La capitalisation est un gâchis car les fonds, capitalisés à partir de l’épargne individuelle, vont à la finance et la spéculation. Elle nécessite des réserves financières considérables (trois fois plus que pour la répartition), donc des prélèvements plus lourds pour des prestations réduites. Ces fonds épargnés sont autant de cotisations en moins pour le système de répartition.

La capitalisation est un risque car ces fonds dépendent de la rentabilité des marchés financiers et sont soumis à leurs aléas. Le krach boursier de 2008 a fait baisser le montant des actifs des Fonds de retraite de 5 400 milliards de dollars, et le montant des pensions de 23 % dans les pays où domine ce système de retraite.

A l’opposé de la répartition on cotise sans aucune garantie sur le montant de la retraite. Certains ont ainsi tout perdu avec la faillite de leur fonds.

La capitalisation n’est pas un complément à la répartition,mais une arme pour la détruire.

7. Un service public et commun des personnes âgées

En France l’espérance de vie passe à 81 ans en 2010 et les plus de 60 ans représentent 22,6 % de la population. Ce progrès est considéré par les tenants de la domination des marchés comme une charge. Au contraire, il permettrait d’avancer vers une autre civilisation, avec un service public de sécurisation et de promotion des personnes âgées.

Sécurisation de tous les moments de la vie et promotion des activités créatrices des seniors, des retraités et des dépendants.

La question des seniors et de leur faible taux d’emploi se rattache à la sécurisation des parcours professionnels. Le service public pourrait organiser des suivis contre l’usure et la pénibilité, des formations et des mobilités professionnelles, encadrer de bons mitemps.

Les retraités. La promotion de leurs conditions de vie et de leurs activités sociales concernerait le niveau des pensions dès 60 ans. Déjà s’amorce un renversement de portée révolutionnaire : à l’opposé de leur mise à l’écart de la vie sociale, une disponibilité bien plus grande des retraités que dans la période de travail pour des relations sociales choisies et créatrices.

Le 4e âge et les dépendants. Il s’agit de la poursuite de relations sociales et culturelles, au lieu de la réduction aux traitements médicaux et de soins physiques. Pour le soutien des maisons de retraite, très inégales, les budgets publics doivent augmenter. Les services aux personnes âgées à domicile devraient surmonter leurs graves insuffisances.

8. Attaques contre les retraites dans la fonction publique

Au nom des déficits sont imposés aux fonctionnaires : salaires bloqués, suppressions d’emplois, RGPP (révision générale des politiques publiques),non remplacement d’un fonctionnaire qui part à la retraite sur 2, casse de la fonction publique.

Au nom de l’alignement sur le privé, la loi Fillon 2003 a entraîné : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse du taux de remplacement des pensions.
Les réformes programmées : (accroissement de la durée de cotisation, de la période de référence, report de l’âge de la retraite), sans résoudre les problèmes de financement, frappent durement les fonctionnaires . Or leurs pensions sont, pour des salaires d’actifs comparables,du même ordre de grandeur que celles versées par le régime général.
Les droits familiaux liés à la maternité sont remis en cause et pénalisent encore plus les femmes. Les prétentions gouvernementales 2010 seraient fatales pour le code des pensions.

C’est pourquoi le PCF propose :

  • La prise en compte de la pénibilité et des carrières longues ;

  • Le maintien de l’âge légal à 60 ans avec les garanties pour une retraite à taux plein et des 6 derniers mois comme salaire de référence ;

  • Le retour aux 37,5 annuités pour tous, y compris les fonctionnaires pour le calcul d’une pension complète avec 75 % du salaire minimum, la revalorisation des basses retraites ;

  • L’augmentation des salaires, la reconnaissance des qualifications et des créations d’emplois qui permettront le renouvellement générationnel et faciliteront l’équilibre des comptes et caisses ;

  • L’intégration des primes, dans le calcul de la retraite, et leur assujettissement complet aux cotisations ;

  • La prise en compte des années de formation pour la durée de cotisations.

9. Réforme du financement : les propositions du PCF

  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que la cotisation sociale patronale assise sur les salaires.

  • Principe des cotisations sociales. Celles-ci doivent rester fonction des salaires versés dans chaque entreprise. Mais le taux des cotisations patronales serait modulé selon le rapport « salaires / valeur ajoutée ». Cela responsabiliserait socialement les entreprises en les incitant à augmenter la part des salaires dans la valeur ajoutée (politique salariale, emplois, qualifications) ; à gagner en productivité en baissant d’autres coûts dans l’entreprise que les coûts salariaux : les coûts en capital ; à ne pas céder aux sirènes de la croissance financière des capitaux (OPA, placements financiers, spéculations, exportations de capitaux…).

 

L’objectif de ces deux propositions serait d’augmenter fortement les recettes de cotisations sociales avec un effet de ciseaux positif. Dans un premier temps, la « taxation » des revenus financiers rapporterait beaucoup (22 milliards d’euros pour les retraites), puis, dissuadant progressivement les entreprises d’en rechercher, son rendement tendrait à diminuer. Simultanément, la modulation de la cotisation patronale rapporterait de plus en plus, au-delà de ce que rapporterait aujourd’hui la « taxation » des revenus financiers, en enclenchant une autre logique de la croissance et de la gestion des entreprises, centrée sur le développement des emplois, des salaires et prestations sociales.

On mettrait fin aux exonérations de cotisations patronales (30 milliards d’euros), le montant de l’argent public gâché pour les compenser pourrait être alloué à un Fonds national pour développer l’emploi et la formation, base des cotisations sociales.

Ce Fonds impulserait un nouveau crédit pour l’investissement, à taux d’intérêt d’autant plus abaissé que les entreprises font de l’emploi. Cela devrait favoriser la base emploi et salaire de la retraite par répartition.

Au-delà de la valeur ajoutée normale des entreprises, il convient d’ajouter des cotisations retraite sur leurs profits financiers.


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Critères de régularisation des travailleurs sans papier : le gouvernement doit entendre leur appel .

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Pierre Laurent

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 mai

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Thèmes : Migrations -- Migrant-e-s

Les travailleurs sans papier en grève depuis des mois occupent depuis ce soir le parvis de l’Opera Bastille à Paris.

Ils ont décidé de ne plus en partir tant que le gouvernement n’apportera pas une réponse claire à leur demande de critères de régularisation : une réponse objective, applicable partout quelque soit la taille de l’entreprise et le département et quelque soit la nationalité du salarié.

La plupart des syndicats, de nombreuses associassions, de plus en plus d’employeurs, de partis politiques, de personnalités de gauche comme de droite et de personnalités du monde culturelle les soutiennent. Je veux également apporter mon soutien et celui du PCF à ses salariés en lutte.

Présent à leur côté, je demande au gouvernement d’entendre leur appel a une fin de conflit digne et juste.

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 27 mai 2010.

 

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