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7 juin, 2010

Dépenses militaires mondiales : le record de l’indécence…

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 3:12

Les dépenses militaires mondiales ont atteint de nouveaux records en 2009 selon le rapport annuel de l »Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri) : 1.531 milliards de dollars !

L’Institut a constaté une hausse des dépenses militaires dans 65 % des pays pour lesquels il a pu se procurer des chiffres. Les plus puissants ont donné le mauvais exemple : 16 des 19 pays du G20 ont augmenté leurs dépenses en termes réels.
Les Etats-Unis, toujours largement les premiers en terme de dépenses militaires, ont investi 661 milliards de $ dans ce secteur l’an dernier, soit 47 milliards de plus qu’en 2008.
Ne disposant pas du chiffre officiel pour la Chine, l’Institut avance une estimation de 100 milliards de $. La France est troisième de ce classement avec 63,9 milliards de dollars. « Les chiffres démontrent aussi que pour les grandes ou moyennes puissances, comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil, les dépenses militaires constituent un choix stratégique à long terme auquel elle s’attachent même en période de difficultés économiques », selon le responsable au Sipri de la recherche sur les dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman. Ces stratégies sont liées à une recherche à long terme d’influence mondiale ou régionale.
Aux États-Unis, les dépenses militaires ont éclaté sous la présidence de George Bush : + 63 % de 2000 à 2008. malgré les annonces du président Obama de supprimer certains programmes (qui ont parfois été rétablis par le Congrès). Il y a poursuite de l’augmentation des dépenses militaires : le but fondamental d’assoir la suprématie étasunienne sur un large spectre de moyens militaires n’est pas abandonné.

Les dépenses militaires ont augmenté dans toutes les régions du monde, en dehors du Moyen-Orient.
La moitié de ces dépenses sont concentrées sur le continent américain : 738 Mds de $ dont 661 mds pour les seuls États-Unis. Sur le continent sud-américain, le Brésil dépense le plus (26,1 Mds de $ et 11e rang mondial avec une hausse de 16 %. À noter que le Vénézuela a baissé ses dépenses fortement (- 25 %).
La deuxième région du monde en terme de dépenses est constituée par le continent européen avec 386 Mds de $ dont 326 en Europe de l’Ouest et Centrale et 60 en Europe de l’Est. C’est le Royaume-Uni (58,3 Mds) qui a le plus augmenté ses dépenses militaires en valeur absolue, suivi de la Turquie et de la Russie (53,3 Mds). À noter que l’Allemagne (45,6 Mds) et l’Italie (35,8 Mds) maintiennent un haut niveau de dépenses militaires. Globalement, la crise économique a ralenti fortement la hausse des dépenses militaires en Europe de l’Est, à la différence des années précédentes : de 2000 à 2009, leurs dépenses militaires avaient doublé ! plus 108 %, augmentation due pour l’essentiel aux dépenses d’ajustement de ces pays pour entrer dans l’OTAN ce qui les avait obligé à amener leur niveau à 2 % du PNB…
La troisème région du monde en matières de dépenses militaires et l’Asie-Océanie : 276 Mds de $ dont 210 Mds de $ en Asie de l’Est. les dépenses chinoises sont estimées aux environ de 100 Mds de $, celles du Japon à 51 Mds, de l’Inde à 36,3, de la Corée du Sud à 24, de l’Australie à 19 Mds de $.
Les pays du Moyen-Orient ont dépensé 103 Mds de $ dont 41,2 pour la Arabie Saoudite. Enfin l’Afrique représente « seulement » 27 Mds de $.

Les opérations de maintien de la paix « multilatérales », notamment en Afghanistan, ont augmenté en termes de personnel et de coûts pour, elles aussi, atteindre de nouveaux records, selon le Sipri. Au total, 54 de ces opérations de maintien de la paix se sont déroulées dans le monde (dans 34 régions) au cours de l’année passée pour « un coût connu » et jamais atteint jusque-là de 9,1 milliards de $ (7,4 milliards d’€). Il faut malgré tout rapporter cette somme aux dépenses militaire globales des principaux pays. À noter que le nombre (stable) de conflits qualifiés de « majeurs » est de dix-sept.

Ces chiffres peuvent donner le vertige comme l’on fait, il y a quelques mois, les montants énormes des emprunts accordés aux banques. La crise économique n’a globalement pas affecté ces dépenses militaires, en dehors de quelques pays d’Europe de l’Est. Cela signifie que les mesures d’austérité prises jusqu’à présent ont visé d’autres secteurs publics de biens et services, comme le montre la situation de la Grèce, (évoquée dans un autre article du blog http://culturedepaix.blogspot.com).

On pourrait également rapprocher cette santé insolente des dépenses militaires de la difficulté à atteindre les « Objectifs du millénaire pour le développement » visant à diminuer la pauvreté dans le monde de 50 % d’ici 2015. Selon les études de l’ONU, le financement extérieur (notamment avec l’aide publique au développement) pour les réaliser a été estimé à environ 135 Mds de $ par an jusqu’en 2015 (moins de 10 % des sommes évoquées). « Le pain ou les canons », ce vieux slogan rappelle que nous sommes là au coeur de choix de société fondamentaux…

Publié par Daniel Durand

6 juin, 2010

Sarkozy impose un coup de force contre les enfants .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:02

L’Élysée a enjoint les sénateurs de revenir sur leur vote qui garantissait le maintien de l’institution du défenseur des enfants, mise en place par la gauche en 2002, y voyant sans doute un contre-pouvoir gênant ses projets liberticides.

Il y a du Badinguet dans cet homme-là. Du coup d’État permanent. Les libertés ou les contre-pouvoirs du peuple deviennent gênants  ? On s’arrange pour les diluer. Qu’importe la volonté des parlementaires  : ceux-ci, à droite, sont déjà croupions.

Pour de prétendues économies de fonctionnement, le gouvernement avait concocté un texte ligotant dans un même organisme des institutions – créées pour l’essentiel sous les gouvernements de gauche – garantes d’un certain nombre de libertés et de droits constitutionnels. Un défenseur des droits, construit suivant la logique du médiateur de la République qui, du coup, disparaît, devait absorber dans un insipide gloubi-boulga la Commission nationale de déontologie de la sécurité, le défenseur des enfants, ainsi que la Halde, (Haute Autorité de lutte contre les discriminations), agissant jusque-là sur leur terrain respectif. Une véritable usine à gaz extrêmement complexe avec un responsable du secteur enfance révocable à tout moment, donc amovible au fil du vent. Un projet dénoncé par la gauche et à ce point régressif que les sénateurs de droite avaient dû faire voter mercredi, par 175 voix contre 160, des amendements au projet gouvernemental en mettant les droits des enfants en dehors de cette nouvelle structure vouée à l’impuissance.

Spécificité de la souffrance des mineurs

Patatras  ! Nicolas Sarkozy a remis de l’ordre en enjoignant aux sénateurs de sa majorité de revoter pour rétablir un texte liberticide. Exit l’institution de défense des droits des enfants, coupable de s’être notamment émue de la spécificité de la souffrance des mineurs. Si cette pratique respecte le règlement de cette assemblée, elle n’en est pas moins inhabituelle. « Des tractations ont eu lieu au sein de la majorité pour éviter des ratés dans ce débat qui a donc été tranché ailleurs, avec l’intervention de l’exécutif, sans doute au plus haut niveau », a commenté la sénatrice (PCF) Nicole Borvo Cohen-Seat. « Je ne comprends pas pourquoi on veut mettre le Parlement à genoux devant le monarque », a estimé Alima Boumedienne-Thiery (Les Verts). « C’est une manière de bafouer notre assemblée, qui a délibéré longuement sur cette question », s’est insurgé Jean-Pierre Sueur (PS). Ce coup de force sarkozyste ainsi que le revirement des sénateurs UMP à la botte font grand bruit, bien au-delà de l’enceinte du palais du Luxembourg. L’ancien garde des Sceaux Robert Badinter dénonce « une dérive constante depuis 2007 », vers « une monocratie » où « l’essentiel des pouvoirs législatifs comme exécutifs sont dans la main du président de la République ». Il parle « d’une scène pitoyable où on voit des élus accepter de manger leur chapeau ».

Nicolas Sarkozy enterre une deuxième fois Victor Hugo.

Dominique Bègles

l’Huma du 5 / 05 / 10

Pauvreté : les associations à bout de souffle .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:39

Submergées par les demandes et confrontées à une baisse des ressources, les organisations d’aide aux plus démunis ne parviennent plus à remplir leur mission. Elles lancent un cri d’alarme à l’intention des pouvoirs publics.

Les associations sont à bout de souffle. Malgré leur engagement, les bénévoles n’arrivent plus à faire face. La semaine dernière, le Secours populaire d’Angers (Maine-et-Loire) prenait la décision de fermer temporairement ses portes (lire l’Humanité du 2 juin). « Un exemple très émouvant de ce qui pourrait se produire sur tout le territoire », assure le président du SPF, Julien Lauprêtre. En 2009, 2 millions de personnes avaient fait appel à l’association. Un chiffre atteint en un seul semestre en 2010.

Le SPF n’est pas seul à souffrir, toutes les organisations sont submergées. À l’occasion de leur dernière campagne hivernale, les Restos du coeur ont accueilli quotidiennement 40 000 personnes de plus que l’année passée. La Croix-Rouge constate également une hausse de la demande d’assistance. « Sur la première moitié de 2010, on voit une progression de 15 à 20 % de la fréquentation de nos structures d’accueil », relève Jean- François Riffaud, son porte-parole. Une situation d’autant plus inquiétante que « la rentrée scolaire, en septembre, est toujours l’occasion d’une recrudescence des demandes », précise Marc Castille, responsable du service solidarité du Secours populaire.

À la veille du lancement de sa campagne nationale de collecte, le président de la Croix-Rouge Française Jean-François Mattei, interpelle les pouvoirs publics et demande au « gouvernement de considérer les dépenses sociales comme prioritaires ». « Il doit prendre ses responsabilités. Ce ne sont pas les associations qui sont en crise, mais bien la société française, renchérit Jean-François Riffaud. Les besoins augmentent et les ressources baissent. Dans de très nombreuses régions, les collectivités locales rognent sur les aides qui nous sont attribuées. » Des propos qui rejoignent les déclarations de François Soulage, président du Secours catholique : « Les associations, aujourd’hui un peu dépassées, ne peuvent pas remplacer l’État. »

« NOUS AVONS BESOIN DE PLUS DE MOYENS »

Tous constatent également une diminution des dons. En 2009, les Français ont donné 397 millions d’euros. Selon le baromètre image notoriété réalisé par l’IFOP, les sommes collectées pourraient baisser en 2010. « Nos donateurs ont parfois eux-mêmes du mal à boucler leurs fins de mois », explique Marc Castille, du SPF. La Croix-Rouge tente également de faire face à un manque criant de moyens. « Pour maintenir un niveau de ressource constant, nous sommes obligés de beaucoup plus solliciter les Français, explique Jean-François Riffaud. Cette année notre quête nationale durera cinq jours, contre deux les années précédentes. Nous avons besoins de plus de moyens. La Croix-Rouge française ne peut donner que ce qu’on lui donne. »

Dans beaucoup de structures, les frigos sont vides. Les dotations européennes attribuées à la France, d’un montant global de 78,1 millions d’euros, sont réparties entre le SPF, la Croix-Rouge, les Restos du coeur et la Banque alimentaire. Elles représentent une part importante de leurs ressources (50 % pour le SPF, 60 % pour la Croix-Rouge et la Banque alimentaire, 20 % pour les Restaurants du coeur). Or ces dotations commencent seulement à arriver. Et sont, de surcroît, de plus en plus menacées. Entre l’automne, où les aides de l’Union européenne sont attribuées, et le printemps, où les achats sont réellement effectués, il s’écoule plusieurs mois pendant lesquels les cours des aliments peuvent monter, entraînant une diminution conséquente des rations attribuées au final. La réforme de la politique agricole commune, qui vise à réduire les surplus agricoles, pourrait également remettre en cause le programme européen d’aide alimentaire. Une incertitude qui inquiète fortement les associations. « La fin de ces aides mettrait en péril notre existence  », souligne Marc Castille.

MATHIEU MOLARD

site de l’Huma

Une seule solution : la levée du blocus .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 20:25

Une seule solution : la levée du blocus

Une seule solution : la levée du blocus . dans Non classé 501591
La paix passe par la condamnation sans appel du terrorisme d’État israélien et par la fin immédiate des mesures inhumaines qui frappent les 1,5 million de Gazaouis enfermés, appauvris.
Numéro exceptionnel, demain dans l’Humanité, huit pages spéciales en solidarité avec le peuple palestinien. Des entretiens (Leïla Shahid, le rabbin David Meyer…), nos reportages en Israël, des points de vue (le curé de Gaza, le père Manuel Musallam, Haneen Zoubi, députée arabe). Un numéro à ne pas manquer !

• Ces Israéliens qui disent non • Ils témoignent : « Et puis on a fait feu sur nous ! » • Israël sous pression internationale
site de l’Huma

L’affaire Garzon : Un peuple sans mémoire est condamné à stagner .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 19:55

L'affaire Garzon : Un peuple sans mémoire est condamné à stagner . dans Non classé arrow31 L’Affaire Garzon : « Un peuple sans mémoire est condamné à stagner »

Jeudi 3 Juin 2010

La suspension 
du juge Baltasar Garzon révèle les visions antagoniques mémorielles de l’Espagne. Pour secrétaire général du Parti communiste d’Espagne (PCE), José Luis Centella,
le débat se structure sur le terrain politique avec la construction de la IIIe République

L’Affaire Garzon : « Un peuple sans mémoire est condamné à stagner  »

Le juge Baltasar Garzon a été suspendu de ses fonctions pour avoir voulu ouvrir une instruction contre des crimes franquistes, et ce sur plainte de groupuscules d’extrême droite. Comment interprétez-vous ce déni de justice  ?

José LuisCentella. Nous nous trouvons face à un moment très important de l’histoire de notre pays. Je le qualifierais de contradictoire. En effet, nous assistons à un début de consolidation d’un mouvement républicain, un mouvement qui regarde vers la IIIe République, et le débat sur notre passé se normalise enfin. 
C’est à cet instant précis qu’apparaît un mouvement réactionnaire pour le freiner. Tandis que le juge Garzon cherche à prendre la tête d’une 
dynamique aussi normale qu’humaine – faire la vérité et la justice quant aux crimes commis durant quarante ans par la dictature –, 
les contradictions de la transition 
resurgissent. Une droite décomplexée, héritière du franquisme, cherche à intimider quiconque ose toucher 
au système.

Elle nie le droit aux communistes, et plus généralement 
aux gens de gauche, de poser les débats 
qui étreignent notre pays. Un citoyen européen a du mal à comprendre cette situation, et c’est normal. Près de 150 000 antifranquistes gisent encore sur les bas-côtés de nos routes et nous ne pouvons pas les déterrer  ? Pendant ce temps, le dictateur repose dans un énorme monument – le Valle de los Caidos. C’est cette contradiction qui sort aujourd’hui à la lumière.

Le juge Garzon enquêtait également sur ce scandale d’État qu’est la corruption politique. Croyez-vous que les deux affaires soient liées  ?

José Luis Centella. Bien sûr. Le juge Garzon a eu le courage de mettre à jour le cas Gürtel, un réseau de corruption qui implique directement le Parti populaire (droite). Cela a entraîné toutes sortes de déchaînements politico-médiatiques. Car cette affaire de corruption intervient dans un contexte de grave crise sociale et économique avec plus de 4,5millions de chômeurs.

Justement, dans ce contexte de crise, comment le débat sur la IIIe République se structure-t-il  ?

José LuisCentella. Lors de la transition, il n’y a eu ni débat ni vote des Espagnols pour décider du régime sous lequel ils souhaitaient vivre. Le choix entre démocratie ou franquisme s’est soldé par une démocratie héritière du franquisme, à savoir la monarchie de Juan Carlos Ier. Cet état de fait est en train d’être dépassé. La jeune génération n’a pas vécu la transition et le débat sur la République. L’actuel travail de récupération de la mémoire est un mouvement de justice historique mais avec une vision d’avenir. C’est pour cela que nous parlons de IIIe République. Car, il s’agit de récupérer la dignité d’un peuple, mais en regardant vers le futur. Ces cinq dernières années, l’idée de république comme modèle politique n’a cessé de progresser. Selon les enquêtes, elle atteint même les 40 % chez les jeunes. L’option républicaine dans une Espagne fédérative est un enjeu d’identité politique. Pour nous, il n’y a pas d’autre voie pour résoudre les problèmes du pays.

Vous évoquez le travail de « récupération de la mémoire » Ce dernier est sujet à nombre d’interprétations controversées…

José LuisCentella. On ne peut pas com-parer les victimes aux bourreaux et pourtant, ces derniers sont mieux considérés. Des monuments leur rendent hommage tandis que les victimes, elles, restent invisibles. Or, un peuple sans mémoire est condamné à stagner. Cette année, nous célébrons le centenaire de la naissance de Miguel Hernandez. Poète communiste, il est mort dans les prisons du franquisme parce qu’il a refusé de signer un document qui exigeait de lui de s’excuser d’être communiste. Il a été nommé citoyen d’honneur d’Alicante, ville qui compte un monument à la gloire de Franco. Autre contradiction, sa condamnation à mort, qui a été par la suite commuée en perpétuité, est toujours en vigueur puisque son jugement n’a pas été officiellement annulé. Il est l’un des plus grands poètes espagnols du XXe siècle, et l’on souhaite effacer son identité politique de communiste. C’est un exemple, parmi d’autres, des récupérations malhonnêtes de l’histoire à l’œuvre.

Pour en revenir à la IIIe République, quels axes de travail vous fixez-vous  ?

José LuisCentella. Le premier est d’exiger une publication claire et transparente des comptes de la maison royale. L’État dégage chaque année une ligne budgétaire de 9 millions d’euros. Il est inadmissible qu’en temps de crise, une famille perçoive une telle somme sans avoir de comptes à rendre. Nous avons réalisé une campagne exigeant du Congrès des députés qu’il débatte publiquement de cette question. Nous tiendrons par ailleurs à l’automne une conférence en vue de lancer un processus constituant de la République. Car, il nous faut passer aujourd’hui de l’étape de témoignage et de résistance à une alternative républicaine.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

« Vérité, Justice, et Réparation »

Plus d’une quinzaine d’associations mémorielles françaises organisent, dimanche 6juin, à la Jonquera, en Espagne, un rassemblement de soutien au juge Baltasar Garzon. « Le choix du lieu est symbolique puisqu’il s’agit du chemin de l’exil, la retirada, de près d’un demi d’Espagnols en 1939 », rappelle Eloi Martinez, président de l’Association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France. L’initiative est à ses yeux d’autant 
« plus inédite que ce sont des associations françaises qui se mobilisent en Espagne pour que l’affaire Garzon ne tombe pas aux oubliettes ». 
Les instigateurs en appellent au respect et à l’application du droit international. Rendez-vous à 11 heures, plaza Mayor.

Blog Nicolas Maury

Electricité en France : la loi NOME / destruction du service pubic !

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 14:26

La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) est une étape supplémentaire dans le chemin de destruction du service public de l’électricité en France !

news.jpgBien que la France ait transposé toutes les directives européennes concernant le secteur énergétique, que le PCF a fortement combattues, Bruxelles estime que le « marché » peine à s’exercer, les prix sont trop bas et les concurrents ont du mal à trouver leur place à gagner des parts de marché et à faire de la marge. C’est un véritable aveu de l’échec de l’ouverture à la concurrence du secteur énergétique ! C’est aussi l’aveu que l’objectif de tout ce dispositif n’est pas de faire baisser les prix, mais de les augmenter !

Aujourd’hui, la concurrence libre et non faussée ne pourrait pas s’exercer ! Le gouvernement Sarkozy veut remédier à cela… à sa façon.

Son projet de loi NOME qui sera présentée devant l’assemblée nationale dans les tout prochains jours est de favoriser la concurrence dans le secteur de l’énergie par un dispositif de régulation qui permettra à tous les fournisseurs d’électricité en France de s’approvisionner auprès d’EDF aux conditions économiques du parc nucléaire historique. Cette réforme obligera EDF à céder le quart de sa production électronucléaire (à un prix avantageux) à tout fournisseur qui en fera la demande. Une clause dite « de destination » obligera les opérateurs à justifier que leurs clients sont sur le territoire français.

Quelle mascarade ! Tout le monde sait très bien que celle-ci est contraire aux traités européens qui prônent une libre circulation des marchandises sur le territoire européen et qu’elle sera vite remise en cause par Bruxelles.

Ce qui s’en suivra, c’est que la production électronucléaire française pourra être vendue n’importe où, hors du territoire national et fera alors bénéficier l’ensemble des électriciens européens du parc nucléaire français.

Alors que l’avantage compétitif de notre pays, résultat de dizaines d’années d’investissements et de recherche, financés au fil des années par les factures des usagers, mis en œuvre par des générations de salariés du service public, va être bradé aux intérêts du secteur privé pour assurer la survie d’un système qui ne fonctionne nulle part dans le monde. C’est spolier l’ensemble des usagers français d’un juste retour sur l’investissement qu’ils ont financé !

Et que se passera t-il pour les citoyens, les artisans, les entreprises ? Leur facture d’électricité va s’élever mécaniquement et très rapidement puisque tout le monde s’alignera sur des prix « de marché » qui garantiront une marge suffisante à tous les opérateurs. Envolé les tarifs régulés fixés par l’Etat !

La conception du service public de l’énergie défendu par le PCF, s’inscrit dans le long terme! Elle est diamétralement opposée à la logique du marché, la concurrence et la privatisation soutenue par le gouvernement actuel et l’Europe libérale défendue par Nicolas Sarkozy.

L’énergie doit être reconnue comme un bien public indispensable à l’humanité dans les textes internationaux et européens qui doivent intégrer la notion de droit à l’énergie au juste prix comme un droit humain inaliénable. Le financement des investissements nécessaires pour en assurer l’accès à tous doit relever de la responsabilité de la collectivité.

Parce qu’elle nous concerne tous et toutes, l’énergie doit relever du service public seul capable de répondre aux besoins humains, garantir notre indépendance énergétique, encourager la recherche et l’investissement pour le respect de l’environnement. Seul un véritable service public garantit la sécurité des installations et le contrôle citoyen.

La participation effective des citoyens (usagers, salariés et élus) aux décisions de gestion et aux choix stratégiques des entreprises publiques et des services publics est incontournable pour une avancée démocratique réelle, une transparence sur les choix de gestion et un nouvel épanouissement humain dans le travail et dans la cité.

Le PCF réaffirme qu’il faut rompre avec la libéralisation des services publics en Europe afin d’extraire les secteurs vitaux des griffes du marché. Il prendra prochainement des initiatives dans ce sens.

Il faut ouvrir d’autres logiques basées sur les coopérations, la démocratie, la transparence et le renforcement de la maîtrise publique dans des secteurs vitaux pour l’économie européenne.

Le PCF appelle toutes les forces de gauche, toutes les organisations attachées au service public, tous les citoyens, à s’unir pour empêcher la mise en œuvre de cette mauvaise réforme. D’ores et déjà, les parlementaires et élus communistes s’engagent dans la bataille pour faire échouer la tentative du gouvernement Sarkozy de légiférer à la hussarde sur un sujet essentiel pour l’avenir des Français.

Annexes

5 juin, 2010

Suicides à la Poste : la direction regarde ailleurs .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 16:03

À Aurillac (Cantal), un facteur de cinquante-quatre ans s’est donné la mort début mai, après avoir appris que sa tournée était supprimée. Pour ses proches, la cause de ce suicide est à chercher dans le démantèlement du service public.

Il avait plus de trente années de poste dans les pattes. À cinquante-quatre ans, Jean-Pierre était facteur à Aurillac, dans le Cantal. Tous ses collègues, ses amis, sa famille en témoignent  : c’était un gars respecté, bien noté par sa hiérarchie, irréprochable dans le boulot. Un fonctionnaire qui, à l’époque, avait réussi les concours de l’administration des PTT, qui, de ce fait, comme tant d’autres postiers, avait dû quitter ses terres natales pour prendre ses quartiers un temps à la capitale, avant de revenir au pays. Un monsieur qui, il y a trente ans, avait fait le choix du service public, malgré des salaires largement inférieurs à ceux proposés dans le privé. Un discret, un taiseux, même pas syndiqué ni militant, prêt à aider les copains en cas de pépin, mais refusant qu’on lui rende la pareille. C’était un facteur engagé dans son travail, attaché à « sa » tournée. Il s’est pendu le 4 mai dernier pendant la pause déjeuner à son domicile.

affecté à décharger les camions

Quand il a appris en octobre 2009 que, dans une énième restructuration de la distribution, c’était sa tournée qui était supprimée, Jean-Pierre a sombré dans la dépression. Il a été arrêté pendant huit mois. Mais, comme en témoigne son fils dans une lettre, digne et accablée, adressée aux collègues de travail de son père et que l’Humanité publie (fac-similé ci-contre), il se sentait, début mai, capable de reprendre le boulot, de « relever ce nouveau défi ». Le 3 mai, il revient au bureau d’Aurillac et la direction affecte ce facteur qui a toute sa vie distribué le courrier le matin sur une « position support » où il doit décharger le courrier des camions, distribuer quelques plis et aller en collecter dans les entreprises, le matin et l’après-midi. À cinquante-quatre ans, Jean-Pierre doit tout apprendre, comme un jeune en intérim ou en CDD, dans un univers managérial où tout ce que lui considère comme essentiel est devenu superflu. Pour ses collègues et sa famille, c’est très clair  : le postier n’a pas supporté la violence de cette situation, et c’est pour cela qu’il s’est suicidé en début d’après-midi, dans le court laps de temps qui échappe au minutage de toutes les tâches aujourd’hui dévolues aux agents de La Poste. « Jean-Pierre a toujours été nickel au travail, décrit Éric Chanut, collègue du défunt et facteur rouleur au bureau d’Aurillac. Et là, il sentait visiblement qu’il allait faire partie de ceux qui sont montrés du doigt par la direction, ces plus de cinquante ans accusés de ne pas être assez mobiles, alors que, bien souvent, ils sont attachés à leur métier et à une conception du service public… Il n’y a qu’une question qui vaille  : si Jean-Pierre avait repris le travail en étant sur sa tournée, est-ce qu’il se serait suicidé au lendemain de son retour à La Poste  ? Et pour nous tous, la réponse est non. »

À la poste d’Aurillac, ce suicide suscite beaucoup d’émotion. Dès le lendemain, la CGT, largement majoritaire dans le Cantal, fait le lien entre le suicide de Jean-Pierre et la « déchéance » sur sa tournée, dénonçant dans un tract des « réorganisations inhumaines sur le modèle de France Télécom ». Dans un courrier aux accents comminatoires envoyé, le 6 mai, au syndicat, Christophe Lefèvre, directeur de la branche courrier pour la région Auvergne, dénonce des « propos absolument inadmissibles »  : « L’assimilation faite par votre organisation au lendemain de ce terrible drame humain que constitue un suicide est profondément indigne  ; elle porte inutilement et gravement atteinte à l’image de La Poste. Je vous demande que de telles pratiques cessent. »

des restructurations perpétuelles

Dans le Cantal comme dans toute la France, la direction de La Poste, transformée en société anonyme, paraît, à l’instar de celle de France Télécom pendant si longtemps, décidée à faire la sourde oreille face à la souffrance engendrée par les restructurations perpétuelles. Alors que, par la voix du fils de Jean-Pierre, la famille est extrêmement explicite sur le lien à établir entre la dégradation de ses conditions de travail et la disparition de leur proche (« Toute une famille paie les incompétences de gens qui ne respectent pas leurs salariés », écrit-il), les facteurs d’Aurillac refusent le chantage au silence et le déni de la direction de La Poste. Certains portent un brassard noir pendant plusieurs jours et l’un d’entre eux rebaptise une impasse du nom du facteur, devant le bureau de poste. « Ce sont les réorganisations permanentes qui portent gravement atteinte à la santé des postiers et à l’image de La Poste, juge Jean-François Vasse, secrétaire de la Fapt CGT dans le Cantal. Nous demandons à la direction que de telles pratiques cessent  ! »

Thomas Lemahieu

notre dossier Souffrances au travail

site de l’Huma

SENAT : Groupe Communiste .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 7:05

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VENDREDI 4 juin – LETTRE N° 28

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Finances, impôts et budget

Nous sommes aujourd’hui enjoints de secourir les banques et les compagnies d’assurance !

Loi de finances rectificative pour 2010 : question préalable

Par Thierry Foucaud / 3 juin 2010

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, pour la troisième fois depuis le début de l’année, nous sommes réunis en séance publique pour examiner un collectif

budgétaire. Cette profusion de textes fiscaux et financiers intervient – faut-il y voir un paradoxe ? – alors même que les comptes de l’État et (…)Lire  la suite

Education et recherche

Un nouveau plan d’austérité imposé au service public de l’éducation

Schéma d’emplois 2011-2013

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 1er juin 2010

Le « Schéma d’emplois 2011-2013 » du Ministère de l’Education nationale, adressé aux rectorats avec près de quatre mois d’avance, confirme la volonté du gouvernement à poursuivre

le démantèlement du service public d’éducation. Les 16.000 suppressions de poste pour la rentrée 2010, appuyées sur la réforme de masterisation, ne (…)Lire  la suite

International

Le gouvernement israélien commet un massacre intolérable

Flottille de la liberté pour Gaza

Par Michel Billout / 31 mai 2010

Jouissant jusqu’à présent d’une impunité totale au regard de ses nombreuses violations au droit international, Israël, en attaquant la « flottille de la liberté pour Gaza »

dans les eaux internationales faisant vingt morts et des dizaines de blessés, vient de commettre un acte de piraterie intolérable. Depuis juin 2007, la (…)Lire  la suite

Droits de l’homme

Il n’est pas acceptable de consacrer dans la loi des reculs en matière de protection des droits

Défenseur des droits

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 2 juin 2010

Monsieur le président, madame la garde des sceaux, mes chers collègues, la discussion de ce projet de loi organique nous donne, s’il en était besoin, l’occasion d’affirmer ici

combien il est indispensable que soient défendus, reconnus et étendus les droits et les libertés dans leur diversité. C’est un combat au quotidien, (…)Lire  la suite

Et  aussi...

Droits de l’homme : Un sursis pour le Défenseur des enfants

Défenseur des droits

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 3 juin 2010

Education et recherche : L’imagination du gouvernement est sans borne pour supprimer des emplois

Suppression de postes d’enseignants

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 3 juin 2010

Finances, impôts et budget : Tout l’Euroland est frappé par une cure d’austérité

Loi de finances rectificative pour 2010 : question préalable

Par Bernard Vera / 3 juin 2010

Services publics : Le gouvernement souhaite priver les infirmières du droit à bénéficier d’une retraite anticipée à 55 ans

Dialogue social dans la fonction publique : question préalable

Par Francois Autain / 31 mai 2010

Services publics : Vous organisez volontairement la cacophonie, la précipitation et l’éparpillement

Dialogue social dans la fonction publique

Par Josiane Mathon-Poinat / 31 mai 2010

International : Un acte inacceptable et sanglant de l’Etat israélien

Flottille de la liberté pour Gaza

Par Odette Terrade / 31 mai 2010

Agriculture et pêche : Cette loi ne sera pas en mesure de soigner les blessures profondes du monde agricole

Modernisation de l’agriculture et de la pêche : explication de vote

Par Marie-Agnès Labarre / 29 mai 2010

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Francois Autain

« Au-delà de la forme, déjà très contestable, c’est le contenu même de cet article 30 que nous entendons dénoncer. Il s’agit en effet, sous prétexte de satisfaire une ancienne et légitime revendication des personnels infirmiers et paramédicaux des établissements publics de santé – le passage de la catégorie B à la catégorie A –, de supprimer le droit à bénéficier d’une retraite anticipée à 55 ans. »

31 mai 2010

Dialogue social dans la fonction publique : question préalable

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C’est le nombre de saisines

reçues en 2009 par la CNDS, la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Ce nombre est sans cesse en augmentation depuis 2001. « Il faut y voir la conséquence d’une augmentation des atteintes aux droits de la part des professionnels chargés de faire respecter la sécurité, estime Nicole Borvo Cohe-Seat. La politique ultra-sécuritaire que mène le gouvernement, la pression du chiffre et l’insuffisance des personnels ne peuvent que conduire à des excès. »

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  • mardi 8

    15h00: Démocratie sociale

  • mercredi 9

    14h30: Réforme des réseaux consulaires

  • mardi 15

    09h30: Questions orales au gouvernement

  • mercredi 16

    14h30: Débat sur les retraites

Groupe des sénateurs-trices du Sénat

Editeur : Sénateurs du groupe CRC-SPG
http://www.groupe-crc.org

3 juin, 2010

Parisot réinvente la machine à remonter le temps .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 22:07

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Parisot réinvente la machine à remonter le temps . dans Non classé arton4864-44e1f

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 juin

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Thèmes : Retraitons juste !

Laurence Parisot a souhaité mercredi que l’âge légal du départ à la retraite soit porté à 65 ans, contre 60 ans actuellement.

D’après elle, « Si nous en étions restés à 65 ans, comme c’était le cas avant 1983, nous n’aurions pas besoin de cette réforme ». Voilà donc la présidente du Medef en train de réinventer la machine à remonter le temps.

Exit son discours pseudo moderniste ou, en matière de politique sociale, tout est à imaginer. Il suffit juste pour la patronne des patrons de tourner à l’envers la roue de l’histoire en revenant sur toutes les conquêtes sociale acquises de hautes luttes.

Pourquoi Laurence Parisot s’arrête-t-elle en si bon chemin ? Son raisonnement pourrait-être encore plus éblouissant ! Une suggestion : « Si l’on n’avait pas inventer la Sécurité sociale après la guerre, il n’y aurait pas de déficit de la protection sociale ! »

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 3 juin 2010.

Gaza :PCF Evreux rassemblement / 4juin .

Classé dans : Non classé — domikpcf @ 21:32

 rassemblement à propos de Gaza vendredi 4 juin à 18 heures devant la préfecture de l’Eure